Archivé - Synthèse du président du G7
L'honorable Jim Flaherty, ministre des Finances
Réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7
Iqaluit (Nunavut)
Le 6 février 2010

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Bonjour. J'aimerais en premier lieu remercier nos hôtes d'Iqaluit, au Nunavut, pour leur merveilleux accueil depuis notre arrivée hier.

Nous avons eu l'occasion de tenir des échanges très cordiaux et informels. Nombre de participants, de gouverneurs des banques centrales et de ministres ont exprimé leur avis qu'il s'agit d'un nouveau départ pour le G7 de par son ton informel et l'esprit accueillant et décontracté qui a animé notre séjour ici. Nous remercions tous les citoyens d'Iqaluit de nous avoir offert cette possibilité.

En ce qui a trait à la situation économique mondiale, nous en avons évidemment discuté. Il est évident que la situation a commencé de s'améliorer. À ce stade, nous n'observons pas encore une reprise fermement enclenchée, mais les signes sont encourageants. Nous devons continuer d'appliquer les mesures de stimulation économique auxquelles nous nous sommes engagées, et commencer à prévoir les stratégies par lesquelles nous mettrons fin aux mesures de stimulation pour adopter une approche plus viable adaptée à une reprise soutenue.

Quant aux réformes financières, elles étaient évidemment l'une des grandes questions soulevées dans nos discussions. Nous avons parlé de la capitalisation adéquate des institutions financières. Nous avons convenu – et nous nous y sommes engagés – de collaborer étroitement pour garantir, entre autres, que dans la mesure où des institutions financières ont été à l'origine d'une crise financière, ces institutions devraient subir les coûts découlant de leur contribution à cette crise.

Nous nous sommes entendus sur un calendrier de suivi, demandant au Fonds monétaire international (FMI) de nous faire rapport en avril. Nous avons tenu une longue et riche discussion sur des questions liées au développement, notamment à propos des obligations au titre des objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier en matière de soins de santé maternels et infantiles. Nous avons parlé des ressources à la disposition des institutions financières internationales et de la réforme de ces institutions pour venir en aide aux plus pauvres du monde.

Nous avons discuté de la tragédie qui a récemment frappé Haïti. Le tremblement de terre a provoqué des dégâts sans précédent, ce qui exige la prise de mesures exceptionnelles. Nous avons convenu que la dette ne doit pas être un fardeau qui pèse sur les efforts de rétablissement du pays.

Le G7 s'est déjà engagé à l'endroit de la remise de la dette. En effet, les pays du G7 ont annulé la totalité de la dette bilatérale d'Haïti qui leur était due. La dette contractée auprès des institutions multilatérales devrait également être annulée; nous travaillerons de concert avec ces institutions et d'autres partenaires pour que cela se fasse le plus rapidement possible.

Nous avons discuté de l'aide à la reconstruction à long terme dont Haïti aura besoin lorsqu'il sortira de la situation critique actuelle provoquée par le tremblement de terre.

Enfin, en ce qui concerne l'avenir du G7, nous avons eu une très bonne conversation au coin du feu. Je crois que nous avons réaffirmé, au cours de cette réunion, le rôle que le G7 sait déjà jouer à titre d'organisme d'intervention de premier recours en situation de crise économique, de groupe de rétroaction au sujet des défis communs à relever et de tribune pour les principaux pays donateurs d'aide internationale au monde.

Nous comptons nous réunir de nouveau à Washington en avril, à l'occasion des réunions de printemps annuelles du FMI et de la Banque mondiale.