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Le 2 décembre 2009
Winnipeg (Manitoba)

Archivé - Discours à l'occasion de la publication du Quatrième rapport aux Canadiens sur le Plan d'action économique du Canada

Informations archivées

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Le texte prononcé fait foi

Je vous remercie de pouvoir participer à l'événement important d'aujourd'hui qu'est la publication du Quatrième rapport aux Canadiens sur la mise en œuvre du Plan d'action économique du gouvernement.

Comme vous le savez sans doute, le premier ministre Stephen Harper a rencontré les Canadiens lui-même à l'occasion de la publication des précédents rapports trimestriels aux Canadiens.

Le premier ministre déplore de ne pouvoir être ici aujourd'hui alors qu'il entreprend une importante visite en Chine.

Ce voyage, tout comme celui qui l'a conduit en Inde le mois dernier, fait partie de l'engagement soutenu du gouvernement d'approfondir les liens commerciaux entre le Canada et ces vastes marchés émergents. Cette volonté de stimuler le commerce et l'investissement explique d'ailleurs la conclusion d'une série d'accords de libre-échange, le lancement de négociations historiques avec l'Union européenne, de même que l'élimination des tarifs douaniers sur un large éventail de marchandises afin d'abaisser les coûts des entreprises canadiennes de fabrication et d'encourager l'innovation.

Évidemment, tout cela constitue une excellente entrée en matière pour l'activité d'aujourd'hui. Et l'Université de Winnipeg présente un décor parfait, en dépit de toute cette poussière et de ce va-et-vient.

Je suis toutefois certain que nous sommes tous en mesure de composer avec ce bruit sachant ce qu'il annonce. Et c'est justement pourquoi le Plan d'action économique a été lancé.

Nous sommes aujourd'hui sur un chantier de construction, résultat de l'engagement du gouvernement d'améliorer les installations de cette université et d'autres établissements d'enseignement postsecondaire d'un bout à l'autre du pays, tout en donnant à l'économie au niveau local le coup de pouce dont elle a bien besoin.

Grâce au Programme d'infrastructure du savoir, l'Université de Winnipeg recevra plus de 18 millions de dollars pour la construction du nouveau complexe des sciences et du Richardson College for the Environment. Les pieux de fondation sont en place, et la construction de ce complexe mobilisera 400 travailleurs jusqu'au 31 mars 2011.

À compter de l'an prochain, les travailleurs de la construction céderont la place à des chercheurs et à des étudiants qui multiplieront les découvertes, rendant notre nation plus innovatrice et conservant au Canada son titre de chef de file mondial.

Comme l'indique clairement le rapport d'aujourd'hui, le Plan d'action économique donne exactement les résultats escomptés : il met en place des mesures de stimulation temporaires sans précédent en réponse à la contraction de l'économie mondiale, tout en veillant à ce que le Canada sorte de la récession plus fort que jamais et en bonne position pour être en tête de l'économie mondiale à long terme.

Une réponse extraordinaire

Alors que l'année 2009 tire à sa fin, les Canadiennes et les Canadiens ont raison d'être fiers des réalisations de notre pays alors que d'autres nations ont été sérieusement ébranlées.

Lorsque des multinationales bancaires faisaient faillite ou dépendaient de l'argent des contribuables pour survivre, les institutions financières du Canada ont été reconnues comme les plus solides au monde.

Tandis que d'autres pays tentaient de gérer à la fois des dépenses destinées à lutter contre la récession et des déficits chroniques, le Canada a affronté la crise internationale après avoir fortement réduit sa dette et avoir profité d'une saine gestion budgétaire. De plus, il émergera de la récession en profitant de la croissance la plus énergique et du niveau d'endettement le plus bas de tous les pays du G7.

Et alors que d'autres pays songent maintenant à hausser leurs impôts pour tenter de contenir une dette insoutenable, nous avons réduit les impôts pour aider les particuliers et les entreprises du Canada avant que ne survienne la crise mondiale, en prévision des difficultés à venir.

Le fait que 2009 se termine sur une note aussi encourageante résulte directement des mesure prises par le gouvernement dès le début de l'année.

Le gouvernement n'a pas tardé à intervenir de façon énergique pour enrayer cette crise sans précédent qui s'est moquée de nos frontières—la récession mondiale la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale.

En janvier, nous avons déposé le budget le plus hâtif de toute l'histoire du Canada; il s'agissait de mesures de stimulation parmi les plus complètes à l'échelle des pays industrialisés.

Il est allé plus loin et a fait plus que tout autre budget antérieur. Nous n'avions pas le choix.

Le Plan d'action économique a reçu l'appui du G20 et du G7.

Après avoir mis en place des mesures de stimulation exceptionnelles, nous avons pris des mesures sans précédent pour que l'économie canadienne bénéficie de ce coup de pouce en un temps record.

Comme l'indique clairement le rapport d'aujourd'hui, les fonds affectés à la première année du Plan d'action économique sont engagés à 97 %, ce qui nous permet d'appuyer quelque 12 000 projets.

Et de ce nombre, environ 8 000 sont déjà mis en chantier.

Les collectivités, les entreprises, les travailleurs et les familles de partout au Canada reçoivent l'aide dont ils ont besoin.

Aujourd'hui, moins d'un an après le lancement du Plan d'action économique du Canada, l'économie canadienne a commencé à prendre du mieux.

Incidence économique du Plan

En fait, la détérioration de l'économie a été moins grave au Canada que dans presque tous les autres grands pays industrialisés au cours de cette récession mondiale.

Les pertes d'emplois ont été moins marquées au Canada qu'aux États-Unis. Le taux de chômage au Canada est maintenant inférieur de 1,6 point de pourcentage à celui des États-Unis, soit l'écart le plus grand en une génération.

Il y a tout lieu d'envisager l'année 2010 avec optimisme alors que la politique monétaire et budgétaire appuie pleinement la croissance. Le Fonds monétaire international estime que l'économie du Canada est bien placée pour reprendre son expansion, d'autant plus que les bilans des ménages et des institutions financières y sont plus solides que dans de nombreux autres pays.

Les signes récents de vigueur de l'économie canadienne montrent que le Plan d'action fonctionne.

L'un des principaux objectifs du Plan d'action était de rétablir la confiance dans l'économie. La confiance des consommateurs et des entreprises a beaucoup augmenté depuis le début de l'année.

Les dépenses de consommation et celles au titre des biens d'équipement du secteur privé ont fortement repris ces derniers mois.

Après avoir chuté à la fin de 2008 et au début de 2009, l'investissement résidentiel rebondit depuis mars grâce à l'essor de la rénovation.

Selon Statistique Canada, les dépenses publiques en immobilisations ont augmenté de presque 25 % au troisième trimestre de cette année. Il s'agit de la plus forte hausse en près d'une décennie.

On trouve des preuves de ces investissements partout au pays. Le chantier qui nous entoure ici même, à l'Université de Winnipeg, en est précisément un exemple.

Et il y en a d'autres :

Mais je dois insister sur le fait que notre reprise demeure fragile. L'emploi est encore beaucoup trop anémique et, même si la production au Canada a pris du mieux, la croissance est encore modeste.

C'est pourquoi je m'engage aujourd'hui à parachever la mise en œuvre de ce Plan afin d'assurer une reprise complète et vigoureuse.

Nous veillerons à ce que toutes les mesures déjà annoncées soient mises en œuvre en vue de stimuler l'économie.

L'impact du Plan continuera de s'amplifier tout au cours de 2010 et soutiendra la croissance pendant la reprise.

Un plan en cours

Puisque les fonds prévus pour 2009–2010 sont engagés à 97 %, les éléments du Plan d'action qui relèvent directement du gouvernement fédéral sont largement en vigueur.

Et chacun d'eux a des répercussions concrètes.

Les prestations d'assurance-emploi ont été bonifiées, et les programmes de formation ont été étendus.

Nous stimulons la construction axée sur l'élément d'infrastructure le plus cher aux yeux des Canadiens—leur maison—par le biais du crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.

Grâce aux mesures sans précédent que nous avons adoptées pour améliorer l'accès au financement, les familles et les entreprises canadiennes peuvent obtenir du financement à faible coût, même dans la foulée de cette crise financière mondiale.

Et, comme en font foi les travaux en cours à cette université, nous effectuons dès maintenant d'importants investissements dans les études supérieures, les sciences et la technologie.

Toutes ces mesures ont un point en commun : elles fournissent le soutien immédiat et à court terme dont notre pays a besoin dès maintenant, et elles nous donnent les moyens de profiter d'un avenir prospère.

Créer l'économie de demain

Comme l'indique le rapport d'aujourd'hui, les 2 milliards de dollars affectés au Programme d'infrastructure du savoir, qui appuie les études supérieures et la recherche en finançant des projets d'entretien, de réparation et de construction qui avaient été reportés dans les collèges et universités d'un bout à l'autre du pays, sont engagés à 100 %.

En bout de ligne, le Plan d'action économique consacre près de 5 milliards de dollars à des initiatives scientifiques et technologiques. Il s'agit là d'importantes ressources supplémentaires qui viendront consolider la position de chef de file du savoir qu'occupe notre pays et établir des centres d'excellence dans des secteurs prioritaires comme la santé, l'énergie, l'environnement et les technologies de l'information et des communications.

Le Canada domine maintenant le G7 pour ses investissements en recherche-développement dans le secteur de l'enseignement supérieur.

C'est parce qu'il effectue ces investissements que le gouvernement fait en sorte que toutes les collectivités qui accueillent des collèges et des universités demeurent dynamiques et essentielles à notre prospérité future.

Réduire le fardeau fiscal des Canadiens

Tout en appuyant des secteurs névralgiques frappés par la crise mondiale, le Plan d'action aide les industries à mieux soutenir la concurrence internationale.

Ainsi, les droits de douane sur un large éventail de machines et de matériel ont été abolis afin de réduire les coûts pour les fabricants canadiens et d'encourager l'innovation. Au troisième trimestre, les investissements des entreprises canadiennes dans les machines et le matériel ont augmenté de plus de 25 %. Il s'agit de la première hausse en six trimestres. Les mesures de ce genre nous permettront de sortir grandis de la récession.

Ces mesures tarifaires des plus nécessaires étoffent les mesures prises par le gouvernement afin d'alléger le fardeau fiscal des entreprises canadiennes et prennent appui sur les baisses d'impôt de portée générale et permanentes grâce auxquelles le taux général d'imposition du revenu des sociétés aura été ramené de 22 % en 2007 à 15 % en 2012.

Grâce à ces efforts, et à ceux des gouvernements provinciaux, le Canada appliquera un taux global d'imposition des nouveaux investissements des entreprises qui sera le plus bas du G7 en 2010 et inférieur à la moyenne de l'OCDE en 2012. Toujours en 2012, le Canada appliquera le taux d'imposition des sociétés prévu par la loi le plus bas du G7.

Le Plan d'action économique a aussi réduit le fardeau fiscal des contribuables canadiens.

Au total, les mesures prises par le gouvernement depuis 2006 se traduiront par des allégements fiscaux de 220 milliards de dollars en 2008–2009 et au cours des cinq exercices suivants, ce qui permettra aux particuliers, aux familles et aux entreprises du Canada de conserver une plus grande part de leurs revenus en cette période de difficultés économiques.

Bâtir l'infrastructure pour créer des emplois

Après avoir mentionné toutes ces mesures gouvernementales essentielles, et alors que nous nous retrouvons au beau milieu d'un chantier de construction, je m'en voudrais de ne pas souligner tout ce qui a été fait pour renforcer l'infrastructure qui constitue l'unité de notre pays et rend nos collectivités plus accueillantes.

La portée de nos mesures axées sur l'infrastructure a été tout aussi vaste que la menace posée par la crise économique mondiale.

Depuis la publication du Plan d'action économique du Canada, le gouvernement s'est engagé à verser au-delà de 9 milliards de dollars dans plus de 6 700 projets d'infrastructure provinciaux, territoriaux et municipaux dont la valeur totalise près de 26 milliards de dollars.

Presque toutes les collectivités au pays profitent, directement ou indirectement, des investissements du gouvernement dans l'infrastructure. Ici même au Manitoba, on a consacré des fonds :

Nous sommes aussi intervenus dans d'autres domaines :

Revenir à l'équilibre

Le succès avec lequel le Plan d'action économique développe l'infrastructure et jette les bases de la prospérité économique résulte à la fois de la rapidité d'exécution, de la collaboration des intervenants et de l'ampleur des efforts.

Il y a aussi le côté éphémère du Plan d'action. En effet, ce dernier n'a pas été conçu pour durer éternellement.

Pour générer efficacement un effet de stimulation à brève échéance afin de surmonter une crise à très court terme, nous devons favoriser clairement l'utilisation de cet argent alors que les besoins sont les plus grands.

C'est pourquoi, comme l'indique le rapport, nous avons fixé au 29 janvier 2010 la date limite pour engager le reste des fonds à d'importants programmes d'infrastructure en 2009-2010 et en 2010-2011. Cette stricte exigence selon laquelle les crédits inutilisés seront perdus fera en sorte que les fonds pour les mesures de stimulation soient dépensés d'ici le 31 mars 2011.

Par définition, ce qui est temporaire ne dure qu'un certain temps.

Le fait de laisser les éléments temporaires du Plan d'action venir à échéance comme prévu à la fin de l'exercice 2010-2011 est la première étape de la stratégie du gouvernement pour rétablir l'équilibre budgétaire qui a si bien servi les Canadiens avant la crise.

À elle seule, cette mesure réduira le déficit de moitié et le fera passer de 56 milliards de dollars en 2009-2010 à 27 milliards en 2011–2012.

Conne je l'ai clairement dit le mois dernier, le gouvernement s'en tiendra à ce qui a déjà été annoncé dans le Plan pour protéger et créer des emplois. Par conséquent, le budget de 2010 visera à mettre en œuvre la seconde année du Plan d'action économique échelonné sur deux ans.

Il ne prévoira pas de nouvelles initiatives de dépenses importantes.

Ensuite, quand nous aurons pleinement mis en œuvre le Plan d'action économique, nous exécuterons nos stratégies de désengagement.

Une fois que nous aurons déterminé avec certitude que la reprise s'est amorcée pour de bon, nous mettrons de l'avant notre plan visant à rétablir l'équilibre budgétaire à moyen terme.

Parallèlement, le gouvernement se gardera bien de poser certains gestes. Ainsi :

Le moment venu, lorsque la reprise économique sera évidente et bien enclenchée, et, si cela est nécessaire, nous déterminerons dans quelle mesure il faudra freiner la progression des dépenses pour rétablir l'équilibre budgétaire.

Comme je l'ai déjà dit, si nous devons limiter la croissance des dépenses, nous le ferons en temps opportun à même la tranche restante de 100 milliards de dollars consacrée aux dépenses de programmes fédérales qui, selon les prévisions, augmenteront de 3,3 % par année.

Conclusion

Mesdames et Messieurs, s'il est préférable de juger les gouvernements, tout comme les gens, à leur façon de réagir à une crise, je suis convaincu que l'histoire dira que non seulement nous avons survécu à ce baptême du feu planétaire, mais nous en avons triomphé.

Confrontés à une crise exceptionnelle, nous avons pris des mesures exceptionnelles. Et nous l'avons fait en un temps record.

Nous avons veillé à ce que notre réponse suffise pleinement à surmonter les défis immédiats. mais nous nous sommes aussi assurés que tous ces projets donnent des résultats bien concrets.

Nous avons tenu l'engagement que nous avons pris envers les Canadiens de respecter la promesse que nous leur avions faite en janvier dernier. Et nous avons tenu l'engagement, que nous avions pris envers nos partenaires internationaux, de veiller à ce que nos mesures budgétaires sans précédent fonctionnent comme prévu et jettent les bases d'une reprise solidement ancrée.

Nous avons fait les choix difficiles auxquels les Canadiens s'attendent de nous.

Et nous continuerons de le faire quand l'incertitude cédera la place à la reprise, pour éviter que la réponse à une crise ne devienne un fardeau à long terme pour nos enfants et nos petits-enfants, y compris ceux qui, un jour, travailleront dans le laboratoire dans lequel nous nous trouvons afin de parfaire leurs compétences.

Il y a un an, avant que ce plan d'action économique ne voie le jour, une crise mondiale dont nous n'étions pas responsables menaçait l'avenir économique de nos familles et de notre pays.

Nous avons pris les mesures qui s'imposaient pour que l'année 2009 se termine sur une note beaucoup plus encourageante qu'elle n'a commencé. C'est ainsi que notre avenir s'annonce encore plus prometteur.

Tout cela grâce à notre plan. Notre plan fonctionne, et il continuera de fonctionner.