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Archivé - Dépenses fiscales et évaluations 2008 : 5

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Annexe – Analyse de l'investissement étranger direct canadien

Au Canada, les entrées et les sorties d'investissement étranger direct (IED) sont surtout associées à un petit nombre de pays industrialisés et de grands partenaires commerciaux. Les entrées d'IED au Canada sont destinées avant tout aux industries productrices de biens[20]. Les fusions et les acquisitions constituent la majeure partie des entrées d'IED au Canada, alors que l'investissement dans de nouvelles usines et du nouveau matériel, au moyen de flux transfrontaliers ou de bénéfices non répartis, représente moins de 40 % du total des entrées d'IED.

Plus de 90 % des entrées d'IED au Canada proviennent de 10 pays, et les cinq premiers pays sources (États-Unis, Royaume-Uni, Pays-Bas, Brésil et France) comptent pour 80 % de ces entrées[21] (tableau A-1). La moitié de l'IED en provenance du Canada est destiné aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les Bahamas, la Barbade, les Bermudes et les îles Caïmans figurent parmi les principales destinations de l'IED en provenance du Canada, et représentent 21 % du total, mais compte tenu de la base économique limitée de ces pays, ils ne constituent probablement pas la destination finale de ces flux.

Tableau A-1
Les 10 principales sources et destinations de l'IED canadien
(Part moyenne du total des flux, 1998-2007)
Investissement étranger direct au Canada
(entrées)
Investissement étranger direct à l'étranger
(sorties)

    %     %
1 États-Unis 52,1 1 États-Unis 39,0
2 Royaume-Uni 12,7 2 Royaume-Uni 10,8
3 Pays-Bas 7,7 3 Barbade 8,1
4 Brésil 4,1 4 Îles Caïmans 5,6
5 France 3,7 5 Bermudes 4,4
6 Suisse 2,9 6 Irlande 3,8
7 Luxembourg1 2,4 7 France 3,7
8 Suède 2,2 8 Bahamas 2,9
9 Allemagne 1,8 9 Hongrie 2,3
10 Japon 1,8 10 Suisse 2,2

1 Moyenne de 1999 à 2007, faute de données pour 1998.
Source : Calculs d'après le tableau 376-0051 du système CANSIM de Statistique Canada

Un examen des flux du commerce permet de produire une liste moins longue mais néanmoins complémentaire de concurrents sur le plan des investissements internationaux. Si on s'appuie sur les relations commerciales actuelles, l'attention du Canada en matière de compétitivité devrait porter avant tout sur les États-Unis et un petit nombre d'autres pays. Les cinq principaux partenaires commerciaux du Canada, classés en fonction de la somme de leurs parts des exportations et des importations, représentent 87 % des exportations, 75 % des importations et 81 % du total des flux commerciaux (graphique A-1). Cependant, les sociétés étrangères tout comme les sociétés canadiennes investissent au Canada afin d'appuyer les exportations aux États-Unis, si bien que la comparaison doit aussi se faire avec d'autres pays, même s'ils n'entretiennent pas de liens commerciaux directs importants avec le Canada. Par exemple, une entreprise britannique peut comparer le Canada avec d'autres pays en vue d'approvisionner le marché américain, le plus souvent après avoir décidé d'investir dans des installations de production à l'étranger. Outre les États-Unis et le Mexique, certains pays d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, notamment le Brésil, livreraient concurrence au Canada au chapitre des entrées d'IED.

Cinq principaux partenaires commerciaux du Canada

Il est peu probable que les entrées d'IED dans le secteur des services, qui compte pour 40 % du total des entrées d'IED, soient touchées de façon importante par les tendances observées sur le plan du commerce puisque ce secteur est très largement orienté vers le marché intérieur[22]. Les fournisseurs de l'IED vers le Canada destiné au secteur des services sont très semblables aux fournisseurs de l'IED pour le secteur de la production de biens : les États-Unis représentent un peu plus de 50 % de l'IED, tandis que l'Europe compte pour la majeure partie du reste[23]. Même si ceux qui investissent dans le secteur des services canadien pourraient considérer la comparaison de leurs rendements éventuels après impôt par rapport à ceux d'un vaste éventail de pays[24], la comparaison la plus pertinente pourrait se faire avec des pays qui en sont au même stade de développement. Dans cette optique, la distinction entre l'IED destiné aux biens et l'IED destiné aux services porte à croire que bon nombre de pays industrialisés, et non seulement les partenaires commerciaux susmentionnés, livrent concurrence au Canada pour attirer l'IED.

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20 Dans les dernières années, environ 60 % des entrées d'IED étaient destinées aux industries productrices de biens, qui sont fortement exposées au commerce international, ce qui suggère que bien plus de la moitié de l'IED est effectué à l'appui des flux du commerce. La définition des industries productrices de biens exclut les services publics et la construction, pour qu'on mette l'accent sur les produits fortement exposés au commerce international. Suivant cette définition, les industries productrices de biens représentent 23 % du total de la production au Canada. [retour]

21 Il convient de signaler que les Pays-Bas, de même que la Suisse et le Luxembourg, sont caractérisés par des flux élevés d'investissement dans les deux sens (entrées et sorties), ce qui indique que ces pays peuvent ne pas être la source initiale de l'IED qui leur est attribué. [retour]

22 Entre 2002 et 2007, le commerce des services (à l'exclusion du transport de marchandises) a représenté environ 11 % des recettes et 14 % des paiements sur le plan du commerce de biens et de services canadiens. [retour]

23 Les données sur l'IED par secteur ne sont disponibles que pour les États-Unis et les grandes régions géographiques. [retour]

24 Par exemple, Wal-Mart a pris de l'expansion dans le secteur canadien du détail, mais aussi en Chine, au Japon, au Royaume-Uni et dans huit pays d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale. [retour]

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