Archivé - L'économie en bref
Avril 2008

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- L'économie en bref 2008 -

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Nota : Dans le cadre d'une rationalisation de son programme de publications, le ministère des Finances cessera de publier L'Économie en bref après le présent numéro, puisque les données servant à sa préparation sont diffusées par d'autres sources publiques.

Aperçu

  • Au quatrième trimestre de 2007, la croissance du produit intérieur brut (PIB) s'est établie à 0,8 %, le plus faible taux de croissance depuis le deuxième trimestre de 2003. Pour l'ensemble de l'année, le PIB réel a crû de 2,7 %, ce qui représente un léger ralentissement par rapport au taux de 2,8 % enregistré en 2006.
  • La demande intérieure finale réelle est demeurée vigoureuse au quatrième trimestre, enregistrant une hausse de 6,9 %, son plus fort taux de croissance en 11 ans. La santé financière des ménages et des entreprises, de pair avec un marché du travail vigoureux, continue de sous-tendre la demande intérieure. L'emploi a progressé de 2,9 % au quatrième trimestre, comparativement à 1,7 % au trimestre précédent. En février 2008, le taux de chômage s'est maintenu à 5,8 %, son plus bas niveau en 33 ans.
  • Les exportations réelles ont reculé alors que les importations réelles ont nettement augmenté au quatrième trimestre, ce qui a atténué la croissance du PIB et réduit l'excédent commercial. L'excédent de 5,3 milliards de dollars du compte courant affiché au troisième trimestre a fait place à un déficit de 2,1 milliards au quatrième; il s'agit du premier déficit du compte courant depuis le deuxième trimestre de 1999. Pour l'ensemble de 2007, le compte courant a enregistré un excédent important, s'établissant à 14,2 milliards, c'est-à-dire 0,9 % du PIB nominal.

Le PIB réel croît de 0,8 %

Le PIB réel a augmenté de 0,8 % au quatrième trimestre de 2007. Dans un contexte d'importations réelles à la hausse et d'exportations réelles à la baisse, cette augmentation était le résultat de la croissance de la demande intérieure finale réelle, qui a surpassé celle du PIB réel pour une 12e fois au cours des 13 derniers trimestres (graphique 1).

Graphique 1 - Croissance du PIB réel et de la demande intérieure finale réelle

Les dépenses de consommation montent en flèche

Les dépenses de consommation réelles ont grimpé de 7,4 % au quatrième trimestre, soit le gain le plus important depuis le troisième trimestre de 1985. Les dépenses ont crû dans toutes les catégories importantes.

Principaux indicateurs économiques

(Variation en pourcentage en taux annuels, sauf indication contraire)


  2006 2007 2007:T2 2007:T3 2007:T4   Plus récentes
 données

Produit intérieur brut réel 2,8 2,7 3,8 3,0 0,8   -
Demande intérieure finale 4,7 4,3 5,2 5,2 6,9   -
  Dépenses publiques             -
    Biens et services 3,3 3,6 4,1 6,2 6,9   -
    Immobilisations brutes 8,1 4,5 6,6 9,8 5,9   -
  Dépenses de consommation 4,2 4,7 5,8 4,5 7,4   -
  Investissement résidentiel 2,1 3,2 6,5 5,5 2,4   -
  Investissements fixes des entreprises 9,9 4,4 3,3 5,5 7,2   -
    Construction non résidentielle 12,9 3,9 -2,8 -2,4 0,4   -
    Machines et matériel 7,4 5,1 9,6 13,7 14,3   -
Investissements en stocks des entreprises (G$) 10,2 10,8 4,8 16,4 18,7   -
Exportations 0,7 0,9 2,3 0,7 -8,5   -
Importations 5,0 5,7 7,3 18,4 10,9   -
Solde du compte courant              
(nominal; G$) 23,6 14,2 25,6 5,3 -2,1   -
(% du PIB) 1,6 0,9 1,7 0,3 -0,1   -
Revenu personnel nominal 6,1 6,1 6,3 2,9 5,3   -
Revenu personnel disponible nominal 6,4 5,6 2,6 4,9 6,4   -
Revenu personnel disponible réel 5,0 4,0 0,2 4,4 5,5   -
Bénéfices avant impôts 5,0 5,8 5,7 7,9 2,2   -
Coûts et prix (%, une année sur l'autre)              
Indice implicite du PIB 2,4 3,1 3,4 2,8 3,9   -
Indice des prix à la consommation 2,0 2,2 2,2 2,1 2,4 1,8 Févr. 2008
  Indice de référence 1 1,9 2,1 2,4 2,2 1,6 1,5 Févr. 2008
Coûts unitaires de main-d'ouvre 3,1 2,9 2,8 -2,4 5,8    
Règlements salariaux (total) 2,5 3,3 3,0 3,9 3,4 3,3 Janv. 2008
Marché du travail              
Taux de chômage (%) 6,3 6,0 6,1 6,0 5,9 5,8 Févr. 2008
Croissance de l'emploi 1,9 2,3 1,5 1,7 2,9 3,1 Févr. 2008
Marchés financiers (moyenne              
Taux de change (¢US) 88,2 93,5 91,1 95,7 101,9 97,90 Mars 2008
Taux préférentiel (%) 5,8 6,1 6,0 6,3 6,2 5,25 Mars 2008

Nota - Les données réelles sont en dollars enchaînés de 2002.
1 L'indice de référence exclut huit des composantes les plus volatiles du panier de l'IPC ainsi que l'effet des modifications des impôts indirects sur les autres composantes.
Sources : Statistique Canada; Banque du Canada; Ressources humaines et Développement social Canada

Une croissance du revenu personnel de 5,3 %, en forte hausse par rapport au taux de 2,9 % du troisième trimestre, a soutenu les dépenses des ménages. Sous l'impulsion de gains au titre de l'emploi et des salaires, le revenu du travail a bondi de 7,3 % après avoir augmenté de 1,5 % au trimestre précédent.

Au quatrième trimestre, le revenu personnel disponible réel a grimpé de 5,5 %; par habitant, il a gagné 4,1 %. Le taux d'épargne personnelle s'est fixé à 0,8 %, contre 1,3 % lors des deux trimestres précédents.

L'investissement résidentiel et l'investissement des entreprises croissent

Au quatrième trimestre, l'investissement résidentiel a progressé de 2,4 %, ce qui représente moins de la moitié de la croissance enregistrée au trimestre précédent. Les mises en chantier ont diminué, atténuant la croissance de l'activité au titre des constructions neuves, qui s'est repliée à 5,4 % après avoir atteint 10,2 % au trimestre précédent. Les dépenses consacrées aux rénovations ont crû de 5,0 %. Par contre, le marché de la revente de maisons a connu un recul, ce qui a fait baisser les dépenses au titre du transfert des propriétés de 10,1 %.

Les investissements des entreprises en usines et en matériel ont progressé de 7,2 %, en hausse par rapport au taux de 5,5 % du troisième trimestre. Les dépenses en machines et en matériel ont gagné 14,3 %, soit un deuxième gain dans les deux chiffres de suite, tandis que la construction non résidentielle n'a augmenté que de 0,4 %.

L'accumulation de stocks par les entreprises s'accélère

Les stocks des entreprises ont augmenté de 18,7 milliards de dollars au quatrième trimestre, en hausse par rapport aux 16,4 milliards du trimestre précédent, contribuant ainsi à la progression du PIB réel. Les stocks des détaillants et des grossistes ont crû sensiblement. En raison de l'accumulation des stocks au cours du trimestre, le ratio global des stocks aux ventes a progressé, tout en restant nettement inférieur à sa moyenne des périodes récentes.

Les exportations réelles reculent alors que les importations réelles progressent, occasionnant un déficit du compte courant

Au quatrième trimestre, les exportations réelles ont chuté de 8,5 %, tandis que les importations réelles ont grimpé de 10,9 %. Le recul des exportations réelles s'est fait sentir dans les plus importantes catégories de biens, sous l'effet de l'affaiblissement de la demande américaine et de la vigueur soutenue du dollar canadien.

Sauf dans le cas des produits de l'énergie et des produits de l'automobile, il y a eu des augmentations réelles dans toutes les principales catégories d'importations. Les ventes de véhicules automobiles nord-américains par les concessionnaires ont diminué, entraînant une baisse des importations de pièces pour la production et l'exportation de voitures et de camions. La hausse des importations globales découle de la vigueur des dépenses intérieures de même qu'un recul des prix relatifs des biens importés. L'importation de services a progressé de 37,1 % sous l'impulsion d'une forte hausse de 84,4% des dépenses de voyage à l'étranger des Canadiens (ce qui comprend les achats transfrontaliers).

Malgré l'amélioration des termes de l'échange au quatrième trimestre attribuable à une baisse des prix des exportations inférieure à celle des importations, le fléchissement marqué du volume net des exportations a engendré une diminution de 7,6 milliards de dollars de l'excédent commercial, qui est passé à 14,1 milliards. De même, le compte courant a reculé de 7,4 milliards de dollars, passant d'un excédent de 5,3 milliards à un déficit de 2,1 milliards, soit 0,1 % du PIB nominal (graphique 2).

Graphique 2 - Compte courant en pourcentage du PIB nominal

Les bénéfices des entreprises augmentent plus lentement

Les bénéfices des entreprises ont crû de 2,2 % au quatrième trimestre, contre 7,9 % au trimestre précédent. La hausse des dépenses de consommation a fait monter les bénéfices des détaillants et des grossistes. Toutefois, les fabricants de véhicules automobiles et de pièces ont vu leur bénéfices diminuer sous l'effet de l'essoufflement des ventes, et une réduction des prix a fait baisser les bénéfices des fabricants de l'industrie de première transformation des métaux. Dans l'ensemble, les bénéfices en proportion du PIB nominal ont affiché un modeste recul pendant le trimestre, passant à 13,7 % (graphique 3). Bien que les marges bénéficiaires aient été légèrement en deçà du sommet atteint à la fin de 2005, elles continuent de dépasser de beaucoup leurs moyennes historiques.

Graphique 3 - Bénéfices avant impôts en proportion du PIB nominal

L'inflation des prix à la consommation reste faible

D'une année sur l'autre, l'inflation selon l'indice des prix à la consommation (IPC) s'établissait à 1,8 % en février 2008, comparativement à 2,2 % en janvier, en raison notamment de prix moins élevés des fruits et des légumes. L'inflation d'une année sur l'autre mesurée par l'indice de référence (qui exclut huit des éléments les plus volatils de l'IPC et l'effet des modifications d'impôts indirects) est passée à 1,5 % en février, contre 1,4 % en janvier. Depuis octobre 2007, l'inflation selon l'indice de référence se situe en deçà de la cible de 2 % de la Banque du Canada.

L'indice implicite du PIB, qui constitue une mesure globale des prix des biens et services produits au Canada (il comprend les prix des exportations mais non celui des importations), a augmenté de 4,5 % au quatrième trimestre après avoir reculé de 0,7 % au troisième. Cette augmentation découle principalement de la hausse des prix de l'énergie. Toutefois, les prix de la demande intérieure finale (qui tiennent compte de l'effet des prix des importations) ont progressé d'un peu plus de 1 %, la baisse des prix des importations ayant atténué l'incidence de l'augmentation des prix des biens et services produits au pays.

Le taux de chômage demeure faible

L'emploi a progressé de 2,9 % au quatrième trimestre, contre 1,7 % au trimestre précédent. Si on tient compte des gains observés en janvier et en février 2008, il y a eu une croissance nette de 447 800 emplois au Canada depuis la fin de 2006 (graphique 4), dont près de 90 % étaient des emplois à temps plein. En février, le taux de chômage s'est maintenu à 5,8 %, son plus bas niveau en 33 ans. Le taux d'activité a atteint un sommet historique de 67,8 %.

Graphique 4 - Emploi et taux de chômage

La productivité horaire du travail pour l'ensemble de l'économie a baissé de 2,6 % au quatrième trimestre, après un gain de 0,8 % au trimestre précédent. Toujours à l'échelle de l'économie, les coûts de main-d'ouvre par unité produite ont progressé de 5,8 % au quatrième trimestre.

La Banque du Canada réduit son taux directeur

Le 4 mars, la Banque du Canada a réduit son taux directeur - le taux cible du financement à un jour - de 50 points de base pour le ramener à 3,5 %. Cette réduction survient après des réductions de 25 points de base opérées le 4 décembre et le 22 janvier. Dans le communiqué qu'elle a diffusé après la réduction de mars, la Banque a fait savoir qu'on « peut s'attendre à ce que la détérioration de la conjoncture économique et financière aux États-Unis ait des retombées notables sur l'économie mondiale. Ces facteurs donnent à penser que d'importants risques à la baisse pesant sur les perspectives d'évolution de l'économie canadienne [.] sont en train de se matérialiser et, à certains égards, de s'intensifier. » La « résultante des risques [.] pour l'inflation s'est inscrite [.] en baisse », a t elle ajouté.

Réagissant aux perturbations du marché du crédit et au ralentissement de l'économie, la Réserve fédérale américaine a abaissé son taux cible des fonds fédéraux de 75 points de base le 18 mars, portant ainsi à 300 points de base la réduction totale opérée depuis septembre 2007.

Dollar canadien

Les prix élevés des produits de base, par exemple le pétrole brut, continuent de soutenir le dollar canadien. Après avoir clôturé à 108,52 cents américains le 6 novembre 2007 (un sommet pour l'ère moderne), le dollar canadien s'est transigé depuis entre 97 cents et 103 cents américains. Il a clôturé à 97,90 cents américains le 28 mars.


Nota : Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage correspondent à des taux annuels. Le présent document repose sur les données disponibles au 28 mars 2008.


Statistique Canada est la principale source des données contenues dans cette publication. Pour tout renseignement concernant cette publication, communiquer avec Isabelle Amano au 613-992-4321.