Ministère des Finances Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Table des matières - Suivant

Archivé - Chapitre 1
Vue d'ensemble

Cette page Web a été archivée dans le Web.

Introduction

Tous les pays – y compris le Canada – ressentent les effets de la récession mondiale. Bon nombre de collectivités, d'entreprises et de travailleurs du Canada sont sérieusement touchés par le ralentissement de l'économie.

Le gouvernement a mobilisé tous les moyens à sa disposition et l'ensemble de ses partenaires – au pays comme à l'étranger – afin de mettre en place des mesures de stimulation sans précédent qui aideront les Canadiennes et les Canadiens à traverser la récession mondiale et à en ressortir avec une économie encore plus forte.

Le Canada est parti en position de force relative. La récession mondiale a mis en lumière les avantages comparatifs dont il jouit, y compris un marché immobilier qui a évité les excès observés dans d'autres pays – en particulier aux États-Unis – et un système bancaire que le Forum économique mondial considère comme étant le plus solide au monde. En raison de ces avantages, le Canada a été le dernier pays du Groupe des Sept (G7) à entrer en récession, et le Fonds monétaire international (FMI) s'attend à ce qu'il connaisse la reprise la plus forte.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

« Le Canada est mieux placé que bien d'autres pays pour affronter la crise. Il y est entré en position de force, et sa ferme gestion des politiques publiques lui a permis de soutenir sa stabilité macroéconomique et financière à long terme. »

– Fonds monétaire international, mai 2009

La force relative de l'économie canadienne nous a permis de mettre en place l'une des séries de mesures de stimulation les plus complètes au monde. Nous l'avons fait parce que nous étions inquiets quant à l'impact de la récession mondiale sur l'emploi au Canada, et parce que nous en avons les moyens en raison de notre force relative.

Le Plan d'action économique du Canada regroupe un large éventail d'initiatives qui sont en voie de mise en œuvre dans un temps record. Selon le présent rapport, dans 80 % des cas, les mesures sont en place ou les engagements nécessaires ont été pris de manière à financer des projets et des initiatives spécifiques. Le Plan d'action est conçu pour mettre en œuvre les mesures de stimulation aussi rapidement et aussi efficacement que possible. C'est pourquoi le gouvernement a pris des mesures énergiques pour effectuer les dépenses annoncées dans le budget à un rythme sans précédent.

Par l'effet du Plan d'action et de la récession mondiale, le déficit projeté pour 2009-2010 s'établit maintenant à 50,2 milliards de dollars. Ce montant dépasse la projection qui figurait dans le budget de 2009, en raison d'une baisse des rentrées d'impôt, d'une hausse des prestations d'assurance-emploi ainsi que de mesures additionnelles visant à stabiliser notre secteur de l'automobile. Il s'agit d'un déficit élevé, mais beaucoup plus modeste que ceux d'autres pays. En outre, notre déficit et notre niveau d'endettement sont largement inférieurs à ceux des autres pays du G7.

Le gouvernement est déterminé à recommencer à dégager des excédents dans les années à venir. Cet engagement est confirmé par le fait que les dépenses prévues par le Plan d'action sont concentrées sur les deux prochaines années et que les fonds inutilisés ne seront pas reportés.

Le gouvernement est toujours assuré que c'est le plan qui convient pour affronter la crise mondiale actuelle. La mise en œuvre efficace du Plan d'action économique du Canada permettra à notre pays de sortir plus fort de cette récession, au profit de tous les Canadiens.

Le Plan d'action économique du Canada

Le Plan d'action économique du Canada est la réponse du gouvernement à la plus grave récession mondiale depuis des générations. Il vise à protéger les emplois et les revenus des Canadiens en injectant 62 milliards de dollars dans l'économie.

Ces mesures donneront à l'économie et à l'emploi le coup de pouce dont ils ont bien besoin à l'heure actuelle et représentent un investissement dans notre avenir. Le Plan d'action économique :

  • réduit les impôts de façon permanente;
  • vient en aide aux chômeurs en améliorant l'assurance-emploi et les programmes de formation;
  • évite des mises à pied en bonifiant les mesures de partage du travail de l'assurance-emploi;
  • crée des emplois grâce à des dépenses massives en infrastructure;
  • aide à créer l'économie de demain en améliorant l'infrastructure des collèges et des universités, et en appuyant la recherche et la technologie;
  • vient en aide aux industries et aux collectivités les plus touchées par la récession mondiale;
  • rend le financement plus accessible et plus abordable pour les ménages et les entreprises du Canada.
Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Éloges de la communauté internationale pour le Plan d'action économique du Canada

« Le plan de stimulation du Canada vient à point nommé et est important, diversifié et structuré en vue d'une efficacité maximale. »

– Fonds monétaire international, mai 2009

En raison de la force relative du Canada sur le plan économique, financier et budgétaire, la détérioration de l'économie à la fin de 2008 et au début de 2009 y a été moins importante qu'ailleurs dans le monde. Le FMI prévoit d'ailleurs que la contraction de l'économie en 2009 sera plus modeste au Canada que dans tous les autres pays du G7.

Le Canada est moins touché que d'autres pays par la récession mondiale.

Graphique 1.1 - Perspectives économiques des grandes économies avancées pour 2009 selon le FMI

Autre aspect tout aussi important, le Canada peut gérer des déficits à court terme en raison de son faible niveau d'endettement. C'est ainsi que le gouvernement a pu instaurer des réductions d'impôt permanentes pour appuyer la croissance économique à long terme du Canada, alors que d'autres pays n'ont adopté que des allégements temporaires. Les Canadiens ont donc l'assurance que le gouvernement est en mesure d'investir les sommes prévues par le Plan d'action économique sans accumuler un déficit permanent.

Le Plan d'action économique est la contribution du Canada aux efforts de la communauté internationale en vue d'enrayer la récession la plus profonde et la plus vaste depuis la Seconde Guerre mondiale.

Puisque la récession est d'envergure mondiale, tous les pays du monde doivent se mobiliser pour en sortir. Au Canada comme dans le monde entier, la reprise dépendra des efforts déployés pour stabiliser le système financier international et pour stimuler efficacement la demande pendant les ajustements que doivent connaître les économies de nos principaux partenaires commerciaux et, en particulier, le système financier des États-Unis.

Le Canada contribue à relancer l'économie mondiale. Nous participons activement aux discussions du G7 et du Groupe des Vingt (G20) en vue de stabiliser l'économie mondiale et de jeter les bases d'un retour à la croissance. Le Canada continue d'encourager vivement tous les pays à résister au protectionnisme, à développer le commerce international et à favoriser une réglementation financière prudente afin de dénouer la crise mondiale.

La mise en place de mesures de stimulation efficaces qui contribuent de manière appréciable à la création d'emplois exige aussi que toutes les administrations publiques du Canada agissent de façon concertée. Environ 40 % des mesures de stimulation prévues dans le Plan d'action économique sont des mesures conjointes des administrations fédérale, provinciales, territoriales et municipales. En janvier, notre estimation prudente des mesures de stimulation provinciales et territoriales prises en complément de notre plan se chiffrait à 11,7 milliards de dollars.

Pour la plupart, les gouvernements provinciaux et territoriaux se sont ralliés aux efforts en vue de stimuler l'économie et ont mis en place des mesures qui s'harmonisent parfaitement avec les initiatives fédérales de financement conjoint.

La crise économique a également obligé les gouvernements à prendre des mesures énergiques, au-delà de celles prévues à l'origine dans le Plan d'action déposé le 27 janvier. Il s'agit notamment d'une aide accrue pour le secteur de l'automobile, en partenariat avec le gouvernement de l'Ontario et la nouvelle administration des États-Unis. Cette aide porte à 62 milliards de dollars la valeur totale du Plan d'action économique. Le Canada a également participé aux efforts dirigés par le G20 afin de mobiliser 1 billion de dollars américains de plus pour aider les économies de marché émergentes en situation de crise financière et les pays dans le besoin, et pour assurer la poursuite des échanges commerciaux internationaux.

Si l'on tient compte des mesures additionnelles prises par les provinces et les territoires, le niveau global de stimulation de l'emploi, cette année et l'an prochain, sera aussi ou plus élevé au Canada que dans tout autre pays du G7, y compris les États-Unis. Qui plus est, les gouvernements fédéral et provinciaux travaillent maintenant de façon énergique dans le but commun de mettre en œuvre les mesures de stimulation le plus efficacement possible.

Tableau 1.1
Le Plan d'action économique du Canada
  2009-2010 2010-2011 Total

  (M$ – comptabilité de caisse)
Réduire le fardeau fiscal des Canadiens 3 020 3 180 6 200
Venir en aide aux chômeurs 2 708 3 546 6 254
Bâtir l'infrastructure pour créer des emplois 9 803 6 649 16 452
Créer l'économie de demain 2 371 1 664 4 035
Appuyer les industries et les collectivités, notamment
  grâce à des partenariats internationaux pour soutenir
  le secteur de l'automobile
11 493 2 178 13 671
 
Total – Mesures de stimulation fédérales 29 395 17 217 46 612
Contribution escomptée des provinces
  et des territoires1
9 835 5 115 14 950
 
Total – Mesures de stimulation du Plan d'action économique 39 230 22 332 61 562
Référence      
Mesures de stimulation provinciales et
  territoriales au-delà de la contribution
  escomptée dans le Plan d'action économique
8 398 9 673 18 071
 
Total – Mesures de stimulation 47 628 32 005 79 633

1 En supposant que la contribution de l'Ontario à l'aide au secteur de l'automobile est proportionnelle à la contribution fédérale.

 

Le Plan d'action du Canada est l'un des plus importants du G7.

Graphique 1.2 - Valeur des mesures de stimulation mises en œuvre en 2009 et en 2010 dans les pays du G7

Mise en œuvre rapide

Le Plan d'action économique du Canada est conçu pour mettre en œuvre les mesures de stimulation aussi rapidement et aussi efficacement que possible, de façon à avoir un impact maximal sur l'emploi. C'est pourquoi le gouvernement a pris des mesures énergiques pour effectuer les dépenses annoncées dans le budget en gagnant jusqu'à 14 mois par rapport au processus habituel (tableau 1.2).

Le Plan d'action économique du Canada a été déposé le 27 janvier 2009; il s'agit du budget le plus hâtif de l'histoire du Canada. Les mesures législatives autorisant la mise en œuvre de ses principaux éléments ont été déposées 10 jours plus tard et adoptées par le Parlement le 12 mars. Le gouvernement a adopté cette approche accélérée pour que les fonds commencent à être versés dès le 1er avril.

Tableau 1.2
Exécution du budget – Processus habituel et processus accéléré pour le budget de 2009
  Échéance  
 
 
Étape Processus habituel Processus accéléré Temps gagné


1. Dépôt du budget Fin février 27 janvier 1 mois


2. Adoption de la loi d'exécution du budget 3 à 4 mois
après le dépôt du budget
1,5 mois après le dépôt du budget 1 à 2 mois


3. Approbation des nouvelles initiatives par le Cabinet et le Conseil du Trésor 3 à 8 mois 1 à 2 mois 2 à 6 mois


4. Affectation du financement
aux nouvelles mesures
4 à 10 mois Une partie des fonds est disponible au début de l'exercice (Budget principal des dépenses et Loi d'exécution du budget de 2009). Le reste des fonds est disponible 5 mois après le dépôt du budget. 2 à 5 mois


Total 10 à 22 mois 4 à 8 mois 6 à 14 mois

Le présent rapport fait état des progrès en date du 72e jour du premier exercice du Plan d'action économique. Les réalisations sont nombreuses. D'importants volets du Plan d'action sont déjà en place. Le gouvernement a pris des mesures afin de verser les fonds requis pour financer 80 % des initiatives qu'il prévoit.

Les éléments du Plan d'action que contrôle directement le gouvernement fédéral sont largement en place. Par exemple :

  • Les propriétaires peuvent se prévaloir du crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire pour effectuer des rénovations entre le 27 janvier 2009 et le 1er février 2010. Les Canadiens recourent dès maintenant au crédit.
  • Les prestations bonifiées d'assurance-emploi sont en place et versées.
  • La majorité des projets d'infrastructure fédéraux ont été choisis, les marchés ont été attribués et les travaux relatifs à certains projets sont en cours.

Dans le cas des mesures relevant conjointement d'autres gouvernements ou de partenaires, le gouvernement a parachevé un grand nombre d'ententes pour que les provinces, les territoires, les municipalités et les partenaires du secteur privé puissent les mettre en œuvre. Par exemple :

  • Le gouvernement fédéral a signé des ententes avec toutes les provinces pour offrir des programmes de formation améliorés dans le cadre de l'assurance-emploi. La mise en œuvre de ces programmes relève maintenant des provinces en cause.
  • De plus, des arrangements ont été pris avec toutes les provinces pour qu'elles offrent une meilleure formation aux travailleurs qui n'ont pas droit à des prestations d'assurance-emploi.
  • Des ententes sont en négociation ou ont été signées et des projets d'infrastructure ont été annoncés dans toutes les provinces et tous les territoires.
  • Des ententes ont été conclues avec la quasi-totalité des provinces et des territoires afin de fournir 1 milliard de dollars pour la rénovation et la modernisation de logements sociaux.

Le reste du présent chapitre passe en revue les progrès de la mise en œuvre de chacun de ces éléments du Plan d'action économique, comme le résume le tableau 1.3.

Tableau 1.3
Progrès dans la mise en œuvre du Plan d'action économique
  Fonds prévus
pour les mesures
de stimulation
en 2009-2010
Fonds
engagés
en 2009-2010
Proportion des
fonds qui sont
engagés en 2009-2010

  (G$ – comptabilité de caisse) (%)
Réduire le fardeau fiscal des Canadiens 3,0 2,4 81
Venir en aide aux chômeurs 2,7 2,6 95
Bâtir l'infrastructure
  pour créer des emplois
9,8 7,1 73
Créer l'économie de demain 1,9 1,1 59
Inforoute Santé du Canada1 0,5
Appuyer les industries et
  les collectivités, notamment
  grâce à des partenariats
  internationaux pour soutenir
  le secteur de l'automobile
11,5 10,3 90
 
Financement fédéral total 29,4 23,6 80

1 Le gouvernement effectue une autre vérification préalable.

Réduire le fardeau fiscal des Canadiens

Les allégements fiscaux du Plan d'action économique du Canada sont un élément essentiel des efforts déployés par le gouvernement pour stimuler l'économie et pour créer ou protéger des emplois. La baisse des impôts allège les pressions financières qui pèsent sur les particuliers, les familles et les entreprises, et elle aide à jeter des bases solides pour assurer la croissance économique future. Elle stimule en outre les dépenses des particuliers, ce qui aide à protéger et à créer des emplois. Les réductions d'impôt annoncées dans le Plan d'action renforcent le programme ambitieux du gouvernement visant à créer un régime fiscal qui rehausse le niveau de vie et stimule la création d'emplois et l'investissement au Canada.

Anticipant une baisse de régime de l'économie mondiale, le Canada a pris d'importantes mesures dès le dépôt de l'Énoncé économique d'octobre 2007. Alors que les États-Unis avaient mis en place des réductions d'impôt ponctuelles, le gouvernement du Canada a instauré des allégements fiscaux permanents et de portée générale qui seront viables dans l'avenir. Grâce à ces mesures, le Canada est mieux placé que la plupart des pays pour résister aux effets des difficultés actuelles de l'économie mondiale.

La réduction du fardeau fiscal des particuliers, des familles et des entreprises par suite des mesures prises par le gouvernement du Canada depuis 2006, y compris celles proposées dans le Plan d'action économique, est estimée à 220 milliards de dollars en 2008-2009 et au cours des cinq exercices suivants. De cette somme, les allégements fiscaux proposés dans le Plan d'action économique représentent plus de 20 milliards.

Allégements fiscaux pour les particuliers et les familles

Le Plan d'action économique a instauré de nouvelles réductions substantielles de l'impôt sur le revenu qui profiteront immédiatement aux contribuables, en particulier aux Canadiens à revenu faible ou moyen, ainsi que des mesures pour aider les Canadiens à acheter une habitation et à l'entretenir. Par exemple :

  • Afin d'encourager l'accession à la propriété et la rénovation domiciliaire et de stimuler les industries de la construction et de la rénovation, le crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire procurera, pour une durée limitée, un allégement fiscal pouvant atteindre 1 350 $, tandis que le crédit d'impôt pour l'achat d'une première habitation se traduira par un allégement pouvant atteindre 750 $. Ces mesures aideront les Canadiens à investir dans leur habitation.

« Grâce à ces modifications du régime fiscal, les Canadiens auront plus d'argent dans leurs poches, ce qui leur donnera un regain de confiance et les encouragera à dépenser –deux éléments essentiels à la prospérité du secteur du commerce de détail et à la reprise de l'économie canadienne dans son ensemble. »

– Diane J. Brisebois, présidente et directrice générale,
Conseil canadien du commerce de détail, le 28 janvier 2009

  • Le montant que les Canadiens peuvent gagner sans avoir à payer d'impôt fédéral sur le revenu a encore été majoré, et les limites supérieures des deux premières fourchettes d'imposition du revenu des particuliers ont été relevées afin que les Canadiens puissent gagner davantage avant d'être assujettis à des taux d'imposition plus élevés. Les Canadiens profitent déjà de cet allégement fiscal, notamment grâce à la diminution du montant d'impôt retenu sur leurs chèques de paie. Ces mesures permettront aux Canadiens de disposer de plus d'argent.
  • La réduction d'impôt procurée par la Prestation fiscale pour le revenu de travail, instaurée dans le budget de 2007, a en fait été doublée pour inciter davantage les Canadiens à faible revenu qui travaillent à continuer de le faire et pour encourager les Canadiens à faible revenu à entrer sur le marché du travail.
  • Le montant du crédit en raison de l'âge a été haussé de 1 000 $ pour accorder un allégement fiscal aux aînés à revenu faible ou moyen. Cela leur permet d'économiser jusqu'à 150 $ de plus par année en impôt.

Les mesures prises par le gouvernement depuis 2006 donnent un important coup de pouce à l'économie et à la création d'emplois, car les particuliers et les familles profiteront de réductions d'impôt totalisant près de 160 milliards de dollars en 2008-2009 et au cours des cinq exercices suivants. Les principales mesures sont les suivantes :

  • Tous les Canadiens – même ceux qui ne gagnent pas assez pour payer l'impôt sur le revenu des particuliers – profitent de la réduction de 2 points de pourcentage du taux de la taxe sur les produits et services (TPS). Le maintien du niveau du crédit pour la TPS, alors que le taux de la taxe a été abaissé de 2 points de pourcentage, procure des avantages dépassant 1,1 milliard de dollars par année aux Canadiens à revenu faible ou modeste, ce qui leur rend plus abordable de faire des achats.
  • Tous les contribuables profitent de la baisse du taux d'imposition le moins élevé, qui est passé de 16 % à 15 %.
  • Le nouveau compte d'épargne libre d'impôt, instauré dans le budget de 2008, favorise l'épargne au moyen d'un compte enregistré souple et d'usage général qui permet aux Canadiens de gagner un revenu de placement libre d'impôt.
  • Le gouvernement a également instauré des allégements ciblés destinés aux familles, aux étudiants, aux aînés, aux pensionnés, aux travailleurs, aux personnes handicapées et aux collectivités.
Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Réduire le fardeau fiscal des Canadiens

  • Le crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire et le crédit d'impôt pour l'achat d'une première habitation sont disponibles
  • Le montant personnel de base a été haussé
  • La Prestation fiscale pour le revenu de travail a été bonifiée
  • Le montant du crédit en raison de l'âge a été haussé

 

Les Canadiens, surtout ceux à revenu faible ou moyen, conservent une plus grande partie de leur argent.

Pour l'année 2009, plus de 30 % des allégements de l'impôt sur le revenu des particuliers instaurés par le gouvernement profiteront aux Canadiens qui gagnent moins de 40 726 $ par année, et près de 45 % profiteront à ceux dont le revenu imposable est compris entre 40 726 $ et 81 452 $. Les trois quarts des allégements profiteront donc aux Canadiens dont le revenu est inférieur à 81 452 $.

Graphique 1.3 - Proportion des allégements de l'impôt sur le revenu des particuliers et des impôts payés par fourchette d'imposition en 2009

Allégements fiscaux pour les entreprises canadiennes

Un régime concurrentiel d'impôt des sociétés est une condition essentielle à la création d'un climat propice à l'investissement, à la croissance et à la création d'emplois au Canada. Le Plan d'action économique ajoute aux réductions de l'impôt sur le revenu des sociétés qui aident déjà les entreprises canadiennes à mieux pouvoir résister aux répercussions des difficultés actuelles de l'économie mondiale, à protéger et à créer des emplois ainsi qu'à émerger plus fortes du ralentissement économique.

  • Afin d'aider les entreprises à adopter plus rapidement les nouvelles technologies, une déduction pour amortissement (DPA) temporaire de 100 % a été instaurée pour les ordinateurs acquis après le 27 janvier 2009 et avant le 1er février 2011.
  • Afin d'aider les entreprises du secteur de la fabrication et de la transformation à se restructurer et à s'équiper en vue d'une réussite à long terme, on a prolongé l'application de la déduction pour amortissement accéléré au taux de 50 %, selon la méthode de l'amortissement linéaire, pour les investissements dans le matériel de fabrication et de transformation, de sorte qu'elle vise les investissements effectués en 2010 et en 2011.
  • Afin d'aider les petites entreprises à conserver une plus grande part de leurs bénéfices à des fins de réinvestissement, d'expansion et de création d'emplois, le montant de leur revenu donnant droit au taux réduit de l'impôt fédéral a été porté à 500 000 $ le 1er janvier 2009, après être passé de 300 000 $ à 400 000 $ le 1er janvier 2007.
  • Afin de stimuler l'exploration minière partout au Canada, le crédit d'impôt pour exploration minière, qui avait été établi temporairement, a été maintenu pour une autre année.

Les allégements de l'impôt des sociétés instaurés par le gouvernement depuis 2006, notamment grâce aux mesures contenues dans le Plan d'action économique, totaliseront plus de 60 milliards de dollars en 2008-2009 et au cours des cinq exercices suivants.

  • Le taux de l'impôt fédéral sur le revenu des sociétés reculera à 15 % en 2012, après être passé de 19,5 % en 2008 à 19 % le 1er janvier 2009.
  • Le taux de l'impôt fédéral applicable au revenu admissible des petites entreprises a été ramené à 11 % en 2008.
  • Les taux de la DPA applicable à certains biens ont été rajustés afin de mieux correspondre à la vie utile de ces biens. Cela allège le fardeau fiscal sur les investissements et assure la neutralité du traitement fiscal de la DPA, ce qui favorise les investissements les plus productifs.
  • L'impôt fédéral sur le capital, qui était particulièrement néfaste pour l'investissement des entreprises, a été aboli en 2006, et un incitatif financier temporaire a été mis en place en 2007 afin d'encourager les provinces à abolir leurs impôts généraux sur le capital et à remplacer leurs impôts sur le capital des institutions financières par un impôt minimum ou à les abolir. Toutes les provinces auront aboli leurs impôts généraux sur le capital d'ici 2012.

Toutes ces mesures aident les entreprises à réussir et à survivre en ces temps difficiles, à maintenir et à créer des emplois ainsi qu'à créer un climat propice à l'investissement.

Les provinces et les territoires ont également pris d'autres mesures pour accroître l'avantage du Canada au chapitre de l'impôt des sociétés. Plusieurs ont réduit le taux de leur impôt sur le revenu des sociétés ou sont en voie de le faire, et l'harmonisation de la taxe de vente de l'Ontario avec la TPS allégera également le fardeau fiscal des entreprises.

Grâce aux réductions d'impôt sur le revenu des sociétés instaurées par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, le Canada réalisera l'objectif d'afficher d'ici 2010 le plus faible taux global d'imposition sur les nouveaux investissements des entreprises parmi les pays du G7 (graphique 1.4). D'ici 2012, le Canada aura en outre, au sein du G7, le plus bas taux d'imposition du revenu des sociétés prévu par la loi. La compétitivité de notre régime de fiscalité des entreprises encouragera les nouveaux investissements au Canada, y compris les investissements directs étrangers. Par suite des mesures prises par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux au cours des dernières années afin de réduire les impôts, le Canada dispose de bases solides pour profiter de la croissance économique future, pour créer des emplois et pour assurer aux Canadiens un niveau de vie plus élevé.

Le Canada affichera bientôt un taux d'imposition des nouveaux investissements des entreprises qui sera le plus bas du G7 et inférieur à la moyenne de l'OCDE.

Graphique 1.4 - Attirer de nouveaux investissements

 

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Allégements fiscaux pour les entreprises du Canada

  • Mesure temporaire permettant de passer en charges immédiatement les achats d'ordinateurs
  • Prolongation de la mesure temporaire de déduction pour amortissement accéléré applicable aux machines et au matériel de fabrication et de transformation
  • Relèvement à 500 000 $ du montant de revenu des petites entreprises donnant droit au taux réduit de l'impôt fédéral sur le revenu
  • Prolongation du crédit d'impôt temporaire pour exploration minière

Venir en aide aux chômeurs

Le but ultime du Plan d'action économique du Canada est de protéger les emplois et de venir en aide aux Canadiens directement touchés par la récession mondiale. Le gouvernement prend des mesures pour soutenir ceux que la récession affecte le plus en bonifiant les prestations d'assurance-emploi et en améliorant les possibilités de recyclage des travailleurs. En fait, le gouvernement investit cet année 5,5 milliards de dollars de plus en prestations d'assurance-emploi.

Même si la situation est difficile, le marché du travail a été moins touché au Canada que dans d'autres pays. L'emploi a continué de progresser au Canada pendant une bonne partie de 2008, ce qui contraste vivement avec la situation observée aux États-Unis. La performance relativement vigoureuse du Canada en 2008 s'explique par plusieurs facteurs, dont la solidité des marchés canadiens du logement et des services financiers, l'activité liée à la récente poussée des prix des produits de base, de même que les réductions d'impôt instaurées par le gouvernement dans l'Énoncé économique d'octobre 2007, qui sont entrées en vigueur en janvier 2008, au moment où les États-Unis entraient en récession.

Le Canada est entré en récession après les États-Unis, et les pertes d'emploi y ont été moins importantes.

Graphique 1.5 - Emploi total

Toutefois, ces derniers mois, la récession mondiale a nettement perturbé l'économie et le marché du travail du Canada. Le nombre d'emplois a chuté de 363 000 et le taux de chômage a augmenté pour atteindre 8,4 %. Le système d'assurance-emploi a réagi au dépérissement du marché du travail. Cette année, le gouvernement dépensera 5,5 milliards de dollars de plus que l'an dernier pour les prestations d'assurance-emploi. Cet argent ira à ceux qui sont aux prises avec des pertes d'emploi.

Dans le Plan d'action économique, le gouvernement a gelé les taux de cotisation d'assurance-emploi des employeurs et des employés jusqu'en 2010. N'eût été de cette mesure, les taux de cotisation auraient augmenté pour les entreprises et les travailleurs canadiens, afin de compenser partiellement la hausse du coût des prestations. Comme la chute de l'emploi a été plus forte que prévu, le gel des taux de cotisation d'assurance-emploi a gagné en importance, à l'avantage des entreprises et des employés. Il représente un investissement direct important du gouvernement du Canada dans les prestations d'assurance-emploi, qui contribue à la taille du déficit budgétaire à court terme.

Les prestations d'assurance-emploi montent en flèche.

Graphique 1.6 - Prestations d'assurance-emploi

À mesure que l'emploi fléchissait, quatre mesures sont venues en aide aux travailleurs.

Premièrement, la sensibilité du programme d'assurance-emploi à l'affaiblissement du marché du travail a fait croître l'accessibilité aux prestations, qui ont donc connu une forte hausse.

Les Canadiens de toutes les régions touchées par la contraction de l'économie bénéficient d'un accès plus facile à l'assurance-emploi et d'un allongement de la période de prestations pendant qu'ils en ont besoin. En fait, entre octobre 2008 et juin 2009, l'accès à l'assurance-emploi a été facilité et la durée des prestations a été allongée dans 41 des 58 régions administratives de l'assurance-emploi et pour plus de 85 % des travailleurs canadiens. Dans toutes les régions de l'Alberta, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique, le nombre requis d'heures de travail a diminué et la durée des prestations a augmenté de façon marquée. Il en a été de même dans la plupart des régions du Québec et des Maritimes.

Dans les régions les plus touchées par la récession mondiale, on a facilité l'accès à l'assurance-emploi et bonifié les prestations.

La deuxième mesure d'aide aux chômeurs est la bonification des prestations d'assurance-emploi instaurée dans le Plan d'action économique du Canada pour venir en aide aux travailleurs et aux familles touchés le plus durement par la récession mondiale.

  • Pour venir en aide aux chômeurs, le Plan d'action économique accorde aux prestataires de l'assurance-emploi jusqu'à cinq semaines supplémentaires de prestations, ce qui représente jusqu'à 2 235 $ de plus pour chacun d'entre eux. Cela fournit aux Canadiens le soutien du revenu dont ils ont besoin pendant qu'ils essaient de trouver un nouvel emploi.
  • En outre, le gouvernement veille à ce que les prestations d'assurance-emploi soient versées promptement pour que les Canadiens obtiennent l'aide dont ils ont besoin. Il a accru le nombre de préposés au traitement des demandes et d'agents des centres d'appels qui répondent aux demandes de renseignements. Les heures d'affaires des centres d'appels ont été prolongées jusqu'à 18 h, et le service est maintenant disponible le samedi.
  • À compter de cet été, les travailleurs de longue date – qui perdent leur emploi après avoir cotisé pendant des années à l'assurance-emploi et n'ont jamais ou rarement touché de prestations – pourront recevoir des prestations sur une plus longue période pendant qu'ils suivront une formation à long terme. Cette aide, fournie dans le cadre de l'Initiative d'aide à la transition de carrière, leur permettra de se recycler en vue d'un nouvel emploi, peut-être dans une industrie entièrement différente.

« La prolongation [de cinq semaines] des prestations réussit vraiment à mettre plus d'argent dans les poches des chômeurs et, à notre avis, elle constitue un excellent compromis entre le versement d'une aide financière à court terme aux chômeurs et les coûts. »

– Rapport de la Banque TD, Is Canada's Employment
Insurance Program Adequate?, le 30 avril 2009

Troisièmement, le Plan d'action économique a instauré des mesures pour conserver des emplois qui auraient autrement été perdus en aidant les entreprises et les travailleurs touchés de façon temporaire par le ralentissement de l'économie mondiale.

L'admissibilité au partage du travail, une innovation du régime d'assurance-emploi qui aide à réduire les mises à pied lors du ralentissement temporaire des activités d'une entreprise, a été élargie. En vertu de ce mécanisme, les employés et l'employeur s'entendent sur une semaine de travail réduite; chaque employé reçoit des prestations d'assurance-emploi pour les jours de la semaine où il ne travaille pas à cause du partage du travail. Le nombre de Canadiens bénéficiant d'ententes de partage du travail a plus que quadruplé depuis janvier, pour s'établir à environ 120 000 en mai.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Élargissement du partage du travail

  • La société Michelin fabrique des pneus à Waterville (Nouvelle-Écosse) depuis plus de 25 ans.
  • 550 travailleurs de l'usine participent à un programme de partage du travail.
  • Les employés recevront une journée de prestations d'assurance-emploi par semaine et travailleront les quatre autres jours.

 

Depuis le début de l'année, le nombre de travailleurs canadiens bénéficiant d'ententes de partage du travail a plus que quadruplé.

Graphique 1.7 - Nombre de travailleurs canadiens bénéficiant d'ententes de partage du travail

Quatrièmement, le Plan d'action économique accroît les possibilités de formation pour aider les chômeurs à réintégrer le marché du travail.

  • L'Initiative ciblée pour les travailleurs âgés, qui offre un soutien accru aux travailleurs âgés et à leurs familles dans les collectivités vulnérables en leur permettant d'acquérir des compétences et de l'expérience dans un nouveau domaine professionnel, a été étendue aux petites villes.
  • Le gouvernement a nettement accru le financement disponible pour les programmes de formation destinés tant aux Canadiens qui ont droit à l'assurance-emploi qu'à ceux qui n'y sont pas admissibles, comme les travailleurs autonomes. Des ententes ont été conclues avec neuf provinces afin qu'elles élargissent leurs programmes. Une fois que toutes les administrations auront signé une entente, ce nouveau financement devrait aider 150 000 Canadiens à parfaire leurs compétences au cours des deux prochaines années. Parmi les programmes qui bénéficieront de ces fonds, citons la Stratégie d'aide pour une deuxième carrière de l'Ontario, SkillsPlus en Colombie-Britannique, le Pacte pour l'emploi au Québec, et le programme Accroissement de l'emploi du Nouveau-Brunswick.
Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Un bilan éloquent en matière de soutien à la formation

Avant d'établir le Plan d'action économique, le gouvernement avait déjà injecté plus de 3,5 milliards de dollars de nouveaux crédits dans des mesures de formation. Les employés et les employeurs ont ainsi accès à la formation et aux compétences dont ils ont besoin, grâce à des dépenses accrues pour la formation des apprentis, des travailleurs âgés, des Autochtones et des personnes qui ne sont pas admissibles à l'assurance-emploi. Ces dépenses comprennent :

  • 3 milliards de dollars sur six ans pour de nouvelles ententes sur le marché du travail afin de combler les lacunes des programmes relativement aux personnes qui ne peuvent bénéficier de la formation offerte dans le cadre du programme d'assurance-emploi.
  • 105 millions sur cinq ans pour le Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones, afin que les Canadiens autochtones acquièrent des compétences et une formation qui les aideront à accroître leur participation à des projets de développement économique axés sur des possibilités partout au Canada.
  • 160 millions sur cinq ans pour l'Initiative ciblée pour les travailleurs âgés, afin d'aider les travailleurs âgés en chômage dans les collectivités où persiste un taux de chômage élevé.
  • 100 millions par année pour la subvention incitative aux apprentis afin d'encourager davantage de jeunes Canadiens à suivre une formation d'apprenti, et 200 millions par année pour le crédit d'impôt pour la création d'emplois d'apprentis d'une valeur maximale de 2 000 $ par année par apprenti, dans le but d'inciter les employeurs à embaucher des apprentis.

À ces mesures récentes totalisant 3,5 milliards de dollars s'ajoutent les mesures d'aide à l'emploi prévues dans le Plan d'action économique, notamment :

  • la subvention à l'achèvement de la formation d'apprenti de 2 000 $, qui est destinée à ceux qui terminent leur formation d'apprenti dans un métier désigné Sceau rouge et encourage plus de jeunes à acquérir les compétences dont ils ont besoin;
  • le Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones, qui aide les collectivités des Premières nations à créer des emplois et à offrir des perspectives d'emploi;
  • le programme Emplois d'été Canada, qui offre aux étudiants des emplois d'été et l'occasion d'acquérir une expérience précieuse dans le secteur des organismes à but non lucratif.
Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Aide aux chômeurs

  • Élargissement du programme de partage du travail
  • Bonification des prestations d'assurance-emploi
  • Accroissement du soutien à la formation
  • Gel des taux de cotisation d'assurance-emploi

Bâtir l'infrastructure pour créer des emplois

Le maintien et la création d'emplois constituent la grande priorité du gouvernement. Tous les éléments du Plan d'action économique du Canada concourent à cet objectif global. Cependant, le moyen le plus efficace d'utiliser les dépenses publiques pour accroître l'emploi consiste à investir dans l'infrastructure. Chaque dollar consacré à l'infrastructure génère pour 1,60 $ d'activité économique. C'est pourquoi les dépenses d'infrastructure comptent pour plus de 40 % du total des fonds consacrés aux mesures de stimulation.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Selon la Fédération canadienne des municipalités, chaque milliard de dollars investi dans de nouvelles infrastructures crée plus de 11 000 emplois.

Qui plus est, une infrastructure moderne contribue à la compétitivité globale de l'économie, ce qui constitue un apport permanent au revenu des particuliers et des entreprises. Les dépenses d'infrastructure ciblent en outre deux des secteurs les plus éprouvés par la contraction actuelle de l'économie : la construction et la fabrication. Environ 60 % de l'activité économique et des emplois créés par les investissements dans l'infrastructure se situent dans l'industrie de la construction. Les autres emplois sont créés dans des secteurs qui appuient la construction, notamment la fabrication.

L'investissement dans l'infrastructure crée des emplois dans tous les secteurs de l'économie, et particulièrement la construction et la fabrication.

Graphique 1.8 - Répartition sectorielle des emplois créés par l'accroissement de l'investissement dans l'infrastructure

Le gouvernement a adopté l'approche la plus large possible pour stimuler les dépenses en infrastructure et la création d'emplois. Il a établi un vaste plan axé sur l'amélioration des routes, des ponts, des passages frontaliers, des ports, des chemins de fer, des immeubles fédéraux, des infrastructures des Premières nations, des logements sociaux et des habitations des Canadiens. À cela s'ajoutent les dépenses provinciales et territoriales consacrées à l'infrastructure, qui portent le total des dépenses liées à l'infrastructure et au logement à 24,7 milliards de dollars sur deux ans.

Notre plan vise à effectuer de nouveaux investissements et à accélérer les dépenses en vue de créer des emplois dès maintenant.

Les mesures de stimulation en matière d'infrastructure sont importantes et de portée générale, afin d'avoir un impact maximal sur l'emploi.

Graphique 1.9 - Dépenses de tous les gouvernements pour les mesures de stimulation axées sur l'infrastructure et le logement en 2009-2010 et en 2010-2011

Le gouvernement a engagé plus de 70 % des fonds destinés à l'infrastructure et au logement en 2009-2010, et il travaille fort avec les provinces, les territoires, les municipalités et les partenaires du secteur privé pour mettre en place le reste des projets.

Accélération de projets d'infrastructure existants des provinces, des territoires et des municipalités

Pour soutenir l'emploi dès maintenant, nous avons accéléré le financement versé aux provinces, aux territoires et aux municipalités pour de grands projets stratégiques d'importance nationale ou régionale. Près de 2 milliards de dollars ont été engagés dans ces grands projets depuis janvier 2009. D'autres fonds seront engagés dans les prochains mois, de façon à soutenir l'emploi cette année.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Accélérer les grands projets stratégiques

  • Un financement fédéral de 45,2 millions de dollars appuie 15 projets de grandes routes et de routes locales à Terre-Neuve-et-Labrador.
  • 350 millions sont affectés à la construction de la ligne de métro léger Evergreen en Colombie-Britannique, un nouveau tronçon de 11 kilomètres qui reliera Burnaby et Coquitlam.
  • 550 millions iront à l'amélioration du service et de la fiabilité du réseau GO en Ontario et à la construction de la ligne de métro léger Sheppard à Toronto.

Investissements additionnels dans l'infrastructure avec les provinces et les territoires

Le Plan d'action économique a ajouté à ces investissements en établissant le nouveau Fonds de stimulation de l'infrastructure, qui appuiera des investissements fédéraux, provinciaux et territoriaux, d'au moins 8 milliards de dollars. Le Fonds finance des projets prêts à réaliser dans toutes les régions en accélérant le versement du financement de base aux provinces et aux territoires ainsi qu'en prévoyant un financement additionnel pour le volet Collectivités du Fonds Chantiers Canada. Le Plan d'action a aussi établi le Fonds pour l'infrastructure verte, doté de 1 milliard de dollars. Ces investissements vont moderniser l'infrastructure publique, créer des emplois et améliorer la qualité de l'air, des sols et de l'eau.

Toutes les administrations publiques du Canada ont choisi des projets de réparation et de rénovation d'infrastructures provinciales, territoriales et municipales qui sont prêts à réaliser et qui permettront de créer des emplois. Des ententes sont négociées et conclues d'un bout à l'autre du pays, et les processus réglementaires ont été simplifiés pour accélérer le début des travaux et la création d'emplois.

Fonds de stimulation de l'infrastructure : Un certain nombre de projets provinciaux, territoriaux et municipaux ont été annoncés dans le cadre du Fonds de stimulation de l'infrastructure. Par exemple :

  • En Colombie-Britannique, des engagements de plus de 300 millions de dollars ont été pris, dont 137 millions par le gouvernement fédéral, pour financer plus de 200 projets dans la province, notamment :
    • un projet de 40 millions de dollars pour construire un pont moderne à trois voies sur la rivière Capilano, à North Vancouver et à West Vancouver, afin de remplacer le « pont bleu » à deux voies. Le nouveau pont sera doté de voies d'accès prioritaire afin d'améliorer les transports en commun.
    • un projet de 28 millions de dollars à Prince George pour la construction d'un pont à quatre voies sur la route 97 afin de remplacer le pont Stone Creek.
    • un projet de 10,7 millions de dollars à Surrey pour la construction d'une passerelle pour piétons et cyclistes ainsi que de pistes cyclables.
  • Plus de 410 millions de dollars ont été engagés pour 116 projets dans les Prairies, ce qui comprend :
    • 92 millions de dollars en Saskatchewan, dont près de 9 millions pour des réparations de routes et d'égouts à Saskatoon;
    • 109 millions de dollars au Manitoba, notamment pour aider à financer trois projets communautaires de 20 millions, dont 3,3 millions à l'égard d'un agrandissement de 10 millions de l'administration de Centraide à Winnipeg;
    • 210 millions de dollars en Alberta, dont 15 millions pour les nouveaux locaux du Temple de la renommée des sports du Canada à Calgary.
  • Au Yukon, des engagements de 7 millions de dollars, dont 3,5 millions de fonds fédéraux, ont été pris pour 11 projets visant à reconstruire et à améliorer des routes ainsi qu'à remettre en état des ponts.
  • En Ontario, plus de 900 millions de dollars ont été engagés pour financer au-delà de 1 000 projets d'infrastructures municipales, notamment pour les transports en commun, des installations culturelles, des routes, des parcs et des bâtiments municipaux.
  • Au Québec, un financement fédéral de 936 millions de dollars a été engagé, dont 350 millions pour des projets en vue de réparer des conduites maîtresses d'aqueduc et des égouts collecteurs.
  • Dans les Maritimes, 132,5 millions de dollars ont été engagés pour près de 200 projets, notamment :
    • En Nouvelle-Écosse, le gouvernement fédéral a engagé 28 millions de dollars pour financer 26 projets concernant des routes, des parcs et des installations culturelles, à quoi il faut ajouter 14 millions destinés à la ville de Halifax et au Cap-Breton.
    • À l'Île-du-Prince-Édouard, 17 projets sont financés conjointement, dont la restauration de la rue Queen à Charlottetown et des améliorations aux égouts pluviaux à Summerside.
    • Au Nouveau-Brunswick, le port de Belledune fera l'objet d'importants travaux de 61 millions, dont 26 millions proviendront de fonds fédéraux.
  • À Terre-Neuve-et-Labrador, le gouvernement du Canada a pris des engagements de plus de 51 millions de dollars pour financer 22 projets d'infrastructures provinciales et municipales, notamment :
    • un financement conjoint de 83 millions de dollars pour améliorer les réseaux d'aqueduc et d'égout dans la province;
    • une somme de 9 millions de dollars pour l'aéroport de Deer Lake afin d'allonger sa piste d'atterrissage et pour améliorer les conditions d'exploitation des avions.

« Le dernier budget fédéral contenait des outils puissants pour créer de l'emploi et combattre la récession. »

– Jean Perrault, président, Fédération canadienne
des municipalités, le 12 février 2009

Paiements accélérés en vertu de l'Initiative de Financement de base pour les provinces et les territoires : Plusieurs provinces prennent aussi des mesures pour toucher plus rapidement les paiements liés à l'initiative de Financement de base pour les provinces et les territoires. Depuis la publication du Plan d'action économique, le gouvernement du Canada a transféré 430 millions de dollars dans le cadre de cette initiative pour financer des projets de construction.

Financement additionnel pour des projets communautaires : De nouveaux fonds sont à la disposition des petites collectivités afin de créer des emplois au cours des deux prochaines années grâce à la construction d'infrastructures locales telles que des systèmes d'aqueduc et de traitement des eaux usées, des routes et des ponts, des réseaux de transports en commun, des systèmes d'énergie propre ainsi que des installations sportives, culturelles et touristiques. En vertu du volet Collectivités du fonds Chantiers Canada, un financement fédéral de 1 milliard de dollars a été approuvé depuis janvier 2009 pour la réalisation de 971 projets dans des collectivités de moins de 100 000 habitants. Cela inclut une enveloppe de 14 millions qui a été entièrement engagée dans 38 projets en Nouvelle-Écosse au titre du financement accéléré. Au Manitoba, 18 millions ont été engagés pour 22 projets au titre du financement accéléré. Des engagements de 7,4 millions ont été effectués pour 18 projets à Terre-Neuve-et-Labrador, et 194 millions ont été approuvés pour 182 projets en Ontario.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Exemples de projets d'infrastructures communautaires pour soutenir l'emploi en Nouvelle-Écosse

  • Travaux de réfection de la rue Pleasant à Yarmouth : total de 3,9 millions de dollars
  • Projet de la bibliothèque Weymouth, dans la municipalité de district de Digby : total de 418 000 $
  • Fermeture de la décharge dans la municipalité de district de Lunenburg : total de 1,6 million de dollars

Fonds pour l'infrastructure verte : Le gouvernement investit aussi dans l'infrastructure verte afin d'améliorer la qualité de l'environnement et de créer une économie plus durable à long terme. Au Yukon, il versera jusqu'à 71 millions de dollars pour la construction de la centrale hydroélectrique Mayo B et de la ligne de transport d'énergie Carmacks-Stewart, qui vont améliorer l'approvisionnement en électricité et la sûreté du réseau en procurant des sources additionnelles d'énergie propre et en rendant le réseau de distribution intégré plus dynamique et plus robuste. Ces travaux font partie de l'investissement créateur d'emplois de 1 milliard qu'effectue le gouvernement dans le secteur de l'infrastructure verte, qui comprendra d'autres projets visant la mise en place d'une infrastructure énergétique durable partout au Canada.

Infrastructure : exemples de projets partout au Canada

image

Infrastructure des Premières nations

Le Plan d'action économique soutient la création d'emplois dans les réserves et les collectivités rurales et éloignées grâce à la construction et à la rénovation d'écoles, à l'aménagement de réseaux d'aqueduc et de traitement des eaux usées ainsi qu'à des projets d'infrastructures communautaires essentielles, comme les établissements de soins de santé et les postes de police. Ces projets seront une source importante de nouveaux emplois dans les collectivités des Premières nations. Ils permettront d'offrir de nouvelles salles de classe aux élèves de tous les âges et de mettre à niveau des installations nécessaires comme des bibliothèques et des centres de référence, des salles d'ordinateurs et de sciences, des amphithéâtres, des terrains de soccer, des pistes d'athlétisme, des aménagements paysagers et des aires de jeux. Ils permettront aussi d'améliorer l'accès à l'eau potable et les résultats en matière de santé dans les collectivités des Premières nations.

On a annoncé 13 projets scolaires pour les Premières nations, qui représentent un investissement total de 200 millions de dollars. De nouvelles écoles et des installations modernes constituent un facteur clé pour rehausser les résultats scolaires dans les réserves, ce qui est une condition essentielle à l'amélioration des perspectives économiques pour les enfants des Premières nations. Ces améliorations de l'infrastructure scolaire constituent un précieux investissement dans l'avenir des enfants des Premières nations, et elles contribueront à créer des collectivités plus dynamiques.

On a également annoncé 18 projets de réseaux d'aqueduc et d'assainissement d'eaux usées dans des collectivités des Premières nations. Ces projets visent à construire des bassins de stabilisation, des usines de traitement de l'eau et des eaux usées, une station de traitement des boues, une usine de traitement mécanique des eaux usées et des réseaux de distribution d'eau, qui représentent un investissement total de 165 millions.

Amélioration et modernisation des infrastructures fédérales

Le Plan d'action économique du Canada soutient également l'emploi au moyen d'investissements qui procurent des avantages aux Canadiens, par exemple de meilleurs services de transport ferroviaire de voyageurs, des ponts et des autoroutes plus sécuritaires, des ports pour petits bateaux remis à neuf ainsi que des passages frontaliers plus efficaces.

Les investissements créateurs d'emplois que fait le gouvernement dans les infrastructures fédérales se répartissent dans les six domaines suivants.

Amélioration du réseau ferroviaire : VIA Rail mène d'importants travaux d'amélioration des infrastructures et des immobilisations afin de hausser la fréquence des trains, d'améliorer la ponctualité, de réduire la durée des trajets et de soutenir l'emploi. Ces investissements vont très rapidement de l'avant.

Investissements de VIA Rail pour soutenir l'emploi
  • VIA Rail a conclu un marché en vue de la révision des voitures de train LRC (léger, rapide, confortable), grâce à un engagement de 30 millions de dollars au titre des mesures de stimulation.
  • Les travaux d'ingénierie en vue de la révision des autorails diesel et des voitures à alimentation électrique de service se déroulent bien, et des marchés d'une valeur estimée à 52 millions de dollars seront octroyés cet été afin de reconstituer ce parc de voitures.
  • Des marchés et des commandes de matériaux ont été annoncés en mai 2009 pour la remise en état de la voie Chatham-Windsor, grâce à des fonds de stimulation additionnels de 6 millions de dollars.
  • VIA Rail a conclu une entente avec les Chemins de fer nationaux pour la construction d'une troisième ligne principale dans le corridor Montréal-Toronto.

Transcanadienne : Le parachèvement de l'élargissement à quatre voies de la Transcanadienne dans le Parc national de Banff permettra d'améliorer la sécurité, de réduire les risques de collision avec des animaux sur ce tronçon très achalandé de la Transcanadienne, et de soutenir l'emploi.

Ponts fédéraux : Les ponts fédéraux favorisent la circulation efficace et sécuritaire des personnes et des marchandises au Canada. Le Plan d'action économique du Canada comporte des investissements dans différents projets de réfection de ponts.

Par exemple, la société des Ponts Jacques-Cartier et Champlain a élaboré un programme décennal complet de réparation du pont Champlain, à Montréal, afin de faire en sorte qu'il demeure sécuritaire. Le Plan d'action économique du Canada prévoyait l'affectation de 212 millions de dollars à ce projet. Toutes les approbations nécessaires ont été reçues, le marché a été octroyé et les travaux ont débuté en avril. Environ 30 % des travaux prévus au cours de la saison de construction 2009-2010 devraient être terminés d'ici le 30 juin 2009.

Le Plan d'action économique réservait 25 millions de dollars en 2009-2010 et 15 millions en 2010-2011 pour accélérer les réparations requises à quatre ponts fédéraux gérés par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada : le pont-jetée LaSalle à Kingston (Ontario), le pont levant de Burlington (Ontario) ainsi que les ponts Alexandra et des Chaudières dans la région de la capitale nationale. Des marchés représentant plus de 70 % des fonds prévus pour le premier exercice sont déjà conclus.

Travaux d'améliorations à deux des postes frontaliers les plus achalandés entre le Canada et les États-Unis pour renforcer l'économie et soutenir l'emploi

Le projet d'amélioration du pont Blue Water et de l'aire de service canadienne, à Sarnia (Ontario), a été annoncé le 20 mars 2009. Il prévoit la construction de voies additionnelles pour arriver à l'aire de service, d'une voie de retour aux États-Unis pour les camions ainsi que de nouvelles guérites d'inspection de l'Agence des services frontaliers du Canada. La valeur totale de ce projet se chiffre à 27 millions de dollars et la contribution fédérale, à 13,5 millions. L'établissement du devis technique est en cours, et la construction devrait débuter plus tard cette année. Le projet doit être complété d'ici mars 2011.

Dans le cadre du projet d'amélioration de la circulation sur la voie commerciale du pont Peace, à Fort Erie (Ontario), on construira une cinquième ligne d'inspection primaire, une guérite pour les véhicules commerciaux à destination du Canada et une zone réservée pour le Système d'inspection des véhicules et du fret. La valeur de ce projet est de 2 millions de dollars, dont la moitié provient du gouvernement fédéral. Le devis technique est en préparation, et la construction doit débuter en septembre 2009. La date prévue d'achèvement des travaux est février 2010.

Ports pour petits bateaux : Le Plan d'action économique prévoit un financement de 200 millions de dollars sur deux ans pour des travaux de réparation et d'entretien de ports essentiels à la pêche commerciale au Canada, ainsi que 17 millions pour accélérer la construction d'un port pour petits bateaux à Pangnirtung, au Nunavut. Ces investissements permettront d'accélérer la réalisation de réparations nécessaires et d'assurer au secteur de la pêche commerciale un accès à long terme à des ports sécuritaires et fonctionnels, tout en créant des emplois dès maintenant.

En 2009-2010, 82,3 millions de dollars seront affectés à des marchés de travaux de réparation, d'entretien et de dragage dans des ports existants, tandis que 7 millions serviront à faire progresser la construction du port de Pangnirtung, le premier port pour petits bateaux aménagé au Nunavut.

Bâtiments fédéraux : Le Plan d'action économique prévoit des engagements importants en vue de la réparation et de la rénovation du parc immobilier fédéral. Des progrès notables ont été accomplis pour exécuter plus de 1 200 projets, grands et petits, partout au pays. Les marchés déjà octroyés correspondent à 60 % des fonds prévus pour le présent exercice, et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada a entamé la réalisation de plus de 900 projets. De plus, des fonds sont prévus pour améliorer l'accès des personnes handicapées aux immeubles fédéraux. Jusqu'ici, 12 millions de dollars, ou 60 % des fonds prévus pour l'exercice, ont été répartis entre divers projets d'un bout à l'autre du pays.

Projets visant des ports pour petits bateaux

La haute saison de la pêche commerciale et de la navigation de plaisance se déroule de mai à août, et il s'agit de la période où l'activité est la plus intense dans les ports. Les administrations portuaires préfèrent donc généralement que les travaux débutent après cette période, de manière à en limiter les répercussions sur leurs activités. Certains projets de construction débuteront au printemps, mais un plus grand nombre seront réalisés à compter de septembre et jusqu'à la fin de l'exercice.

Voici des exemples de projets qui soutiendront l'emploi :

  • Des travaux sont en cours à Rivière-au-Tonnerre (Québec), où l'on procède à la reconstruction d'un quai. Ce projet de 1,95 million de dollars servira à accroître la sécurité.
  • Des projets d'une valeur totale de 515 000 $ sont en cours pour effectuer des réparations au port de Sointula et au système électrique du port de la ville de Queen Charlotte, en Colombie-Britannique. D'autres marchés totalisant 1,9 million de dollars ont été octroyés pour des réparations dans sept autres ports de la province.
  • Des marchés ont été conclus pour prolonger de 60 m le brise-lames de 150 m du port d'Ochre Pit Cove, sur la côte nord de la baie de la Conception dans la presqu'île Avalon, à Terre-Neuve. Ce projet de 1,2 million de dollars servira à améliorer l'état et la sécurité du port.

Sites fédéraux contaminés : Le gouvernement accélère les travaux d'assainissement de sites fédéraux contaminés, qui devraient engendrer jusqu'à 245 millions de dollars en retombées au cours des deux prochaines années. Ces projets créeront des emplois et stimuleront l'activité économique dans des collectivités de tout le pays pendant ces deux années, et ils contribueront à assainir l'environnement et à favoriser le développement à long terme. Des projets ont été choisis, et les travaux débuteront pendant la saison de la construction de 2009.

Aide à l'accession à la propriété et à l'emploi dans la construction de logements

Le Plan d'action économique du Canada incite fortement les Canadiens à investir dans leur habitation et à favoriser l'emploi dans l'industrie de la construction. Or, pour bon nombre de Canadiens, l'investissement le plus important de leur vie est leur habitation.

L'industrie du logement est une importante source d'activité économique et de création d'emplois au Canada. Contrairement à ce qu'on a observé aux États-Unis et dans de nombreux autres pays, le marché du logement demeure raisonnablement stable au Canada. Selon les premiers rapports, le taux de participation à nos programmes d'incitation est élevé.

Les Canadiens qui rénovent leur habitation avant février 2010 pourront se prévaloir d'une mesure temporaire, le crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire (CIRD), d'une valeur maximale de 1 350 $. On estime qu'environ 4,6 millions de familles canadiennes profiteront de ce crédit et favoriseront ainsi l'emploi dans l'industrie du logement.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Le crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire produit déjà des résultats

  • Les Canadiens sont informés au sujet du crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire et ils s'en prévalent déjà, aidant ainsi à protéger et à créer des emplois dans l'industrie du logement.
  • L'Agence du revenu du Canada a reçu plus de 700 000 demandes de renseignements au sujet du crédit, tant sur son site Web que par téléphone.

Tous les propriétaires d'habitations au Canada peuvent aussi se prévaloir du programme écoÉNERGIE Rénovation amélioré s'ils choisissent d'accroître l'efficacité énergétique de leur domicile. Les 300 millions de dollars additionnels prévus pour ce programme dans le Plan d'action devraient financer environ 200 000 projets de rénovation domiciliaire.

Les accédants à la propriété auront un accès élargi aux économies détenues dans leur régime enregistré d'épargne-retraite (REER) pour acheter ou construire un logement, ainsi qu'un allégement fiscal pouvant atteindre 750 $ au titre du crédit d'impôt pour l'achat d'une première habitation.

L'Agence du revenu du Canada administre les crédits d'impôt pour la rénovation domiciliaire et pour l'achat d'une première habitation, de même que les nouvelles limites de retrait des REER au titre du Régime d'accession à la propriété, et les Canadiens se prévalent déjà de ces mesures.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Aide fiscale pour l'accession à la propriété et la rénovation

Sylvie et Jean viennent d'acheter leur première maison, et ils ont dépensé 10 000 $ pour rénover leur cuisine.

  • À titre d'accédant à la propriété, l'un d'eux pourra demander un montant de 5 000 $ pour le crédit d'impôt pour l'achat d'une première habitation dans sa déclaration de revenus de 2009, et ainsi profiter d'un allégement fiscal pouvant atteindre 750 $.
  • Ils auront aussi droit à un allégement fiscal additionnel de 1 350 $ grâce au crédit d'impôt temporaire pour la rénovation domiciliaire.

Graphique 1.10 - Aide fiscale pour l'accession à la propriété et la rénovation

Selon les premiers résultats observés, le CIRD contribuera au maintien et à la création d'emplois dans l'industrie du logement pendant la récession qui sévit actuellement dans le monde entier. Les Canadiens ont indiqué que l'offre du crédit constitue un facteur important dans leur décision de rénover leur habitation, et les campagnes publicitaires à forte visibilité lancées par de grands fournisseurs et détaillants de matériaux de construction ont également aidé à faire connaître ce crédit d'impôt. Le CIRD aura d'importantes retombées sur l'économie des collectivités. La hausse des activités de rénovation viendra aussi en aide aux petites entreprises de rénovation à l'échelle locale, qui contribuent pour beaucoup à la création d'emplois au Canada.

Le programme écoÉNERGIE Rénovation amélioré favorise le développement et l'installation de produits énergétiques de prochaine génération, ainsi que l'amélioration des techniques de construction et de rénovation domiciliaires. En avril, 60 nouveaux conseillers en énergie ont obtenu leur accréditation dans le cadre du programme, ce qui a porté leur nombre à près de 1 200. Ces conseillers mènent des évaluations énergétiques avant et après les rénovations.

Investissements dans le logement social

Le Plan d'action économique du Canada accorde un soutien important à la construction et à la rénovation de logements sociaux. Ce nouveau financement donnera un solide coup de pouce à l'emploi et permettra d'accroître la qualité et l'efficacité énergétique de près de 200 000 logements sociaux au Canada.

Dans le cadre d'ententes conclues avec les provinces et les territoires, 2 milliards de dollars seront affectés à la construction et à la rénovation de logements sociaux dans l'ensemble du pays.

Jusqu'à 2 milliards de dollars sont actuellement disponibles sous forme de prêts à faible taux d'intérêt consentis à des municipalités pour la réalisation de projets d'infrastructure en matière de logement.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Aide au logement

  • Disponibilité du crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire
  • Bonification des sommes versées dans le cadre du programme écoÉNERGIE Rénovation
  • 2 milliards de dollars pour la construction et la rénovation de logements sociaux partout au pays
  • Jusqu'à 2 milliards en prêts à faible taux d'intérêt consentis aux municipalités pour l'infrastructure liée au logement

Créer l'économie de demain

Le gouvernement contribue à l'édification d'une économie solide et novatrice en favorisant l'excellence dans les sciences, la technologie et la recherche. Les investissements dans ces domaines permettent aussi d'assurer la formation de nouvelles générations de travailleurs hautement qualifiés. Le Canada a besoin de cette nouvelle vague de travailleurs compétents afin d'être compétitif et de réussir dans une économie mondiale qui repose de plus en plus sur le savoir et l'innovation. Les Canadiens sont résolus à apprendre comment utiliser des moyens nouveaux et novateurs pour accroître la compétitivité de notre pays.

Avant d'établir le Plan d'action économique, le gouvernement avait investi plus de 2,2 milliards de dollars depuis 2006 dans de nouvelles mesures au titre des sciences et de la technologie. En proportion de l'économie, les investissements du Canada dans la recherche-développement du secteur de l'enseignement supérieur sont actuellement les plus élevés du G7, et ils arrivent au deuxième rang de ceux des pays de l'OCDE.

Les administrations publiques investissent davantage dans la recherche-développement (R-D) au Canada que dans tout autre pays du G7.

Graphique 1.11 - Investissement dans la R-D du secteur de l'enseignement supérieur

Le gouvernement s'est engagé à maintenir le leadership mondial du Canada au chapitre de la recherche. Des fonds ont été octroyés pour appuyer l'excellence en recherche dans les établissements canadiens d'enseignement postsecondaire, pour aider les scientifiques canadiens à concentrer leurs efforts dans les domaines où le Canada peut être un chef de file mondial et pour harmoniser nos atouts en matière de recherche avec les possibilités et les défis de notre secteur privé.

En particulier, le gouvernement a sensiblement augmenté depuis 2006 les ressources octroyées aux trois conseils fédéraux qui subventionnent la recherche, à hauteur d'environ 400 millions de dollars de plus par année au total. Ces nouvelles sommes ont notamment été affectées à des concours de recherche pour reconnaître les meilleures idées, à de la formation avancée ainsi qu'à l'application de nouvelles connaissances. Au total, les dépenses prévues des conseils subventionnaires s'élèveront à environ 2,7 milliards en 2009-2010, en comparaison de dépenses réelles de 2,2 milliards en 2005-2006. Cela représente une augmentation du financement de 5 % par année en moyenne.

Le financement versé par les conseils subventionnaires en matière de recherche, de formation et de commercialisation a augmenté de 5 % par année en moyenne depuis 2006.

Graphique 1.12 - Total des dépenses réelles ou prévues des conseils subventionnaires

En outre, le gouvernement a prévu d'importantes ressources nouvelles afin de renforcer la position de chef de file du savoir qu'occupe notre pays et d'établir des centres d'excellence dans des secteurs prioritaires comme la santé, l'énergie, l'environnement et les technologies de l'information et des communications. En plus de favoriser l'emploi dès maintenant, ces investissements vont nous rendre plus compétitifs dans l'avenir. Nous veillons aussi à ce que nos investissements dans les sciences correspondent davantage aux besoins du secteur privé, notamment grâce à des stages de recherches pratiques en entreprise pour des diplômés, au financement de l'innovation dans les collèges et à la création de réseaux de centres d'excellence dirigés par des entreprises. Nous avons lancé le Partenariat automobile du Canada à l'appui de grands projets de recherche concertée qui favoriseront l'innovation et une compétitivité accrue dans le secteur de l'automobile au Canada.

S'appuyant sur ces importantes mesures, le Plan d'action économique du Canada prévoit l'investissement d'une somme additionnelle de 5,1 milliards de dollars dans des initiatives scientifiques et technologiques. Il s'agit là d'un investissement sans précédent qui met en relief notre engagement continu envers l'excellence en recherche et les objectifs de notre stratégie des sciences et de la technologie. Ces nouveaux fonds appuient deux grandes priorités.

La première de ces priorités est l'enseignement et la recherche dans les établissements de niveau postsecondaire, dont l'élément central consiste en un fonds qui permettra de procéder à des travaux d'entretien différé, de réparation et de construction d'infrastructures dans les collèges et les universités. Cet investissement dans l'avenir du Canada, d'un montant de 2 milliards de dollars, créera l'infrastructure requise pour maintenir les établissements canadiens d'éducation et de recherche à l'avant-garde des progrès scientifiques. Il fournira aussi une aide importante à l'emploi dès maintenant.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Exemples d'investissements dans l'infrastructure des collèges et des universités qui vont renforcer l'économie et soutenir l'emploi

  • Des laboratoires scientifiques désuets seront rénovés, et de nouveaux laboratoires technologiques axés sur Internet ainsi que des installations de recherches commerciales seront aménagés sur le campus de l'Université St. Francis Xavier à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Le gouvernement fédéral contribuera 11,3 millions de dollars à ce projet d'une valeur totale de 22,7 millions.
  • Le gouvernement consacrera plus de 52 millions à trois projets menés à l'Université de l'Alberta, soit des travaux d'entretien différé des installations de chimie et de sciences biologiques, des travaux du Programme d'autorisation de modifications aux installations, et la mise à niveau des installations de recherche en santé et en innovation.
  • Le gouvernement investira plus de 35 millions au Collège Algonquin, à Ottawa, dans le Centre de démonstration environnementale pour les métiers de la construction et pour la construction de ponts.
  • L'Université de Toronto recevra plus de 75 millions du gouvernement pour trois projets : le Centre de laboratoires à Mississauga, le Projet de laboratoire éducatif à Scarborough et le Centre d'innovation pour l'industrie minière du Canada au campus St. George.

Parmi les autres mesures adoptées dans ce domaine, mentionnons une importante augmentation des bourses d'études supérieures accordées, le financement de la recherche en science quantique, ainsi qu'une amélioration importante des installations de recherches dans l'Arctique dont l'objectif est de trouver des façons de créer une société et une économie plus saines et plus viables dans le Nord canadien. Toutes ces mesures favorisent l'emploi dès maintenant tout en contribuant à un avenir plus fort.

La deuxième priorité vise l'aide directe aux sciences et à la technologie. Cette aide prend la forme d'une série de mesures en vue de moderniser les laboratoires fédéraux, d'améliorer les dossiers de santé électroniques et l'accès à Internet à large bande, et de stimuler la recherche sur l'énergie propre et les technologies spatiales.

  • Des améliorations seront effectuées aux laboratoires fédéraux où sont menées des recherches dans un vaste éventail de domaines, dont la santé, l'alimentation et les ressources naturelles, après plusieurs années pendant lesquelles des travaux d'entretien ont été reportés ou différés. Cela inclura l'octroi de 19 millions de dollars sur deux ans au Conseil national de recherches du Canada pour lui permettre de moderniser 28 de ses installations réparties dans sept provinces.
  • L'engagement du Plan d'action économique qui consiste à élargir l'accès à un service Internet à large bande dans les régions rurales permettra à des ménages, des entreprises et des établissements communautaires de ces régions d'accéder à un réseau Internet semblable à celui de bon nombre de centres urbains. Au premier stade de cette initiative, un exercice complet de mappage des systèmes est en cours afin de déterminer quels ménages sont actuellement non servis ou mal desservis. Un appel de propositions devrait être lancé à la fin de l'été, les projets seront choisis à l'automne, et les fonds devraient être investis dans des projets au début de 2010.
  • Le Plan d'action économique a instauré le Fonds pour l'énergie propre, qui consacrera 1 milliard de dollars sur cinq ans à l'appui de la recherche et de projets de démonstration dans le domaine de l'énergie propre. De cette somme, jusqu'à 150 millions de dollars iront à la recherche sur l'énergie propre et 850 millions à des projets de démonstration portant notamment sur les technologies de captage et de stockage du carbone. Le Fonds pour l'énergie propre renforcera le statut de superpuissance énergétique du Canada, stimulera les nouveaux investissements, créera de nouveaux emplois dans le secteur de l'énergie et contribuera à la réalisation de nos objectifs en matière de changements climatiques.
  • Le Plan d'action économique a aussi affecté 110 millions de dollars sur trois ans à l'Agence spatiale canadienne afin d'appuyer le leadership continu du Canada dans la conception et la construction d'appareils de robotique spatiale. Ces fonds permettront de créer de nouvelles possibilités pour les entreprises canadiennes novatrices, d'offrir des emplois à des travailleurs hautement qualifiés et de préparer les astronautes canadiens à participer à de futures missions spatiales internationales comme celles auxquelles participent les astronautes Robert Thirsk et Julie Payette.
Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Exemples d'investissements dans les laboratoires fédéraux

  • 24 millions de dollars sur deux ans au Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg, au Manitoba
  • 12 millions sur deux ans pour financer des améliorations du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à Sherbrooke, au Québec

 

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Créer de l'économie de demain

  • Investissements dans l'infrastructure des universités et des collèges du Canada
  • Modernisation des laboratoires fédéraux
  • Fonds pour l'énergie propre

Appuyer les industries et les collectivités

Le Plan d'action économique prévoit une aide à l'emploi dans les industries les plus durement touchées par la récession mondiale. Cette aide vise un vaste éventail de secteurs dont certains sont axés sur les ressources naturelles, comme le secteur forestier et le tourisme. Le Plan d'action prévoit aussi une aide aux collectivités durement touchées par le ralentissement de l'économie.

Dans le cadre du Plan d'action économique, 2,1 milliards de dollars sont prévus en 2009 pour soutenir l'emploi dans les industies et les collectivités touchées par le ralentissement mondial.

Le gouvernement aide les collectivités vulnérables à gérer l'importante transition causée par la récession mondiale. Le Fonds d'adaptation des collectivités, d'une valeur de 1 milliard de dollars, est l'une des initiatives mises en place à cette fin. Il vise à aider les collectivités de moins de 250 000 habitants qui sont aux prises avec d'importantes pertes d'emplois et restructurations d'industries. Le gouvernement favorise aussi le développement économique dans le Nord canadien et le Sud de l'Ontario, où il va établir des agences de développement régional au cours des prochains mois.

« Le gouvernement a bien entendu le message et souscrit à notre vision, qui consiste à devenir les fabricants des produits forestiers de la plus grande qualité, les plus innovateurs et les plus écologiques au monde. Il comprend aussi que pour y parvenir, le Canada doit attirer les investissements, assurer les emplois de près de 300 000 travailleurs forestiers qualifiés et soutenir les collectivités où ils travaillent. »

– Avrim Lazar, président et chef de la direction,
Association des produits forestiers du Canada, le 27 janvier 2009

 

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Fonds d'adaptation des collectivités

  • Le Plan d'action économique du Canada fournira 100 millions de dollars sur deux ans pour financer le reboisement au Québec.
  • Les fonds seront investis dans des régions touchées par des feux de forêt ou des infestations d'insectes, et ils faciliteront la réhabilitation de la forêt mixte ainsi que l'amélioration des conditions de croissance des plants grâce à l'éclaircissement des forêts.
  • Ces projets pourraient créer quelque 8 000 emplois dans plus de 10 régions : Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Outaouais, Lanaudière, Laurentides, Mauricie, Québec, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie.

Le gouvernement offre aussi une aide complète aux secteurs touchés par la récession, dont les suivants :

Forêts : Le ralentissement de l'économie mondiale et l'effondrement du marché du logement aux États-Unis ont créé des difficultés pour le secteur forestier. Jusqu'ici, un total de 70 millions de dollars a été octroyé à Ressources naturelles Canada afin de financer des initiatives pour favoriser l'innovation et la diversification des marchés, y compris des projets de recherche et de démonstration de nouveaux produits forestiers, et pour aider les entreprises forestières à commercialiser des produits novateurs à l'étranger ainsi qu'à protéger et à créer des emplois. Un investissement additionnel de 100 millions s'ajoutera à cette somme l'an prochain. De plus, le gouvernement fédéral versera 100 millions sur deux ans pour des activités de sylviculture au Québec, à partir du Fonds d'adaptation des collectivités, et le gouvernement du Québec en fera autant. Ces activités permettront de reboiser des régions dévastées par des feux de forêt ou des infestations d'insectes, de faciliter la réhabilitation de la forêt mixte et d'améliorer les conditions de croissance des plants grâce à l'éclaircissement des forêts.

Mines : Pour soutenir les activités et l'emploi dans le secteur de l'exploration minière partout au Canada, le crédit d'impôt temporaire pour exploration minière a été prolongé pour une autre année. Cette mesure favorisera la croissance dans ce secteur.

Tourisme : Le tourisme a été stimulé grâce à l'aide accordée partout au Canada à des événements de marque, comme le Festival international de jazz de Montréal et l'International Fringe Theatre Festival d'Edmonton. Jusqu'ici, le gouvernement a octroyé 23 millions de dollars à 12 grands festivals canadiens. Le financement d'autres événements sera accordé par voie d'appels de propositions. Un premier appel a pris fin en mai, et les projets sont en cours d'évaluation. Un deuxième appel devrait être lancé à l'automne 2009.

Agriculture : Dans le cadre du Programme Agri-flexibilité d'une valeur de 500 millions de dollars, le gouvernement financera des initiatives pour aider le secteur de l'agriculture à s'adapter aux pressions et à être plus concurrentiel, notamment en réduisant les coûts de production des entreprises agricoles et leur empreinte sur l'environnement, en soutenant des procédés et des produits novateurs et en relevant les défis des marchés. Le gouvernement accordera aussi 50 millions pour des investissements dans les abattoirs et les usines de transformation des viandes en vue d'améliorer leurs opérations. Le secteur agricole bénéficie également d'un accès élargi au financement, qui vise à aider les agriculteurs à agrandir leurs exploitations et à faciliter le transfert intergénérationnel des fermes.

Pêches : Le Plan d'action économique du Canada prévoit 200 millions de dollars sur deux ans pour financer la réparation et de l'entretien des principaux ports de pêche commerciale du Canada, et 17 millions de plus pour accélérer la construction d'un port pour petits bateaux à Pangnirtung, au Nunavut. Un financement de 8 millions sur deux ans sera accordé afin de moderniser 33 installations et écloseries du Programme de mise en valeur des salmonidés en Colombie-Britannique, dans le cadre de l'initiative visant à effectuer des travaux d'entretien différé dans les laboratoires fédéraux partout au pays. Des collectivités de pêcheurs de homards durement touchées du Canada atlantique et du Québec profiteront aussi d'une aide financière additionnelle de 10 millions grâce au Fonds d'adaptation des collectivités, pour des initiatives de commercialisation et d'accès aux marchés, d'innovation et de développement technologique.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Appuyer les industries et les collectivités

  • Aide à la diversification des marchés et à l'innovation dans le secteur forestier et l'agriculture
  • Fonds d'adaptation des collectivités
  • Allégements fiscaux et tarifaires

En plus d'aider des secteurs clés, le Plan d'action économique prévoit des mesures permanentes et temporaires venant s'ajouter aux réductions d'impôt d'application générale qui ramèneront à 15 %, en 2012, le taux général d'imposition du revenu des sociétés, qui s'élevait en 2007 à 22,12 % (y compris la surtaxe des sociétés). Ces mesures, qui s'ajoutent aux autres réductions d'impôt instaurées depuis 2006, feront en sorte que le taux global d'imposition des nouveaux investissements des entreprises du Canada sera le moins élevé des pays du G7 à compter de 2010.

Le Plan d'action économique aide les entreprises canadiennes à créer des emplois, à moderniser leurs opérations et à être plus concurrentielles à l'échelle internationale en éliminant les tarifs douaniers sur un éventail de machines et de matériel et en prévoyant temporairement une déduction pour amortissement accéléré visant les machines et le matériel de fabrication et de transformation ainsi que les ordinateurs. Les importateurs ont bénéficié d'allégements tarifaires totalisant 27 millions de dollars au cours des quatre premiers mois de l'année.

Des allégements tarifaires profitables 

Les industries canadiennes profitent déjà de l'élimination des tarifs douaniers sur un éventail de machines et de matériel, ce qui leur permet de maintenir et d'accroître leur compétitivité. Voici quelques exemples des économies réalisées dans certains secteurs :

  • Production et distribution d'électricité : 7,6 millions de dollars
  • Imprimerie : 3,6 millions
  • Transformation des aliments : 1,6 million

Améliorer l'accès au financement

Les Canadiens ont besoin d'avoir accès à un financement abordable pour se procurer des habitations et des voitures et pour exploiter des entreprises. Les taux d'intérêt et l'accès aux prêts déterminent comment les Canadiens investissent et dépensent leur argent, ce qui dicte le fonctionnement de notre économie. De saines conditions financières sont essentielles à la reprise de l'économie, au Canada comme partout dans le monde.

Le système financier du Canada a surmonté l'actuelle crise financière mieux que ceux de la plupart des autres pays. Récemment, le Forum économique mondial a indiqué que notre système bancaire était le plus sûr au monde. Toutefois, en raison de la crise mondiale, il a été difficile pour les banques et les autres prêteurs canadiens d'obtenir des fonds à des coûts raisonnables sur les marchés internationaux. Afin d'atténuer les répercussions de cette crise, le Plan d'action économique du Canada prévoit jusqu'à 200 milliards de dollars pour faciliter les prêts aux entreprises et aux ménages canadiens, au moyen du Cadre de financement exceptionnel. Toutes les mesures sont maintenant en place et entièrement opérationnelles.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

« Le système bancaire canadien a fait preuve jusqu'ici d'une stabilité remarquable au milieu de la tourmente mondiale, en bonne partie grâce à de solides mécanismes de surveillance et de réglementation. »

– Fonds monétaire international, mai 2009

D'emblée, le gouvernement a adopté des mesures pour fournir aux institutions financières canadiennes des fonds à prêter aux entreprises et aux Canadiens, pendant que le fonctionnement des marchés financiers mondiaux était gravement perturbé. Ces mesures comprennent l'octroi de plus de 40 milliards de dollars par la Banque du Canada en décembre 2008, ainsi que le financement à terme de 58 milliards accordé aux banques et aux autres prêteurs dans le cadre du Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés. En outre, le nouveau programme des Obligations hypothécaires du Canada à échéance de 10 ans a permis de fournir 7 milliards de dollars en espèces à des institutions financières.

Il reste difficile d'obtenir des prêts abordables pour les petites et moyennes entreprises et de financer l'achat par crédit-bail de véhicules ou de matériel.

C'est pourquoi le gouvernement a adopté d'autres mesures en vue de faciliter plus directement les prêts aux ménages et aux entreprises. Le Programme de crédit aux entreprises accorde directement des prêts et d'autres formes d'aide financière à des entreprises solvables dont l'accès au crédit est restreint en raison des conditions mondiales du crédit. Le financement est octroyé par l'entremise d'Exportation et développement Canada et de la Banque de développement du Canada, avec la collaboration d'institutions financières. La Facilité canadienne de crédit garanti a également été mise en œuvre afin d'offrir une aide directe au financement de véhicules et de matériel, ce qui aide à atténuer les pressions auxquelles sont soumises les Canadiens.

Le Plan d'action économique du Canada : À l'œuvre pour les Canadiens

Exemple de réussite du Programme de crédit aux entreprises

Canadian General-Tower Limited

Exportation et développement Canada a octroyé 7,5 millions de dollars à Canadian General-Tower Limited pour accroître ses liquidités et sa marge de manœuvre financière. Établie à Cambridge, en Ontario, cette entreprise fournit des matériaux de cuir et de vinyle qui servent à la fabrication de sièges, de portières et de tableaux de bord dans le secteur de l'automobile.

Au total, une aide financière de plus de 115 milliards de dollars a été accordée afin d'améliorer l'accès au financement pour les entreprises et les Canadiens, le tout selon des modalités commerciales, afin de protéger les contribuables (tableau 1.4).

Tableau 1.4
Progrès dans la mise en œuvre de l'aide au financement
  Financement
offert
Éléments en
place
Financement
octroyé
jusqu'ici

  (maximum, G$)   (G$)
Programme d'achat de prêts
  hypothécaires assurés
 125   58
Nouvelle Obligation hypothécaire
  du Canada à échéance de 10 ans
  10    7
Facilité canadienne d'assurance
  aux prêteurs
n. d. n. d.
Facilité canadienne des
  assureurs-vie
n. d. n. d.
Souplesse accrue offerte
  par les sociétés d'État, y compris
  le Programme de crédit
  aux entreprises
  13    3
Facilité canadienne de crédit garanti   12   11
Banque du Canada   40   40
 
Total  200    119

Ces mesures exceptionnelles de politique publique ont déjà permis d'améliorer les conditions du crédit. Les coûts d'emprunt des banques ont augmenté dans une moins grande mesure au Canada que dans d'autres pays après l'intensification de la crise financière mondiale en octobre 2008, et ils sont maintenant revenus presque aux niveaux d'avant la crise. Cette réduction des coûts de financement des banques, avec l'abaissement du taux directeur de la Banque du Canada, a permis de faire diminuer les coûts d'emprunt pour les familles et les entreprises canadiennes. Ainsi, les taux d'intérêt moyens pour les ménages et les entreprises ont baissé de près de 2 points de pourcentage depuis octobre dernier.

Les taux d'intérêt sont plus bas.

Les avantages de faibles taux hypothécaires

Nathalie et Pierre ont financé l'achat de leur maison en contractant un emprunt hypothécaire à taux variable, mais ils veulent avoir la paix d'esprit associée à des paiements fixes et prévisibles. Au printemps de 2009, les taux hypothécaires sur 5 ans s'établissaient à 5,25 %, soit 200 points de base de moins qu'en octobre 2008. Sur un emprunt hypothécaire de 150 000 $, ils pourraient économiser 168 $ par mois, ou 2 016 $ par année.

Graphique 1.13 - Taux d'intérêt effectifs et taux directeur

Même si l'accès au financement demeure plus difficile qu'auparavant, la situation est meilleure au Canada qu'ailleurs dans le monde. La valeur totale des prêts consentis aux ménages et aux entreprises augmente, quoique pas aussi fortement qu'avant la crise, en partie sous l'effet de la réduction de la demande de crédit résultant du ralentissement de l'économie. Pendant le quatrième trimestre de 2008, le crédit consenti aux ménages a augmenté, en taux annuel, d'environ 7,5 % au Canada. À l'opposé, aux États-Unis, la croissance du crédit consenti aux ménages et aux entreprises a sensiblement diminué. La croissance plus forte du crédit au Canada illustre l'amélioration de l'accès au crédit dont jouissent les Canadiens.

La croissance du crédit a ralenti au Canada, mais elle demeure plus élevée qu'aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Graphique 1.14 - Croissance du crédit aux entreprises / Croissance du crédit aux ménages

Climat économique

Le Plan d'action économique du Canada a été conçu pour affronter les risques occasionnés par la récession mondiale la plus profonde depuis la Seconde Guerre mondiale. Au moment de son dépôt à la fin de janvier, il était très difficile de prévoir comment la crise serait enrayée et dans quelle mesure elle minerait l'économie et l'emploi au Canada.

Maintenant que nous y voyons un peu plus clair, nous constatons qu'à la fin de 2008 et au premier trimestre de 2009, la conjoncture économique mondiale a été beaucoup moins favorable que l'avaient prévu pratiquement tous les gouvernements et les prévisionnistes du secteur privé. Au Canada, les pertes de production ont été importantes pendant cette période, la détérioration de l'économie américaine entraînant une chute marquée des exportations canadiennes. Le resserrement des conditions du crédit et la perte de confiance ont également fait baisser les dépenses de consommation et les investissements des entreprises. Malgré tout, pendant ce très grave ralentissement de l'économie mondiale, les pertes de production ont été jusqu'à quatre fois moins marquées au Canada que dans d'autres pays.

Le Canada est moins durement touché que d'autres pays par la récession mondiale.

Graphique 1.15 - Variation du PIB réel dans les grandes économies avancées depuis le 2e trimestre de 2008

L'approche du gouvernement en matière de planification budgétaire repose sur trois principes : responsabilité, transparence et ferme gestion des dépenses. Pour faire en sorte que ses projections budgétaires soient objectives et transparentes, le gouvernement les fonde sur la moyenne des prévisions économiques établies par des prévisionnistes du secteur privé. Cette façon de procéder remonte à plus d'une décennie.

Toutefois, dans le Plan d'action économique, le gouvernement anticipait que la conjoncture au Canada et partout dans le monde pourrait facilement être pire que ce qu'avaient entrevu les prévisionnistes du secteur privé. À des fins de planification, dans le Plan d'action, il a donc rajusté à la baisse la croissance du PIB nominal pour qu'elle s'établisse à -2,7 %, alors qu'elle devait être de -1,2 % selon la moyenne des prévisions établies par le secteur privé en janvier 2009.

Depuis janvier, les prévisionnistes du secteur privé ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance, et ils croient maintenant que le PIB nominal chutera cette année de 4,3 % au Canada. Cela signifie qu'environ la moitié de la réduction de leurs perspectives depuis janvier était déjà prise en compte dans les hypothèses de planification du budget de 2009.

Le ministère des Finances effectue régulièrement des enquêtes au sujet de l'économie auprès d'économistes du secteur privé. Pour l'enquête de mai 2009, ces prévisionnistes étaient les suivants : Bank of American Merrill Lynch, Banque Royale du Canada, Banque Scotia, BMO Marchés des capitaux, Caisse de dépôt et placement du Québec, The Centre for Spatial Economics, Desjardins, Deutsche Bank (Canada), Financière Banque Nationale, Global Insight Inc., Groupe financier Banque TD, Marchés mondiaux CIBC Inc., UBS Warburg, Université de Toronto (Policy and Analysis Program) et Valeurs mobilières Banque Laurentienne.

La moitié de la révision à la baisse des perspectives
depuis janvier était déjà prise en compte dans
les hypothèses de planification budgétaire.

Graphique 1.16 - PIB nominal (2009 par rapport à 2008)

Le FMI prévoit que le Canada sera le pays du G7 où la reprise sera la plus vigoureuse. Cette prévision se fonde sur la solidité des facteurs économiques et financiers fondamentaux du Canada et sur la stimulation découlant des mesures exceptionnelles de politique publique énoncées dans le Plan d'action économique du Canada.

On a pu observer dans les derniers mois des signes encourageants montrant que l'économie et les marchés financiers mondiaux commencent à se stabiliser. Malgré l'incertitude qui continue de régner, la plupart des prévisionnistes du secteur privé continuent d'entrevoir une reprise soutenue de l'économie, qui débuterait au second semestre de 2009 et s'accélérerait en 2010. À cet égard, les perspectives pour la seconde moitié de 2009 et pour 2010 sont largement semblables à celles qui figurent dans le Plan d'action économique du Canada. Les perspectives économiques demeurent néanmoins assombries par d'importants risques, tant à la hausse qu'à la baisse.

Les prévisionnistes du secteur privé continuent
d'entrevoir une reprise de la croissance au
second semestre de 2009 et en 2010.

Graphique 1.17 - Croissance du PIB réel

L'évolution de l'économie depuis le budget de 2009 ainsi que les mesures additionnelles adoptées par la suite pour réduire l'impact de la récession et stimuler la reprise entraînent une augmentation du déficit projeté pour 2009-2010. Cette augmentation résulte :

  • d'une baisse des rentrées d'impôt;
  • d'une hausse des prestations d'assurance-emploi, pour aider les Canadiens les plus touchés par la récession mondiale;
  • de la contribution du gouvernement à l'aide conjointe consentie par le Canada et les États-Unis au secteur de l'automobile pour l'aider à se restructurer en vue d'assurer sa viabilité à long terme.
Partenariats internationaux pour venir en aide
au secteur de l'automobile

Le gouvernement a travaillé en étroite collaboration avec l'administration américaine et le gouvernement de l'Ontario pour venir en aide au secteur de l'automobile. En Amérique du Nord, ce secteur est hautement intégré, ce qui requiert une approche intégrée. Seuls ceux qui contribuent à résoudre ses problèmes l'aideront à progresser. Le secteur canadien de l'automobile est essentiel au bien-être d'un grand nombre de travailleurs et de collectivités. Il est aussi un élément crucial de l'économie diversifiée dont le Canada a besoin pour asseoir sa prospérité future.

L'aide du Canada vise à permettre au secteur canadien de l'automobile de se positionner afin de pouvoir prospérer sur un nouveau marché mondial plus concurrentiel et davantage soucieux des besoins environnementaux. Afin de réaliser ces objectifs, le gouvernement fédéral a travaillé en étroite collaboration avec les gouvernements de l'Ontario et des États-Unis, et il a mis en œuvre un certain nombre de mesures cruciales, notamment les suivantes :

  • Des prêts ont été octroyés à General Motors du Canada Inc. et à Chrysler Canada Inc., et les fonds ont commencé à être versés le 30 mars 2009. Par la suite, en partenariat avec le gouvernement de l'Ontario, le gouvernement a haussé le prêt consenti à Chrysler pour le porter à 3,7 milliards de dollars, et il a acquis une participation de 2 % dans la société. Il a en outre augmenté le prêt consenti à GM pour qu'il atteigne 10,6 milliards, en plus d'acquérir une participation de 12 % dans la société.
  • Le gouvernement a annoncé le Programme canadien de respect des garanties, afin que soient honorées les garanties offertes aux propriétaires de véhicules neufs achetés chez GM du Canada et Chrysler Canada pendant la période de restructuration.
  • Le gouvernement est venu en aide aux fournisseurs de pièces d'automobiles en haussant l'assurance comptes débiteurs qui leur est offerte.
  • En avril, le gouvernement a lancé le Partenariat automobile du Canada, qui prévoit 145 millions de dollars sur cinq ans pour financer d'importantes activités de recherche-développement menées en collaboration et axées sur l'industrie, qui auront des retombées pour le secteur canadien de l'automobile.

 

Le déficit plus élevé résulte d'une baisse des revenus, d'une hausse des prestations d'assurance-emploi et de l'aide accordée au secteur de l'automobile.

Graphique 1.18 - Sommaire de l'évolution des perspectives budgétaires pour 2009-2010 depuis le budget de janvier 2009 / Ventilation du déficit projeté pour 2009-2010

Selon les projections actuelles, le gouvernement enregistrera des déficits de 3,9 milliards de dollars en 2008-2009 et de 50,2 milliards en 2009-2010. Plus de la moitié du déficit de 2009-2010 est attribuable aux mesures temporaires contenues dans le Plan d'action économique du Canada, à la baisse des rentrées d'impôt, à la hausse des prestations d'assurance-emploi et à la décision de geler les taux de cotisation d'assurance-emploi. Le reste du déficit, soit 23,2 milliards, ou 1,5 % du PIB, est surtout lié à la faiblesse de l'économie et sera éliminé à mesure que l'économie se rétablira. Le gouvernement est résolu à recommencer à afficher des excédents dans les années à venir ainsi qu'à rembourser les déficits accumulés pendant cette période.

Le déficit du Canada est particulièrement modeste si on le compare à la situation budgétaire d'autres pays. De plus, le Canada est entré en récession avec le ratio de la dette au PIB le plus bas de tous les pays du G7.

Le gouvernement continuera de surveiller de près l'évolution de l'économie pendant l'été en vue de présenter une mise à jour aux Canadiens dans le rapport de l'automne.

Le déficit du Canada est relativement peu élevé par rapport à ceux d'autres pays.

Graphique 1.19 - Déficit de l'ensemble des administrations publiques en 2009 / Dette nette de l'ensemble des administrations publiques en 2009

 

« Comparativement à tous les autres grands pays industrialisés, dont les États-Unis, Japon et une bonne partie des pays d'Europe, le Canada demeure, et de loin, un modèle à suivre en matière de finances publiques. »

– Derek Holt, économiste, Scotia Capitaux,
CBC Newsworld, le 27 mai 2009

Prochaines étapes

Le Plan d'action économique du Canada est le plan approprié pour traverser la période difficile que nous vivons. Le Canada a mieux affronté la récession mondiale que presque tous les autres pays, et il fait autant pour stimuler son économie que tous les autres pays du G7.

Le gouvernement procède à un rythme sans précédent pour stimuler l'économie dès maintenant, pendant qu'elle en a le plus besoin. Les projections pour le second semestre de 2009 et les années suivantes laissent entrevoir un renforcement de l'économie, ce qui appuie l'engagement pris par le gouvernement de recommencer à afficher des excédents aussitôt que possible.

Le Plan d'action économique du Canada a été très louangé sur la scène internationale, en particulier par le FMI. D'autres mesures importantes viennent s'y ajouter, dont la contribution des provinces et des territoires et nos efforts conjoints avec la nouvelle administration américaine pour venir en aide au secteur de l'automobile. Le Plan d'action met en œuvre des stimulants économiques sans précédent qui aideront les Canadiens à traverser la récession mondiale et feront en sorte que l'économie du Canada soit encore plus solide au sortir de la crise.

« Le ralentissement économique qui sévit dans le monde entier a provoqué un effondrement des marchés financiers, fait grimper en flèche le chômage et ébranlé la confiance dans le système bancaire. Toutefois, l'importance du désastre varie selon les pays. Certains sont dans une bien meilleure position que les autres pour se sortir de la crise en attirant les entrepreneurs, les investisseurs et les travailleurs. Quels sont ces pays? Dans notre quatrième classement annuel des pays les plus accueillants pour les entreprises, nous avons comparé les conditions d'affaires dans 127 pays. En tête de la liste pour 2009 [...] le Canada a progressé de quatre rangs et se situe en troisième position. »

– Forbes.com, le 19 mars 2009

Un vaste ensemble d'initiatives sont mises en œuvre dans un temps record – en seulement 72 jours depuis le début du présent exercice, le gouvernement a fait ce qu'il fallait pour mettre en œuvre 80 % des mesures contenues dans le Plan d'action, dont les Canadiens commencent déjà à profiter dans bien des cas.

Si le Plan d'action est mis en œuvre efficacement, il soutiendra les Canadiens tout au long de la récession et il permettra au Canada d'être en position de force quand celle-ci se terminera.

Le gouvernement est déterminé à poursuivre la mise en œuvre du Plan d'action.

La priorité immédiate consiste à affecter les fonds restants le plus rapidement possible. Pour cela, il faut :

  • conclure toutes les ententes non réglées et cibler, avec les provinces et les territoires, des projets en matière de formation, de logement social et d'infrastructure;
  • déterminer la prochaine série de projets dans le cadre du Fonds d'adaptation des collectivités;
  • aller de l'avant pour exécuter d'autres travaux relatifs aux infrastructures fédérales, telles que les ponts, les ports et les bâtiments.

Pendant que l'économie reprendra du mieux au second semestre de 2009, l'objectif primordial du gouvernement sera de veiller à ce que le Canada sorte renforcé de la récession mondiale en tirant parti de notre avantage canadien pour le bien de toute la population et en assurant le maintien et la création d'emplois.

À l'automne, le gouvernement présentera un troisième rapport aux Canadiens afin de leur fournir plus de renseignements sur les dépenses liées aux mesures de stimulation, qu'il s'agisse des fonds octroyés directement par le gouvernement du Canada ou de ceux investis en partenariat avec les provinces, les territoires, les administrations locales et le secteur privé. Nous invitons les Canadiens à faire le suivi des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d'action économique en se rendant sur le site Web du gouvernement du Canada à l'adresse www.plandaction.gc.ca.

Table des matières - Suivant