Le 21 juin 2010
New York

Archivé - Allocution de l’honorable Jim Flaherty, ministre des Finances, à l’occasion d’une séance d’information sur les réunions du G 8 et du G 20 et sur la performance de l’économie canadienne

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Je suis heureux de me joindre à vous ce matin pour vous entretenir de l’économie canadienne, du Sommet du G-20 qui aura lieu cette fin de semaine à Toronto et de la réunion du G-8 qui se déroulera vers la fin de la semaine à Muskoka, avant le Sommet du G-20.

À titre informatif, au cours des dernières semaines, le premier ministre Stephen Harper s’est rendu en Allemagne, en France et au Royaume-Uni pour y rencontrer les chefs d’État. Pour ma part, j’ai rencontré des collègues du G-20 en Inde, en Amérique du Sud, en Chine et en Corée du Sud, en prévision du sommet. En outre, les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales des pays du G-20 se sont réunis à Busan, en Corée du Sud, il y a deux semaines. Le Sommet du G-20 a donc fait l’objet de bien des préparatifs.

Une partie de mon intervention d’aujourd’hui consiste à faire le point sur le Plan d’action économique du Canada, notre plan de stimulation économique d’une durée de deux ans. Nous sommes actuellement bien engagés dans la deuxième année et nous faisons régulièrement rapport à ce sujet aux Canadiennes et aux Canadiens. J’aborderai également le G-20 et les objectifs que nous espérons atteindre en fin de semaine.

Je suis heureux d’être à New York, la capitale financière du monde, pour discuter de ces questions et de quelques autres défis auxquels nous sommes confrontés. À notre avis, le Sommet des dirigeants du G-20 nous offre une possibilité historique de prendre les mesures nécessaires à une saine reprise de l’économie.

Même si nous sommes sortis d’une crise économique mondiale sans précédent, nous traversons encore une période difficile. Pour surmonter les problèmes, tous les pays devront faire preuve de discipline financière – assainir les finances publiques dans bien des pays –, mettre en œuvre la réforme du secteur financier et ouvrir davantage les marchés mondiaux. La planète convergera au Canada pour y trouver des réponses.

À tous les endroits où je me suis rendu dans le cadre des préparatifs du Sommet, en Chine, en Inde, à Washington, à Londres, en Corée du Sud, en Amérique du Sud, et aujourd’hui à New York, le leadership économique du Canada est évident.

Nous sommes prêts à faire des affaires, à créer des emplois plus nombreux et meilleurs, dès maintenant et pour l’avenir.

Aujourd’hui, je suis heureux de rendre public un rapport sur l’excellente performance du Canada, intitulé Le leadership économique mondial du Canada.

Ce rapport porte sur la réussite économique du Canada.

Le Canada a mieux surmonté le ralentissement mondial le plus marqué et le plus synchronisé depuis les années 1930 que les autres pays industrialisés. La baisse de production au Canada a été la plus faible des pays du G-7.

La reprise économique a également été remarquable au Canada. Nous avons presque récupéré la production économique perdue au cours de la récession. Aucun autre pays du G-7 ne peut en dire autant.

Au premier trimestre de cette année, le PIB réel a marqué une hausse de 6,1 %, ce qui représente la plus forte progression trimestrielle au Canada en 10 ans. En moins d’un an, nous avons recouvré les trois quarts des emplois perdus pendant la récession. Le Canada est le seul pays du G-7 à avoir enregistré une augmentation d’une année sur l’autre au chapitre de l’emploi en mars 2010.

Au Sommet du G-20 tenu à Washington en novembre 2008, les dirigeants s’étaient engagés à stimuler leurs économies dans une proportion d’au moins 4 % du PIB réel sur les deux prochaines années. Et c’est ce que le Canada a fait. Nous avons procédé résolument dans le budget que j’ai déposé en janvier 2009, le Plan d’action économique du Canada. En conséquence, le Canada enregistrera un déficit pendant quelques années après avoir connu des budgets équilibrés pendant une dizaine d’années. Mais nous serons en mesure de renouer avec l’équilibre au cours des prochaines années parce que nous n’avions pas de déficit structurel au début de la récession.

Nous avons remboursé un montant important de la dette fédérale au cours des trois premières années de notre mandat, soit un peu moins de 40 milliards de dollars. Le déficit se situe maintenant à un peu plus de 50 milliards. Nous étions donc en bonne position à l’aube de la récession de 2008.

Le Plan d’action économique de deux ans a été conçu pour protéger et créer des emplois et pour stimuler la croissance et la prospérité du Canada à long terme.

Nous avons été en mesure de collaborer avec les provinces et les territoires au Canada pour que les fonds disponibles soient versés rapidement. Qui plus est, nous mettrons un terme aux dépenses de stimulation à la fin de cette année financière, soit à la fin de mars 2011.

Depuis le début, nous avions l’intention d’intégrer une stratégie de désengagement au Plan d’action. Une partie des dépenses de stimulation est destinée à l’infrastructure; une autre partie prend la forme de réduction d’impôts permanents pour les particuliers et les familles; et une autre consiste en un investissement dans les prestations aux chômeurs et le recyclage professionnel pour réduire le chômage.

Notre taux de chômage s’élève à environ 8,1 %. Au début de la récession, nous craignions qu’il grimpe au-delà de 10 %. Mais ce ne fut pas le cas. Le Plan d’action économique a fait la différence grâce aux dépenses de formation et d’infrastructure. Depuis fort longtemps, le taux de chômage du Canada dépassait celui des États-Unis, mais cela ne tient plus. Notre taux est maintenant inférieur d’environ 1,5 % à celui de nos voisins, pour la première fois depuis 1975.

Les dépenses réelles de consommation ont augmenté à chaque trimestre depuis la mise en œuvre du Plan d’action. Nous estimons que le Plan a fait grimper de 2 % en moyenne la croissance économique durant les trois derniers trimestres de 2009. La demande intérieure s’est maintenue. Pour l’avenir, le FMI et l’OCDE prévoient que le Canada enregistrera la croissance économique la plus forte des pays du G-7 au cours des deux prochaines années.

Les résultats récents prouvent bien que le Plan d’action économique constituait la bonne façon de relever les défis économiques auxquels les Canadiens étaient confrontés. C’est un plan qui répond aux besoins d’une période de l’histoire, mais qui a été conçu pour ne pas s’étendre au-delà de cette période. Il s’agit là d’un point important, car des administrations de toutes les régions du monde sont actuellement aux prises avec un endettement insoutenable.

Au début de la crise mondiale, le Canada était en position de force. Il était le seul pays du G-7 à enregistrer des excédents successifs au cours des années précédentes. Par conséquent, lorsque la crise est survenue, le fardeau de la dette nette de l’ensemble de ses administrations publiques était le plus faible du G-7. En 2007, avant la crise, la dette nette du Canada représentait 23 % du PIB, soit moins de la moitié de la moyenne de 53 % des pays du G-7.

Le Plan d’action économique est en tous points respectueux des antécédents de discipline financière du Canada. Dans le budget de cette année, j’ai énoncé un plan en trois points qui nous ramènera à l’équilibre budgétaire d’ici 2014-2015. J’ai déjà mentionné la stratégie de désengagement intégrée dans le plan. Les dépenses en infrastructure viendront à terme; dès le départ, nous avons déclaré que ces sommes devaient être utilisées dans un délai de deux ans.

En second lieu, nous limiterons le taux de croissance des dépenses fédérales de programmes. Nous ne serons pas obligés de procéder à des réductions de dépenses sectorielles, mais nous en limiterons le taux de croissance, en particulier dans quelques grands secteurs.

Troisièmement, nous passons les coûts administratifs fédéraux en revue. Par exemple, nous bloquons le niveau de certains des ces coûts, notamment les salaires des ministres, des députés et des sénateurs.

Selon les projections, notre déficit devrait diminuer d’environ la moitié entre 2009-2010 et 2011-2012, et des deux tiers d’ici 2012-2013; des déficits de moindre envergure sont prévus en 2013-2014 et en 2014-2015.

En effet, les revenus fédéraux de cette année sont un peu plus élevés que prévu. La croissance du PIB réel au premier trimestre était un peu plus élevée que nous l’avions anticipé; elle s’est établie à 6,1 %. La croissance du PIB nominal, qui représente le meilleur indicateur des recettes fédérales futures, est plus élevée que prévu. Nous pourrions atteindre l’équilibre plus tôt que nous l’avions imaginé, mais bien des choses peuvent se passer d’ici là.

 Le FMI prévoit que le Canada sera le seul pays du G-7 à atteindre l’équilibre budgétaire au cours des cinq prochaines années et qu’il sera également le seul pays du G-7 à remettre le fardeau de sa dette nette sur une trajectoire descendante pendant cette même période. Notre dette nette représentera environ 31 % du PIB en 2015, selon le FMI, soit moins du tiers de la moyenne des pays du G-7, qui se situerait à près de 95 %.

De nos jours, la dette et les déficits constituent un grand point de discussion parmi les dirigeants, les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales au sein du G-7 et du G-20. Le point préoccupant se situe dans le nombre de pays dont la dette nette dépassera 80 % du PIB en 2015.

Nous avons noté certains progrès au plan de la possibilité d’une entente entre les pays du G-20 concernant certaines cibles qui seront plus ambitieuses que celles que j’ai mentionnées. À Toronto, les pays du G-20 seront invités à relever les défis budgétaires qui les attendent et à répondre au besoin inévitable d’assainir les finances publiques. Nous demanderons instamment à nos partenaires du G-20 d’agir sur la question de l’assainissement, comme nous l’avons fait, pour assurer une reprise réellement durable.

Quelques mots maintenant au sujet des systèmes financiers. Au Canada, nous n’avons pas été obligés d’investir des deniers publics dans les institutions financières. Aucune institution n’a été renflouée par les contribuables. Le gouvernement n’a pas eu à prendre le contrôle d’institutions financières pendant la très grave tempête financière mondiale. Nos institutions financières s’en sont bien tirées parce qu’elles étaient mieux capitalisées et moins liées au levier financier que leurs concurrentes internationales avant la récession mondiale.

Elles étaient également appuyées par un cadre de réglementation et de surveillance financière à la fois rigoureux et efficace. Nous avons tenu de nombreuses discussions sur la réforme du secteur financier au plan mondial. L’un des points que nous relevons régulièrement porte sur le fait que la plupart des institutions qui ont fait faillite étaient réglementées. La solution réside dans la surveillance et la réglementation efficaces, au-delà de la seule mise en place d’organismes de réglementation et de règles.

La réputation de prudence qu’a chèrement acquise le Canada, par le biais de ses banques, de ses ménages et de ses organismes de réglementation, signifiait que nous sommes arrivés au début de la récession mondiale sans subir les importants déséquilibres du marché du logement dont nous avons été témoins dans certaines économies avancées. Le prix des maisons et la valeur nette des ménages ont diminué dans une bien moindre proportion au Canada qu’ailleurs. Nous avons été en mesure de soutenir la croissance du crédit, même pendant une récession d’une dimension que la plupart des Canadiens n’avaient jamais connue, d’où une cote élevée du Forum économique mondial à l’endroit de notre système financier.

Je me rappelle qu’à ma première visite en Chine à titre de ministre des Finances du Canada, en janvier 2007, on m’a mentionné que les banques canadiennes étaient non seulement ternes, mais aussi excessivement peu tolérantes au risque. Au cours de mon dernier voyage il y a deux ou trois semaines, certains homologues m’ont  indiqué que le système bancaire canadien était très solide, très stable et bien avisé au chapitre de la prise de risques. C’est tout un changement par rapport à 2007.

S’il est une leçon qu’a tirée le G-20 des discussions menées aux réunions des sommets de Washington, de Londres et de Pittsburgh et aux diverses réunions des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales, c’est qu’il n’existe pas de solution universelle à ces problèmes.

Au G-20 cette semaine, nous tenterons d’encourager le suivi des engagements qui ont été pris, plus particulièrement ceux qui ont vu le jour à Pittsburgh. Nous insisterons sur les caractéristiques du système canadien qui nous ont été profitables, notamment des normes plus rigoureuses en matière de fonds propres et de liquidités et une limite à l’utilisation de l’effet de levier. À mon avis, il est important que les membres du G-20 se concentrent sur la cause de la crise et non sur des considérations accessoires, telle la taxe sur les banques.

Le but est clair : d’ici la fin de l’année, comme l’avaient suggéré les dirigeants à Pittsburgh, nous devons élaborer une définition des fonds propres qui soit acceptée par l’entremise du Conseil de stabilité financière et que nous nous entendions sur des normes relatives à la quantité et à la qualité des fonds propres et aux plafonds de ratio de levier financier. C’est là le besoin fondamental.

C’est ce que nous avons déclaré dans les communiqués à l’issue des sommets, notamment au dernier sommet à Pittsburgh. C’est la voie que nous privilégions, plutôt qu’une taxe punitive imposée au secteur financier. La performance du Canada pendant la crise a clairement démontré qu’une telle taxe n’est pas nécessaire. Elle réduirait le flux du crédit et inciterait les institutions à prendre des risques excessifs.

Notre secteur financier a tenu le coup malgré d’intenses pressions. Nous sommes déterminés à améliorer encore davantage sa position sur la scène mondiale. Je peux vous garantir que la majorité des pays du G-20 n’appliqueront pas une taxe bancaire ex ante mondiale. Il convient de se rappeler que la majorité des pays du G-20 n’ont pas été obligés d’investir des deniers publics dans leurs institutions financières. Si vous dressez la liste des pays qui préconisent cette taxe, vous constaterez qu’il s’agit de pays qui ont dû investir de grandes quantités d’argent des contribuables dans leur système, ou même nationaliser des institutions financières.

Outre l’assainissement des finances publiques et la réforme du secteur financier, je crois qu’il existe une attente à l’effet que les dirigeants des pays du G-20 fassent également des progrès dans la promotion des échanges commerciaux et de l’investissement et la lutte au protectionnisme. Encore une fois, le Canada fait des percées dans ces domaines. Nos paroles sont appuyées par nos actions en ce qui a trait à la lutte contre le protectionnisme et à la promotion du libre-échange.

Dans le budget de cette année, nous avons éliminé unilatéralement les tarifs à l’importation de machines et d’intrants de fabrication, ce qui a permis au Canada de devenir la première zone libre de droits de douane pour les fabricants à l’échelle du G-20. Ainsi, nous avons poursuivi dans la voie d’autres changements antérieurs visant à ce que le Canada soit une destination attrayante pour les entreprises. Selon l’Economist Intelligence Unit, le Canada sera le meilleur endroit pour investir et faire des affaires au cours des cinq prochaines années.

Au plan fiscal, nous avons apporté certains changements à long terme. Le Canada appliquera aux nouveaux investissements des entreprises le taux d’imposition global le plus faible des pays du G-7 cette année, et le taux d’imposition des sociétés prévu par la loi le plus bas du G-7 d’ici 2012. Au Canada, les provinces et le gouvernement fédéral prélèvent tous deux des impôts sur les sociétés. J’ai mis les provinces au défi de se joindre à nous en 2007, au moment où nous avons abaissé le taux de l’impôt sur le revenu des sociétés, le faisant passer d’un peu plus de 22 % à notre arrivée au pouvoir à 15 % en 2012.

Nous avons maintenu le cap à cet égard malgré la récession, parce que nous croyons qu’une telle mesure encourage l’activité des entreprises et crée de l’emploi. Certaines provinces appliqueront un taux d’imposition des sociétés de 10 % en 2012-2013, de sorte que le taux combiné sera alors de 25 % dans la majeure partie du pays, ce qui permettra au Canada de se démarquer en tant qu’administration appliquant un faible taux d’imposition. Notre gouvernement a également appliqué des mesures pour réduire le fardeau de la réglementation des entreprises, plus particulièrement les petites et moyennes entreprises, tout en modernisant la réglementation sur la concurrence et l’investissement.

L’avantage du Canada découle de la prudence financière. J’ajouterai qu’au plan de la gestion de nos institutions financières, il existe une culture de « rigueur financière », que d’aucuns considéreront comme du conservatisme financer, qui nous a été profitable au fil des années. Nos cinq plus grandes banques se classent parmi les 50 plus importantes du monde. Nos trois principales sociétés d’assurances font partie des 10 premières du monde au plan de la capitalisation. Nous disposons d’un système financier stable et d’une réglementation efficace.

Le ministère des Finances, la Société d’assurance-dépôts du Canada, l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, la Banque du Canada et l’organisme de réglementation, le Bureau du surintendant des institutions financières, tiennent des réunions pour surveiller ensemble la conjoncture macroéconomique.

Nous profitons du meilleur ratio dette nette à PIB du G-7, des meilleures perspectives de croissance du G-7, de la stabilité financière, du système financier le plus stable du monde, et du taux d’imposition global des nouveaux investissements des entreprises le plus bas du G-7 cette année, et nous passerons à un taux combiné d’imposition des entreprises de 25 % au cours des prochaines années. Le Canada est le seul pays du G-20 où un fabricant peut s’établir sans être frappé de tarifs douaniers sur ses outils de production. Tous ces éléments débouchent sur un modèle éloquent à la veille d’une rencontre du G-20 visant à mettre fin à la récession mondiale.

Nous créons des emplois, nous attirons les investissements, nous réduisons les impôts et nous prenons des décisions responsables qui appuient la croissance de l’économie, et grâce à notre gestion financière responsable, ces mesures sont viables et durables.

Les rencontres du G-20 sont très importantes. Nous y avons l’occasion de toucher à certains des grands enjeux planétaires, notamment le Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, et nous pouvons viser des résultats concrets en matière de réduction des déficits. Le premier ministre Harper et le président Obama ont tous deux écrit à leurs partenaires du G-20 pour exprimer leurs objectifs. Ces objectifs ne divergent pas beaucoup, ce qui est important si on veut tirer des résultats concrets des rencontres de Toronto que les pays peuvent viser, plutôt que de faire des déclarations et d’exiger l’assainissement des finances publiques sans fixer d’objectifs.

L’annonce selon laquelle la Chine est disposée à assouplir quelque peu son régime monétaire est très encourageante. Il y a toujours eu des discussions sur ce sujet dans les tribunes internationales, certainement depuis les quelque quatre ans et demi où j’ai participé à ces réunions. La Chine avait fait preuve d’une certaine ouverture à l’égard de sa monnaie avant la crise et elle a annoncé qu’elle reprendrait cette direction, ce qui est une bonne nouvelle pour tous.

Au sujet de l’état des finances publiques, nous visons l’équilibre entre l’exercice d’assainissement absolument essentiel dans certains pays d’Europe qui ont des dettes nettement excessives, le besoin de modération dans les pays dont la situation n’est pas si grave, et le besoin d’accroître la demande intérieure dans les économies d’Asie émergentes et prospères, notamment la Chine, de sorte que nous puissions maintenir une certaine croissance économique.

Au plan de la réforme du secteur financier, les dirigeants du G-20 avaient donné le mandat d’en arriver à une solution d’ici la fin de l’année en cours. Le prochain Sommet des dirigeants aura lieu en novembre à Séoul, en Corée du Sud, et les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales se réuniront avant cette date. Un travail colossal a été accompli sur cette question par l’entremise du Conseil de stabilité financière. Toutefois, nous n’avons pas encore réglé les problèmes, et je n’entrevois pas d’entente au Sommet du G-20 à Toronto.

De grands progrès ont été réalisés en ce qui a trait à la quantité et à la qualité des fonds propres, au plafonnement de l’utilisation du levier financier et à la définition des fonds propres. Je ne prévois pas d’entente au sujet d’une taxe bancaire mondiale pour les motifs que je vous ai exposés.

Nous voulons vraiment des objectifs précis. Pour la gestion budgétaire et financière du Canada, nous disposons d’objectifs déterminés; nous les avons atteints et nous prenons des mesures énergiques. Nous avons l’intention de faire de même au Sommet du G-20 à Toronto, en fin de semaine.

Ceci conclut mon bref sommaire de la situation actuelle et des orientations futures.

Je vous remercie.