Archivé - L'économie en bref
mars 2006

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- L'économie en bref 2005 -

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Aperçu

  • Au quatrième trimestre de 2005, le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 2,5 % après avoir enregistré une hausse de 3,5 % au troisième trimestre. Pour l'ensemble de l'année 2005, la croissance du PIB a été de 2,9 %, soit le même taux qu'en 2004.
  • Stimulée par une saine progression de l'emploi, des revenus et des bénéfices, la demande intérieure finale a augmenté de 4,3 % au quatrième trimestre. L'investissement non résidentiel en usines et en matériel est le principal facteur qui a alimenté cette croissance.
  • Les échanges commerciaux nets ont retardé la croissance. Les importations réelles ont progressé de 11,4 %, comblant ainsi la demande intérieure accrue, notamment de machines et de matériel. Les exportations réelles ont connu une croissance solide, mais plus modeste, de 9,6 %.
  • Enregistrant son vingt-sixième excédent trimestriel consécutif, le solde du compte courant a fait un bond de 22,1 milliards de dollars pour s'établir à un niveau record de 53,1 milliards de dollars, soit 3,8  % du PIB nominal. Pour l'ensemble de l'année 2005, l'excédent du compte courant a atteint un niveau record de 30,2 milliards de dollars, ou 2,2 % du PIB nominal, soit le même taux qu'en 2004.
  • Depuis la fin de 2004, l'économie canadienne a créé 305 700 emplois nets, dont près de 90 % à plein temps. Le taux de chômage de 6,4 % enregistré en février égalait le taux le plus faible atteint en plus de 30 ans.

Croissance de 2,5 % du PIB réel

Le PIB réel a augmenté de 2,5 % au quatrième trimestre. La demande intérieure finale a connu une croissance solide (graphique 1), mais les importations ont progressé davantage que les exportations, ce qui a contribué à freiner la croissance de la production.

Croissance du PIB réel et de la demande intérieure finale réelle

Reprise de la croissance des dépenses de consommation

Les dépenses de consommation réelles ont progressé de 2,9 % au quatrième trimestre, soit un rythme de croissance légèrement plus élevé qu'au troisième trimestre. Les dépenses relatives aux biens non durables et semi-durables ainsi qu'aux services ont augmenté plus rapidement qu'au troisième trimestre, alors que les achats de biens durables ont diminué sous l'effet de la baisse marquée des ventes de véhicules automobiles et de pièces pour véhicules automobiles.

La hausse de 5,8 % du revenu personnel au quatrième trimestre a fait suite à un gain de 6,3 % au troisième. Malgré une progression de l'emploi plus marquée qu'au troisième trimestre, le nombre moyen d'heures travaillées par employé a légèrement fléchi. Le revenu personnel disponible réel a augmenté de 5,0 %, pour un neuvième trimestre de suite. Le revenu personnel disponible réel par habitant a pour sa part augmenté de 3,6 %. Le taux d'épargne des particuliers s'est établi à 0,3 % au quatrième trimestre, soit le seul trimestre en 2005 au cours duquel les dépenses des consommateurs ont été inférieures à leur revenu disponible.

Principaux indicateurs économiques

(Variation en pourcentage en taux annuels, sauf indication contraire)


2004 2005 T2 2005 T3 2005 T4 2005 Date la plus récente

Produit intérieur brut réel 2,9 2,9 3,6 3,5 2,5 -
  Demande intérieure finale 3,9 4,3 3,9 4,2 4,3  -
    Dépenses publiques  -
      Biens et services 2,7 2,8 3,2 4,4 3,6  -
      Immobilisations brutes 4,9 4,2 1,8 5,0 11,1 -
    Dépenses de consommation 3,4 4,0 3,8 2,4 2,9  -
    Investissement résidentiel 8,3 3,3 6,7 2,5 1,4  -
    Investissements fixes des entreprises 6,1 9,1 4,4 13,8 12,9  -
      Construction non résidentielle 0,8 6,8 6,5 11,7 12,3  -
      Machines et matériel 9,8 10,7 2,9 15,3 13,3  -
  Investissements en stocks 
   des entreprises (G$)
11,5 14,3 12,9 14,4 11,9  -
  Exportations 5,0 2,3 -0,5 7,4 9,6  -
  Importations 8,1 7,0 -3,2 10,2 11,4  -
Solde du compte courant
   (nominal; G$) 28,8 30,2 20,2 31,0 53,1  -
   (% du PIB) 2,2 2,2 1,5 2,2 3,8  -
Revenu personnel nominal 4,3 4,9 6,2 6,3 5,8  -
Revenu personnel disponible nominal 3,9 4,0 4,9 7,0 5,3  -
Revenu personnel disponible réel 2,5 2,4 2,8 4,5 5,0 -  
Bénéfices avant impôts 18,7 10,7 12,3 20,0 16,4 -  
Coûts et prix (%, une année sur l'autre)
  Indice implicite du PIB 3,0 3,1 2,3 3,1 4,1 -  
  Indice des prix à la consommation 1,9 2,2 1,9 2,6 2,3 2,8 janvier 2006
    IPC hors les huit éléments les plus volatils 1,5 1,6 1,6 1,6 1,6 1,7 janvier 2006
  Coûts unitaires de main-d'ouvre 1,1 2,3 1,9 2,7 3,4  
  Règlements salariaux (total) 1,7 2,3 2,6 2,8 1,7 1,7 décembre 2005
Marché du travail
  Taux de chômage (%) 7,2 6,8 6,8 6,8 6,5 6,4 février 2006
  Croissance de l'emploi 1,8 1,4 1,7 1,5 2,4 1,5 février 2006
Marchés financiers (moyenne)
  Taux de change (¢US) 77,0 82,6 80,4 83,3 85,2 86,10 10 mars 2006
  Taux préférentiel (%) 4,0 4,4 4,3 4,3 4,8 5,50 9 mars 2006

Nota - Les données réelles sont en dollars chaînés de 1997.
Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Ressources humaines et Développement social

Croissance de l'investissement résidentiel

L'investissement résidentiel a enregistré une croissance de 1,4 % au quatrième trimestre après avoir augmenté de 2,5 % au trimestre précédent. La hausse des taux d'intérêt a vraisemblablement contribué au fléchissement du marché de l'habitation, mais l'activité sur ce marché est quand même demeurée vigoureuse en raison des faibles taux. Alors que les dépenses en rénovations ont fait un bond de 11,2 %, les nouvelles mises en chantier ont chuté, ce qui a provoqué une légère diminution de l'activité dans ce domaine; il s'agit d'une quatrième baisse trimestrielle de suite. Enfin, l'activité sur le marché de la revente a reculé.

Hausse des investissements fixes des entreprises

En raison des bénéfices records, des taux élevés d'utilisation de la capacité de production et des prix à l'importation plus faibles attribuables à la hausse du dollar, les dépenses des entreprises en usines et en matériel ont augmenté pour un douzième trimestre consécutif, de 12,9 % cette fois. Les investissements en machines et en matériel ont fait un bond de 13,3 %. À l'exception du secteur de l'automobile, des hausses marquées ont été enregistrées pour tous les types d'investissements, les dépenses en autre matériel de transport ayant monté en flèche au cours du trimestre.

La construction non résidentielle a connu une progression marquée de 12,3 %, faisant ainsi suite à une hausse légèrement moins importante au troisième trimestre. Pour un quatrième trimestre d'affilée, les travaux de construction de bâtiments, par exemple des immeubles à bureaux et des centres commerciaux, ainsi que les projets d'ingénierie ont contribué à cette croissance. La hausse des prix de l'énergie a stimulé l'investissement dans le secteur de l'extraction du pétrole et du gaz, faisant ainsi augmenter les projets d'ingénierie.

Ralentissement de l'accumulation des stocks des entreprises

Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 11,9 milliards de dollars, soit une réduction par rapport aux 14,4 milliards enregistrés au troisième trimestre. Le ralentissement s'est surtout fait sentir dans les secteurs des biens durables et du commerce de gros. Le ratio des stocks aux ventes a légèrement chuté.

Hausse des exportations

Les exportations réelles ont progressé de 9,6 % au quatrième trimestre (graphique 2). Comme au troisième trimestre, les exportations de voitures ont fait un bond en raison de la montée des ventes aux États-Unis aux deuxième et troisième trimestres, réduisant ainsi les stocks d'automobiles dans ce pays. Les exportations de machines et de matériel ainsi que de produits forestiers ont rebondi après des reculs. Les exportations de machines et de matériel ont tiré profit de la croissance importante de l'investissement dans ce secteur aux États Unis depuis 2003. Les exportations de produits forestiers ont augmenté par suite de la croissance de l'investissement résidentiel aux États-Unis et de la demande accrue associée aux projets de reconstruction rendus nécessaires à cause de l'ouragan Katrina. Enfin, les exportations de services ont augmenté de 2,9 %.

Croissance des importations et des exportations réelles

Hausse des importations supérieure à celle des exportations

Les importations réelles ont augmenté de 11,4 %; il s'agit de la seconde hausse consécutive de plus de 10 %. Des gains solides ont été enregistrés dans la plupart des grandes catégories. Stimulées par une croissance marquée de l'investissement, les importations de machines et de matériel ont progressé de 19,2 %; il s'agit d'une onzième hausse d'affilée. Les importations de biens de consommation autres que les produits de l'automobile ont également enregistré une seconde hausse consécutive de plus de 10 %. Enfin, les importations de services ont augmenté de 3,9 %.

L'excédent du compte courant atteint un sommet

Au quatrième trimestre, les termes de l'échange ont augmenté. Les prix à l'exportation ont fait un bond en raison de l'augmentation des prix des produits de l'énergie exportés, alors que les prix à l'importation ont chuté sous l'effet en partie de la hausse du dollar. Ainsi, malgré le recul du solde commercial réel, l'excédent commercial nominal a connu une montée en flèche de 16,0 milliards de dollars. En outre, la hausse des dividendes étrangers versés aux Canadiens et la baisse des dividendes canadiens versés aux non-résidents ont accru de 6,6 milliards de dollars le solde des revenus de placement. L'excédent du compte courant a augmenté de 22,1 milliards de dollars pour s'établir à un niveau record de 53,1 milliards de dollars, soit 3,8 % du PIB nominal, un taux légèrement inférieur au taux record déjà atteint (graphique 3). Pour l'ensemble de l'année 2005, l'excédent du compte courant s'est établi à un niveau record de 30,2 milliards de dollars, soit 2,2 % du PIB nominal.

Compte courant en pourcentage du PIB nominal

Les bénéfices des sociétés poursuivent leur croissance

Les bénéfices des sociétés ont augmenté de 16,4 % au quatrième trimestre, faisant ainsi suite à une progression de 20,0 % au troisième trimestre. Une forte tendance à la hausse des bénéfices a fait passer leur part du PIB à un niveau record de 14,6 %, ce qui est nettement supérieur à la moyenne historique de 10,2 % enregistrée depuis 1961 (graphique 4). Les entreprises financières ont réalisé des gains importants et les sociétés minières autres que celles du secteur de l'extraction du pétrole et du gaz ont bénéficié de la hausse des prix des métaux.

Bénéfices avant impôt en proportion du PIB nomimal

L'inflation des prix à la consommation est toujours bien maîtrisée

Compte tenu de la hausse des cours mondiaux des produits de base, l'indice implicite du PIB, qui constitue une mesure exhaustive des prix, a augmenté de plus de 5,0 % au quatrième trimestre et est de 4,1 % supérieur à son niveau de l'année précédente.

Mesurée d'une année sur l'autre, l'inflation des prix à la consommation a été de 2,8 % en janvier, comparativement à 2,2 % en décembre, en raison de la hausse des prix de l'essence, du gaz naturel et des légumes frais. L'inflation mesurée par l'indice de référence, qui exclut les huit éléments les plus volatils, s'est établie à 1,7 % en janvier, ce qui est inférieur au point médian de la fourchette cible de 1 % à 3 %.

Le taux de chômage demeure près de son niveau le plus bas jamais atteint

L'emploi a progressé de 2,4 % au quatrième trimestre, et 51 000 emplois ont été créés en janvier et en février cette année. Depuis la fin de 2004, l'économie canadienne a créé 305 700 emplois nets, la plupart à plein temps. Le taux d'activité a été de 67,0 % en février, une baisse légère par rapport à janvier et au niveau record de 67,7 % enregistré au deuxième trimestre de 2004.

Le taux de chômage a reculé de 0,2 point de pourcentage en février pour s'établir à 6,4 %, égalant ainsi le taux le plus faible en plus de 30 ans enregistré en novembre 2005.

La productivité horaire du travail a augmenté de 0,7 % au quatrième trimestre, en hausse de 1,3 % par rapport à l'année précédente. Les coûts de main-d'ouvre par unité de production ont progressé de 4,8 % au quatrième trimestre et étaient de 3,4 % supérieurs à leur niveau de l'an dernier.

La Banque du Canada hausse son taux directeur

Le 7 mars, la Banque du Canada a haussé son taux directeur (le taux cible du financement à un jour) d'un quart de point de pourcentage pour le porter à 3,75 %; il s'agit de la cinquième augmentation en six mois. La Banque a déclaré « qu'il faudra hausser encore quelque peu le taux directeur afin de maintenir l'équilibre entre l'offre et la demande globales et de garder l'inflation au taux cible à moyen terme ». La réserve fédérale américaine a haussé son taux d'escompte à 14 reprises entre juin 2004 et janvier 2006, ce taux ayant passé de 1,25 % à 4,50 %. Les taux d'intérêt américains sont maintenant supérieurs aux taux canadiens pour l'ensemble des échéances.

Le 2 mars, le dollar canadien clôturait à 88,39 cents américains, atteignant ainsi son plus haut niveau en 14 ans. Sa valeur a ensuite baissé pour s'établir à 86,10 cents américains le 10 mars.


Nota

- Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage sont en taux annuels. Les données qui paraissent dans le présent document sont celles du 10 mars 2006 à la fin de la journée.