Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 juin 2016 (non audité)

Table des matières

1. Introduction

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

3. Risques et incertitudes

4. Changements importants touchant le fonctionnement, le personnel et les programmes

5. Approbation par les cadres dirigeants

1. Introduction

Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction conformément à l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques selon la forme et les modalités de la norme comptable 1.3 du Conseil du Trésor. Il doit être lu de concert avec le Budget principal des dépenses du Ministère et le Budget supplémentaire des dépenses des Finances Canada.

Il n’a pas fait l’objet d’un audit ou d’un examen externe.

1.1 Pouvoirs, mandats et activités de programme

Le ministère des Finances Canada (le « Ministère ») dispense au gouvernement du Canada des conseils de grande qualité sur les politiques et les programmes appropriés en matière économique, budgétaire et sociale, de même que sur le plan de la sécurité et dans les secteurs financier et international dans le but de renforcer l’économie canadienne et d’assurer la durabilité des politiques budgétaires et des programmes sociaux.

Les responsabilités du Ministère comprennent :

  • La préparation du budget fédéral et la mise à jour des projections économiques et financières à l’automne;
  • La préparation du Rapport financier annuel du gouvernement du Canada ainsi que des Comptes publics du Canada, en collaboration avec le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et le Receveur général du Canada;
  • L’élaboration de lois et de politiques fiscales et tarifaires;
  • La gestion des emprunts fédéraux sur les marchés financiers;
  • La conception et l’administration des principaux paiements de transfert fédéraux aux provinces et aux territoires;
  • L’élaboration des politiques et des lois pour le secteur financier;
  • La représentation du Canada au sein de diverses institutions et organisations financières internationales.

La description des activités de programme du Ministère figure à la partie II du Budget principal des dépenses et dans le Rapport sur les plans et les priorités.

1.2 Méthode de présentation du rapport

Pour préparer le présent rapport trimestriel, la direction a eu recours à la méthode comptable axée sur les dépenses. L’État des autorisations qui l’accompagne comporte les autorisations de dépenses accordées au Ministère par le Parlement et celles utilisées par le Ministère, conformément au Budget principal des dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses des deux exercices, ainsi que les transferts des crédits centraux du Conseil du Trésor approuvés d’ici la fin du trimestre. Le rapport trimestriel a été préparé au moyen d’un référentiel à usage particulier conçu pour communiquer les renseignements financiers nécessaires au sujet de l’utilisation des autorisations de dépenses.

L’autorisation parlementaire est requise avant que le gouvernement ne puisse dépenser les fonds. Les approbations prennent la forme de limites approuvées une fois l’an dans le cadre de lois de crédits ou de mesures législatives portant sur les autorisations de dépenses à usage particulier prévues par la loi.

Le Ministère applique la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour préparer et présenter ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport ministériel sur le rendement. Cependant, les autorisations de dépenses affectées par le Parlement sont toujours comptabilisées selon une méthode axée sur les dépenses.

1.3 Ministère des Finances – Structure financière

Le Ministère a trois grandes catégories d’autorisations de dépenses. Ces catégories sont :

  • Autorisations budgétaires votées : notamment les dépenses opérationnelles du Ministère en soi, ainsi que les dépenses autorisées aux termes des programmes de subventions et contributions. Ces dépenses doivent être spécifiquement approuvées par le Parlement au moyen d’une loi de crédits.
  • Autorisations budgétaires législatives : notamment les autorisations de dépenses qui sont accordées dans le cadre d’une loi du Parlement. Les dépenses afférentes à des montants prévus par la loi n’ont pas à être approuvées de nouveau par le Parlement et il est dans l’ordre normal des choses que de telles dépenses législatives dépassent parfois les estimations de dépenses. Les paiements législatifs du Ministère comprennent ceux faits en vertu de la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces et au titre d’intérêts liés à la dette publique du Canada.
  • Autorisations non budgétaires : notamment les décaissements effectués par le Ministère qui n’ont aucune incidence budgétaire directe pour le gouvernement, par exemple, la valeur des prêts initiaux consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Le présent rapport financier trimestriel (RFT) du Ministère tient compte des résultats obtenus pendant la période comptable en cours par rapport au Budget principal des dépenses et au Budget supplémentaire des dépenses A de 2015-2016.

Le graphique qui suit compare les autorisations budgétaires disponibles pour l’exercice complet et les dépenses pour les trois premiers mois de l’exercice 2015-2016 et de l’exercice 2016-2017. Les autorisations non budgétaires relatives à la valeur des prêts consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État ne sont pas prises en compte dans le Budget des dépenses.

Comparaison des autorisations budgétaires et des dépenses cumulatives budgétaires au 30 juin pour l'exercice 2015-2016 et l'exercice 2016-2017
Pour 2016-2017, les autorisations s'élevaient à 89 464 millions de dollars à la fin du 1er trimestre; les dépenses ont totalisé 22 590 millions. Pour 2015-2016, les autorisations s'élevaient à 89 646 millions de dollars à la fin du 1er trimestre; les dépenses ont totalisé 22 468 millions au 1er trimestre.

Les sections 2.1 et 2.2 ci-après mettent en évidence les postes importants qui ont contribué à la diminution des ressources disponibles de 2015-2016 à 2016-2017 et à la diminution des dépenses réelles au 30 juin 2015 comparativment au 30 juin 2016. Plus de détails peuvent être trouvés dans le tableau 1, État des autorisations, figurant à la page 12 du présent rapport.

2.1 Analyse des autorisations

Total des autorisations

Le tableau qui suit compare les autorisations cumulatives par crédit pour l’exercice en cours et l’exercice précédent.

Comparaison des autorisations disponibles pour l'exercice financier au 30 juin des exercices 2015-2016 et 2016-2017
      Écart
     
Autorisations disponibles (en millions de dollars) 2016-2017 2015-2016 $ %
Autorisations budgétaires        
  Autorisations votées :        
    Crédit 1 - Autorisations de programme  90.7 103.0 (12.3) -11.9%
  Autorisations législatives :        
    Principaux transferts aux autres administrations 65 989.9 63 312.4 2 677.5 4.2%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 22 782.0 25 618.0 (2 836.0) -11.1%
    Charges de programmes directs 601.2 613.0 (11.8) -1.9%
  Total des autorisations législatives 89 373.1 89 543.4 (170.3) -0.2%
Total des autorisations budgétaires 89 463.8 89 646.4 (182.6) -0.2%
Autorisations non budgétaires - - - -
Total des autorisations 89 463.8 89 646.4 (182.6) -0.2%

Les autorisations disponibles pour l’exercice 2016-2017 s’élèvent à 89 463,8 millions de dollars à la fin du premier trimestre, comparativement à 89 646,4 millions de dollars à la fin du 1er trimestre de 2015-2016, ce qui représente une diminution de 182,6 millions de dollars.

Autorisations budgétaires votées

À compter de l’exercice 2016-2017, les dépenses de fonctionnement ministériel, les subventions et les contributions ont été regroupées dans le Crédit 1 – Dépenses de programmes. Cette modification offre une approche plus efficiente de la gestion des dépenses votées.

Les autorisations de programme du crédit 1 disponibles pour l’exercice 2016-2017 s’élevaient à 90,7 millions de dollars au 30 juin 2016, comparativement à 103 millions de dollars pour la même période en 2015-2016, ce qui représente une diminution de 12,3 millions de dollars. Cette diminution est principalement attribuable aux facteurs suivants :

  • Programmes de publicité gouvernementale – Une diminution de 7,5 millions de dollars;
  • Programme de financement du Harbourfront Centre – Une diminution de 3 millions de dollars;
  • Régime coopératif en matière de réglementation des marchés des capitaux – une diminution de 1,5 million de dollars.

Autorisations budgétaires législatives

Les autorisations législatives disponibles pour l’exercice 2016-2017 s’élevaient à 89 373,1 millions de dollars à la fin du premier trimestre, comparativement à 89 543,4 millions de dollars à la fin du même trimestre de 2015-2016, ce qui représente une diminution de 170,3 millions de dollars.

Cette diminution de 170,3 millions de dollars se rapporte à trois grandes catégories : une augmentation de 2 677,5 millions de dollars au titre des principaux transferts aux autres administrations, compensée par une diminution des autorisations au titre des charges de programmes directs de 11,8 millions de dollars et une diminution de 2 836,0 millions de dollars des frais d’intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs. Des précisions supplémentaires sont fournies ci-dessous.

Les autorisations au titre des principaux transferts aux autres administrations au 30 juin 2016 s’élevaient à 65 989,9 millions de dollars, comparativement à 63 312,4 millions de dollars pour la même période en 2015-2016. L’augmentation de 2 677,5 millions de dollars est attribuable à l’effet net des augmentations et diminutions des transferts suivants:

Les augmentations incluent :
  • Transfert canadien en matière de santé (TCS) – une augmentation de 2 041,5 millions de dollars qui tient compte de l’engagement de financement inclus dans la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durables de 2012. Ce programme augmentera de 6 p. 100 par année jusqu’à l’exercice 2016-2017, après quoi il augmentera en fonction de la moyenne mobile sur 3 ans du produit intérieur brut nominal, avec une augmentation annuelle du financement garanti d’au moins 3 p. 100 par année;
  • Péréquation fiscale – une augmentation de 539,1 millions de dollars en raison du multiplicateur fondé sur le produit intérieur brut de 3,1 p. 100, appliqué au niveau de 2015-2016;
  • Transfert canadien en matière de programmes sociaux – une augmentation de 388,8 millions de dollars qui tient compte de la hausse annuelle de 3 p. 100 de l’engagement de financement inclus dans la Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durables de 2012;
  • Subventions législatives – une augmentation de 8,0 millions de dollars attribuable aux paiements relatifs à l’article 29 visant Terre-Neuve-et-Labrador en vertu de la Loi relative au supplément d’aide financière à Terre-Neuve-et-Labrador;
Les diminutions incluent :
  • Paiement de péréquation compensatoire supplémentaire à la Nouvelle-Écosse – une diminution de 3,5 millions de dollars attribuable à la baisse des revenus tirés de l’exploitation gazière et pétrolière extracôtière reçue par la Nouvelle-Écosse. L’Entente sur les ressources extracôtières de 2005 conclue entre le Canada et la Nouvelle-Écosse fournit à la province paiements compensatoires équivalents à la réduction des paiements de péréquation qui découlent de ces revenus;
  • Financement des territoires – une diminution de 24,7 millions de dollars découlant du calcul selon de nouvelles données et de données mises à jour des besoins de fonds et de la capacité à générer des revenus inclus dans la formule de financement des territoires. La Loi no 1 d’exécution du budget de 2016 comprend les modifications apportées à ce programme afin de tenir compte des effets de la révision des données de certains secteurs publics. À la suite de l’adoption de cette loi le 22 juin 2016, les montants de la formule de financement des territoires ont été ajustés et, par conséquent, un montant additionnel de 67,0 millions de dollars a été versé pour l’exercice 2016-2017.
  • Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes – une augmentation du recouvrement de 37,6 millions de dollars provoquée par l’augmentation de la valeur estimée des points d’impôt sur le revenu des particuliers;
  • Paiement de péréquation fiscale supplémentaire à la Nouvelle-Écosse – une réduction de 63,3 millions de dollars attribuable à la baisse de revenus tirés de l’exploitation gazière et pétrolière extracôtière de la Nouvelle-Écosse. Ce programme veille à ce qu’il n’y ait pas de réduction aux paiements de péréquation et aux paiements au titre de l’Entente sur les ressources extracôtières de 2005 par rapport à la formule de péréquation au moment de signer L’Entente sur les ressources extracôtières de 2005;
  • Paiements de remplacement au titre des programmes permanents – une augmentation du recouvrement au montant de 170,8 millions de dollars à la suite de l’augmentation de la valeur des points d’impôt sur le revenu des particuliers.

Les autorisations au titre des charges de programmes directs s’élevaient à 601,2 millions de dollars à la fin du premier trimestre de 2016-2017, comparativement à 613 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une diminution de 11,8 millions de dollars. Cette diminution est principalement attribuable au facteur suivant :

  • Monnaie canadienne – une diminution de 12,0 millions de dollars qui est principalement attribuable aux modifications récentes à la Loi sur la Monnaie Royale Canadienne, qui stipule que la Monnaie ne peut avoir en vue la réalisation de bénéfices relativement à la fourniture de monnaie en circulation.

Les autorisations pour les frais d’intérêt relatifs à la dette non échue et aux intérêts sur autres passifs s’élevaient à 22 782,0 millions de dollars au 30 juin 2016, comparativement à 25 618,0 millions de dollars à la même période en 2015-2016. La diminution de 2 836 millions de dollars est principalement attribuable aux facteurs suivants :

  • Frais d’intérêt relatifs à la dette non échue – une diminution de 2 300,0 millions de dollars attribuable à une révision à la baisse des taux d’intérêt par des économistes du secteur privé pour l’exercice 2016-2017, conformément à la Mise à jour économique et budgétaire 2015;
  • Autres frais d’intérêt – une diminution de 536 millions de dollars qui tient largement compte de la diminution du taux moyen escompté des obligations à long terme du Gouvernement du Canada qui sert à calculer l’intérêt sur les obligations des régimes de retraite de la fonction publique en ce qui a trait au service antérieur au 1er avril 2000.

Autorisations non budgétaires

Les autorisations non budgétaires relatives à la valeur des prêts consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État ne sont pas prises en compte dans le Budget des dépenses. Le montant brut des emprunts dont ont besoin les sociétés d’État est fonction de la nécessité de jumeler l’échéance et la structure des besoins en emprunts des clients des sociétés. La situation économique courante et les attentes à l’égard de l’avenir économique influent sur ces activités, qui peuvent varier grandement en peu de temps. Par exemple, si les clients de la société d’État sollicitent des prêts à court terme et à taux variable, la société d’État en question s’efforcera de les jumeler à des emprunts à court terme contractés auprès du gouvernement. Le prêt sera ainsi refinancé plusieurs fois tout au long de l’année, le montant brut plus élevé des emprunts étant associé à un montant net moins élevé des emprunts. Cette situation peut changer très rapidement si les conditions du marché laissent entendre une éventuelle hausse des taux d’intérêt et que les clients cherchent à immobiliser les coûts de leurs emprunts au moyen d’emprunts à plus long terme. Il peut donc y avoir des fluctuations très importantes d’un exercice à l’autre ainsi que pendant un exercice en cours. Compte tenu du fait que les prévisions peuvent comporter des inexactitudes et que les avances brutes aux sociétés d’État constituent un poste non budgétaire qui n’a aucun effet sur la dette nette du gouvernement, le Ministère ne rend compte que des emprunts réels des sociétés d’État.

2.2 Analyse des dépenses

Dépenses totales

Le tableau qui suit compare les dépenses cumulatives par crédit pour l’exercice en cours et l’exercice précédent.

Comparaison des dépenses cumulatives au 30 juin des exercices 2015-2016 et 2016-2017
      Écart
     
Dépenses cumulatives (en millions de dollars) 2016-2017 2015-2016 $ %
Dépenses budgétaires        
  Dépenses votées :        
    Crédit 1 - Dépenses de programme  23.7 26.2 (2.5) -9.5%
  Dépenses législatives :        
    Principaux transfers aux autres administrations 16 846.9 16 099.3 747.6 4.6%
    Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 5 669.1 6 259.2 (590.1) -9.4%
    Charges de programmes directs 50.3 83.7 (33.4) -39.9%
  Total partiel des dépenses législatives 22 566.3 22 442.2 124.1 0.6%
Total des dépenses budgétaires 22 590.0 22 468.4 121.6 0.5%
Dépenses non budgétaires 12 855.4 13 057.5 (202.1) -1.5%
Total des dépenses cumulatives 35 445.4 35 525.9 (80.5) -0.2%

À la fin du premier trimestre de l’exercice 2016-2017, les dépenses totales s’élevaient à 35 445,4 millions de dollars, comparativement à 35 525,9 millions de dollars déclarés pour la même période en 2015-2016, ce qui représente une diminution de 80,5 millions de dollars, soit 0,2 p. 100.

Dépenses budgétaires votées

Les dépenses de programme du crédit 1 totalisaient 23,7 millions de dollars à la fin du premier trimestre de 2016-2017, comparativement à 26,2 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une diminution de 2,5 millions de dollars ou 9,5 p. 100. La baisse est principalement attribuable à la réduction des dépenses du gouvernement en frais de publicité.

Dépenses budgétaires législatives

Les dépenses législatives totalisaient 22 566,3 millions de dollars à la fin du premier trimestre de 2016-2017, comparativement à 22 442,2 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une augmentation de 124,1 millions de dollars ou 0,6 p. 100.

Cette augmentation est principalement attribuable à une augmentation de 747,6 millions de dollars des principaux transferts aux autres administrations, compensée par une baisse de 33,4 millions de dollars des charges de programmes directs et par une baisse de 590,1 millions de dollars des frais d’intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs (soit une diminution de 408,6 millions de dollars et de 181,5 millions de dollars respectivement).

Les dépenses liées aux principaux transferts aux autres administrations au 30 juin 2016 s’élevaient à 16 846,9 millions de dollars, par rapport à 16 099,3 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une augmentation de 747,6 millions de dollars. Cette augmentation est principalement attribuable à l’effet net des facteurs suivants :

  • Transfert canadien en matière de santé – une augmentation de 510,4 millions de dollars;
  • Péréquation fiscale – une augmentation de 134,8 millions de dollars;
  • Transfert canadien en matière de programmes sociaux – une augmentation de 97,2 millions de dollars;
  • Paiements de remplacement au titre des programmes permanents – Une diminution des recouvrements de 9,9 millions de dollars;
  • Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes – une diminution des recouvrements de 4,9 millions de dollars;
  • Financement des territoires – une diminution de 9,6 millions de dollars.

Les explications des augmentations de tous les facteurs susmentionnés concordent avec celles présentées sous la rubrique « Autorisations budgétaires législatives » à la section 2.1.

Les charges de programmes directes s’élevaient à 50,3 millions de dollars à la fin du premier trimestre de l’exercice 2016-2017, comparativement à 83,7 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une diminution de 33,4 millions de dollars. Cette diminution est principalement attribuable à l’effet net des facteurs suivants :

  • Pertes de change – une diminution de 37,4 millions de dollars attribuable à la réévaluation des comptes liés au Fonds monétaire international;
  • Achat de monnaie canadienne – une augmentation de 3,8 millions de dollars attribuable à la variation habituelle de la demande pour la monnaie venant des commerces et des consommateurs et du moment de l’acquisition de la monnaie durant l’année.

Les dépenses liées aux frais d’intérêt relatifs à la dette non échue et aux intérêts sur autres passifs s’élevaient à 5 669,1 millions de dollars au 30 juin 2016, comparativement à 6 259,2 millions de dollars à la même date en 2015-2016, ce qui représente une baisse de 590,1 millions de dollars. Cette baisse est principalement attribuable aux facteurs suivants :

  • Frais d’intérêt relatifs à la dette non échue – une baisse de 408,6 millions de dollars, qui tient largement compte de la baisse du taux d’intérêt en vigueur pour les obligations du gouvernement du Canada et des bons du Trésor;
  • Intérêts sur autres passifs – une baisse de 181,5 millions de dollars, qui tient largement compte de la diminution du taux moyen des obligations à long terme du Canada, qui sert à calculer l’intérêt sur les obligations des régimes de retraite de la fonction publique en ce qui a trait au service antérieur au 1er avril 2000.

Dépenses non budgétaires

Les dépenses non budgétaires totalisaient 12 855,4 millions de dollars à la fin du premier trimestre de 2016-2017, comparativement à 13 057,5 millions de dollars à la même date dans l’exercice précédent, ce qui représente une baisse de 202,1 millions de dollars. Cette diminution est attribuable à l’effet net des facteurs suivants :

  • Une diminution de 147,7 millions de dollars liée à la valeur des prêts consentis aux sociétés d’État qui participent au Cadre d’emprunt pour les sociétés d’État. Le montant brut des emprunts contractés par les sociétés d’État est fonction de la demande et des besoins opérationnels des entités participantes ainsi que des échéances des emprunts des sociétés d’État. Les montants peuvent donc varier considérablement d’une année à l’autre.
  • Une diminution de 28,3 millions de dollars en paiements en vertu de la Loi sur les accords de Bretton Woods et des accords connexes – Organisations internationales;
  • Une baisse de 26,1 millions de dollars des paiements versés aux nouveaux accords d’emprunt du Fonds monétaire international.

Tableau des modifications importantes des dépenses budgétaires ministérielles par article courant

Le tableau 2 situé à la fin du présent rapport présente les dépenses budgétaires ministérielles par article courant (AC). Les principaux écarts de dépenses par article courant entre 2016-2017 et 2015-2016 sont les suivants :

  • Paiements de transfert (AC 10) – une augmentation nette de 747,6 millions de dollars dont la plus grande partie est attribuable à une augmentation des dépenses législatives au titre des transferts principaux aux autres administrations;
  • Services publics, fournitures et approvisionnement (AC07) – une augmentation de 3,8 millions de dollars dans l’achat de monnaie canadienne;
  • Frais de la dette publique (AC 11) – une diminution de 590,1 millions de dollars.

Les écarts d’un exercice à l’autre ont été expliqués en détail dans la section 2.2.

3. Risques et incertitudes

Compte tenu de l’impact continu des prix bas et volatils du pétrole brut et de la situation économique mondiale faible et fragile dans l’ensemble, la croissance de l’économie canadienne a considérablement ralenti depuis 2014.

En ce qui concerne la situation économique mondiale fragile, le Ministère continue de surveiller le développement et les risques observés dans les régions et les pays clés, dont les plus connus sont le ralentissement des marches dans les grandes économies émergentes, la faible reprise économique européenne, l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le ralentissant de la croissance à court terme et à moyen terme tant pour les économies établies qu’émergentes, ainsi que les enjeux associés à la normalisation de la politique monétaire des États-Unis, qui à son tour présente des risques pour les marchés émergents avec des vulnérabilités économiques et financières de longue date. Au cours de la période de planification, le Ministère continuera de favoriser la coordination internationale des politiques économiques, de contribuer aux efforts internationaux visant à atténuer et à prévenir les crises économiques, et de gérer l’allocation des ressources budgétaires limitées.

Le profil de risque organisationnel du ministère des Finances Canada présente un aperçu des principaux risques de l’organisation. Il fait porter l’attention et les plans d’action de la haute direction sur les mesures destinées à atténuer les effets négatifs de l’incertitude de l’économie mondiale et l’incidence de ceux-ci sur l’économie canadienne. Le Ministère surveille ses risques organisationnels et les réponses à ces derniers afin de cerner les sources de possibilités et de traduire les progrès issus de la mise en œuvre des mesures d’atténuation des risques.

4. Changements importants touchant le fonctionnement, le personnel et les programmes

Depuis le 27 juin 2016, Christopher Myers remplace Randy Larkin comme dirigeant principal des finances au ministère des Finances du Canada.

5. Approbation par les cadres dirigeants

Approuvé par :

Original signé par
Paul Rochon, sous-ministre
Original signé par
Christopher Meyers, dirigeant principal des finances

Ottawa, Canada
Le 29 août 2016

Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 juin 2016 
Tableau 1 : État des autorisations (non vérifié)
(en milliers de dollars)
  Exercice 2016-2017 Exercice 2015-2016
 

  Total disponible pour utilisation pour l'exercice se terminant le
31 mars 2017 *
Total utilisé pendant le trimestre terminé le 30 juin 2016 Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre Total disponible pour utilisation pour l'exercice se terminant le 31 mars 2016 * Total utilisé pendant le trimestre terminé le 30 juin 2015 Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre
Autorisations budgétaires            
Autorisations votées            
Dépenses de programme 90 741 23 669 23 669 102 972 26 182 26 182
 

Total des autorisations votées 90 741 23 669 23 669 102 972 26 182 26 182
 

Autorisations législatives            
Principaux transferts aux autres administrations            
Transfert canadien en matière de santé (Partie V.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 36 067 673 9 016 918 9 016 918 34 026 107 8 506 527 8 506 527
Transfert canadien en matière de programmes sociaux (Partie V.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 13 347 956 3 336 989 3 336 989 12 959 181 3 239 795 3 239 795
Arrangements fiscaux
Péréquation fiscale (Partie I – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 17 880 415 4 470 104 4 470 104 17 341 310 4 335 328 4 335 328
Financement des territoires (Partie I.1 – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 3 536 328 1 372 095 1 372 095 3 561 034 1 381 681 1 381 681
Subventions législatives (Lois constitutionnelles de 1867 à 1982, et autres autorisations législatives) 42 363 1 238 1 238 34 378 1 237 1 237
Recouvrement ayant trait aux allocations aux jeunes (Loi de 1964 sur la révision des arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) (890 667) (412 317) (412 317) (853 046) (417 261) (417 261)
Autres principaux transferts            
Paiement de péréquation compensatoire supplémentaire - Nouvelle-Écosse (Loi sur les paiements de péréquation compensatoires supplémentaires à la Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador) 33 255 - - 36 779 - -
Paiement de péréquation supplémentaire - Nouvelle-Écosse (Partie I - Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) 16 026 - - 79 348 - -
Paiements de remplacement au titre des programmes permanents (Partie VI – Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces) (4 043 422) (938 163) (938 163) (3 872 657) (948 036) (948 036)
 

Total des principaux transferts aux autres administrations 65 989 927 16 846 864 16 846 864 63 312 434 16 099 271 16 099 271
Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs            
Frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et autres coûts liés à la dette publique 15 688 000 3 868 026 3 868 026 17 988 000 4 276 617 4 276 617
Intérêts sur autres passifs 7 094 000 1 801 087 1 801 087 7 630 000 1 982 607 1 982 607
 

Total des frais d'intérêt relatifs à la dette non échue et intérêts sur autres passifs 22 782 000 5 669 113 5 669 113 25 618 000 6 259 224 6 259 224
Charges de programmes directs            
Charges de fonctionnement            
Achat de la monnaie canadienne 96 000 27 369 27 369 108 000 23 562 23 562
Contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés 12 222 3 056 3 055 12 097 3 024 3 024
Ministre des Finances – Traitement et allocation pour automobile 83 7 7 82 20 20
Ministre d'État (Finances) - Allocation pour automobile - - - 2 1 1
Paiements de transfert
Paiements à l'Association internationale pour le développement 441 620 - - 441 610 - -
Paiements de dettes à des organisations internationales au nom des pays pauvres en vertu du paragraphe 18(1) de la Loi sur la reprise économique 51 200 - - 51 200 - -
Autres
Pertes de change - 19 130 19 129 - 56 489 56 489
Paiement d'éléments de passif enregistrés précédemment comme recettes - 760 760 - 593 593
 

Total des charges de programmes directs 601 125 50 322 50 320 612 991 83 689 83 689
 

Total des autorisations législatives 89 373 052 22 566 299 22 566 299 89 543 425 22 442 184 22 442 184
 

Total des autorisations budgétaires 89 463 793 22 589 968 22 589 968 89 646 397 22 468 366 22 468 366
 

Autorisations non budgétaires
Avances consenties aux sociétés d'État (montant brut) - 12 853 434 12 853 434 - 13 001 111 13 001 111
Avances consenties aux termes du paragraphe 13(1) de la Loi sur l'Agence de la consommation en matière financière du Canada (montant brut) - 2 000 2 000 - 2 000 2 000
Paiement en vertu de la Loi sur les accords de Bretton Woods et des accords connexes - Organisations internationales - - - - 28 301 28 301
Paiement au Fonds monétaire international Nouveaux accords d'emprunt - - - - 26 077 26 077
 

Total des autorisations non budgétaires - 12 855 434 12 855 434 - 13 057 489 13 057 489
 

Total des autorisations 89 463 793 35 445 402 35 445 402 89 646 397 35 525 855 35 525 855
* N'inclut que les autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre

 

Ministère des Finances Canada
Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 juin 2016
Tableau 2 - Dépenses budgétaires ministérielles par article courant (non vérifiées)
(en milliers de dollars)
  Exercice 2016-2017 Exercice 2015-2016
 

  Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le
31 mars 2017
Total dépensé pendant le trimestre terminé le
30 juin 2016
Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le
31 mars 2016
Total dépensé pendant le trimestre terminé le
30 juin 2015
Total de l'exercice courant utilisé à la fin du trimestre
Dépenses            
  Personnel 83 362 20 228 20 227 84 190 20 789 20 789
  Transport et
  communications
2 884 633 633 2 309 622 622
  Information 1 580 332 332 8 763 3 364 3 364
  Services professionnels
  et spéciaux
12 519 2 841 2 841 13 159 1 823 1 823
  Locations 1 430 393 394 1 156 408 408
  Réparation et entretien 68 - - 62 10 10
  Services publics,
  fournitures et
  approvisionnements
96 440 27 413 27 413 108 363 23 622 23 622
  Acquisition de terrains,
  de bâtiments et travaux
- - - - 29 29
  Acquisition de machines
  et de matériel
820 32 32 2 217 57 57
  Paiements de transfert 66 482 782 16 848 864 16 848 864 63 808 279 16 101 273 16 101 273
  Frais de la
  dette publique
22 782 000 5 669 113 5 669 115 25 618 000 6 259 224 6 259 224
  Autres subventions et
  paiements
58 20 119 20 117 49 57 145 57 145
 
Total des dépenses budgétaires brutes 89 463 943 22 589 968 22 589 968 89 646 547 22 468 366 22 468 366
Moins recettes affectées aux dépenses 150 - - 150 - -
 
Total des dépenses budgétaires nettes 89 463 793 22 589 968 22 589 968 89 646 397 22 468 366 22 468 366
* Note: Les chiffres étant arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.