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Archivé - Dépenses fiscales et évaluations 2005 : 2

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- Table des matières - Précédent - Suivant  

Tableau 1
Dépenses fiscales liées à l’impôt sur le revenu des particuliers
*


  Estimations Projections


  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

  (millions de dollars)

Dons de bienfaisance, autres dons et contributions

               

Crédit pour dons de bienfaisance

1 495 1 490 1 580 1 605 1 635 1 670 1 700 1 745

Réduction du taux d’inclusion des gains en capital découlant des dons de valeurs mobilières cotées en bourse et de terres écosensibles1

19 6 3 6 6 7 7 8

Non-imposition des gains en capital sur les dons de biens culturels2

7 6 3 13 9 7 7 7

Non-imposition des dons et des legs

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Crédit d’impôt pour contributions politiques3

19 8 9 11 22 15 17 17

Culture

               

Aide aux artistes

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Déduction pour les musiciens et les autres artistes

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Éducation

               

Formation de base des adultes – Déduction au titre
de l’aide pour frais de scolarité

- - 10 5 5 5 5 5

Déduction pour outillage des apprentis mécaniciens
de véhicules

- - 10 10 10 10 10 10

Crédit pour études4

140 260 250 260 275 280 280 280

Crédit pour frais de scolarité

310 275 275 295 305 320 325 330

  Estimations Projections


  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

  (millions de dollars)

Crédits pour études et pour frais de scolarité reportés des années précédentes5

165 170 245 250 255 255 255 260

Transfert des crédits pour études et pour frais de scolarité

325 390 420 435 450 460 465 470

Exemption partielle du revenu provenant d’une bourse d’études, de perfectionnement ou d’entretien6

29 21 22 22 22 23 23 23

Régimes enregistrés d’épargne-études7, 8

97 95 120 120 135 135 130 115

Crédit au titre des intérêts sur les prêts aux étudiants

66 66 60 62 63 64 66 68

  Estimations Projections


  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

  (millions de dollars)

Emploi

               

Déduction au titre du revenu gagné par des militaires et des policiers participant à des missions internationales à risque élevé

- - - - 30 30 30 30

Déduction des prêts à la réinstallation

F F F F F F F F

Report de salaire - congé sabbatique ou autre congé autorisé

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Régimes d’avantages sociaux des employés

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Options d’achat d’actions accordées aux employés9

690 650 415 480 400 350 300 250

Non-imposition de certains avantages d’emploi non monétaires

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Non-imposition des indemnités de grève

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Déduction pour les habitants des régions éloignées

135 125 130 130 130 135 135 140

Crédit pour emploi à l’étranger

55 57 62 62 63 64 65 66

Montant non imposable pour les bénévoles des services d’urgence

14 14 14 14 14 14 14 14

Famille

               

Crédit d’impôt pour frais d’adoption10

- - - - - 5 5 5

Prestation fiscale canadienne pour enfants11

6 610 7 370 7 755 7 985 8 650 9 210 9 605 9 850

Crédit aux aidants naturels12

35 57 65 65 70 70 75 75

Report des gains en capital grâce aux transferts à un conjoint, à une fiducie au profit du conjoint ou à une fiducie familiale

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Crédit pour personnes à charge ayant une déficience12

5 6 6 6 6 6 7 7

Crédit pour conjoint ou conjoint de fait13, 14

1 215 1 160 1 180 1 210 1 275 1 315 1 380 1 455

Crédit pour une personne à charge admissible13, 14

620 610 630 645 665 680 700 730

Agriculture et pêche

               

Exonération cumulative de 500 000 $ des gains en capital sur les biens agricoles15

325 215 255 240 245 255 265 275

Méthode de la comptabilité de caisse

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Report des gains en capital sur les biens agricoles et les terres à bois commerciales transmis entre générations

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Report de revenu lié à l’abattage de bétail16

F 3 F F 9 -9 F F

Report du revenu tiré de la vente de bétail lors d’années de sécheresse

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Report du revenu tiré de grains vendus au moyen de bons de paiement au comptant17

5 -26 21 F F 11 13 13

Report attribuable à la réserve de 10 ans pour gains en capital

F F F F F F F F

Dispense d’acomptes trimestriels

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Souplesse dans la comptabilisation de l’inventaire

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Traitement fiscal du Compte de stabilisation du revenu net18

               

Report de l’impôt sur les cotisations de l’État

74 66 170 45 - - - -

Report de l’impôt sur les primes et le revenu d’intérêt

34 31 26 23 22 7 F F

Retraits imposables

-86 -76 -105 -100 -185 -160 -8 F
  Estimations Projections


  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

  (millions de dollars)

Accords de financement fédéraux-provinciaux

               

Crédit d’impôt sur les opérations forestières

F F F F F F F F

Abattement d’impôt du Québec

3 175 2 965 3 050 3 195 3 270 3 475 3 705 3 980

Transfert de points d’impôt aux provinces

14 105 13 555 13 585 14 145 14 530 15 435 16 465 17 675

Entreprises et placements

               

Exonération de 200 $ à l’égard des gains en capital réalisés sur les opérations de change

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Exonération de 1 000 $ de gains en capital sur les biens à usage personnel

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Déduction pour amortissement accéléré19

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Report au moyen de la méthode de comptabilité fondée sur la facturation des professionnels

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Report par roulement des gains en capital

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Report au moyen de la réserve pour gains de cinq ans

64 20 31 32 32 33 34 35

Crédits d’impôt à l’investissement

28 33 36 33 34 35 36 37

Crédit d’impôt pour les investisseurs dans des actions accréditives d’exploration minière20

9 12 25 45 59 56 -21 -

Inclusion partielle des gains en capital21

2 500 1 985 1 665 2 120 2 150 2 195 2 235 2 285

Imposition des gains en capital réalisés22

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Petites entreprises

               

Exonération cumulative de 500 000 $ des gains en capital sur les actions de petites entreprises23

740 345 305 310 315 320 325 335

Déduction des pertes admissibles au titre d’un placement d’entreprise

39 44 48 49 50 51 53 54

Report attribuable à la réserve de 10 ans pour gains en capital

F F F F F F F F

Crédit pour actions d’une société à capital de risque de travailleurs24

255 215 180 160 200 200 200 200

Roulement des placements des petites entreprises

3 6 3 4 4 4 4 4

Santé

               

Prestation pour enfants handicapés25

- - - 15 40 50 65 65

Crédit d’impôt pour personnes handicapées26

275 330 350 370 380 465 480 495

Crédit d’impôt pour frais médicaux27

550 570 635 700 765 820 880 950

Non-imposition des avantages liés aux régimes privés d’assurance-santé et de soins dentaires payés par une entreprise

1 610 1 710 1 875 2 060 2 240 2 430 2 625 2 805

Supplément remboursable pour frais médicaux28

42 55 64 70 75 85 90 95

  Estimations Projections


  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

  (millions de dollars)

Soutien du revenu et retraite

               

Crédit en raison de l’âge

1 385 1 320 1 355 1 400 1 460 1 515 1 555 1 620

Régimes de participation différée aux bénéfices

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Non-imposition des dommages-intérêts pour préjudices corporels ou décès

15 15 15 17 17 18 19 19

Non-imposition du Supplément de revenu garanti et d’autres allocations29

290 265 265 290 285 300 305 310

Non-imposition du revenu de placement provenant de polices d’assurance-vie30

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Non-imposition des pensions et des indemnités (blessures, invalidité ou décès) versées aux agents de la Gendarmerie royale du Canada

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Non-imposition des prestations d’aide sociale31

290 245 225 220 205 200 185 175

Non-imposition des prestations de décès à concurrence de 10 000 $

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Non-imposition des allocations d’anciens combattants, des prestations de soutien du revenu, des pensions et des allocations de guerre versées aux civils, et des autres pensions militaires (dont celles versées par les pays alliés)32

5 5 4 3 3 3 F F

Non-imposition des pensions d’invalidité pour les anciens combattants et des allocations de soutien des personnes à charge33

135 135 140 150 155 165 165 165

Non-imposition des indemnités d’invalidité des anciens combattants33

- - - - - - 16 20

Non-imposition des indemnités pour accidents du travail

665 650 700 745 760 800 840 885

Crédit pour revenu de pension

425 405 415 425 435 445 455 470

Régimes de pension agréés34

               

   Déduction des cotisations

4 895 4 575 5 325 7 300 9 100 9 405 10 000 10 630

   Non-imposition du revenu de 
   placement

9 390 2 785 335 11 520 9 370 10 005 10 670 11 320

   Imposition des retraits

-6 695 -6 415 -6 670 -7 125 -7 380 -7 870 -8 340 -8 830

   Dépense fiscale nette

7 590 940 -1 010 11 695 11 090 11 540 12 330 13 120

Régimes enregistrés d’épargne-retraite34

               

Déduction des cotisations

7 155 6 225 5 915 6 030 6 305 6 720 7 225 7 760

Non-imposition du revenu de placement35

4 600 1 280 17 6 300 5 095 5 485 5 905 6 355

Imposition des retraits

-3 515 -3 465 -3 510 -3 855 -4 105 -4 490 -4 880 -5 305

Dépense fiscale nette

8 240 4 040 2 425 8 475 7 295 7 720 8 250 8 815

Renseignements supplémentaires :

               

Valeur actualisée de l’aide fiscale pour les régimes d’épargne-retraite36, 37

6 465 6 140 6 365 7 475 8 760 9 130 9 520 9 930

Régime de pensions de la Saskatchewan

F F F F F F F F

Pensions alimentaires et allocations d’entretien

170 115 115 115 110 110 110 110

  Estimations Projections


  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

  (millions de dollars)

Autres mesures

               

Déduction relative aux particuliers ayant fait voeu de pauvreté perpétuelle

F F F F F F F F

Déduction pour les résidences des membres du clergé

68 67 74 75 75 77 78 79

Non-imposition des gains en capital sur les résidences principales38

               

   Inclusion partielle

1 000 885 1 405 1 835 2 335 2 385 2 440 2 500

   Inclusion intégrale

1 530 1 770 2 810 3 665 4 670 4 770 4 880 5 000

Non-imposition du revenu provenant de l’exercice de la fonction de gouverneur général

F F F F F F F F

Non-imposition du revenu des Indiens sur les réserves

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Calcul spécial de l’impôt sur certains paiements forfaitaires rétroactifs

F F F F F F F F

Postes pour mémoire

               

Évitement des cas de double imposition

               

Majoration de dividendes et crédit

970 1 215 1 260 1 310 1 365 1 420 1 470 1 540

Crédit pour impôts étrangers

580 635 665 675 685 695 705 720

Non-imposition des dividendes en capital

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Prise en compte des dépenses engagées en vue de gagner un revenu

               

Déduction pour frais de garde d’enfants39

595 530 535 535 535 545 550 560

Déduction des frais financiers engagés pour gagner un revenu

875 825 730 735 745 855 895 940

Déduction des cotisations syndicales et professionnelles

590 550 575 605 610 630 650 675

Déduction pour mesures de soutien aux personnes handicapées (déduction pour préposé aux soins)40

F F F F 15 20 20 20

Déduction pour frais de déménagement

71 81 88 91 92 95 97 100

Réduction de pertes

               

Report des pertes en capital41

225 86 91 150 125 100 100 100

Report des pertes agricoles et de pêche

14 16 15 12 12 13 14 15

Report des pertes autres qu’en capital

91 78 82 85 85 88 90 92

Programmes sociaux et d’assurance-emploi

               

Régime de pensions du Canada et Régime de rentes du Québec42

               

Crédit pour cotisations salariales

1 845 1 980 2 245 2 460 2 535 2 625 2 710 2 820

Non-imposition des cotisations d’employeur43

2 485 2 160 2 140 2 100 1 985 2 005 2 045 2 105

Autres

               

Montant personnel de base

20 905 20 460 21 085 21 715 22 650 23 370 24 350 25 570

Déduction des pertes agricoles des agriculteurs à temps partiel

59 60 61 52 53 56 60 63

Déduction des autres frais liés à l’emploi

770 735 775 810 820 845 870 905

Déduction des dépenses liées aux ressources44

125 155 175 245 300 325 280 280

Reclassement des actions accréditives45

24 33 31 31 37 41 39 39

Non-imposition des gains de loterie et de jeux46

n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.

Non-imposition de dépenses accessoires désignées47

4 - - - - - - -

Non-imposition des indemnités versées aux diplomates, militaires et autres employés du gouvernement en poste à l’étranger

9 9 10 10 10 10 10 10

Déduction partielle des frais de repas et de représentation

86 85 72 73 73 75 76 77

*

L’élimination d’une dépense fiscale ne produira pas nécessairement le montant total de revenu indiqué dans le tableau, et ce, pour les motifs indiqués dans le document intitulé Dépenses fiscales : notes afférentes aux estimations et projections, publié en 2004 et disponible sur le site Web du ministère des Finances Canada à l’adresse www.fin.gc.ca. [Retour]

Le budget de février 2000 a indexé intégralement, à compter du 1er janvier 2000, ces paramètres qui, auparavant, n’étaient que partiellement indexés. L’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000 a réduit tous les taux d’impôt sur le revenu des particuliers et a éliminé, à compter du 1er janvier 2001, la surtaxe instaurée pour réduire le déficit. Ces réductions d’impôt font diminuer, l’année où le changement a été apporté, la valeur des exemptions et des déductions, ainsi que celle des crédits d’impôt non remboursables qui est fonction d’un taux d’imposition, mais en général la baisse a été suivie d’une hausse de la valeur avec le temps qui est conforme à l’augmentation de la taille des revenus. [Retour]


Notes :

1

La baisse de cette dépense fiscale en 2001 découle à la fois du fléchissement des marchés de capitaux après 2000 et de la réduction du taux normal d’inclusion des gains en capital, qui est passé des trois quarts à la moitié en 2000.

Le coût total assumé par le gouvernement en raison de cette mesure comporte deux aspects : les revenus auxquels il est renoncé par suite de la réduction du taux d’inclusion (voir le tableau principal) et la hausse du coût du crédit d’impôt pour dons de bienfaisance en raison de l’augmentation éventuelle des dons effectués à cause de cette réduction du taux d’inclusion. Si l’on suppose que la totalité des dons de valeurs mobilières cotées en bourse et de terres écosensibles auraient été effectués même en l’absence de cette mesure, le coût total varie entre 3 et 19 millions de dollars entre 2000 et 2007 (se reporter au tableau principal). Si par contre on suppose que tous ces dons ont été faits à cause de la réduction du taux d’inclusion des gains en capital et que, sinon, ces valeurs mobilières et terres écosensibles auraient été vendues plutôt que données, le coût se situe alors entre 32 et 80 millions de dollars entre 2000 et 2007, tel qu’il est indiqué ci dessous (en millions de dollars) :


2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007


80

42

32

45

46

53

54

55


Le coût véritable s’établira à l’intérieur de la fourchette constituée par les deux ensembles de valeurs.

2

Les estimations et les projections de cette dépense fiscale diffèrent de celles des publications précédentes en raison d’une amélioration de la méthodologie, qui permet maintenant d’estimer plus précisément le total des dons de biens culturels effectués par les particuliers.

Le coût total de cette dépense fiscale comporte deux aspects : les revenus auxquels il est renoncé par suite de la réduction du taux d’inclusion (voir le tableau principal) et la hausse du coût du crédit d’impôt pour dons de bienfaisance en raison de l’augmentation éventuelle des dons effectués à cause de cette réduction du taux d’inclusion. Si l’on suppose que la totalité des dons de biens culturels auraient été effectués même en l’absence de cette mesure, le coût total varie entre 3 et 13 millions de dollars entre 2000 et 2007 (se reporter au tableau principal). Si par contre on suppose que tous ces dons ont été faits à cause de la réduction du taux d’inclusion des gains en capital et que, sinon, ces biens culturels auraient été vendus plutôt que donnés, le coût se situe alors entre 18 et 72 millions de dollars entre 2000 et 2007, tel qu’il est indiqué ci dessous (en millions de dollars) :


2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007


25

31

18

72

48

36

36

36


Le coût véritable s’établira à l’intérieur de la fourchette constituée par les deux ensembles de valeurs.

3

Bien que l’importante dépense fiscale indiquée en 2000 résulte principalement des élections fédérales générales tenues cette année-là, l’augmentation projetée en 2004 traduit à la fois l’impact des élections et l’effet de deux autres facteurs. Premièrement, à compter de 2004, les trois seuils de contribution pour le calcul du crédit ont été majorés de 200 $ chacun. Deuxièmement, la Loi modifiant la Loi électorale du Canada et la Loi de l’impôt sur le revenu, qui a reçu la sanction royale le 14 mai 2004, autorise d’autres partis politiques à s’enregistrer, de sorte que les contributions à ces partis donnent droit au crédit d’impôt.

4

Le montant de la dépense fiscale correspond à celui du crédit gagné et demandé pour l’année. Dans l’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000, le crédit pour études a été porté à 400 $ par mois pour les étudiants à temps plein et à 120 $ par mois pour les étudiants à temps partiel à compter du 1er janvier 2001. Le budget de 2001 a instauré une mesure qui, à compter de 2002, a étendu l’application du crédit pour études aux personnes qui reçoivent une aide imposable pour des études postsecondaires en vertu de certains programmes gouvernementaux. Par le biais du budget de 2004, le crédit pour études est accordé, depuis l’année d’imposition 2004, aux étudiants qui font des études postsecondaires dans le cadre de leur emploi courant, à la condition que leur employeur ne leur rembourse pas une partie ou la totalité du coût de leurs études.

5

Pour une année donnée, la dépense fiscale représente la valeur des crédits d’impôt pour études et pour frais de scolarité gagnés au cours d’années antérieures et utilisés au cours de cette année. Elle ne comprend pas les crédits d’impôt pour études et pour frais de scolarité inutilisés qui ont été accumulés mais qui seront reportés pour être utilisés au cours d’années futures. Par exemple, au cours de l’année d’imposition 2005, on prévoit que les contribuables reporteront pour 290 millions de dollars de crédits d’impôt pour études et pour frais de scolarité aux fins d’utilisation au cours d’années futures. En outre, le montant de la dépense fiscale au titre du report prospectif pour les années 2002 et suivantes a grimpé d’environ 50 % par rapport aux chiffres de l’an dernier. Cela traduit l’effet de changements instaurés pour les années d’imposition 2000 (hausse de l’exemption des bourses d’études) et 2001 (doublement du crédit d’impôt pour études) sur l’encours des crédits ayant fait l’objet d’un report prospectif et utilisés en 2002 ou postérieurement.

6

Dans le budget de 2000, on a fait passer cette exemption de 500 $ à 3 000 $ dans le cas des étudiants ayant droit au crédit pour études. De plus, à compter de l’année d’imposition 2000, les dépenses fiscales indiquées tiennent compte des fonds supplémentaires fournis aux étudiants par l’intermédiaire de la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire.

7

La dépense fiscale correspond au montant de revenus fiscaux auquel il est renoncé à l’égard du revenu exonéré tiré des actifs conservés dans un régime enregistré d’épargne-études (REEE), moins les revenus tirés de l’imposition des sommes retirées des REEE (paiement d’aide aux études ou versement du revenu accumulé).

8

Les projections tiennent compte de l’impact du Bon d’études canadien instauré dans le cadre du budget de 2004.

9

La dépense fiscale reflète la valeur plus élevée de la déduction pour options d’achat d’actions, qui a été portée à 50 % en 2000, ce qui correspond au taux réduit d’inclusion des gains en capital. Les résultats présentés pour 2000 et, dans une moindre mesure, pour 2001 reflètent également l’essor du marché, en particulier dans le domaine de la technologie, ainsi qu’une participation accrue à ce genre de mécanisme. Les projections pour 2003 et les années suivantes reposent sur l’hypothèse d’une réduction de la volatilité du marché et d’une baisse de participation pour des motifs non fiscaux.

10

Cette mesure a été proposée dans le budget de 2005.

11

Bien que le programme se déroule de juillet à juin, les paiements sont indiqués selon l’année civile. Le budget de 2000 et l’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000 ont entièrement indexé la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE) à compter de janvier 2000, haussé des prestations par enfant et majoré selon les seuils de revenu à partir desquels les montants de supplément de la Prestation nationale pour enfants (PNE) et de la prestation de base dans le cadre de la PFCE sont réduits progressivement; également, depuis le 1er juillet 2004, les taux de réduction de la prestation de base dans le cadre de la PFCE diminuent. Le budget de 2003 a haussé le supplément de la PNE; le supplément annuel a ainsi été majoré d’un montant de 150 $ par enfant en juillet 2003, de 185 $ en juillet 2005 et de 185 $ en juillet 2006, et ce, en plus de l’indexation. Les projections pour les années allant de 2003 à 2006 ne tiennent pas compte des projections établies pour la Prestation pour enfants handicapés, ces dernières étant présentées séparément.

12

Aux termes de l’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000, le montant servant au calcul des crédits d’impôt aux aidants naturels et pour personnes à charge ayant une déficience est passé de 2 386 $ en 2000 à 3 500 $ en 2001. Ce montant est indexé en fonction de l’inflation lors des années suivantes.

13

On parlait auparavant du montant pour conjoint. Le crédit d’impôt pour personne à charge admissible était auparavant appelé équivalent du montant pour conjoint.

14

Le budget de 2005 a haussé le montant personnel de base de 100 $ en 2006 et en 2007, et majoré en conséquence le montant pour conjoint ou conjoint de fait à charge et le montant pour personne à charge admissible.

15

La diminution de cette dépense fiscale entre 2000 et 2001 tient en partie à la réduction du taux d’inclusion des gains en capital, qui est passé des trois quarts à la moitié en 2000.

16

Les projections relatives à cette dépense fiscale en 2004 sont légèrement supérieures aux chiffres des autres années en raison de l’épidémie de grippe aviaire en Colombie-Britannique. Puisqu’il est question ici d’une mesure de report, le revenu de 2004 sera reporté en 2005, ce qui donnera lieu à une dépense fiscale négative cette année-là.

17

Les estimations reposent sur les données de Statistique Canada disponibles jusqu’en 2004, y compris les bons d’achat au comptant pour le blé, l’orge, l’avoine, le canola, le lin et le seigle. Pour les années postérieures à 2003, les projections sont établies à partir d’un taux de croissance historique moyen.

18

On dispose de données sur le programme du Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) jusqu’en 2004. Ce programme ayant été remplacé par le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA), les projections tiennent compte des dispositions d’élimination progressive prévoyant que les sommes détenues dans des CSRN soient retirées de ces comptes d’ici le 31 mars 2009, ainsi que des données récentes de Statistique Canada indiquant que les retraits relatifs à la contribution de l’État aux comptes ont atteint un niveau record en 2004. On observera que le PCSRA ne donne pas lieu à une dépense fiscale.

19

On ne dispose pas de données exactes sur les entreprises non constituées en société permettant de fournir une estimation précise de cette dépense fiscale.

20

Les estimations et les projections ont été modifiées de façon à tenir compte des données récentes ainsi que de la prorogation d’un an de cette mesure annoncée dans le budget de 2004. Le montant négatif pour 2006 s’explique par l’inclusion dans le revenu pour l’année en question d’un montant égal à la valeur du crédit demandé en 2005. Le plein montant des dépenses d’exploration est déductible lors de l’année où le crédit est demandé. Un montant égal à celui du crédit doit toutefois être inclus dans le calcul du revenu l’année suivante, de façon à éliminer l’effet de la déduction relativement à la partie de la dépense qui a été acquittée dans les faits au moyen du crédit.

21

Le budget de 2000 a fait passer des trois quarts aux deux tiers le taux d’inclusion des gains en capital à compter du 28 février 2000. L’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000 l’a fait passer des deux tiers à la moitié à compter du 18 octobre 2000. Les estimations de cette dépense fiscale peuvent fluctuer sensiblement d’une année à l’autre, surtout en raison des variations annuelles imprévues des gains en capital réalisés.

22

On ne dispose pas de données sur cette dépense fiscale car il est difficile d’estimer la valeur d’actifs invendus.

23

La baisse de cette dépense fiscale pour 2001 et les années suivantes tient à la réduction du taux d’inclusion des gains en capital qui est passé des trois quarts à la moitié en 2000. La diminution en 2001 par rapport à 2000 découle également de la réduction de 28 % du nombre de personnes s’étant prévalues de cette mesure et de la diminution de 26 % de la valeur moyenne des gains en capital déclarés par les personnes en question pour l’application de cette mesure.

24

Les dépenses fiscales en 2002 et en 2003 reposent sur les données préliminaires disponibles à propos des ventes d’actions de sociétés à capital de risque de travailleurs (SCRT) lors des années en question; la baisse de cette dépense fiscale a pour raison la baisse des ventes d’actions de SCRT. Les projections se fondent sur l’hypothèse voulant que les ventes demeurent constantes après 2003.

25

La Prestation pour enfants handicapés (PEH) est versée en complément de la Prestation fiscale canadienne pour enfants. Elle a été instaurée dans le budget de 2003 et est entrée en vigueur en juillet 2003. Le budget de 2005 a fait passer le maximum annuel de la PEH de 1 681 $ à 2 000 $ par enfant à compter de juillet 2005. Il a aussi modifié le crédit d’impôt pour personnes handicapées pour l’étendre à un plus grand nombre de particuliers, ce qui fera donc augmenter le nombre d’enfants admissibles à la PEH

26

Le budget de 2000 a bonifié le crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH); en effet, les personnes ayant besoin de soins thérapeutiques intensifs peuvent dorénavant demander ce crédit, et on a allongé la liste des membres de la famille auxquels le crédit peut être transféré. Le budget de 2000 prévoyait aussi un supplément de 2 941 $ pour les enfants admissibles au CIPH à compter de 2000. Aux termes de l’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000, le montant sur lequel est fondé le calcul de la déduction pour invalidité est passé de 4 293 $ à 6 000 $ et le montant du supplément pour enfants est passé à 3 500 $; ces changements sont en vigueur depuis 2001. Ces deux montants sont indexés pour inflation pour les années suivantes. Le budget de 2005 proposait d’étendre l’admissibilité au CIPH aux particuliers confrontés à de multiples restrictions ayant ensemble une incidence importante sur leur quotidien et de modifier le CIPH pour que davantage de particuliers ayant besoin de façon suivie de soins thérapeutiques essentiels au maintien d’une fonction vitale soient admissibles.

27

La hausse des projections touchant cette dépense fiscale reflète l’augmentation anticipée des frais médicaux déclarés ainsi que les bonifications de ce crédit annoncées dans les budgets de 2003, de 2004 et de 2005.

28

La hausse prévue de la dépense fiscale traduit l’augmentation anticipée des frais médicaux dont la déduction est demandée et l’amélioration apportée par l’entremise du budget de 2005 (hausse du montant maximum du supplément remboursable pour frais médicaux, qui passe de 571 $ à 750 $ par année à compter de 2005).

29

Le Supplément du revenu garanti (SRG) et les allocations sont indexés selon l’inflation à partir de l’indice des prix à la consommation (IPC). Toutefois, que ce soit au chapitre de la fréquence de son application ou des mois visés, le facteur d’indexation du SRG diffère de celui utilisé pour la plupart des paramètres du régime d’impôt sur le revenu des particuliers. Les différences entre les facteurs d’indexation font que, pour une année donnée, la dépense fiscale augmente plus ou moins vite que si les deux éléments étaient assujettis au même facteur d’indexation.

30

Même si cette mesure accorde un allégement fiscal aux particuliers, elle est mise en œuvre dans le cadre du régime de l’impôt des sociétés. Consulter la rubrique « Intérêts portés au crédit d’une police d’assurance-vie » dans le tableau 2 du présent rapport pour prendre connaissance de la valeur estimative de cette dépense fiscale.

31

La réduction de cette dépense fiscale en 2001 reflète les mesures contenues dans le budget de 2000 et l’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000 pour abaisser les taux d’imposition des particuliers à faible revenu.

32

À compter de 2006, la prestation canadienne de soutien du revenu sera établie pour les anciens combattants à faible revenu admissibles. Les estimations et projections reposent sur des données fournies par Anciens Combattants Canada.

33

À compter de 2006, la nouvelle indemnité d’invalidité remplacera la pension d’invalidité dans le cas des nouveaux requérants admissibles (les bénéficiaires actuels de la pension d’invalidité bénéficieront de droits acquis).

34

Les estimations et les projections diffèrent de celles du rapport de l’an dernier en raison de changements des taux d’imposition ainsi que des niveaux estimés/projetés des cotisations, du revenu de placement et des retraits au titre des régimes de pensions agréés (RPA) et des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER). Plus particulièrement, les données à jour indiquent que le revenu de placement des RPA et des REER et les cotisations aux RPA ont été plus élevés que prévu pour certaines années, ce qui explique le relèvement des estimations et des projections des dépenses fiscales. En outre, à compter du rapport de cette année, le montant d’impôt auquel il est renoncé relativement au revenu de placement des RPA et des REER est calculé en appliquant des taux d’imposition distincts au montant estimatif du revenu d’intérêt, du revenu de dividendes et des gains (pertes) en capital imputable au taux global de rendement des placements des RPA et des REER, compte tenu du régime fiscal applicable à chaque composante. Les variations d’une année sur l’autre des estimations de la dépense fiscale nette peuvent aussi être appréciables. Par exemple, l’actif total des RPA et des REER a diminué en 2002, ce qui réduit nettement la dépense fiscale associée à l’impôt auquel il est renoncé à l’égard du revenu de placement des RPA et des REER. Étant donné que ce sont les actifs des RPA et des REER constatés de 2000 à 2003 qui servent à calculer le taux de rendement des placements, les dépenses fiscales correspondantes varieront forcément d’une année à l’autre, tout dépendant du taux de rendement déterminé. Les estimations de dépense fiscale seront plus élevées lorsque les actifs connaissent une forte croissance, compte tenu des revenus fiscaux auxquels il est renoncé, et seront plus basses si la valeur de ces actifs augmente peu ou diminue au cours de l’année. Pour les années où l’on prévoit que l’actif des RPA et des REER augmentera, les projections de la dépense fiscale sont beaucoup plus stables puisqu’on applique un taux annuel de rendement nominal de 6,4 % à ces années. Ce taux est conforme au taux de rendement servant à calculer les estimations et les projections de la valeur actualisée de la dépense fiscale dans le cas des RPA et des REER (on trouvera des précisions sur le calcul du taux de rendement dans l’étude intitulée Estimations fondées sur la valeur actualisée des dépenses fiscales touchant l’aide fiscale à l’épargne-retraite contenue dans le rapport Dépenses fiscales et évaluations de 2001).

35

Le ratio de l’actif des REER de 1999 déclaré dans l’Enquête sur la sécurité financière (ESF) de Statistique Canada à l’actif des REER de 1999 déclaré dans la publication de Statistique Canada intitulée Régimes de pension au Canada sert à rajuster l’actif des REER pour 2000 à 2004 afin de tenir compte des estimations plus complètes contenues dans l’ESF, lesquelles comprennent les fonds détenus dans des régimes autogérés. Le ratio en question est de 1,52 (408/268 milliards de dollars).

36

Les estimations fondées sur la valeur actualisée reflètent le coût cumulatif des cotisations lors d’une année donnée. Cette définition diffère de celle utilisée pour les estimations selon la méthode de la trésorerie, aussi les deux séries d’estimations ne sont-elles pas directement comparables. L’étude intitulée Estimations fondées sur la valeur actualisée des dépenses fiscales touchant l’aide fiscale à l’épargne-retraite, publiée dans l’édition 2001 du présent rapport, fournit un complément d’information sur le calcul de ces estimations.

37

Les estimations fondées sur la valeur actualisée de cette dépense fiscale pour la période de 2000 à 2003 présentées ici sont plus basses que celles exposées dans le rapport de l’an dernier en raison d’estimations à jour des taux d’imposition applicables et d’ajustements de la méthodologie qui reflètent mieux l’effet de tous les impôts sur les placements non enregistrés. Ces changements ont également touché les projections pour la période de 2004 à 2007, mais elles sont compensées par des cotisations RPA plus élevées que prévu pour ces années.

38

La baisse de la dépense fiscale au titre de l’inclusion partielle pour 2001 traduit la diminution du taux d’inclusion des gains en capital, qui est passé des trois quarts à la moitié en 2000. Les projections touchant les dépenses fiscales reflètent la hausse anticipée du nombre de reventes d’habitations et de la valeur de ces dernières. Les estimations et les projections peuvent varier beaucoup d’une année à l’autre, en raison principalement des fluctuations annuelles du nombre de reventes et du prix moyen des habitations.

39

Le budget de 2000 a fait passer le plafond de cette déduction de 7 000 $ à 10 000 $ pour les enfants admissibles au crédit d’impôt pour personnes handicapées.

40

Le budget de 2004 a remplacé la déduction pour frais de préposé aux soins par une déduction pour mesures de soutien aux personnes handicapées, d’application plus générale, à compter de l’année d’imposition 2004. Le budget de 2005 proposait d’ajouter à la liste des dépenses donnant droit à la déduction pour mesures de soutien des personnes handicapées.

41

Les estimations et les projections ont été mises à jour pour refléter les conditions du marché.

42

Ce montant comprend les cotisations salariales et patronales versées par les travailleurs autonomes et à leur intention.

43

Avant 2001, les travailleurs autonomes pouvaient demander un crédit non remboursable au taux marginal le plus bas applicable au titre de la part de l’employeur de leurs cotisations au Régime de pensions du Canada ou au Régime de rentes du Québec. Depuis 2001, les travailleurs autonomes peuvent déduire la part de l’employeur de leurs cotisations au Régime de pensions du Canada ou au Régime de rentes du Québec versées pour eux-mêmes. Les estimations et projections sont présentées par rapport au régime de référence, qui ne prévoit aucune déduction ni aucun crédit de ce genre.

44

La forte hausse par rapport aux projections de l’an dernier traduit l’accès à de nouvelles données et les prix plus élevés du pétrole et du gaz.

45

Cette dépense fiscale s’applique à un sous-ensemble de déductions relatives aux ressources naturelles. Pour les années allant de 1999 à 2003, on dispose de données sur le volume d’actions reclassées; ces données ont servi à calculer les chiffres estimatifs pour les années allant de 2000 à 2002 ainsi que la projection pour 2003. En raison de la volatilité associée à cette dépense fiscale, les projections pour les années 2004 à 2006 reposent sur une moyenne historique triennale.

46

Un certain nombre de problèmes méthodologiques importants remettent en question l’exactitude et l’utilité des estimations et des projections portant sur les revenus qui ne sont pas perçus en raison de la non-imposition des gains de loterie et de jeu. Le premier de ces problèmes tient au fait que les données sur ces gains sont incomplètes. On dispose de données valables sur les gains ou versements agrégés uniquement dans le cas des loteries et bingos administrés par l’État. Par contre, dans le cas des gains ou versements reliés aux casinos, aux appareils de loterie vidéo, aux courses de chevaux et aux machines à sous dans les hippodromes, qui représentent une part de plus en plus importante des dépenses de jeu, les données sont fragmentaires. En outre, on ne dispose d’aucune information sur les versements ou gains découlant d’activités parrainées par des organismes de bienfaisance et d’autres organismes non gouvernementaux. Autre problème : même si l’on disposait de toute l’information possible sur le total des gains ou versements, cela ne permettrait pas de déterminer avec précision les revenus non perçus à cause de la non-imposition de ces gains. Par exemple, si le régime fiscal de référence prévoit l’imposition des gains de loterie et de jeu, il faudra envisager d’accorder une déduction au titre des dépenses engagées dans le but de gagner ce revenu (achats de billets, paris et pertes). Cette déduction pourrait être portée en réduction soit de l’ensemble du revenu, soit uniquement des gains de loterie et de jeu. Il faudrait aussi fixer un montant seuil en deçà duquel les gains ne seraient pas imposables, compte tenu du lourd coût administratif associé à l’imposition de très petits montants de gains. Étant donné l’absence de renseignements sur la distribution des prix et sur le revenu des gagnants, l’assiette fiscale éventuelle que constituent ces gains est difficile à évaluer. Également, l’imposition de certaines formes de gains (par exemple les gains aux machines à sous) serait difficile du fait de la façon dont ces gains sont versés.

En outre, aux termes des ententes fédérales-provinciales négociées en 1979 et en 1985, le gouvernement du Canada a convenu, en contrepartie de paiements périodiques, de ne pas recommencer à intervenir dans le domaine des jeux et paris, et de veiller à ce que les droits des provinces en la matière ne soient pas réduits ni restreints.

47

Les indemnités aux députés et aux sénateurs ne sont plus exonérées depuis janvier 2001.

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