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Archivé - Améliorer l'accès au financement et renforcer le système financier canadien

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Faits saillants

  • Le gouvernement a pris des mesures sans précédent pour améliorer l'accès des ménages et des entreprises du Canada au financement.
  • Le gouvernement accorde un soutien financier de portée générale aux prêteurs, de même qu'un appui spécial aux secteurs particulièrement éprouvés comme celui du financement des véhicules et du matériel.
  • Plus de 115 milliards de dollars en soutien financier ont été versés, le tout selon des modalités commerciales afin de protéger les contribuables.
  • Les banques disposent maintenant de fonds amplement suffisants pour prêter aux emprunteurs solvables, et les sociétés d'État fédérales à vocation financière assurent un soutien important.
  • Les conditions du crédit au Canada s'améliorent même si des défis subsistent, plus particulièrement pour les petites et moyennes entreprises.
  • Les taux d'intérêt effectifs moyens des ménages et des entreprises ont nettement diminué.

Améliorer l'accès au financement

Le Canada a très bien résisté à la crise financière mondiale, mais il n'est pas à l'abri des événements qui secouent les marchés financiers de la planète. Les Canadiens doivent avoir accès à du financement abordable pour leurs maisons, leurs véhicules et leurs entreprises. Même si les banques disposent maintenant de fonds amplement suffisants pour accorder des prêts, les conditions du marché canadien du crédit se sont grandement resserrées. L'accès au financement est particulièrement restreint pour les petites et moyennes entreprises, de même que pour les véhicules et le matériel.

Le gouvernement a pris des mesures efficaces en temps voulu pour atténuer l'impact de la crise mondiale du crédit sur l'économie canadienne. Ces initiatives ont injecté un niveau exceptionnel de liquidités dans le système financier, et particulièrement dans les institutions financières, pour soutenir l'offre de crédit aux ménages et aux entreprises du Canada. À titre d'exemple, citons l'injection exceptionnelle de liquidités dans les marchés par la Banque du Canada, lesquelles ont atteint un sommet de plus de 40 milliards de dollars en décembre 2008, et les 58 milliards de financement à terme que le gouvernement a consentis aux institutions financières par l'acquisition de prêts hypothécaires assurés par le gouvernement. En outre, le lancement d'une nouvelle obligation à échéance de 10 ans adossée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement a permis d'injecter 7 milliards de plus en liquidités dans les institutions financières pour soutenir le crédit hypothécaire. Ces mesures font qu'il est plus facile pour les Canadiens d'emprunter.

À ces mesures le gouvernement a récemment ajouté de nouveaux éléments conçus pour appuyer plus directement le crédit aux ménages et aux entreprises. Le Programme de crédit aux entreprises rehausse l'offre de crédit, par l'entremise d'Exportation et développement Canada et de la Banque de développement du Canada et en collaboration avec les institutions financières, sous forme de prêts directs et d'autres formes d'aide financière à l'intention des entreprises disposant d'un modèle d'affaires viable et dont l'accès au financement serait par ailleurs restreint. La Facilité canadienne de crédit garanti a aussi été mise en œuvre récemment pour soutenir directement le financement de véhicules et de matériel, qui est confronté à d'importants défis. Onze milliards de dollars ont été attribués à cet égard, afin d'aider les Canadiens à obtenir du financement pour se procurer des véhicules et du matériel.

Au total, le gouvernement a accordé un soutien exceptionnel à hauteur de plus de 115 milliards de dollars pour améliorer l'accès au financement au Canada, ce qui a eu un impact significatif sur les conditions du crédit pour les Canadiens (on trouvera plus loin un encadré faisant le point sur les conditions du crédit au Canada).

Grâce aux efforts du gouvernement, le total du crédit accordé aux particuliers et aux entreprises continue de croître au Canada, ce qui contraste avec la situation d'autres grandes économies, comme les États-Unis, où la progression du crédit a nettement ralenti.

Malgré son ralentissement, la progression du crédit au Canada demeure plus forte qu'aux États-Unis et dans d'autres pays.

Chart 2.11 - Croissance du crédit aux entreprises / Croissance du crédit aux ménages

Au Canada, la progression du crédit s'est accompagnée de taux d'intérêt beaucoup plus bas pour les emprunteurs. En réponse à la crise financière mondiale, la Banque du Canada a réduit son taux directeur de 425 points de base entre juillet 2007 et avril 2009. Les mesures prises par le gouvernement pour soutenir l'accès au financement, à compter de l'automne de 2008, ont aidé à atténuer l'incertitude des marchés et favorisé une forte chute des taux d'intérêt. Ainsi, d'après les estimations de la Banque du Canada, les taux d'intérêt effectifs moyens des ménages et des entreprises ont baissé de près de 200 points de base depuis l'automne dernier (graphique 2.12).

Les taux d'intérêt sont plus bas.

Chart 2.12 - Taux d'intérêt effectifs et taux directeur

 

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Les bienfaits de taux hypothécaires plus bas

Jusqu'ici, Luc et Lucie finançaient l'achat de leur maison au moyen d'un prêt hypothécaire à taux variable. Ils veulent maintenant pouvoir compter sur la sécurité que procurent des paiements fixes et prévisibles. Grâce aux mesures prises par le gouvernement pour accroître les fonds à la disposition des banques, le coût d'une hypothèque fermée de cinq ans est beaucoup plus bas. Si Luc et Lucie avaient fermé leur hypothèque de 150 000 $ en octobre 2008 au taux de 7,20 % alors en vigueur, leurs mensualités auraient été de 1 174 $. S'ils optent pour la même échéance au printemps 2009, le taux d'intérêt sera alors de 5,25 %. Ce faisant, leurs mensualités reculeront à 1 006 $, ce qui représente une économie de 168 $ par mois ou de 2 016 $ par année.

Nouveau soutien pour le financement de véhicules et de matériel

L'effondrement du marché canadien de la titrisation a provoqué une grave pénurie de financement des véhicules et du matériel pour les consommateurs et les entreprises, ce qui a fait augmenter les coûts d'emprunt pour certains et limité l'accès au crédit pour d'autres. Afin de corriger ce problème, le gouvernement a mis en œuvre la Facilité canadienne de crédit garanti, qui appuiera l'achat, à concurrence de 12 milliards de dollars, de titres à terme nouvellement émis adossés à des actifs garantis par des prêts ou des baux relatifs à des véhicules ou du matériel et par des prêts sur stocks (pour le financement de l'inventaire). Cela ajoute aux sommes à la disposition des consommateurs et des entreprises du Canada.

La première affectation de fonds a récemment été effectuée à 15 prêteurs canadiens aux termes de la tranche Grandes entreprises. Ce groupe comprend les sociétés de financement des grands constructeurs de véhicules automobiles et équipementiers du Canada et couvre les prêts, les baux et le financement des inventaires de concessionnaires. Ces entreprises sont maintenant bien placées pour prêter davantage sur la base de leurs engagements au titre de la Facilité canadienne de crédit garanti. Des affectations aux termes de la tranche Petites entreprises, de 1 milliard de dollars, ont également été effectuées. Grâce à la taille minimale plus faible des opérations pour cette tranche, les petits participants au marché profiteront aussi de la Facilité. En tout, 11 milliards de dollars ont été affectés aux termes de la Facilité canadienne de crédit garanti. Le solde des fonds disponibles sera offert dans le cadre d'une autre affectation qui sera effectuée au plus tard en août 2009.

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Facilité canadienne de crédit garanti – Exemple

Georges est propriétaire d'une entreprise de vente et de location de matériel agricole en Saskatchewan. Auparavant, dans le cadre du service qu'il leur fournissait, il aidait ses clients à acheter du matériel neuf en montant des prêts ou des baux par l'entremise du fabricant. Depuis un an, il n'est pas en mesure d'accorder du financement à ses clients, de sorte que ses ventes ont fortement chuté. Le fabricant ayant obtenu confirmation d'une affectation aux termes de la Facilité canadienne de crédit garanti, George peut maintenant être sûr de pouvoir accorder des prêts aux acheteurs éventuels de matériel, ce qui stimulera les ventes de matériel agricole et contribuera à relancer l'économie canadienne.

Un document de consultation sollicitant des commentaires sur les avantages potentiels de permettre aux banques et aux autres institutions financières fédérales de financer par crédit-bail les véhicules et les biens meubles a paru le 26 avril. La période de consultation a pris fin le 8 mai, et les intervenants ont été nombreux à fournir des avis et des commentaires. Le gouvernement évaluera les points de vue recueillis au cours des prochains mois dans le but d'appuyer l'offre future de crédit-bail à titre d'option de financement pour les consommateurs et les entreprises.

« La Facilité canadienne de crédit garanti tombe en plein dans le mille. Ils ont fini par comprendre que les consommateurs ont besoin de financement pour acheter des véhicules et cette réalisation sauvera l'industrie. La Facilité permettra sans doute à la location-bail de reprendre dans une certaine mesure. »

– Dennis DesRosiers, DesRosiers Automotive
Consultants Inc., le 28 janvier 2009

Soutien direct pour les petites et les moyennes entreprises

Le gouvernement ne ménage aucun effort afin d'aider les entreprises à trouver du financement pour alimenter la croissance et maintenir l'emploi. Par le truchement du Programme de crédit aux entreprises, Exportation et développement Canada (EDC) et la Banque de développement du Canada (BDC) fourniront au moins 5 milliards de dollars en prêts directs et d'autres mesures de soutien et de facilitation du financement aux entreprises dotées de modèles d'affaires viables dont l'accès au crédit serait par ailleurs limité. En prévoyant une collaboration étroite avec les prêteurs du secteur privé, ce programme comblera les lacunes d'accès au marché et incitera les institutions du secteur privé à accorder des prêts lorsque la participation mixte facilite leur intervention.

Le Programme de crédit aux entreprises couvre toutes les activités liées au financement additionnel accordé aux entreprises solvables par EDC et la BDC aux termes des marges de manœuvre et des pouvoirs accrus que leur ont conférés l'Énoncé économique et financier de novembre 2008 et le budget de janvier 2009. Ce programme couvre donc les prêts directs et d'autres mesures de soutien et de facilitation du financement comme les garanties, l'assurance et le cautionnement offerts aux prêteurs privés et aux entreprises.

Le Programme de crédit aux entreprises repose sur un nouveau climat de coopération entre les prêteurs privés et les sociétés d'État à vocation financière pour trouver des solutions à l'égard des entreprises solvables qui n'auraient pas autrement accès à du financement en raison de la crise mondiale du crédit. Les prêteurs privés et les sociétés d'État à vocation financière ont donc développé de nouvelles façons de travailler ensemble. Les prêteurs privés participants se sont engagés à rendre compte de façon soutenue des mesures qu'ils ont prises pour coopérer davantage avec les sociétés d'État à vocation financière.

EDC et la BDC ont établi des principes et des processus pour garantir la complémentarité du financement provenant du Programme de crédit aux entreprises. Les prêteurs privés participants se sont engagés à rendre compte de façon continue des processus et des systèmes particuliers qu'ils ont mis en place pour veiller à ce que le crédit accordé par les sociétés d'État à vocation financière ne remplace pas ou ne déloge pas le crédit qu'ils accordent eux-mêmes.

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Soutien financier d'Exportation et développement Canada et de la Banque de développement du Canada

La Banque de développement du Canada encourage l'entrepreneuriat en fournissant aux entrepreneurs des services de financement, de capital de risque et de consultation sur mesure. Elle collabore avec les entrepreneurs de tous les secteurs d'activité, tout au long des différents cycles économiques, et s'emploie à aider les petites et moyennes entreprises à réaliser leurs projets de développement, tant sur la scène locale que mondiale. À titre de prêteur complémentaire, la BDC exerce un rôle accru en période de ralentissement économique. Afin d'aider les clients à composer avec la crise du crédit, la Banque a instauré dès août 2007 un certain nombre de mesures de redressement. Citons notamment l'intensification de l'activité globale de financement, le prolongement de la période de remboursement des nouvelles autorisations, la mesure spéciale d'interruption du remboursement de capital, un soutien accru aux manufacturiers et la mise sur pied d'une équipe spéciale chargée en particulier d'aider les fabricants de pièces d'auto de l'Ontario, ainsi que le lancement d'un programme de prêt de fonds de roulement pour les projets d'expansion à l'étranger.

Exportation et développement Canada offre des services financiers, des produits d'assurance et de cautionnement ainsi que des analyses des marchés mondiaux et de la conjoncture économique pour aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à réussir sur les marchés étrangers. EDC s'est vu accorder plus de latitude pour s'adapter aux besoins changeants des entreprises canadiennes et développer des solutions en partenariat avec les institutions financières; elle continuera de respecter les principes commerciaux des entreprises qu'elle appuie au moyen de ces pouvoirs. Aux termes des récentes modifications de son mandat, EDC peut maintenant offrir ses services sur le marché canadien, y compris de la réassurance aux assureurs-crédit au titre de leur couverture sur le marché intérieur, de la réassurance et des garanties au secteur des cautions à l'égard de ses activités sur le marché intérieur, ainsi que des prêts et des garanties, de concert avec les banques, aux entreprises canadiennes pour des activités de financement intérieur. EDC ajoute à sa gamme de produits sur le marché intérieur de manière à compléter les produits et les services du secteur privé. La façon la plus rapide pour EDC de donner accès au marché à sa capacité accrue et d'être en mesure d'aider les entreprises canadiennes consiste à travailler avec les institutions financières privées.

Même si la Loi d'exécution du budget de 2009 n'a été sanctionnée que le 12 mars 2009, EDC et la BDC ont déjà fait d'importants progrès relativement à l'offre de prêts et d'autres formes de soutien du crédit dans le cadre de ce programme. En date de la mi-mai, les sociétés d'État à vocation financière avaient terminé la mise en place de leurs nouveaux produits et étaient à pied d'œuvre. Cela comprend un engagement d'EDC pouvant atteindre 1 milliard de dollars au titre de l'assurance des comptes débiteurs sur le marché intérieur, ainsi que des ententes signées mises en œuvre par les deux sociétés d'État relativement à des hypothèques commerciales, une syndication et une entreprise de cautionnement. En outre, la BDC a établi des liens plus étroits avec les institutions financières pour l'aiguillage et la mise en commun des transactions afin de coordonner le traitement des petits prêts et sa nouvelle Garantie de marge de crédit d'exploitation.

EDC et la BDC chiffrent leurs activités dans le cadre du Programme de crédit aux entreprises à près de 700 millions de dollars, ce qui leur a permis d'appuyer plus de 800 entreprises. Les sociétés d'État à vocation financière ont accordé leur soutien dans toutes les régions du pays et dans tous les secteurs de l'économie, en ciblant particulièrement les petites entreprises. Le niveau d'activité dans le cadre du Programme devrait s'accélérer rapidement au cours des prochaines semaines.

Un site Web dédié au Programme de crédit aux entreprises (www.fin.gc.ca/pce) a été mis en place pour fournir des renseignements sur le Programme aux entreprises canadiennes et aux prêteurs du secteur privé. Les nombreux succès obtenus jusqu'ici, dont on trouvera des exemples plus loin, témoignent de l'efficacité de ce programme.

EDC n'a pu lancer des activités sur le marché intérieur dans le cadre du Programme de crédit aux entreprises qu'après que la Loi d'exécution du budget de 2009 eut reçu la sanction royale, en mars. Néanmoins, durant les quatre premiers mois de 2009, elle a accueilli plus de 920 nouveaux clients et appuyé pour 22,5 milliards de dollars de financement et d'assurance. Elle a aussi facilité près de 1 400 transactions en partenariat avec des banques et des sociétés de cautionnement. Depuis le début de la crise financière, à l'automne de 2008, la BDC a effectué des activités de financement d'une valeur de 2 milliards. Au 31 mai 2009, elle avait accordé de l'aide à 28 000 clients et son portefeuille avec crû de 15 % par rapport à l'exercice 2008; ce portefeuille s'établit à l'heure actuelle à plus de 12 milliards.

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Exemples de réussites du Programme de crédit aux entreprises

Canadian General-Tower Limited

Exportation et développement Canada a consenti 7,5 millions de dollars sous forme de financement à des fins générales à Canadian General-Tower Limited (CGT). Établie à Cambridge, en Ontario, CGT est un fournisseur de matériaux de vinyle et de cuir entrant dans la confection de sièges, de panneaux intérieurs de portières et de tableaux de bord pour le secteur de l'automobile. Le financement sera affecté aux activités générales de l'entreprise, ce qui ajoutera à sa marge de manœuvre financière et à ses liquidités de fonctionnement. Alors que le secteur de l'automobile éprouve de sérieuses difficultés, les entreprises comme CGT sont bien placées pour accroître leur part de marché et leur présence sur la scène internationale lorsque la crise du secteur de l'automobile se résorbera.

Fabricant de produits chimiques

La Banque de développement du Canada a versé une contribution de 25 millions de dollars dans le cadre d'un programme de financement en vue du rachat par les cadres d'une entreprise du secteur de la fabrication des produits chimiques qui a des usines au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique et en Australie, et qui est en activité depuis près de 50 ans. Le propriétaire initial de l'entreprise a décidé de prendre sa retraite et vend ses actions à l'équipe de gestion en place pour assurer la continuité. Le programme de financement prévoit des investissements de la part des gestionnaires, une contribution financière de la part de l'ancien dirigeant, un emprunt à terme fixe de 50 millions partagé également entre la Banque de développement du Canada et Desjardins, une nouvelle ligne de crédit de 50 millions partagée par deux banques de l'annexe I, et un emprunt subordonné de 25 millions auprès d'une société de placement. Sans la participation de tous ces intervenants du secteur bancaire, la transaction n'aurait pu avoir lieu et les emplois au sein de l'entreprise auraient été menacés.

Wescast Industries

Exportation et développement Canada a mis en place une nouvelle facilité de crédit avec la Banque Toronto-Dominion et Wescast Industries grâce à laquelle Exportation et développement Canada a fourni un financement de 30 millions de dollars à Wescast pour combler ses besoins de fonds de roulement et à d'autres fins générales. Établie à Brantford, en Ontario, Wescast fabrique des collecteurs d'échappement en fonte pour les marchés de l'automobile et des camions légers d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie.

Pêche et transformation des produits de la mer

La Banque de développement du Canada a fourni 9 millions de dollars pour refinancer la dette d'une société de pêche et de transformation des produits de la mer en affaires depuis 1986 et qui exploite trois usines à Terre-Neuve-et-Labrador. L'ancien prêteur à terme, la Glitnir Bank d'Islande, a été nationalisée et se retire du marché nord-américain. L'intervention de la Banque de développement du Canada visait le refinancement de la dette envers la Glitnir Bank afin de permettre à l'entreprise de poursuivre ses activités en prévision de la saison de pêche imminente.

Soutien des prêteurs canadiens

La crise mondiale du crédit fait qu'il est plus difficile pour les banques canadiennes et d'autres prêteurs de recueillir les fonds dont ils ont besoin pour continuer d'accorder des prêts à leurs clients. Voici comment le Cadre de financement exceptionnel aide les institutions financières canadiennes à continuer de prêter aux consommateurs et aux entreprises du Canada.

Aux termes du Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés, le gouvernement est prêt à acheter à hauteur de 125 milliards de dollars de blocs de prêts hypothécaires assurés à des prêteurs canadiens. Jusqu'ici, cette mesure a permis d'accorder 58 milliards de liquidités à terme aux institutions financières. Comme les conditions des liquidités des institutions financières se sont assouplies au cours des derniers mois, les prêteurs ont moins eu recours au Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés. Ce programme demeure toutefois une importante source de liquidités au cas où l'accès à d'autres sources de financement deviendrait plus restreint.

Au moyen de la Facilité canadienne d'assurance aux prêteurs, le gouvernement assurera les emprunts à terme contractés par les institutions de dépôts fédérales sur le marché de gros, de manière que ces institutions ne se trouvent pas désavantagées par rapport à leurs concurrentes étrangères qui peuvent compter sur des programmes de garantie semblables dans leur pays d'attache. La Facilité est maintenant entièrement en place. Aucune institution financière n'y a encore eu recours. La Facilité canadienne des assureurs-vie, qui est aussi disponible, offre le même genre de soutien aux sociétés d'assurance-vie. Aucune de ces sociétés ne s'en est prévalue jusqu'ici.

La Banque du Canada a fourni un niveau exceptionnel de liquidités au système financier canadien depuis le milieu de 2007. Ce soutien a atteint un sommet de plus de 40 milliards de dollars en décembre 2008 et s'établissait à environ 24 milliards le 28 mai 2009.

Le tableau 2.14 fait état des progrès accomplis dans la mise en œuvre d'autres initiatives relevant du Cadre de financement exceptionnel.

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Évolution récente des conditions du crédit au Canada

La progression de l'ensemble du crédit des ménages reste forte bien qu'elle soit inférieure au pic cyclique observé aux environs de l'amorce de la crise financière. En date d'avril 2009, la progression du crédit des ménages, d'un trimestre à l'autre, en taux annuel, s'établissait à 6,7 %. Le fléchissement de la hausse globale du crédit des ménages s'explique surtout par la décélération du crédit hypothécaire résidentiel, qui coïncide avec l'essoufflement généralisé de l'activité sur le marché du logement au Canada.

La croissance du crédit aux entreprises, toutes sources confondues, a été essentiellement nulle en 2009. En date d'avril 2009, la progression du crédit des entreprises, d'un trimestre à l'autre, en taux annuel, s'établissait à 0,6 %.

Cependant, depuis le début de l'année, l'offre de crédit aux entreprises par les marchés financiers s'est nettement améliorée et a remplacé en partie le soutien accordé par les banques. Plus particulièrement, les émissions nettes d'obligations par des sociétés non financières ont rebondi à presque 6,5 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2009 après avoir diminué d'environ 2 milliards au quatrième trimestre de 2008. En revanche, l'offre de crédit aux entreprises par les banques a diminué au cours de chacun des quatre premiers mois de 2009, et de 13,3 % au total en taux annuel, après avoir fortement augmenté au dernier trimestre de 2008.

Les modalités offertes aux emprunteurs continuent de se resserrer. Selon la plus récente enquête de la Banque du Canada auprès des responsables du crédit des banques, menée au premier trimestre de 2009, le resserrement des conditions de prêt s'est encore accentué. De même, la plus récente Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada indique qu'environ le tiers des entreprises ont fait état de conditions de crédit plus rigoureuses au cours des trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents.

Les taux d'intérêt moyens ont baissé de façon soutenue, pour les ménages comme pour les entreprises. Au cours des 12 derniers mois, le taux préférentiel a chuté de 250 points de base et les taux des hypothèques à cinq ans ont baissé de 140 points de base. Selon les estimations de la Banque du Canada, le taux d'intérêt effectif moyen des ménages était de 4,23 % en mai contre 5,46 % en décembre 2008. De même, le taux d'intérêt effectif moyen des entreprises était de 4,16 % en mai contre 5,75 % en décembre 2008.

Renforcer le système financier canadien

Le système financier canadien a fait preuve d'une stabilité remarquable tout au long de la crise, et la communauté internationale a fait l'éloge des pratiques exemplaires de nos banques. Le Forum économique mondial a récemment indiqué que le système bancaire canadien est le plus solide au monde. En mars, le Fonds monétaire international a souligné que la situation financière s'était resserrée, mais que les tensions étaient bien moins vives que dans d'autres pays industrialisés, et que la croissance du crédit se maintenait, deux facteurs qui témoignent d'un système financier résilient1. Selon le chroniqueur économique de la British Broadcasting Corporation, le Canada est le pays le mieux préparé; aucun pays n'est à l'abri, mais, d'après la plupart des indicateurs clés, les Canadiens sortent de cette crise mieux que quiconque2.

Le système financier canadien peut notamment compter sur un goût moins prononcé pour le risque et sur des exigences de fonds propres des institutions financières qui sont nettement plus rigoureuses que les normes minimales internationales, et plus élevées que celles de nombreuses autres administrations. En fait, les institutions canadiennes maintiennent d'elles-mêmes des réserves de fonds propres nettement supérieures au minimum exigé et, en raison dans une certaine mesure d'un plafond réglementaire, elles recourent moins à l'effet de levier que leurs concurrentes étrangères. En outre, les grandes firmes canadiennes de courtage de valeurs mobilières appartiennent à des banques depuis le début des années 1990 et font l'objet d'une surveillance consolidée qui tient compte des risques qui pèsent sur l'ensemble de la banque.

Le marché hypothécaire canadien est très prudent, et de récents ajustements des règles applicables aux hypothèques assurées par le gouvernement ont accru la protection et la solidité du marché canadien du logement. Les nouvelles règles s'appliquent à toutes les polices d'assurance hypothécaire adossées par l'État pour des prêts hypothécaires résidentiels à ratio élevé et exigent, entre autres :

  • de fixer à 35 ans la période maximale d'amortissement;
  • d'exiger un acompte minimal de 5 %;
  • d'établir une exigence relativement à une cote de crédit minimale cohérente;
  • d'instaurer de nouvelles normes de documentation des prêts.

Le gouvernement prendra également des mesures pour rendre l'assurance hypothécaire plus transparente, plus facile à comprendre et plus abordable en améliorant la divulgation de renseignements sur les caractéristiques de l'assurance hypothécaire offerte aux consommateurs et en instaurant de nouvelles mesures pour faire en sorte que les frais d'assurance hypothécaire facturés aux consommateurs canadiens ne dépassent pas le coût réel de cette assurance.

Tout compte fait, les initiatives du gouvernement à l'égard des hypothèques témoignent d'une approche responsable et mesurée pour faire en sorte que le marché canadien du logement demeure vigoureux. Ces mesures ont contenu l'expansion des prêts hypothécaires à risque et empêché la prolifération de produits et de pratiques commerciales qui ont engendré les problèmes à grande échelle que d'autres pays ont connus.

Dans le budget de 2009, le gouvernement du Canada a pris des mesures pour garantir la stabilité de notre système financier malgré les perturbations actuelles qui secouent les marchés financiers mondiaux. Il a notamment accordé plus de latitude à la Société d'assurance-dépôts du Canada pour lui permettre de mieux protéger la stabilité financière au Canada, et s'est doté du pouvoir d'injecter au besoin des capitaux dans les institutions financières fédérales pour appuyer la stabilité financière.

Le gouvernement du Canada participe également pleinement aux efforts coordonnés de la communauté internationale visant à dénouer la crise financière. Le Canada a présidé un groupe de travail mis sur pied par les dirigeants du Groupe des Vingt (G20) pour recenser des mesures permettant de favoriser une saine réglementation et de renforcer la transparence. Il a pris un engagement envers le plan d'action issu de la réunion du G20 d'avril 2009 visant à atténuer les causes et les faiblesses qui ont mené aux perturbations sur les marchés.

Bien que le système financier canadien soit déjà solide, ces mesures le rendront encore plus sain et rehausseront son statut d'exemple à suivre pour la communauté internationale.

Aider les consommateurs de produits financiers

Le 21 mai 2009, le ministre des Finances a annoncé des projets de règlements pour limiter les pratiques commerciales qui ne sont pas à l'avantage des consommateurs et pour faire en sorte que les Canadiens reçoivent en temps voulu des renseignements clairs au sujet de leurs cartes de crédit.

Les mesures réglementaires proposées :

  • imposent un délai de grâce minimum effectif de 21 jours sans intérêt pour tous les nouveaux achats réglés par carte de crédit, lorsque le consommateur paie son solde en entier;
  • réduisent les coûts liés aux intérêts en imposant une affectation des paiements favorable aux consommateurs;
  • permettent aux consommateurs de mieux contrôler leurs finances personnelles en exigeant leur consentement explicite à la hausse de leur limite de crédit;
  • limitent les pratiques auxquelles ont recours les institutions financières pour communiquer avec les consommateurs à des fins de recouvrement;
  • interdisent les frais de dépassement de limite attribuables uniquement à des montants retenus par des commerçants;
  • fournissent des renseignements clairs dans les conventions de crédit et les demandes de carte de crédit en y incorporant un encadré récapitulatif des principales caractéristiques de l'emprunt, comme les taux d'intérêt et les frais;
  • aident les consommateurs à gérer les obligations liées à leur carte de crédit en leur fournissant de l'information sur le temps qu'il leur faudra pour rembourser tout leur solde s'ils ne versent chaque mois que le paiement minimum requis;
  • exigent que les consommateurs soient informés des augmentations de taux d'intérêt avant leur entrée en vigueur, même si cette information figurait dans leur convention de crédit.

Les projets de règlements ont paru dans la Partie I de la Gazette du Canada afin que le public puisse les commenter.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Modification des règles visant les cartes de crédit

Le projet de Règlement sur les pratiques commerciales en matière de crédit imposera un délai de grâce minimum de 21 jours sans intérêt pour tous les nouveaux achats réglés par carte de crédit. À l'heure actuelle, les délais de grâce accordés par certains émetteurs de cartes de crédit à l'égard des nouveaux achats varient entre 15 et 24 jours lorsque le consommateur règle l'intégralité du solde. Toutefois, d'autres émetteurs appliquent des intérêts au cours de cette période – ce qui revient à ne pas accorder de délai de grâce – si un solde est reporté de la période précédente. Aux termes du projet de règlement, un délai de grâce serait applicable à l'égard de tous les nouveaux achats dans la mesure où le consommateur règle la totalité de son solde au cours du mois courant, peu importe qu'un solde ait été reporté du mois précédent.

Supposons que, en règle générale, Martin acquitte la totalité du solde de sa carte de crédit chaque mois. En avril, il a réglé une partie du solde au cours de la période de facturation, mais il a raté la date d'échéance pour le reste, et un solde de 300 $ a été reporté au mois de mai. Le 5 mai, Martin fait un nouvel achat s'élevant à 50 $. Il règle le plein montant de son solde, soit 350 $, à la date d'échéance indiquée sur son relevé (le 19 juin). Voici quelles seraient les conséquences pour lui selon les deux méthodes existant à l'heure actuelle en ce qui touche le délai de grâce.

Si l'émetteur de la carte de crédit de Martin utilise la première méthode, ce dernier paiera des intérêts uniquement sur le montant de 300 $ reporté du mois d'avril. Il aura droit à un délai de grâce en franchise d'intérêts à l'égard de son nouvel achat de 50 $, car il a acquitté la totalité de son solde à la date d'échéance, soit le 19 juin. Si l'émetteur utilise la deuxième méthode, Martin devra payer des intérêts sur les 300 $ reportés du mois d'avril et sur le nouvel achat de 50 $. Le projet de règlement ferait en sorte que tous les émetteurs utilisent la première méthode pour les délais de grâce, lesquels doivent être d'au moins 21 jours.

En outre, un projet de règlement sur l'assurance hypothécaire est en préparation et la mise sur pied d'un groupe de travail national sur les connaissances financières de base est bien amorcée.

Réglementation des valeurs mobilières

Le gouvernement s'engage à travailler de près avec toutes les administrations pour mener cette importante initiative à bien. Une masse critique de provinces et de territoires a déjà annoncé sa volonté de participer à la mise en place d'un organisme canadien de réglementation des valeurs mobilières.

La Loi d'exécution du budget de 2009 qui a été adoptée en mars établit le cadre juridique requis pour mettre sur pied le bureau de transition, qui dirigera la transition vers un organisme canadien de réglementation des valeurs mobilières et élaborera un plan de mise en œuvre. L'établissement du bureau de transition se poursuit.

Régimes de retraite privés sous réglementation fédérale

Le projet de règlement visant à alléger provisoirement la capitalisation du déficit de solvabilité des régimes de retraite à prestations déterminées qui avait été proposé dans l'Énoncé économique et financier de 2008 et dans le budget de 2009 a fait l'objet d'une publication préalable dans la Gazette du Canada. Le gouvernement examine et évalue présentement les commentaires suscités par le projet de règlement afin de déterminer s'il y a lieu de le modifier. La version finale du règlement sera en place d'ici la date butoir du 14 aôut 2009 pour le dépôt des rapports d'évaluation des régimes de retraite au 31 décembre 2008.

Un document de consultation sur le cadre législatif et réglementaire des régimes de retraite privés sous réglementation fédérale a été publié en janvier 2009. Les consultations proprement dites, que présidait le secrétaire parlementaire du ministre des Finances, M. Ted Menzies, se sont déroulées partout au Canada en mars et en avril. Compte tenu de l'intérêt qu'elles ont suscité et des commentaires reçus jusqu'ici, la date limite pour soumettre des observations écrites au sujet du document de consultation a été reportée au 31 mai 2009. Le gouvernement est en train d'évaluer les observations et les mémoires qu'il a reçus, et il proposera des mesures législatives et réglementaires plus tard cette année.

À leur réunion du 25 mai dernier, les ministres fédéral et provinciaux des Finances ont terminé l'examen triennal du Régime de pensions du Canada et se sont entendus sur une série de changements en vue d'améliorer les prestations de retraite offertes par le Régime. Ils ont recommandé le maintien du taux de cotisation à son niveau actuel et ont souligné la viabilité du Régime et des autres piliers du système de revenu de retraite du Canada. Les ministres ont poursuivi leur dialogue sur des initiatives touchant les régimes de pension qu'ils réglementent et ont convenu de créer un groupe de recherche sur le niveau adéquat du revenu de retraite, qui doit leur présenter un rapport d'ici la fin de l'année.

Le tableau 2.14 fait état des progrès réalisés dans la mise en œuvre d'autres initiatives pour renforcer le système financier canadien.

Tableau 2.14
Améliorer l'accès au financement et renforcer le système financier canadien
  Financement
 total
disponible
(G$)
Instruments
habilitants
en vigueur
Financement
total versé
(G$)
Financement
disponible

Programme d'achat de prêts
  hypothécaires assurés
Jusqu'à 125 Oui 57,8 En permanence
Programme de crédit aux entreprises,
  appuyé par les pouvoirs élargis et
  les capitaux additionnels d'Exportation
  et développement Canada et de
  la Banque de développement
  du Canada
Au moins 5 Oui 0,7 Avril
Programme de financement
  des petites entreprises du Canada
Jusqu'à 0,3 Oui Avril
Facilité canadienne de crédit garanti Jusqu'à 12 Oui 11 Mai
Facilité canadienne d'assurance
  aux prêteurs
S.O. Oui Février
Facilité canadienne des assureurs-vie S.O. Oui Mai
Modernisation des pouvoirs de
  la Banque du Canada
40 Oui 40 En permanence
Obligation hypothécaire du Canada Jusqu'à 10 Oui 7 En permanence
Comité consultatif sur le financement S.O. Oui S.O.
Pouvoirs et mandat de la Société
  d'assurance-dépôts du Canada
S.O. Oui S.O.
Pouvoirs étendus du ministre
  des Finances
S.O. Oui S.O.
Recapitalisation et participation
  au capital des banques
S.O. Oui S.O.
Mesures pour protéger les
  consommateurs à l'égard
  des cartes de crédit
S.O. Oui S.O.
Organisme canadien de réglementation
  des valeurs mobilières
S.O. Oui S.O.
Mesures pour protéger les
  consommateurs à l'égard
  de l'assurance hypothécaire
S.O. Oui S.O.
Consultations sur les pouvoirs liés
  au crédit-bail
S.O. Oui S.O.
Groupe de travail national sur les
  connaissances financières de base
S.O. Oui S.O.
Amélioration du cadre législatif et
  réglementaire des régimes de retraite
  sous réglementation fédérale
S.O. Oui S.O.

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1 Fonds monétaire international, 2009 Article IV Mission to Canada: Concluding Statement, 9 mars 2009.

2 BBC, Stephanomics, www.bbc.co.uk/blogs/thereporters/stephanieflanders/2009/03/the_best_prepared_awar.html.