- Communiqué 2008-095 -
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Renforcer la stabilité du système financier
À compter des premiers jours de la crise mondiale du
crédit, le gouvernement a pris des mesures importantes pour
renforcer le système financier canadien, qui est classé
parmi les plus solides au monde. Ces mesures comprennent les
suivantes :
- Moderniser la Loi sur la Banque du Canada de
manière à donner une plus grande marge de manœuvre à la
Banque du Canada pour fournir des liquidités au système
financier. La Banque a ainsi été en mesure d'élargir
l'éventail de garanties qu'elle accepte et d'ajouter plus
de 35 milliards de dollars de liquidités au secteur
financier canadien à un moment où les marchés du crédit
mondiaux subissaient de très fortes tensions.
- Élargir le programme des Obligations hypothécaires du
Canada (OHC), notamment par une émission record de
12,5 milliards de dollars d'OHC en juin et le lancement,
en novembre, d'une OHC à 10 ans pour que le programme
attire davantage d'investisseurs.
- Appuyer la disponibilité du crédit à plus long terme
au Canada en achetant jusqu'à 75 milliards de dollars de
blocs de prêts hypothécaires assurés par l'entremise de la
Société canadienne d'hypothèques et de logement, aux
termes du Programme d'achat de prêts hypothécaires assurés
(PAPHA). Cette mesure permettra aux institutions
financières canadiennes d'avoir un accès stable à une
importante quantité de fonds à plus long terme qu'elles
pourront mettre à la disposition des consommateurs, des
acheteurs de maisons et des entreprises du Canada. Le
PAPHA procurera un rendement modeste au gouvernement, sans
risques additionnels pour les contribuables.
- Établir la Facilité canadienne d'assurance aux
prêteurs, afin d'éviter que le système financier canadien
soit désavantagé sur le plan de la concurrence en raison
de programmes d'assurance semblables mis sur pied dans
d'autres pays. La Facilité permettra aux institutions
financières canadiennes d'obtenir davantage de financement
à terme et de continuer à consentir des prêts aux
consommateurs, aux acheteurs de maisons et aux
entreprises.
- Mettre sur pied un groupe d'experts sur la
réglementation des valeurs mobilières pour conseiller le
gouvernement sur la meilleure manière de procéder pour
améliorer le contenu, la structure et l'application de la
réglementation des valeurs mobilières au Canada. Les
perturbations récentes ont montré qu'il s'agissait d'une
lacune évidente du système canadien.
- Porter à 35 ans la période maximale d'amortissement et
exiger une mise de fonds minimale de 5 % relativement aux
nouveaux prêts hypothécaires garantis par le gouvernement,
établir une exigence uniforme concernant la cote de crédit
minimale et adopter de nouvelles normes sur la
documentation des prêts. Ces mesures permettront d'éviter
que le Canada connaisse une bulle hypothécaire comme celle
observée aux États-Unis.
- Veiller à ce que les formes complémentaires de crédit
offertes par les sociétés d'État fédérales – Exportation
et développement Canada (EDC) et la Banque de
développement du Canada (BDC) – soient disponibles pour
contrer les effets de la crise du crédit. La BDC et EDC
ont répondu aux besoins de leur clientèle en conservant et
en améliorant leur série de mécanismes de financement.
Récemment, le gouvernement a approuvé une hausse de
2 milliards de dollars du pouvoir d'emprunt d'EDC et de
1,8 milliard de la capacité d'emprunt de la BDC, ce qui
permet à ces sociétés d'offrir une plus grande marge de
manœuvre à leurs clients actuels.
Pour aider le secteur canadien des exportations à
composer avec les tensions émergentes et à combler les
besoins de financement non couverts, surtout chez
les entreprises de fabrication liée aux produits automobiles
et d'autres entreprises manufacturières, le gouvernement
fournit à EDC des capitaux supplémentaires de 350 millions
de dollars pour renforcer sa capacité de crédit aux
entreprises les plus touchées par la crise financière afin
qu'elle atteigne environ 1,5 milliard. Le gouvernement
versera aussi 350 millions de capitaux supplémentaires à la
BDC pour qu'elle puisse augmenter jusqu'à environ
1,5 milliard sa capacité de crédit pour les activités de
prêt à terme, et instaurer un nouveau mécanisme temporaire
qui fournira aux institutions financières des garanties sur
les lignes de crédit qu'elles consentent à de petites et
moyennes entreprises viables.
Le gouvernement du Canada est prêt à prendre toutes les
mesures nécessaires pour protéger la stabilité du système
financier canadien.
En conséquence, le gouvernement propose d'accorder au
ministre des Finances et au gouverneur en conseil plus de
souplesse pour soutenir les institutions financières et
le système financier dans des situations exceptionnelles. Il
s'agit d'une mesure de précaution afin d'harmoniser la
trousse d'instruments réglementaires disponibles au pays
avec les pratiques exemplaires à l'échelle internationale.
Les mesures proposées donneraient aussi au Canada les outils
voulus pour remplir son engagement de mettre en œuvre les
plans d'action du Groupe des Sept (G7) et du Groupe des
Vingt (G20) visant à stabiliser les marchés financiers, à
rétablir le flux de crédit et à favoriser la croissance
économique mondiale. De plus, elles feraient en sorte que le
solide système financier canadien ne soit pas désavantagé
sur le plan de la concurrence en raison d'événements
survenant à l'étranger.
Les nouveaux pouvoirs proposés, qui sont assortis de
dispositions adéquates en matière de transparence et de
responsabilité, sont des pouvoirs de réserve offrant
d'autres options pour résoudre les difficultés que
pourraient connaître les institutions financières. Ces
pouvoirs donneraient en outre au gouvernement de nouveaux
moyens pour soutenir les institutions financières
d'importance systémique et veiller à ce qu'elles puissent se
procurer des capitaux et continuer à prêter aux ménages et
aux entreprises.
Les mesures proposées :
- permettront l'octroi de financement dans le cas
improbable d'un prélèvement sur la Facilité canadienne
d'assurance aux prêteurs;
- autoriseront la Société d'assurance-dépôts du Canada
(SADC) à mettre sur pied une banque relais à titre de
mécanisme de règlement additionnel qui aiderait à
préserver des fonctions bancaires;
- augmenteront le plafond d'emprunt de la SADC à
15 milliards de dollars afin de tenir compte de la
croissance des dépôts assurés depuis la dernière hausse en
1992;
- permettront d'exiger que la SADC adopte au besoin des
solutions pour prévenir des effets négatifs sur la
stabilité financière;
- accorderont davantage de souplesse à la SADC quant au
choix du moment d'effectuer un examen préparatoire;
- autoriseront le gouvernement à injecter des capitaux
dans les institutions financières sous réglementation
fédérale afin de soutenir la stabilité financière, cette
aide étant assortie de dispositions adéquates pour
protéger les fonds publics.
- Communiqué 2008-095 -