Le 7 avril 2017
Londres, Royaume-Uni

Renforcer la confiance à l'égard de notre avenir économique

Allocution de l'honorable Bill Morneau, C.P., député

Le texte prononcé fait foi

Merci, Janice (Charette), pour cette aimable présentation. J'aimerais également remercier les personnes dont le soutien a permis l'organisation de cette activité à la Maison du Canada aujourd'hui, à savoir David Marsh de l'Official Monetary and Financial Institutions Forum, ainsi que Rachel Pine. Et merci à vous tous de vous être déplacés. C'est un plaisir d'être ici.

Je suis très heureux d'être de retour à Londres.

Lors de ma dernière visite ici, en novembre, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec des étudiants de mon alma mater, la London School of Economics, à propos de ce qui rend la relation entre le Canada et le Royaume-Uni si particulière.

Que ce soit par notre histoire, ou par nos échanges commerciaux, nos deux pays sont intimement liés.

Mais ce sont nos valeurs communes et notre amitié continue qui nous unissent véritablement.

Pendant des décennies, nous avons maintenu la croissance économique dans nos deux pays – et, à vrai dire, partout dans le monde – sur la base de l'espoir et de l'optimisme, et la promesse que notre travail acharné mènerait à une meilleure vie et à un monde meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants.

Cet espoir n'est plus aussi clair aujourd'hui.

Nous vivons à une période où bien des gens craignent que le système économique ne profite qu'aux rares privilégiés de la société. Cette inquiétude est compréhensible.

L'un des défis les plus importants auxquels nous faisons face aujourd'hui en tant que leaders est de trouver une façon d'inspirer la confiance dont les gens ont besoin pour réussir, et la confiance qui est nécessaire pour assurer la croissance de l'économie.

Au Canada, nous nous employons à trouver des solutions à ces questions.

Cependant, lorsque nous avons formé le gouvernement pour la première fois en 2015, notre plan a été accueilli avec scepticisme par certains acteurs de la communauté internationale. 

Lors de mon premier sommet du G20 à Antalya, en Turquie, en 2015, le nouveau plan du Canada était considéré avec curiosité par certains des autres représentants.

À ce moment, nous venions tout juste de mettre en œuvre un certain nombre de mesures, qui visaient toutes à aider les Canadiennes et les Canadiens à revenu moyen – que nous appelons notre « classe moyenne ».

Une nouvelle allocation pour enfants non imposable et plus généreuse.

Une augmentation d'impôt pour le un pour cent des plus riches de la population.

Une baisse d'impôt pour les membres de la classe moyenne.

Et des investissements ambitieux dans l'infrastructure comme le transport en commun qui nous permettent de tirer parti de notre situation budgétaire solide.

Notre objectif était, et demeure simple : utiliser tous les outils que nous possédons pour faire croître l'économie d'une façon qui profitera à tous les Canadiens – et qui leur donnera l'indication claire que leur gouvernement et leur économie fonctionnent pour eux.

Moins d'un an plus tard, au sommet du G20 en Chine, la notion selon laquelle les avantages de la croissance doivent être partagés à une plus grande échelle était le sujet de toutes les conversations – et le point principal à l'ordre du jour.

Il y a quelques semaines, à la réunion des ministres des Finances du G20 en Allemagne, cette idée était simplement reconnue comme une évidence.

Pour notre part, le Canada continuera de faire ce que les pays confiants et optimistes font : nous investirons dans nous-mêmes. Et nous invitons également les pays de partout dans le monde à investir chez nous et à collaborer avec nous.

Nous avons prouvé notre résilience et notre stabilité pendant la crise financière mondiale et lors de la baisse récente des prix des produits de base, et nous faisons fond sur ces forces.

Parmi les pays du G7, nous affichons le plus faible ratio de la dette nette de l'ensemble des administrations publiques au produit intérieur brut (PIB).

Le Fonds monétaire international prévoit que la croissance de notre économie sera l'une des plus fortes au sein du G7 au cours des prochaines années.

Notre population est très qualifiée, diversifiée et cohésive, et notre taux de disponibilité de la main-d'œuvre qualifiée est le plus élevé du G20.

Notre système financier est solide.

Enfin, et c'est probablement le point le plus important, nous savons bien collaborer avec les autres.

Nous savons que la réussite future du Canada est reliée à la place qu'occupe le pays dans le monde.

Nous ne pouvons pas réussir seuls.

Mais nous croyons aussi fondamentalement que les partenariats sont essentiels pour bâtir une économie plus inclusive. 

Depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons établi un argumentaire solide en faveur de notre plan et de notre vision.

Les dépenses de consommation sont en hausse, en partie en raison de la baisse d'impôt que nous avons accordée à la classe moyenne et de l'instauration d'une nouvelle allocation pour enfants plus généreuse.

Le chômage a baissé depuis notre arrivée au pouvoir à la fin de 2015.

L'économie canadienne vient de créer plus d'emplois sur sept mois qu'elle ne l'a fait depuis toute autre période de sept mois au cours de la dernière décennie.

Et selon les prévisions, le rythme de la croissance économique devrait s'accélérer en 2017.

Ce sont là de bons signes précoces d'un plan qui fonctionne.

Mais nous savons qu'il y a encore du travail à faire.

C'est pourquoi nous ne faisons pas que créer des emplois aujourd'hui; nous préparons les gens à occuper les emplois de demain.

Nous favorisons une culture centrée sur la formation continue et la formation axée sur les compétences pour aider les travailleurs et leur famille à s'adapter au caractère changeant des exigences de notre époque – et pour assurer la compétitivité du Canada.

Notre objectif, c'est de nous assurer que les avantages d'une société plus innovatrice soient partagés également entre les sexes, les générations et les régions.

Afin d'atteindre nos objectifs au Canada, nous continuerons de créer des partenariats commerciaux mondiaux qui génèrent de la croissance pour tous les Canadiens.

Cela signifie que nous devons promouvoir les échanges commerciaux et vendre à l'échelle mondiale ce que nous produisons au Canada.

Cela signifie aussi que nous devons promouvoir les avantages du commerce auprès des Canadiens et des citoyens du monde entier.

Voilà le message que je communique dans le cadre de forums internationaux, et c'est le message que je communique lorsque je rencontre des personnes comme le secrétaire au Trésor des États-Unis, Steven Mnuchin.

Et plus je passe de temps aux États-Unis à promouvoir le Canada et notre relation commerciale, plus je comprends à quel point nous sommes d'accord avec cet énoncé.

Le commerce doit être réellement avantageux pour la population – pour les gens qui éprouvent peut-être des difficultés, ou qui s'inquiètent de l'avenir de leurs enfants.

Ces mêmes gens appuieront le commerce s'ils constatent qu'il crée de meilleurs emplois et qu'il rend le coût de la vie plus abordable. 

C'est ainsi qu'on peut rétablir l'espoir et ramener l'optimisme aux personnes qui les ont perdus.

Voilà les attentes des gens à l'égard de leur gouvernement, et, pour ma part, je compte bien m'assurer que nous travaillons fort pour obtenir les résultats voulus.

Je vous remercie. Je répondrai maintenant avec plaisir à quelques questions.