Archivé - Évaluation de la décision du gouvernement de viser une structure de la dette à taux fixe plus élevé : Réponse du ministère

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Contexte

Le ministère des Finances apprécie le travail réalisé par les professeurs Roberts et Gottesman en préparant ce rapport et se prépare à répondre aux questions soulevées par leurs recommandations.

Nous sommes ravis de constater que les professeurs Roberts et Gottesman se sont dits d'avis que la stratégie et les objectifs du Canada, en ce qui concerne sa dette, sont conformes aux meilleures pratiques des autres États souverains et à celles décrites dans la littérature universitaire récente. Les recommandations présentées ci-dessous sont des résumés, approuvés par l'auteur, des questions soulevées dans le document. Ces dernières sont accompagnées des réponses précises de la direction.

1. La dette à taux fixe du Canada est, en proportion, inférieure à celle de la plupart des autres pays. Cela laisse entendre qu'avec un tel profil de la dette, le Canada serait moins prêt que les autres pays à affronter les chocs causés par les changements dans le niveau des taux d'intérêts. Il y aurait donc lieu d'analyser le risque de refinancement et de procéder à une analyse comparative des profils des échéances entre pays. De plus, le risque de refinancement devrait être intégré au cadre analytique du gouvernement.

Réponse du ministère

Le profil des échéances de la dette fédérale reflète la volonté du gouvernement de structurer celle-ci de façon à parvenir à un équilibre entre des coûts de financement plus faibles et relativement stables, et des risques de refinancement moindre pour une gamme d'hypothèses touchant aux taux d'intérêt à long terme. La structure visée de la dette ne découle pas d'attentes précises concernant les taux d'intérêt mais plutôt par une évaluation prudente d'une gamme de scénarios possibles.

Le ministère continue également à s'intéresser activement aux politiques de gestion de la dette en vigueur dans des pays souverains comparables afin de s'assurer qu'il profite des expériences étrangères aussi bien que nationales. Si les comparaisons entre les structures de dettes étrangères sont compliquées par les problèmes de définitions des données, des réunions récentes avec d'autres gestionnaires de dettes nationales laissent entendre que les profils d'échéances de pays souverains comparables ont été abaissés au cours des dernières années.

Outre cela, le ministère prend des mesures pour s'attaquer de façon plus directe et plus complète au risque de refinancement en mettant en œuvre des mesures additionnelles, comme le ratio de titres à taux fixe à titres à taux variable et la durée dans son cadre analytique, et en étudiant de façon plus détaillée les répercussions des variations du terme à courir moyen de la dette.

2. Le gouvernement devrait faire une plus grande utilisation des méthodes quantitatives et de leurs applications, et reconnaître de façon plus explicite les limites des techniques employées.

Réponse du ministère

Les travaux actuels mettent l'accent sur l'amélioration des techniques de modélisation. Au fur et à mesure que celles-ci évoluent, de nouvelles méthodes quantitatives seront utilisées.

3. Le gouvernement devrait améliorer ses modèles de comportement des taux d'intérêt et ses modèles économiques en instaurant des liens analytiques avec les situations excédentaires ou déficitaires du gouvernement, l'évolution de la structure des échéances et avec la situation économique générale.

Réponse du ministère

Les travaux récents de la Banque du Canada sur la modélisation des répercussions budgétaires des variations des taux d'intérêt répondent à cette recommandation.

4. Le gouvernement devrait intégrer des scénarios budgétaires de remplacement à ces modèles analytiques.

Réponse du ministère

Les travaux récents de la Banque du Canada sur la modélisation des répercussions budgétaires des variations des taux d'intérêt répondent à cette recommandation.

5. Le gouvernement devrait prendre des mesures pour réduire la durée d'exécution de son modèle informatique, qui prend actuellement huit heures.

Réponse du ministère

Les travaux actuels mettent l'accent sur l'amélioration des techniques de modélisation. Un aspect important de ce travail est l'amélioration de la capacité à évaluer une gamme plus vaste de scénarios économiques dans un délai plus court. Les travaux menés conjointement par la Banque du Canada et le ministère des Finances ont déjà réduit sensiblement le temps nécessaire pour faire tourner le modèle actuel. D'autres travaux se poursuivent pour améliorer la modélisation d'une représentation plus simple de la structure de la dette.

6. Le gouvernement devrait procéder à un exercice de prévisions historique afin de vérifier l'utilité de son modèle.

Réponse du ministère

Le ministère a prévu d'entreprendre des travaux de prévision historique dans un avenir proche.

7. Le gouvernement devrait envisager d'élargir l'utilisation de produits dérivés dans un but de gestion du risque.

Réponse du ministère

Les produits dérivés (swaps de taux d'intérêt) ont servi par le passé à gérer les risques. Toutefois, le ministère est préoccupé par les répercussions éventuelles sur le marché financier et par le maintien de la transparence étant donné l'importance de l'encours de la dette. Le gouvernement préfère actuellement gérer la structure de la dette en procédant à des ajustements de ses émissions initiales de divers types de titres. Il revoit régulièrement la question de savoir si, dans le cadre de la gestion de la structure de la dette, il est souhaitable ou non de recourir aux swaps.