Plan d'action économique du Canada: Septième rapport aux canadiens
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Les allègements fiscaux contenus dans la première étape du Plan d’action économique du Canada sont un élément essentiel des efforts déployés par le gouvernement pour stimuler la croissance économique et pour établir un climat des affaires concurrentiel, ce qui contribue à créer des emplois et à améliorer le niveau de vie des Canadiennes et des Canadiens. Les mesures fiscales du Plan d’action économique permettent aux particuliers et aux familles de conserver une part plus importante de leurs revenus bien mérités et incitent davantage la population à travailler, à épargner et à investir. Les réductions d’impôt annoncées dans le Plan d’action s’ajoutent aux mesures prises depuis 2006 et renforcent le programme ambitieux du gouvernement visant à créer un régime fiscal favorisant l’investissement et la création d’emplois au Canada. Les allègements fiscaux sont une composante essentielle du programme économique à long terme du gouvernement pour bâtir une économie canadienne forte.
La réduction du fardeau fiscal des particuliers, des familles et des entreprises découlant des mesures prises par le gouvernement du Canada depuis 2006, y compris les mesures contenues dans la première étape du Plan d’action économique, s’établit à environ 220 milliards de dollars pour 2008-2009 et les cinq exercices suivants. Depuis 2006, le gouvernement a instauré près de 120 mesures d’allègement fiscal. Le fardeau fiscal fédéral, en proportion du produit intérieur brut, est aujourd’hui à son plus faible niveau depuis 1961. Les allègements fiscaux destinés aux familles et aux particuliers canadiens (autres que les allègements liés au logement) prévus par le Plan d’action économique totalisent 6,9 milliards de dollars pour la période de 2008-2009 à 2010-2011 (tableau 2.1.1).
En prévision de la possibilité d’un ralentissement de l’économie mondiale, le gouvernement avait déjà pris d’importantes mesures dans l’Énoncé économique d’octobre 2007. Les allègements fiscaux permanents et de portée générale qui ont été instaurés à cette époque ont jeté les assises d’une croissance économique durable et à long terme. Ils ont de plus aidé l’économie canadienne à résister à la récession mondiale et contribué à placer le Canada dans une position enviable qui lui a permis d’assurer la stabilité requise pour le bien-être économique des familles et des entreprises canadiennes.
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | Total | |
|---|---|---|---|---|
| (M$) | ||||
| Allègement de l’impôt sur le revenu des particuliers pour tous les contribuables |
470 | 1 885 | 1 950 | 4 305 |
| Hausses du supplément de la Prestation nationale pour enfants et de la Prestation fiscale canadienne pour enfants |
230 | 310 | 540 | |
| Bonification de la Prestation fiscale pour le revenu de travail |
145 | 580 | 580 | 1 305 |
| Allègements ciblés pour les aînés | 80 | 325 | 340 | 745 |
| Total – Réduire le fardeau fiscal des Canadiens |
695 | 3 020 | 3 180 | 6 895 |
| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. La Prestation fiscale canadienne pour enfants et le supplément de la Prestation nationale pour enfants sont considérés comme des dépenses à des fins budgétaires et ne devraient donc pas être inclus dans le calcul des allègements fiscaux totaux. | ||||

Le Plan d’action économique a instauré de nouvelles réductions substantielles de l’impôt sur le revenu des particuliers qui profitent aux contribuables, et en particulier aux Canadiens à revenu faible ou moyen, ainsi que des mesures pour aider les Canadiens à s’acheter une habitation ou à l’améliorer. Ces réductions d’impôt permettent aux particuliers et aux familles de conserver une part plus importante de leurs revenus bien mérités et incitent davantage la population à travailler, à épargner et à investir, tout en contribuant au programme économique à long terme du gouvernement. Voici quelques exemples :
Depuis 2006, le gouvernement a substantiellement augmenté le soutien qu’il accorde aux familles afin de les aider à absorber les dépenses qu’elles doivent assumer pour élever leurs enfants :
Une part importante des allègements fiscaux que le gouvernement a accordés à tous les Canadiens bénéficient aux familles, notamment la réduction de 2 points de pourcentage de la taxe sur les produits et services, les réductions de portée générale de l’impôt sur le revenu des particuliers et le nouveau compte d’épargne libre d’impôt, qui aide les Canadiens à satisfaire à leurs besoins en matière d’épargne tout au long de leur vie.
De plus, bon nombre de familles tirent parti d’autres mesures fiscales plus ciblées qui ont été instaurées depuis 2006, comme la Prestation fiscale pour le revenu de travail, le crédit canadien pour emploi, le crédit d’impôt pour le transport en commun et le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation. Au total, les mesures prises depuis 2006 procureront aux particuliers et aux familles des allègements fiscaux totalisant environ 160 milliards de dollars en 2008-2009 et au cours des cinq exercices suivants.
Les mesures d’allègement fiscal prévues dans le Plan d’action économique se sont greffées aux importants allègements fiscaux accordés par le gouvernement depuis 2006 dans le cadre de son programme de promotion de la croissance économique à long terme, en plus de représenter une source de stimulation économique appréciable à court terme. Les allègements fiscaux accordés aux particuliers et aux familles sont estimés à environ 160 milliards de dollars en 2008-2009 et au cours des cinq exercices suivants. Ils comprennent notamment les mesures suivantes :
Sylvain et Annick ont deux enfants. Sylvain gagne 40 000 $ par année et Annick, 60 000 $. À la suite des mesures instaurées par le gouvernement depuis 2006, le couple devrait avoir à payer 1 963 $ de moins en impôt sur le revenu des particuliers pour 2011 et à débourser 960 $ de moins en TPS au cours de l’année. Cela représente des allègements fiscaux de 2 923 $ pour l’année. En outre, les prestations pour enfants du couple auront augmenté de 76 $. Au total, Sylvain et Annick disposeraient donc de 3 000 $ de plus environ.
Le gouvernement est déterminé à assurer une bonne qualité de vie au fil des ans pour les aînés. Pour ce faire, il fournit à ceux-ci de nombreuses formes de soutien.
Par suite des mesures prises par le gouvernement, les aînés et les pensionnés bénéficieront d’allègements fiscaux ciblés de plus de 2,3 milliards de dollars en 2010-2011. En particulier, depuis 2006, le gouvernement :
Par suite des mesures prises par le gouvernement, en 2011, les aînés vivant seuls peuvent toucher des revenus d’au moins 19 064 $ et les couples, d’au moins 38 128 $, avant d’être assujettis à l’impôt.
Le bilan du gouvernement inclut aussi d’importantes améliorations à plusieurs mesures particulières de soutien du revenu de retraite :
Enfin, le gouvernement a récemment investi dans de nombreux programmes pour aider les aînés :
Georges et Annette touchent 50 000 $ et 25 000 $, respectivement, de revenu de pension par année. À la suite des mesures instaurées par le gouvernement depuis 2006, ce couple d’aînés devrait avoir à payer 2 260 $ de moins en impôt sur le revenu des particuliers cette année, et il aurait à débourser 740 $ de moins en TPS. Cela représente des allègements fiscaux de 3 000 $ pour 2011.
Les mesures instaurées depuis 2006, dont la Prestation fiscale pour le revenu de travail (PFRT), ont diminué l’effet du piège de l’aide sociale, en permettant à des particuliers à faible revenu de conserver une plus grande part de leurs gains. En 2011, en l’absence de la PFRT, un chef de famille monoparentale type à faible revenu ne conserverait qu’environ 25 cents de chaque dollar supplémentaire gagné dans la tranche de revenu se situant entre 3 000 $ et 10 000 $, en raison de la réduction des prestations reçues des programmes fédéraux et provinciaux fondés sur le revenu et de l’impôt additionnel à payer. Grâce à la bonification de la PFRT, ce chef de famille pourra conserver environ 41 cents de chacun de ces dollars supplémentaires.
Il ne s’agit pas du seul allègement d’impôt accordé par le gouvernement qui ait accru l’incitation à travailler pour les Canadiens à faible revenu. Par exemple, le montant qu’un chef de famille monoparentale ayant un enfant peut gagner en 2011 avant d’avoir à payer de l’impôt a augmenté de 5 178 $ pour atteindre 25 815 $ par suite de l’instauration du crédit canadien pour emploi, du crédit d’impôt pour enfants et des hausses prévues par la loi du montant personnel de base et du crédit pour une personne à charge admissible.
Un régime concurrentiel d’impôt des sociétés est une condition essentielle à la création d’un climat propice à l’investissement, à la croissance et à la création d’emplois au Canada. Le Plan d’action économique ajoute aux réductions antérieures de l’impôt sur le revenu des sociétés pour aider les entreprises canadiennes à surmonter les difficultés provoquées par la situation économique mondiale, à investir au Canada et à stimuler l’innovation et la croissance, ce qui créera davantage d’emplois pour les Canadiens. Le Plan d’action économique comprend des mesures à cet égard, dont les suivantes :
Ces mesures prévues au Plan d’action économique ont un effet immédiat de stimulation de l’économie, tout en favorisant les investissements donnant lieu à des gains de productivité qui déboucheront sur une croissance soutenue.
En incluant les mesures contenues dans le Plan d’action économique, le gouvernement a instauré des allègements de l’impôt des sociétés totalisant environ 60 milliards de dollars en 2008-2009 et au cours des cinq exercices suivants. Ces interventions proactives du gouvernement procurent des allègements fiscaux permanents de portée générale, dont ceux qui suivent :
Ces interventions proactives ainsi que les mesures contenues dans le Plan d’action économique ont créé un avantage concurrentiel grâce auquel le Canada réussira à attirer des investissements des entreprises, ce qui contribuera à sa croissance économique à long terme. Plus de 110 000 entreprises créatrices d’emplois au Canada bénéficient des réductions du taux général fédéral d’imposition du revenu des sociétés. En encourageant ces 110 000 entreprises à prendre de l’expansion et à créer des emplois plus nombreux et mieux rémunérés au Canada, l’allègement de l’impôt des sociétés fait augmenter le niveau de vie des Canadiens.
Un secteur des petites entreprises axé sur l’innovation et la croissance peut jouer un rôle important pour améliorer la compétitivité du Canada sur les marchés mondiaux. Le gouvernement du Canada appuie donc les petites entreprises au moyen d’une gamme de mesures.
Abandonner la réduction de trois points de l’impôt fédéral des sociétés, prévue d’ici 2013, ferait perdre au Canada 47 milliards de dollars en investissements de capital et 233 000 emplois.
– Duanjie Chan et Jack Mintz
Canada’s Tax Competitiveness After a Decade of Reforms:
Still an Unfinished Plan
Mai 2010
Le régime fiscal accorde un soutien notable aux petites entreprises grâce à des taux réduits de l’impôt sur le revenu des sociétés, des mesures visant à encourager les investisseurs, une aide financière accrue pour la recherche et le développement (R-D), et des procédures simplifiées en matière d’observation de la réglementation.
Depuis 2006, le gouvernement a instauré un grand nombre de mesures fiscales visant à soutenir les petites entreprises en ce qui a trait à l’investissement, à l’innovation et à la croissance. Voici quelques exemples :
Le budget de 2010 contenait plusieurs mesures visant à favoriser la croissance des petites et moyennes entreprises canadiennes, notamment les suivantes :
Grâce aux changements qui ont été apportés aux régimes fédéral et provinciaux de l’impôt des sociétés, le Canada applique maintenant un taux global d’imposition des nouveaux investissements des entreprises1 qui est nettement moins élevé que celui de tout autre pays du Groupe des Sept (G-7) et inférieur à la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (graphique 2.1.2).

Des taux d’imposition plus bas pour les entreprises encouragent celles-ci à investir davantage dans de nouvelles installations, de nouvelles machines et du nouveau matériel.
– Jayson Myers, président-directeur général
Manufacturiers et Exportateurs du Canada
The Economic Impact of Corporate Tax Rate Reductions
Janvier 2011
La réduction appréciable du taux d’imposition global réalisée depuis 2006 a fait augmenter le taux de rendement prévu des investissements, ce qui incite les entreprises à investir davantage au Canada. Par exemple, une étude récente du ministère des Finances qui portait sur l’incidence des réductions du taux de l’impôt fédéral des sociétés a révélé un lien étroit entre la fiscalité et l’investissement2. Cette conclusion est conforme à celle d’un certain nombre d’autres études relatives à l’incidence de la fiscalité sur l’investissement.
Selon l’étude, la réduction du coût du capital résultant des modifications apportées à la fiscalité fédérale et provinciale de 2006 à 2012 applicable aux entreprises devrait faire augmenter le stock de capital de près de 4 % à long terme. Ces capitaux additionnels stimulent la compétitivité, encouragent les entreprises à prendre de l’expansion et à créer davantage des emplois plus nombreux et plus rémunérateurs pour les Canadiens, ce qui améliore le niveau de vie.
L’amélioration de la compétitivité du régime fiscal canadien nécessite la collaboration de tous les gouvernements en vue d’aider les entreprises canadiennes à être plus concurrentielles à l’échelle mondiale. Les provinces et les territoires ont également pris des mesures pour renforcer l’avantage canadien au chapitre de la fiscalité des entreprises (graphique 2.1.3). Ces mesures aident le Canada à établir une assise solide afin d’appuyer la croissance économique, la création d’emplois et la hausse du niveau de vie des Canadiens dans les années à venir.

Le Canada a fait d’importants progrès dans l’amélioration de l’efficience et de la compétitivité globale de son régime fiscal des entreprises. Ces progrès notables dans l’atteinte de l’objectif d’un taux fédéral-provincial-territorial combiné de 25 % de l’impôt sur le revenu des sociétés aident à faire en sorte que le taux d’imposition prévu par la loi demeure concurrentiel à l’échelle internationale. Il est cependant important que le Canada demeure vigilant et maintienne sa compétitivité à l’échelle internationale (graphique 2.1.4).

| 2009-2010 | 2010-2011 | ||
|---|---|---|---|
| Sommes dépensées1 |
Valeur des mesures de stimulation |
Fonds engagés |
|
| (M$) | |||
| Allègement de l’impôt sur le revenu des particuliers pour tous les contribuables |
1 885 | 1 950 | 1 950 |
| Hausses du supplément de la Prestation nationale pour enfants et de la Prestation fiscale canadienne pour enfants |
230 | 310 | 310 |
| Bonification de la Prestation fiscale pour le revenu de travail |
580 | 580 | 580 |
| Allègements ciblés pour les aînés | 325 | 340 | 340 |
| Total – Réduire le fardeau fiscal des Canadiens |
3 020 | 3 180 | 3 180 |
| Référence : | |||
| Mesures fiscales à l’appui du logement et des entreprises |
|||
| Crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire (CIRD)2 |
2 265 | – | – |
| Hausse des limites de retrait aux termes du Régime d’accession à la propriété |
15 | 15 | 15 |
| Crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation |
140 | 145 | 145 |
| Crédit d’impôt pour l’exploration minière à l’égard des investissements dans des actions accréditives |
70 | -15 | -15 |
| Hausse du montant de revenu des petites entreprises assujetti au taux réduit d’imposition |
45 | 80 | 80 |
| Taux temporaire de déduction pour amortissement de 100 % pour les ordinateurs |
340 | 355 | 355 |
| Taux temporaire de déduction pour amortissement accéléré applicable aux machines et au matériel de fabrication et de transformation |
– | – | – |
| 1 La valeur des mesures de stimulation fiscales est estimative.
2 L’estimation des coûts du crédit, fondée sur les renseignements contenus dans les déclarations de revenus de 2009, est d’environ 25 % inférieure à l’estimation initiale des coûts présentée lorsque la mesure a été instaurée dans le budget de 2009. | |||
[1] Le taux effectif marginal d’imposition (TEMI) applicable aux nouveaux investissements des entreprises tient compte des taux fédéral, provinciaux et territoriaux d’imposition du revenu des sociétés prévus par la loi, des déductions et crédits que comportent les régimes de la fiscalité des sociétés, ainsi que d’autres impôts et taxes versés par les sociétés, notamment les impôts provinciaux sur le capital et les taxes de vente au détail sur les intrants des entreprises. La méthode de calcul des TEMI est décrite dans l’édition de 2005 de la publication du ministère des Finances intitulée Dépenses fiscales et évaluations.
[2] Ministère des Finances, « Impôt sur le revenu des sociétés et investissement : L’effet des réductions de taux opérées de 2001 à 2004 », Dépenses fiscales et évaluations 2007, p. 41‑59.