Archivé - Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2017 (non audité)

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Table des matières

1. Introduction

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs
3. Risques et incertitudes
4. Changements importants liés aux opérations, au personnel et aux programmes
5. Approbation par les cadres dirigeants

1. Introduction

Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction conformément à l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques selon la forme et les modalités de la Directive sur les normes comptables, GC 4 400 Rapports financiers trimestriels des ministères. Il doit être lu de concert avec le Budget principal des dépenses du Ministère et le Budget supplémentaire des dépenses des Finances Canada.

Il n’a pas fait l’objet d’un audit ou d’un examen externe.

1.1 Pouvoirs, mandats et activités de programme

Le ministère des Finances Canada (le « Ministère ») dispense au gouvernement du Canada des conseils de grande qualité sur les politiques et les programmes appropriés en matière économique, budgétaire et sociale, de même que sur le plan de la sécurité et dans les secteurs financier et international dans le but de renforcer l’économie canadienne et d’assurer la durabilité des politiques budgétaires et des programmes sociaux.

Il incombe au ministère des Finances Canada de mener à bien notamment les tâches suivantes :

  • la préparation du budget fédéral et de l’énoncé économique de l’automne;
  • la préparation du Rapport financier annuel du gouvernement du Canada ainsi que des Comptes publics du Canada, en collaboration avec le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et le Receveur général du Canada;
  • l’élaboration de lois et de politiques fiscales et tarifaires;
  • la gestion des emprunts fédéraux sur les marchés financiers;
  • la conception et l’administration des principaux paiements de transfert fédéraux aux provinces et aux territoires;
  • l’élaboration des politiques et des lois pour le secteur financier;
  • la représentation du Canada au sein de diverses institutions et organisations financières internationales.

La description des activités de programme du Ministère figure à la partie II du Budget principal des dépenses et dans le plan ministériel.

1.2 Méthode de présentation du rapport

Pour préparer le présent rapport trimestriel, la direction a eu recours à la méthode comptable axée sur les dépenses. L’État des autorisations qui l’accompagne comporte les autorisations de dépenses accordées au Ministère par le Parlement et celles utilisées par le Ministère, conformément au Budget principal des dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses des deux exercices, ainsi que les transferts des crédits centraux du Conseil du Trésor approuvés d’ici la fin du trimestre. Le rapport trimestriel a été préparé au moyen d’un référentiel à usage particulier conçu pour communiquer les renseignements financiers nécessaires au sujet de l’utilisation des autorisations de dépenses.

L’autorisation parlementaire est requise avant que le gouvernement ne puisse dépenser les fonds. Les approbations prennent la forme de limites approuvées une fois l’an dans le cadre de lois de crédits ou de mesures législatives portant sur les autorisations de dépenses à usage particulier prévues par la loi.

Le Ministère applique la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour préparer et présenter ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport ministériel sur le rendement. Toutefois, les autorisations de dépenses affectées par le Parlement sont toujours comptabilisées selon une méthode axée sur les dépenses.

1.3 Ministère des Finances – Structure financière

Le Ministère a trois grandes catégories d’autorisations de dépenses. Ces catégories sont :

  • Autorisations budgétaires votées : notamment les dépenses opérationnelles du Ministère en soi, ainsi que les dépenses autorisées aux termes des programmes de subventions et contributions. Ces dépenses doivent être spécifiquement approuvées par le Parlement au moyen d’une loi de crédits.
  • Autorisations budgétaires législatives : notamment les autorisations de dépenses qui sont accordées dans le cadre d’une loi du Parlement. Les dépenses afférentes à des montants prévus par la loi n’ont pas à être approuvées de nouveau par le Parlement et il est dans l’ordre normal des choses que de telles dépenses législatives dépassent parfois les estimations de dépenses. Les paiements législatifs du Ministère comprennent ceux faits en vertu de la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces et au titre d’intérêts liés à la dette publique du Canada.
  • Autorisations non budgétaires : Cette catégorie comprend les décaissements effectués par le Ministère qui n’ont aucune incidence budgétaire directe sur le gouvernement. Ils comprennent la valeur des prêts initiaux consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Le présent rapport financier trimestriel du Ministère tient compte des résultats obtenus pendant l’exercice en cours par rapport au Budget principal des dépenses et aux Budgets supplémentaires des dépenses A et B de 2016-2017.

Le graphique qui suit compare les autorisations budgétaires disponibles pour l’exercice complet et les dépenses pour les neuf premiers mois de l’exercice 2016-2017 et de l’exercice 2017-2018. Les autorisations non budgétaires relatives à la valeur des prêts consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État ne sont pas prises en compte dans le Budget des dépenses.

Comparaison des autorisations budgétaires et des dépenses cumulatives budgétaires au 31 décembre pour l'exercice 2016-2017 et l'exercice 2017-2018

Pour 2017-2018, les autorisations s'élevaient à 90 441 millions de dollars à la fin du 3e trimestre; les dépenses ont totalisé 22 273 millions au 1er trimestre, 22 392 au 2e trimestre et 21 739 au 3e trimestre. 

Pour 2016-2017, les autorisations s'élevaient à 90 017 millions de dollars à la fin du 3e trimestre; les dépenses ont totalisé 21 739 millions au 1er trimestre, 21 991 millions au 2e trimestre et 21 124 au 3e trimestre.
Les pourcentages tiennent compte de l'utilisation des autorisations à la fin du trimestre.

Les sections 2.1 et 2.2 ci-dessous mettent en évidence les postes importants qui ont contribué à l’augmentation des ressources disponibles de 2016-2017 à 2017-2018 et à l’augmentation des dépenses réelles au 31 décembre 2017 comparativement au 31 décembre 2016. Plus de détails se trouvent au tableau 1, État des autorisations, figurant à la fin du présent document.

2.1 Analyse des autorisations

Total des autorisations

Le tableau qui suit compare les autorisations cumulatives par crédit pour l’exercice en cours et l’exercice précédent.

Comparaison des autorisations disponibles pour l'exercice financier
au 31 décembre des exercices 2016-2017 et 2017-2018
      Écart
     
Autorisations disponibles (en millions de dollars) 2017-2018 2016-2017 $ %
Autorisations budgétaires        
  Autorisations votées :        
    Crédit 1 - Autorisations de programme  131.1 101.2 29.9 29.5%
  Autorisations législatives :        
    Principaux transferts aux autres administrations 68 107.0 66 413.4 1 693.6 2.6%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 21 295.0 22 901.0 (1 606.0) -7.0%
    Charges de programmes directs 908.0 601.2 306.8 51.0%
  Total des autorisations législatives 90 310.0 89 915.6 394.4 0.4%
Total des autorisations budgétaires 90 441.1 90 016.8 424.3 0.5%
Autorisations non budgétaires - - - -
Total des autorisations 90 441.1 90 016.8 424.3 0.5%

Autorisations budgétaires votées

Les autorisations de programme du Crédit 1 disponibles pour l’exercice 2017-2018 totalisaient 131,1 millions de dollars au 31 décembre 2017, comparativement à 101,2 millions de dollars pour la même période en 2016-2017, ce qui représente une augmentation de 29,9 millions de dollars. Un financement de 30 millions de dollars a été reçu par l’intermédiaire du Budget supplémentaire des dépenses B pour une subvention au gouvernement de l’Alberta afin d’appuyer des mesures provinciales qui stimuleront l’activité économique et l’emploi dans le secteur des ressources de l’Alberta.

Autorisations budgétaires législatives

L’augmentation de 1 693,6 millions de dollars des principaux transferts aux autres administrations est principalement attribuable à l’effet net des facteurs suivants :

Les augmentations incluent :

  • Transfert canadien en matière de santé (TCS) – une augmentation de 1 082,0 millions de dollars tenant compte de l’accroissement annuel du financement prévu dans la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable de 2012. Ce programme connaîtra une croissance reposant sur une moyenne mobile sur trois ans de la croissance nominale du produit intérieur brut, avec une hausse garantie du financement d’au moins 3 % par année;
  • Transfert canadien en matière de programmes sociaux – une augmentation de 400,4 millions de dollars qui représente la hausse annuelle de 3 % de l’engagement de financement inclus dans la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable de 2012;
  • Péréquation fiscale – une augmentation de 373,2 millions de dollars en raison du multiplicateur fondé sur le produit intérieur brut de 2,09 %, appliqué au niveau de 2016-2017;
  • Financement des territoires – une augmentation de 78,8 millions de dollars qui tient compte des données nouvelles et à jour sur les exigences en matière de dépenses des territoires et les capacités de percevoir des recettes dans la formule prévue par la loi du programme.

Les diminutions incluent :

  • Paiement de péréquation fiscale compensatoire supplémentaire à la Nouvelle-Écosse – Une diminution de 13,3 millions de dollars attribuable à la réduction des revenus provenant des ressources pétrolières et gazières extracôtières de la Nouvelle-Écosse. L’Entente sur les ressources extracôtières de 2005 conclue avec la Nouvelle-Écosse fournit à la province des paiements compensatoires équivalents à la réduction des paiements de péréquation qui découlent de l’inclusion de ces revenus dans le programme;
  • Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes – Une augmentation du recouvrement de 36,8 millions de dollars qui reflète une augmentation de la valeur estimée des points d’impôt sur le revenu des particuliers qui ont été transférés au Québec;
  • Paiement de péréquation fiscale supplémentaire à la Nouvelle-Écosse – une baisse de 43,9 millions de dollars attribuable à l’entrée de nouvelles données utilisées dans la formule, qui utilise une moyenne de données pour trois exercices. Ce programme veille à ce qu’il n’y ait pas de réduction aux paiements de péréquation et aux paiements au titre de l’Entente sur les ressources extracôtières de 2005 par rapport à la formule de péréquation (avant 2007).
  • Paiements de remplacement au titre des programmes permanents – une augmentation du recouvrement de 146,9 millions de dollars attribuable à une augmentation de la valeur estimée des points d’impôt sur le revenu des particuliers qui ont été transférés au Québec.

Les frais d’intérêt relatifs à la dette non échue et d’intérêts sur autres passifs ont diminué de 1 606,0 de dollars en raison des facteurs suivants :

  • Frais d’intérêt relatifs à la dette non échue : une diminution de 1 084,0 millions de dollars, reflétant en partie des rajustements plus faibles que prévu de l’indice des prix à la consommation sur les obligations à rendement réel et des dépenses plus faibles que prévu liées au rachat d’obligations, conformément au budget fédéral de 2017;
  •  Intérêts sur autres passifs : une diminution de 522,0 millions de dollars, reflétant les prévisions des taux moyens des obligations à long terme des économistes du secteur privé dans le budget fédéral de 2017, qui ont une incidence sur le taux moyen des obligations à long terme qui sert à calculer l’intérêt sur les obligations des régimes de retraite de la fonction publique en ce qui a trait au service antérieur au 1er avril 2000.

Une augmentation de 306,8 millions de dollars des charges de programmes directes est principalement attribuable au financement des services de soins à domicile et des services de soins de santé mentale – le budget de 2017 s’est engagé à mettre à la disposition des provinces et des territoires un montant supplémentaire de 11 milliards de dollars sur 10 ans à compter de 2017-2018, afin d’appuyer de meilleures initiatives de soins à domicile et de santé mentale. Une somme de 300 millions de dollars a été versée aux provinces en 2017-2018 (200 millions de dollars pour les services de soins à domicile et 100 millions de dollars pour les services de santé mentale).

Autorisations non budgétaires

Les autorisations non budgétaires relatives à la valeur des prêts consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État ne sont pas prises en compte dans le Budget des dépenses. Le montant brut des emprunts dont ont besoin les sociétés d’État est fonction de la nécessité de jumeler l’échéance et la structure des besoins en emprunts des clients des sociétés. La situation économique courante et les attentes à l’égard de l’avenir économique influent sur ces activités, qui peuvent varier grandement en peu de temps. Par exemple, si les clients de la société d’État sollicitent des prêts à court terme et à taux variable, la société d’État en question s’efforcera de les jumeler à des emprunts à court terme contractés auprès du gouvernement. Le prêt sera ainsi refinancé plusieurs fois tout au long de l’année, le montant brut plus élevé des emprunts étant associé à un montant net moins élevé des emprunts. Cette situation peut changer très rapidement si les conditions du marché laissent entendre une éventuelle hausse des taux d’intérêt et que les clients cherchent à immobiliser les coûts de leurs emprunts au moyen d’emprunts à plus long terme. Il peut donc y avoir des fluctuations très importantes d’un exercice à l’autre ainsi que pendant un exercice en cours. Compte tenu du fait que les prévisions peuvent comporter des inexactitudes et que les avances brutes aux sociétés d’État constituent un poste non budgétaire qui n’a aucun effet sur la dette nette du gouvernement, le Ministère ne rend compte que des emprunts réels des sociétés d’État.

2.2 Analyse des dépenses

Dépenses totales

Le tableau qui suit compare les dépenses cumulatives par crédit pour l’exercice en cours et l’exercice précédent.

Comparaison des dépenses cumulatives au 31 décembre des exercices 2016-2017 et 2017-2018
      Écart
     
Dépenses cumulatives (en millions de dollars) 2017-2018 2016-2017 $ %
Dépenses budgétaires        
  Dépenses votées :        
    Crédit 1 - Dépenses de programme  98.2 67.6 30.6 45.3%
  Dépenses législatives :        
    Principaux transfers aux autres administrations 51 420.7 50 073.6 1 347.1 2.7%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 15 364.6 16 048.5 ( 683.9) -4.3%
    Charges de programmes directs 521.8 130.1 391.7 301.1%
  Total partiel des dépenses législatives 67 307.1 66 252.2 1 054.9 1.6%
Total des dépenses budgétaires 67 405.3 66 319.8 1 085.5 1.6%
Dépenses non budgétaires 32 316.2 39 702.4 (7 386.2) -18.6%
Total des dépenses cumulatives 99 721.5 106 022.2 (6 300.7) -5.9%

Dépenses budgétaires votées

Les dépenses de programme du Crédit 1 pour l’exercice 2017-2018 à la fin du troisième trimestre totalisaient 98,2 millions de dollars comparativement à 67,6 millions de dollars pour la même période de l’exercice 2016-2017, ce qui représente une augmentation de 30,6 millions de dollars ou 45,3 %. L’augmentation est principalement attribuable à un paiement de subvention de 30,0 millions de dollars versé au gouvernement de l’Alberta, afin d’appuyer des mesures provinciales qui stimuleront l’activité économique et l’emploi dans le secteur des ressources de l’Alberta.

Dépenses budgétaires législatives

L’augmentation de 1 347,1 millions de dollars des principaux transferts aux autres administrations est principalement attribuable à l’effet net des facteurs suivants :

Les augmentations incluent :

  • Transfert canadien en matière de santé – une augmentation de 811,5 millions de dollars;
  • Transfert canadien en matière de programmes sociaux – une augmentation de 300,3 millions de dollars;
  • Péréquation fiscale – une augmentation de 279,9 millions de dollars;
  • Financement des territoires – une augmentation de 49,2 millions de dollars.

Les diminutions incluent :

  • Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes – une augmentation des recouvrements de 18,4 millions de dollars;
  • Paiements de remplacement au titre des programmes permanents – une augmentation des recouvrements de 75,5 millions de dollars.

Les explications des changements de tous les facteurs susmentionnés concordent avec celles présentées sous la rubrique « Autorisations budgétaires législatives » à la section 2.1.

Une baisse de 683,9 millions de dollars des frais d’intérêt relatifs à la dette non échue et aux intérêts sur autres passifs est attribuable aux facteurs suivants :

  • Frais d’intérêt relatifs à la dette non échue – une baisse de 351,1 millions de dollars, reflétant en grande partie des ajustements à la baisse de l’indice des prix à la consommation sur les obligations à rendement réel ainsi qu’une moyenne de taux d’intérêt effectif inférieur sur la gamme d’obligations du gouvernement du Canada;
  • Intérêts sur autres passifs – une diminution de 332,8 millions de dollars, reflétant en grande partie une diminution du taux moyen des obligations à long terme du gouvernement du Canada, qui sert à calculer l’intérêt sur les obligations des régimes de retraite de la fonction publique en ce qui a trait au service antérieur au 1er avril 2000.

Une augmentation de 391,7 millions de dollars des charges de programmes directes est principalement attribuable à l’effet net des facteurs suivants :

Les augmentations incluent :

  • Financement pour les services de soins à domicile et les services de soins de santé mentale – une augmentation de 300 millions de dollars;
  • Pertes de change – une augmentation de 93,9 millions de dollars attribuable à la réévaluation des comptes liés au Fonds monétaire international;
  • Paiement à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) – la BIC a été établie par la Loi sur la Banque de l’infrastructure du Canada, qui a reçu la sanction royale dans le cadre de la Loi no 1 d’exécution du budget de 2017. Dans le cadre du plan historique du gouvernement du Canada « Investir dans le Canada », la Banque aura recours à l’aide fédérale pour attirer le secteur privé et l’investissement institutionnel dans de nouveaux projets d’infrastructure générant des revenus qui sont dans l’intérêt public. Le paiement de 5,6 millions de dollars vise à permettre à la BIC d’entamer ses opérations et ses activités.

Les diminutions incluent :

  • Cotisation aux Régimes d’avantages sociaux des employés – une baisse de 0,9 million de dollars;
  • Paiement de passifs inscrits antérieurement comme revenus – une baisse de 1,0 million de dollars;
  • Achat de monnaie canadienne – une baisse de 5,9 millions de dollars.

Dépenses non budgétaires

Les dépenses non budgétaires affichent une baisse de 7 386,2 millions de dollars à la fin du troisième trimestre de 2017-2018, laquelle est principalement attribuable à la valeur des prêts consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État. Le montant brut des emprunts contractés par les sociétés d’État est en fonction de la demande et des besoins opérationnels des entités participantes ainsi que des échéances des emprunts des sociétés d’État. Les montants peuvent donc varier considérablement d’une année à l’autre.

Tableau des modifications importantes des dépenses budgétaires ministérielles par article courant

Le tableau 2 situé à la fin du présent rapport présente les dépenses budgétaires ministérielles par article courant (AC). Les principaux écarts de dépenses par article courant entre 2017-2018 et 2016-2017 sont les suivants :

  • Paiements de transfert (AC 10) – une augmentation nette de 1 673,2 millions de dollars principalement attribuable à une augmentation de 1 347,0 millions de dollars des dépenses législatives au titre des principaux transferts aux autres administrations; 300 millions de dollars en charges de programmes directes liées aux services de soins à domicile et aux services de santé mentale; et une subvention de 30 millions de dollars au gouvernement de l’Alberta;
  • Autres subventions et paiements (AC 12) – une augmentation de 98,6 millions de dollars découlant principalement de gains sur le marché des changes;
  • Frais de la dette publique (AC 11) – une baisse de 683,9 millions de dollars.

Dépenses trimestrielles

Comparaison des dépenses cumulatives au 31 décembre des exercices 2016-2017 et 2017-2018
      Écart
     
Dépenses du Troisième trimestre (en millions de dollars) 2017-2018 2016-2017 $ %
Dépenses budgétaires        
  Dépenses votées :        
    Crédit 1 - Dépenses de programme  53.6 20.7 32.9 158.9%
  Dépenses législatives :        
    Principaux transfers aux autres administrations 17 024.5 16 532.9 491.6 3.0%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 5 197.3 5 117.2 80.1 1.6%
    Charges de programmes directs ( 2.2) 67.7 ( 69.9) -103.2%
  Total partiel des dépenses législatives 22 219.6 21 717.8 501.8 2.3%
Total des dépenses budgétaires 22 273.2 21 738.5 534.7 2.5%
Dépenses non budgétaires 10 561.4 12 922.1 (2 360.7) -18.3%
Total des dépenses du troisième trimestre 32 834.6 34 660.6 (1 826.0) -5.3%

Les explications des écarts correspondent aux explications des écarts cumulatifs fournis au début de cette section.

3. Risques et incertitudes

Les plans et les engagements du ministère des Finances Canada sont dictés par l’évolution de la situation économique mondiale et les perspectives canadiennes. Le Ministère compte sur l’expérience et les compétences de ses employés pour déceler et surveiller les changements dans l’environnement opérationnel et réagir à ces changements. Le Ministère continue de mettre l’accent sur le perfectionnement des employés, en particulier le renforcement de la capacité analytique. Il compte également sur des relations étroites, efficaces et collaboratives avec ses partenaires et les intervenants pour établir les priorités, produire des analyses de haute qualité et formuler des réponses coordonnées aux questions urgentes.

Les activités prévues pour appuyer les objectifs du Ministère sont également tributaires des questions de technologie de l’information. Le Ministère mise sur une gestion de l’information et des technologies de l’information efficaces et efficientes pour dispenser des conseils stratégiques éclairés et œuvrer en tant qu’organisation du savoir souple et réceptive, tout en protégeant l’information organisationnelle de nature très délicate. Les incidents liés à la cybersécurité et aux défaillances des systèmes de soutien ont été définis comme des risques pouvant causer de graves perturbations et affecter la capacité du Ministère à exécuter des opérations gouvernementales cruciales, dont les paiements de transfert et d’impôt, ainsi que les transactions liées à la dette publique. Un plan de continuité des opérations est en place pour assurer le maintien des paiements essentiels en cas de panne de système. De plus, le Ministère est déterminé à tirer parti des améliorations récentes pour rehausser le niveau de sécurité de son infrastructure de technologie de l’information et pour bien protéger ses actifs de renseignements.

Le profil de risque organisationnel du ministère des Finances Canada présente un aperçu des principaux risques de l’organisation. Il fait porter l’attention et les plans d’action de la haute direction sur les mesures destinées à atténuer les effets négatifs de l’incertitude de l’économie mondiale et l’incidence de ceux-ci sur l’économie canadienne. Le Ministère surveille ses risques organisationnels et les réponses à ces derniers afin de cerner les sources de possibilités et de traduire les progrès issus de la mise en œuvre des mesures d’atténuation des risques.

4. Changements importants liés aux opérations, au personnel et aux programmes

Il n’y a pas eu de changements importants liés aux opérations, au personnel et aux programmes.

5. Approbation par les cadres dirigeants

Approuvé par :

Original signé par
Paul Rochon, sous-ministre
Original signé par
Adelle Laniel, dirigeante principale des finances

Ottawa, Canada
28 février 2018

Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2017 
Tableau 1 : État des autorisations (non vérifié)
(en milliers de dollars)
  Exercice 2017-2018 Exercice 2016-2017
 

  Total disponible pour utilisation pour l'exercice se terminant le
31 mars 2018 *
Total utilisé pendant le trimestre terminé le 31 décembre 2017 Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre Total disponible pour utilisation pour l'exercice se terminant le 31 mars 2017 * Total utilisé pendant le trimestre terminé le 31 décembre 2016 Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre
Autorisations budgétaires            
  Autorisations votées            
    Dépenses de programme 131 063 53 627 98 237 101 190 20 743 67 646
 

  Total des autorisations votées 131 063 53 627 98 237 101 190 20 743 67 646
 

  Autorisations législatives            
  Principaux transferts aux autres administrations            
    Transfert canadien en matière de santé (Partie V.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 37 149 703 9 287 426 27 862 277 36 067 673 9 016 919 27 050 755
    Transfert canadien en matière de programmes sociaux (Partie V.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 13 748 395 3 437 098 10 311 296 13 347 956 3 336 989 10 010 967
    Arrangements fiscaux
      Péréquation fiscale (Partie I – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 18 253 657 4 563 414 13 690 243 17 880 415 4 470 103 13 410 311
      Financement des territoires (Partie I.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 3 681 831 751 093 2 930 737 3 602 980 721 411 2 881 569
      Subventions législatives (Lois constitutionnelles de 1867 à 1982, et autres autorisations législatives) 42 356 1 237 22 415 42 363 1 238 22 419
      Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes (Loi de 1964 sur la révision des arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) (861 423) - (430 712) (824 634) - (412 317)
    Autres principaux transferts            
      Paiement de péréquation compensatoire supplémentaire - Nouvelle-Écosse (Loi sur les paiements de péréquation compensatoires supplémentaires à la Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador) 19 957 - - 33 255 - -
      Paiement de péréquation supplémentaire - Nouvelle-Écosse (Partie I - Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) (27 918) - - 16 026 - -
    Paiements de remplacement au titre des programmes permanents (Partie VI – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) (3 899 594) (1 015 791) (2 965 588) (3 752 650) (1 013 741) (2 890 066)
 

  Total des principaux transferts aux autres administrations 68 106 964 17 024 477 51 420 668 66 413 384 16 532 919 50 073 638
  Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs            
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et autres coûts liés à la dette publique 14 728 000 3 561 301 10 406 854 15 812 000 3 390 737 10 757 996
    Intérêts sur autres passifs 6 567 000 1 635 968 4 957 734 7 089 000 1 726 420 5 290 541
 

  Total des frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 21 295 000 5 197 269 15 364 588 22 901 000 5 117 157 16 048 537
  Charges de programmes directs            
    Charges de fonctionnement            
      Achat de la monnaie canadienne 104 000 22 427 74 988 96 000 27 878 80 839
      Contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés 11 147 2 760 8 278 12 304 3 055 9 166
      Ministre des Finances – Traitement et allocation pour automobile 84 21 63 83 21 56
    Paiements de transfert
      Paiements à l'Association internationale pour le développement 441 610 - - 441 620 - -
      Paiements de dettes à des organisations internationales au nom des pays pauvres en vertu du paragraphe 18(1) de la Loi sur la reprise économique 51 200 - - 51 200 - -
      Financement Pour les services de soins à domicile et les services de soins de santé mentale (Loi no 1 d'exécution du budget de 2017) 300 000 - 300 000 - - -
    Autres
      Pertes de change - (28 332) 130 631 - 35 943 36 761
      Paiement d'éléments de passif enregistrés précédemment comme recettes - 935 2 203 - 767 3 163
      Paiement à la Banque de l'infrastructure du Canada (Loi sur la Banque de l'infrastructure du Canada) - - 5 610 - - -
 

  Total des charges de programmes directs 908 041 (2 189) 521 773 601 207 67 664 129 985
 

  Total des autorisations législatives 90 310 005 22 219 557 67 307 029 89 915 591 21 717 740 66 252 160
 

Total des autorisations budgétaires 90 441 068 22 273 184 67 405 266 90 016 781 21 738 483 66 319 806
 

Autorisations non budgétaires
    Avances consenties aux sociétés d'État (montant brut) - 10 559 417 32 305 192 - 12 919 124 39 693 408
    Avances consenties aux termes du paragraphe 13(1) de la Loi sur l'Agence de la consommation en matière financière du Canada (montant brut) - 2 000 11 000 - 3 000 9 000
 

Total des autorisations non budgétaires - 10 561 417 32 316 192 - 12 922 124 39 702 408
 

Total des autorisations 90 441 068 32 834 601 99 721 458 90 016 781 34 660 607 106 022 214
* N'inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre
Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2017
Tableau 2 - Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non vérifiées)
(en milliers de dollars)
  Exercice 2017-2018 Exercice 2016-2017
 

  Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le
31 mars 2018
Total dépensé pendant le trimestre terminé le
31 décembre 2017
Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le
31 mars 2017
Total dépensé pendant le trimestre terminé le
31 décembre 2016
Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre
Dépenses            
  Personnel 89 521 21 280 64 674 86 309 19 837 60 599
  Transport et
  communications
3 063 813 1 765 3 317 746 1 926
  Information 2 133 292 779 1 754 305 743
  Services professionnels
  et spéciaux
13 446 3 256 6 880 15 063 1 817 7 415
  Locations 1 972 204 698 1 586 463 965
  Réparation et entretien 405 70 153 200 46 89
  Services publics,
  fournitures et
  approvisionnements
104 388 22 473 75 125 96 487 27 940 80 992
  Acquisition de machines
  et de matériel
1 195 93 318 912 25 145
  Paiements de transfert 68 930 059 17 054 525 51 750 852 66 910 239 16 532 929 50 077 648
  Frais de la
  dette publique
21 295 000 5 197 269 15 364 588 22 901 000 5 117 157 16 048 537
  Autres subventions et
  paiements
36 (27 091) 139 434 64 37 273 40 829
 
Total des dépenses budgétaires brutes 90 441 218 22 273 184 67 405 266 90 016 931 21 738 538 66 319 888
Moins recettes affectées aux dépenses 150 - - 150 55 82
 
Total des dépenses budgétaires nettes 90 441 068 22 273 184 67 405 266 90 016 781 21 738 483 66 319 806