Archivé - L'économie en bref
juin 2007

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- L'économie en bref 2007 -

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Aperçu

  • Au premier trimestre de 2007, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel s'est accélérée pour atteindre un taux de 3,7 %, comparativement à environ 1,5 % aux trois trimestres précédents.
  • La croissance de la demande intérieure est demeurée vigoureuse au premier trimestre. La demande intérieure finale réelle a augmenté de 3,2 %, en regard d'une hausse de 3,7 % au trimestre précédent. La croissance des dépenses de consommation consacrées aux biens et services a été solide, et l'investissement résidentiel a rebondi après trois diminutions consécutives. L'accumulation des stocks des entreprises a progressé de 3,6 milliards de dollars après être demeurée pratiquement inchangée au trimestre précédent.
  • Les importations réelles ont augmenté davantage que les exportations réelles, mais l'amélioration des termes de l'échange (le rapport entre les prix à l'exportation et à l'importation) a davantage stimulé les exportations nominales que les importations nominales. L'excédent commercial nominal accru a entraîné une hausse de 7,5 milliards de dollars de l'excédent du compte courant (c'est-à-dire le montant des rentrées provenant de non-résidents moins celui des paiements qui leur sont versés), portant ce dernier à 26,0 milliards, soit 1,7 % du PIB nominal, par rapport à 1,3 % au trimestre précédent.
  • L'emploi a progressé de 3,9 % au premier trimestre, après une hausse de 2,4 % au trimestre précédent. En mai 2007, le taux de chômage s'établissait à 6,1 % pour un quatrième mois de suite, son plus bas niveau en 32 ans.

Croissance de 3,7 % du PIB réel

Le PIB réel a augmenté de 3,7 % au premier trimestre de 2007 (graphique 1). La croissance de la demande intérieure finale est demeurée vigoureuse, et les investissements en stocks ont rebondi, après un ralentissement au trimestre précédent. Le PIB réel a progressé davantage que la demande intérieure finale pour la première fois en deux ans et demi.

Graphique 1 - Croissance du PIB réel et de la demande intérieure finale réelle

Les dépenses de consommation demeurent vigoureuses

Les dépenses de consommation réelles ont progressé de 3,9 % au premier trimestre, en comparaison de 3,7 % au trimestre précédent. Les dépenses consacrées aux biens durables (en particulier l'ameublement et les électroménagers), aux biens semi-durables (notamment les vêtements et les chaussures) et aux biens non durables ont augmenté plus rapidement qu'au trimestre précédent. La croissance des dépenses consacrées aux services a toutefois ralenti.

Le revenu personnel a crû de 8,4 % au premier trimestre. De pair avec une augmentation des traitements et salaires, le revenu de travail a progressé de 8,2 %, contre 6,4 % au trimestre précédent. Cette hausse a été stimulée par un règlement d'équité salariale du gouvernement du Québec et par une contribution du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador au régime de retraite de la fonction publique provinciale. Le revenu personnel disponible réel a augmenté de 5,5 %; par habitant, il a progressé de 4,9 %, pour s'élever à près de 38 % au-dessus du creux précédent atteint en 1996. Le taux d'épargne des particuliers s'est établi à 2,6 %, alors qu'il était de 2,2 % au trimestre précédent.

Principaux indicateurs économiques

(Variation en pourcentage en taux annuels, sauf indication contraire)


2005

2006

T3 2006

T4 2006

T1 2007

Date la plus récente

Produit intérieur brut réel

3,1

2,8

1,3

1,5

3,7

-

  Demande intérieure finale

4,5

4,7

4,0

3,7

3,2

-

    Dépenses publiques

-

      Biens et services

2,2

3,3

1,5

3,0

2,7

-

      Immobilisations brutes

10,9

8,1

0,4

4,1

-0,7

-

    Dépenses de consommation

3,8

4,2

5,1

3,7

3,9

-

    Investissement résidentiel

3,5

2,1

-6,2

-0,1

7,5

-

    Investissements fixes des
    entreprises

10,8

9,9

9,7

6,8

-0,6

-

      Construction non résidentielle

10,8

12,9

12,6

11,8

5,3

-

      Machines et matériel

10,8

7,4

7,1

2,3

-6,0

-

  Investissements en stocks des
  entreprises (G$)

13,5

10,2

13,0

0,1

3,6

-

  Exportations

2,2

0,7

2,6

2,7

2,1

-

  Importations

7,5

5,0

6,2

-0,9

2,6

-

Solde du compte courant

   (nominal; G$)

27,9

23,6

22,7

18,5

26,0

-

   (% du PIB)

2,0

1,6

1,6

1,3

1,7

-

Revenu personnel nominal

5,1

6,1

5,6

6,3

8,4

-

Revenu personnel disponible nominal

4,3

6,4

5,8

5,6

8,5

-

Revenu personnel disponible réel

2,6

5,0

5,5

5,7

5,5

-

Bénéfices avant impôts

11,9

5,0

9,3

-0,8

13,0

-

Coûts et prix (%, une année sur l'autre)

  Indice implicite du PIB

3,4

2,4

2,0

0,9

2,4

-

  Indice des prix à la consommation

2,2

2,0

1,7

1,3

1,8

2,2

Avril 2007

    Indice de référence1

1,6

1,9

2,1

2,2

2,2

2,5

Avril 2007

  Coûts unitaires de main-d'ouvre

2,6

3,1

2,8

3,6

3,2

 

  Règlements salariaux (total)

2,3

2,5

2,6

2,1

3,1

3,1

Mars 2007

Marché du travail

  Taux de chômage (%)

6,8

6,3

6,4

6,2

6,1

6,1

Mai 2007

  Croissance de l'emploi

1,4

1,9

0,6

2,4

3,9

0,7

Mai 2007

Marchés financiers (moyenne)

  Taux de change (¢US)

82,6

88,2

89,2

87,8

85,4

94,29

11 juin 07

  Taux préférentiel (%)

4,4

5,8

6,0

6,0

6,0

6,00

11 juin 07


Nota -

Les données réelles sont en dollars chaînés de 1997.
1 L'indice de référence exclut huit des composantes les plus volatiles du panier de l'IPC ainsi que l'effet des modifications des impôts indirects sur les autres composantes.
Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Ressources humaines et Développement social Canada

L'investissement résidentiel croît, mais l'investissement des entreprises diminue

L'investissement résidentiel a progressé de 7,5 % au premier trimestre, après trois diminutions consécutives. Le marché de la revente s'est renforcé pour atteindre des niveaux records, faisant augmenter les coûts de transfert des propriétés de 29,6 %. Les dépenses consacrées aux rénovations ont affiché une hausse de 7,9 %. D'autre part, celles au titre des constructions neuves ont reculé de 0,4 %; il s'agit de la quatrième baisse consécutive.

Les investissements des entreprises en usines et en matériel ont fléchi de 0,6 % au premier trimestre, les sommes affectées aux machines et au matériel ayant affiché une baisse de 6,0 % après 16 gains consécutifs. L'augmentation des dépenses en immobilisations consacrées à l'ameublement, aux ordinateurs, aux logiciels et au matériel de transport non lié à l'automobile a été plus que compensée par la réduction des dépenses consacrées aux véhicules automobiles, à la machinerie industrielle et agricole, au matériel de télécommunication et aux autres équipements.

La construction non résidentielle a connu une croissance de 5,3 %, soit une 17e augmentation de suite. Les dépenses consacrées aux projets de construction ont bondi de 10,3 %. Toutefois, la croissance des dépenses dans les projets d'ingénierie a ralenti pour s'établir à 3,6 %, par rapport à 16,1 % au trimestre précédent.

Augmentation de l'accumulation de stocks par les entreprises

Les investissements en stocks ont rebondi au premier trimestre après la faiblesse observée au trimestre précédent. Les stocks des entreprises ont augmenté de 3,6 milliards de dollars, une hausse en comparaison de la progression de 0,1 milliard au trimestre précédent, mais en deçà de l'accumulation de 13,0 milliards affichée au troisième trimestre de 2006. Au premier trimestre, les stocks de biens non durables des grossistes ont augmenté, à l'instar des stocks de biens durables des fabricants. Toutefois, le ratio des stocks aux ventes a diminué en raison du niveau élevé des ventes pendant le trimestre.

Nouvelle hausse des exportations réelles

Au premier trimestre, les exportations réelles ont affiché une croissance de 2,1 %, un troisième gain consécutif. Les exportations de machines et de matériel, de produits de l'automobile et de produits de l'énergie se sont accrues. L'augmentation globale a toutefois été atténuée par une réduction des exportations de produits forestiers et de produits industriels, le marché du logement demeurant faible aux États-Unis. Les exportations de services ont augmenté de 3,6 %.

Progression des importations réelles

Il y a eu croissance de 2,6 % des importations réelles au premier trimestre, après un recul de 0,9 % au trimestre précédent. Les importations de produits de l'énergie, de produits industriels et de produits de l'automobile ont augmenté, et celles de biens de consommation non liés à l'automobile ont progressé en réponse à une hausse de la demande des consommateurs. Les importations de machines et de matériel ont toutefois diminué de 7,9 %, dans un contexte de fléchissement de la croissance des investissements des entreprises; c'était le premier recul de ces importations dans les 16 derniers trimestres. Les importations de services sont demeurées pratiquement inchangées.

Augmentation de l'excédent du compte courant

Au premier trimestre, l'excédent du compte courant du Canada a crû de 7,5 milliards de dollars par rapport au niveau du trimestre précédent, pour se chiffrer à 26,0 milliards. Il est ainsi passé de 1,3 % à 1,7 % du PIB nominal (graphique 2). Une amélioration des termes de l'échange (le rapport entre les prix à l'exportation et à l'importation) a entraîné une hausse de 9,5 milliards de l'excédent commercial nominal, qui a atteint 41,7 milliards. Ce gain n'a été que partiellement compensé par une augmentation de 2,7 milliards du déficit au titre du revenu de placement. La baisse des bénéfices reçus par les Canadiens de l'investissement direct à l'étranger a fait reculer les rentrées de dividendes.

Graphique 2 - Compte courant en pourcentage du PIB nominal

Les bénéfices des entreprises affichent un gain solide

Les bénéfices des entreprises ont progressé de 13,0 % au premier trimestre, après un recul de 0,8 % au trimestre précédent. Leur part du PIB nominal a donc été portée à 13,9 % (graphique 3). Même si cette part demeure inférieure au record établi à la fin de 2005, elle est largement supérieure à la moyenne historique de 10,3 %. Les bénéfices du secteur de la fabrication des produits du pétrole et du charbon ont connu une hausse marquée, en partie en raison de l'augmentation des prix des produits de base. Les bénéfices des détaillants ont été stimulés par l'augmentation des dépenses de consommation.

Graphique 3 - Bénéfices avant impôts en proportion du PIB nominal

L'inflation des prix à la consommation demeure discrète mais dépasse la cible d'inflation

L'indice implicite du PIB, qui constitue une mesure globale des prix, a progressé de 6,1 % au premier trimestre, contre 0,4 % au trimestre précédent. Cette variation brusque est le reflet de la vigueur des prix des produits de base, ainsi que des versements spéciaux au titre du revenu de travail effectués par les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador. L'indice implicite du PIB a dépassé de 2,4 % celui enregistré un an plus tôt.

D'une année sur l'autre, l'inflation des prix à la consommation a reculé à 2,2 % en avril 2007, en comparaison de 2,3 % en mars, surtout en raison d'un ralentissement de l'augmentation des prix de l'essence. À 2,5 % en avril, l'inflation mesurée par l'indice de référence (qui exclut les huit éléments les plus volatils et l'effet des changements dans les impôts indirects) est demeurée au-dessus de la cible de 2 %.

Le taux de chômage demeure faible

L'emploi a affiché un taux de croissance de 3,9 % au premier trimestre, au regard d'un taux de 2,4 % au trimestre précédent. Malgré une croissance modeste de l'emploi observée en avril et en mai 2007, il s'est créé 508 600 emplois nets au Canada depuis la fin de 2005 (graphique 4). En mai, pour un quatrième mois de suite, le taux de chômage est demeuré à 6,1 %, soit le plus bas niveau en 32 ans. Le taux d'activité s'est établi à 67,5 %, une légère baisse en comparaison d'avril et tout juste sous le sommet de 67,7 % atteint en mars.

Graphique 4 - Emploi et taux de chômage

La productivité horaire du travail pour l'ensemble de l'économie a augmenté de 1,8 %, soit plus du double de la hausse enregistrée au trimestre précédent. Les coûts de main-d'ouvre par unité produite ont également crû au premier trimestre; ils ont été supérieurs de 3,2 % à ceux de la même période de l'année précédente.

Maintien du taux directeur de la Banque du Canada

Le 29 mai, la Banque du Canada a maintenu pour la huitième fois consécutive son taux directeur - le taux cible du financement à un jour - à 4,25 %, après sept hausses de 0,25 % au cours des neuf mois se terminant en mai 2006. La Banque a déclaré qu'il y avait « un risque accru que l'inflation future demeure au-dessus de la cible de 2 %, et qu'une certaine hausse du taux cible du financement à un jour pourrait s'avérer nécessaire dans un proche avenir pour ramener l'inflation au niveau visé. » Le 9 mai, la Réserve fédérale américaine a maintenu son taux directeur à 5,25 % pour la septième fois consécutive, à la suite d'une décision du Federal Open Market Committee. Depuis juin 2004, elle avait observé une politique de resserrement monétaire, remontant son taux à 17 reprises. Les taux d'intérêt américains sont supérieurs aux taux canadiens pour l'ensemble des échéances.

Le 11 juin, le dollar canadien clôturait à 94,29 cents américains.


Nota - Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage sont en taux annuels. Les données qui paraissent dans le présent document sont celles en vigueur le 12 juin 2007 à midi.


Statistique Canada est la principale source des données contenues dans cette publication. Pour toute demande d'abonnement, s'adresser au Centre de distribution du ministère des Finances au 613-995-2855. Pour tout autre renseignement concernant cette publication, communiquer avec Isabelle Amano au 613-992-4364.