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23 octobre 2009
Brampton (Ontario)

Archivé - Allocution de l’honorable Jim Flaherty, ministre des Finances, devant la Chambre de commerce de Brampton

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Je suis très heureux d’être de retour à la Chambre de commerce de Brampton.

J’aimerais vous parler de l’économie et de nos priorités. Je suis heureux de rencontrer à cette occasion les entrepreneurs et gens d’affaires de Brampton, dans la région de Peel. Votre ville est une composante très importante, non seulement de l’économie de l’Ontario, mais aussi de l’économie canadienne.

La région a connu certaines difficultés, tout comme le reste de l’économie de l’Ontario et de l’ensemble du pays, dans les deux dernières années. Ce n’est que grâce aux compétences et au dur labeur d’entrepreneurs et de dirigeants d’entreprise comme vous, qui êtes présents ici, que nous saurons surmonter les menaces économiques extérieures auxquelles notre pays est confronté depuis plus d’un an.

C’est pourquoi, en plus du temps que je passerai ici, je rencontrerai cet après-midi en table ronde des chefs d’entreprise et des dirigeants de la communauté afin de me faire une meilleure idée des résultats obtenus à ce jour grâce à l’intervention économique sans précédent du Canada, et j’ai nommé le Plan d’action économique, et de la façon dont nous pouvons rendre cette intervention encore plus efficace.

Il y a bientôt quatre ans que nous sommes arrivés au pouvoir, en formant un gouvernement minoritaire. Je tiens à féliciter les représentants de cette chambre de commerce, laquelle existe sous une forme ou une autre depuis environ 122 ans. En tant que membre d’un gouvernement minoritaire, je suis en mesure d’apprécier votre longévité et votre ténacité.

Nous sommes encore là, après quatre budgets, quatre mises à jour économiques de l’automne, un Plan d’action économique pour le pays et le plan à long terme Avantage Canada. Nous préparons actuellement notre quatrième rapport aux Canadiens au sujet du Plan d’action économique pour le début de décembre. Puis, dans les prochains mois, je me tournerai vers des Canadiennes et des Canadiens comme vous de façon répétée et régulière, au moment où notre gouvernement préparera le budget de 2010 et planifiera les exercices suivants.

Nous compterons, comme nous le faisons depuis près de quatre ans, sur la sagesse des Canadiens afin de surmonter une crise d’une envergure sans précédent. Cette crise a entraîné à l’échelle internationale le défi économique le plus imposant depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous avons l’intention de donner suite à nos efforts sans précédent, déployés il y a un an en réaction à cette crise économique mondiale exceptionnelle, une crise dont les causes n’ont pas débuté au Canada, mais qui, malgré la solidité relative des données fondamentales de notre économie, a néanmoins eu des conséquences sérieuses chez nous.

Il y aura un an et une semaine vendredi, nous approchions de la fin de la campagne électorale fédérale au Canada et la crise financière internationale s’aggravait. Ce jour-là, j’ai annoncé que la Société canadienne d’hypothèques et de logement (la SCHL) rachèterait des contrats hypothécaires de nos banques afin de créer davantage de liquidités. J’annonçais également que nous veillerions à ce que nos banques demeurent en bonne santé, en adoptant des mesures visant à uniformiser les règles du jeu pour celles-ci face aux banques d’autres pays, où les gouvernements injectaient des fonds dans le système bancaire. Même si nous n’avons pas eu à injecter de fonds publics dans les banques ici, il s’agissait tout de même d’une période de crise.

Il y a déjà un an de cela, mais je me rappelle encore parfaitement cette réunion dans la salle du Trésor des États-Unis avec les autres ministres des Finances du Groupe des Sept (G7), un vendredi après-midi. Le chancelier de l’Échiquier du Royaume-Uni a lancé la discussion en déclarant qu’il était possible que les banques du Royaume-Uni n’ouvrent pas le lundi suivant. Il a ensuite demandé si les marchés ouvriraient à New York le lundi. Dans le cadre de ces réunions internationales, il s’agissait sans doute du moment le plus grave de cette période de crise.

Nous avons donc fait, lors de cette réunion, ce qu’il fallait faire. Nous avons déchiré le communiqué de plusieurs pages – ces communiqués sont toujours préparés à l’avance lors de ces réunions internationales. Après certaines discussions très sérieuses de quelques heures au sujet de dossiers comme l’affaire Lehman Brothers et les développements survenus dans le système bancaire en Europe et aux États-Unis, le Canada semblant relativement stable, comme c’est encore le cas aujourd’hui, nous avons remplacé le communiqué par un plan en cinq points. Le lendemain matin, nous avons présenté ce plan au président Bush. Il l’a d’ailleurs appuyé dans la roseraie de la Maison blanche.

Nous avons ensuite tenu des réunions des ministres des Finances du Groupe des Vingt (G20), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Plus tard dans l’après-midi, nous avons tenu une réunion des ministres des Finances de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud, lesquels ont tous endossé le plan. Avant la fin de la journée du samedi, nous disposions d’un plan en cinq points qui avait été accepté à l’échelle mondiale par les représentants des secteurs financier et bancaire. Ce plan a été adopté et mis en œuvre par la plupart des pays du G20. L’année s’est poursuivie avec trois réunions des dirigeants des pays, y compris avec les ministres des Finances et les représentants des banques centrales. Tout cela a toutefois débuté dans la salle du Trésor des États-Unis, ce vendredi-là.

Dès notre retour au Canada, nous nous sommes attelés à la tâche. Nous réalisions qu’il s’agissait d’une période sans précédent au chapitre de l’intervention qui serait nécessaire.

Nous avons agi rapidement. Nous avons réduit la paperasserie. Nous avons annoncé la plus importante série de mesures de stimulation économique de l’histoire du pays. Nous avons préparé un budget fédéral en un temps record et nous avons appliqué les initiatives prévues en des délais inégalés. Pour parler franchement, la situation n’exigeait rien de moins.

Vous vous rappelez sans doute les dommages que subissait alors l’économie mondiale et de l’incertitude croissante qui régnait quant aux conséquences, sur nos familles, nos entreprises et nos collectivités, des bouleversements observés à ce moment.

Je me souviens aussi de ce que cela signifiait pour notre processus budgétaire. Dans une période aussi tumultueuse, les procédures normales ne tiennent plus. Nous avons dû, dans notre budget, en faire davantage et plus encore qu’aucun gouvernement précédent n’avait jamais tenté.

L’intervention canadienne face au ralentissement mondial de l’économie était fondée sur la prestation d’avantages économiques à court terme, jumelée à la création d’un avantage concurrentiel à long terme pour les entreprises canadiennes. Si nous n’avions pas adopté ces mesures exceptionnelles, ici au Canada comme ailleurs dans le monde, les coûts de cette crise auraient été énormes.

Il ne fait aucun doute que nous sommes passés très près de plonger dans une profonde dépression mondiale. Les mesures exceptionnelles et concertées des pays du G20, une intervention qui nous révélait que les leçons des crises antérieures avaient été retenues, nous ont permis d’y échapper.

Dans le cas du Canada, le Plan d’action économique constituait précisément la mesure à adopter en cette période difficile, un plan qui donne de très bons résultats à l’heure actuelle.

Même si personne ne devrait supposer que la crise est chose du passé, certains signes, de plus en plus fréquents, révèlent que notre économie se stabilise. Ces signes sont toutefois hésitants et il ne faudrait pas croire pour autant que nos difficultés sont derrière.

Pour un trop grand nombre de familles et de régions du Canada, y compris ici à Brampton et dans la région de Peel et ailleurs dans le monde, la récession demeure encore trop concrète. Cela est tout particulièrement le cas pour ceux qui ont perdu leur emploi, qui essaient de se recycler afin de réintégrer le marché du travail, notamment les travailleurs de longue date, sans mentionner les effets du chômage sur leurs familles.

Les signes que nous observons sont toutefois encourageants. La situation du crédit s’est sensiblement améliorée par rapport à ce qu’elle était il y a un an. Il s’agit d’un aspect important du Plan d’action économique – l’accès au crédit et au financement qui permet aux entreprises de prendre de l’expansion, d’investir, de créer des emplois, tout en soutenant les charges salariales. Les initiatives gouvernementales d’appui au financement ont permis d’entraîner une croissance du crédit pendant le ralentissement, et c’est déjà toute une réalisation en soi si l’on compare notre situation avec celle de notre voisin du sud, par exemple, où la croissance a été négative.

Avec l’intervention canadienne en matière de politique monétaire, les initiatives qui ont composé notre cadre de financement exceptionnel ont permis d’abaisser les taux d’intérêt payés par les entreprises et les consommateurs canadiens sur leurs emprunts. Le marché du logement du Canada montre des signes de reprise, tandis que la confiance des entreprises et des consommateurs continue de grimper.

De plus, même si la reprise est timide et devrait le demeurer quelque temps encore, les nouvelles récentes au chapitre de l’emploi sont encourageantes. En septembre seulement, plus de 30 000 emplois ont été créés, ce qui a permis d’abaisser le taux de chômage et de faire fond sur les quelque 27 000 emplois déjà créés en août. En comparant ces données avec celles d’autres pays, nous avons toutes les raisons de faire preuve d’optimisme au Canada.

La diminution de l’emploi au Canada dans les 11 derniers mois a entraîné une augmentation du taux de chômage, qui s’établit actuellement à 8,4 % au Canada. Depuis octobre 2008, le taux de chômage au Canada est demeuré inférieur à celui des États-Unis, qui se chiffre actuellement à 9,8 %. Cet écart de 1,4 point de pourcentage entre les deux taux est le plus important depuis 1976, il y a donc une génération, ce qui reflète la solidité relative de notre économie.

De plus en plus, nous nous faisons remarquer et louanger pour notre capacité d’adaptation. Les dommages causés à l’économie canadienne ont été moins graves que dans pratiquement tous les autres grands pays industrialisés. Avant les réunions tenues en octobre à Istanbul, le FMI prévoyait que la plus forte reprise économique parmi les pays du G7 l’an prochain aurait lieu au Canada.

Notre système financier, qui a échappé à la crise du crédit sans qu’il soit nécessaire d’injecter des fonds publics pour sauver les banques, continue aussi d’être cité en exemple. Le Forum économique mondial et, plus récemment, Moody’s Investors Service, ont établi que les banques canadiennes étaient les plus solides au monde. Cela vient confirmer que nous avions raison de dire que le Canada constitue un modèle pour le reste du monde.

À la réunion des ministres des Finances du G20 tenue le mois dernier, la ministre des Finances de la France, Christine Lagarde, a dit croire que l’exemple du Canada peut être une source d’inspiration, et qu’elle entend certains déclarer vouloir être Canadiens.

Le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, a lancé une série de réformes du système financier des États-Unis. En présentant ces réformes, il a précisé qu’elles se voulaient aussi « peu spectaculaires » que le système financier canadien, et je peux vous dire qu’en période de crise, il s’agit là d’un compliment pour notre pays.

Ces éloges montrent pourquoi, lorsque les dirigeants mondiaux se réunissent comme ils l’ont fait dans la dernière année afin de colmater un système financier en état de crise, ceux-ci se tournent de plus en plus vers le Canada pour trouver des réponses et mener des initiatives clés qui ramèneront la stabilité financière à l’échelle internationale. Si les pays, comme les personnes, ne sont véritablement mis à l’épreuve qu’en temps de crise, je crois que l’on peut affirmer sans faute que le Canada se classe au premier rang.

Il est devenu manifeste que le Canada était bien préparé pour cette crise qui nous a frappés il y a environ un an. Nous avions remboursé une bonne partie de notre dette lors des périodes de plus grande prospérité. Nous avions maintenu un système financier axé sur la prudence. Nous avons allégé le fardeau fiscal au moment où les États-Unis entraient en récession au début de 2008, afin d’obtenir un gain à court terme et un avantage à long terme. Parmi les pays du G7, le Canada était, et de loin, celui dont la situation financière était la plus avantageuse au début de la crise. Dès le départ, nous avions le plus faible ratio de la dette au produit intérieur brut (PIB), le déficit le moins élevé du G7 et la dette globale prévue la moins lourde en fin de crise.

Il est également clair que dans des circonstances exceptionnelles, des mesures audacieuses et exceptionnelles ont été adoptées au Canada. Le Plan d’action économique, le budget fédéral le plus hâtif de l’histoire du pays, protège et crée actuellement des dizaines de milliers d’emplois.

Notre plan d’action économique est l’une des séries de mesures de stimulation financière les plus importantes du G20. Il s’agit d’un investissement de deux ans dans des emplois pour aujourd’hui et dans la prospérité pour l’avenir. Il a déjà permis de stabiliser l’économie canadienne d’une façon mesurable.

Selon Statistique Canada, la croissance des investissements en capital du gouvernement a presque doublé au deuxième trimestre de cette année, à un taux annualisé de près de 16 %, inversant ainsi une tendance à la baisse qui existait depuis plus d’un an. Le Plan d’action économique fonctionne parce qu’il s’agit d’une stratégie d’application générale et bien conçue qui stimule l’économie, en vue d’investir dans notre avenir au moyen d’avantages ciblant les travailleurs, les entreprises et les consommateurs canadiens. Il permet de reconstruire des routes et des ponts d’une importance cruciale, de bâtir des logements sociaux fort nécessaires et de rénover des installations récréatives partout au Canada.

À Brampton, ces projets d’installations récréatives incluent la rénovation du South Fletcher’s Sportsplex, des travaux à l’aréna Memorial – je sais que le maire me reprendra si je me trompe – et des améliorations au centre récréatif Chris Gibson.

J’étais heureux d’être ici le mois dernier, en compagnie du maire Fennell, afin d’inaugurer la construction du nouveau service de transport rapide de Brampton, qui a, selon moi, le meilleur nom que l’on puisse donner à un service de transport rapide, c’est-à-dire Zoom. Je trouve cela formidable et je félicite la ville de Brampton.

Le gouvernement fédéral contribue environ 95 millions au projet Zoom et j’espère continuer à participer à l’amélioration de votre réseau de transport. Je suis également heureux de constater que d’autres projets sont en cours à Brampton, entre autres les travaux majeurs entrepris au parc Chinguacousy.

Dans un même temps, le Plan d’action économique positionne notre économie en vue d’un succès à long terme grâce à un régime fiscal plus concurrentiel, au leadership dans la recherche et l’innovation, et au soutien des secteurs industriels essentiels pour le Canada.

En outre, comme nous l’avons confirmé le mois dernier dans notre troisième rapport aux Canadiens, nos mesures de stimulation de l’économie font une différence concrète dans les collectivités de l’ensemble du Canada. Les fonds investis dans ces mesures sont engagés à 90 % pour l’exercice en cours. Les allégements fiscaux et la majoration des prestations d’assurance-emploi sont entrés en vigueur. Des fonds ont été engagés dans plus de 7 500 projets d’infrastructure et de logement, dont plus de 4 000 ont déjà débuté. Les objectifs du Plan consistant à inciter les entreprises et les consommateurs à dépenser se réalisent.

À titre d’exemple, les entrepreneurs et les fournisseurs de matériaux de rénovation de Brampton et de partout au pays profitent de l’instauration du crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire. Dans le deuxième trimestre de 2009, à mesure que l’ensemble de l’économie continuait de se contracter au Canada, l’investissement dans la rénovation domiciliaire augmentait à un taux annualisé de 9 %, alors que les propriétaires canadiens profitaient de l’occasion pour soutenir une économie fragile en investissant dans leur logement.

Même si le nombre d’emplois a augmenté dans les derniers mois, le Plan d’action économique devrait protéger les emplois et en créer d’autres. Dans ce plan, annoncé dans le budget de janvier dernier, nous avons prévu le maintien ou la création d’environ 190 000 emplois. À l’heure actuelle, nous prévoyons que le Plan d’action permettra de créer ou de maintenir environ 220 000 emplois d’ici la fin de 2010, en incluant les emplois protégés par suite de l’investissement du gouvernement du Canada et du gouvernement de l’Ontario dans l’industrie automobile.

Tout en mettant en œuvre le Plan d’action économique, nous rendons des comptes aux Canadiens à ce sujet, à chacune des étapes, en présentant des rapports trimestriels. Le prochain rapport est prévu pour le début de décembre. Je recommande la lecture de ces rapports à quiconque mettrait en doute les effets du Plan d’action sur notre situation économique.

Vous aurez compris que je me plais à décrire les effets du Plan d’action économique sur les besoins immédiats et la prospérité future de notre pays. Je préfère évidemment parler de cet aspect plutôt que des perspectives auxquelles nous étions confrontés à l’apogée de la crise mondiale, il y a un an.

Notre travail n’est toutefois pas terminé. Comme l’ont déclaré les dirigeants du G20 dans leur communiqué qui a suivi le récent Sommet tenu à Pittsburgh, et les 20 dirigeants, y compris le premier ministre Harper, ont été unanimes à ce sujet : « Le sentiment de retour à la normalité ne doit pas nous conduire à un excès de confiance. Le processus de reprise et de remise en état reste incomplet [...] Nous ne cesserons pas nos efforts tant que l'économie mondiale n'aura pas retrouvé sa pleine santé. »

Nous devons donc maintenir le cap et veiller à ce que le Plan d’action économique continue d’être mis en œuvre rapidement et efficacement. Au moment où nous nous préparons en prévision du budget de l’an prochain, le succès du Plan d’action jusqu’ici nous incite à achever la tâche sans précédent que nous avons entreprise et à nous acquitter de nos engagements à l’échelle internationale.

Notre gouvernement continue d’axer ses efforts sur un plan qui fonctionne. Il est prévu que le Plan, l’une des séries de mesures de stimulation de l’économie les plus complètes au monde, prendra fin au moment de l’embellie économique attendue au début de 2011, soit deux ans après son annonce en janvier de cette année.

C’est un plan fondé sur des mesures nécessaires, mais largement temporaires. Une grande partie du nouveau financement consacré à l’infrastructure, par exemple, sera investie cette année et l’an prochain –le financement ira aux projets prêts à démarrer sur lesquels le Canada et d’autres pays responsables comptent pour générer à la fois des avantages à court et à long terme.

La nécessité d’adopter des mesures sans précédent, quoique temporaires, explique aussi pourquoi nous avons prolongé la période maximale d’admissibilité aux prestations régulières de l’assurance-emploi cette année et l’an prochain. C’est également pour cette raison que nous avons gelé les taux de cotisation pendant la même période de deux ans, au profit des employeurs comme des employés.

Je tiens à vous assurer aujourd’hui que notre gouvernement maintiendra le cap. Nous allons continuer de mettre en œuvre le Plan d’action économique et, une fois la reprise clairement lancée, nous avons l’intention de revenir à moyen terme à l’équilibre budgétaire.

En cours de route, nous n’allons pas alourdir le fardeau fiscal, ni mettre en péril la croissance des principaux transferts aux particuliers – ceux versés aux aînés et aux bénéficiaires de l’assurance-emploi ou encore pour les enfants– ni encore les transferts aux autres administrations. Nous n’allons pas équilibrer notre budget au détriment du financement octroyé aux provinces et aux territoires, lequel est essentiel à la santé, l’éducation et au mieux-être des Canadiens.

Le Plan d’action économique prévoit une stratégie de sortie, c’est-à-dire que nous veillerons à ce que les mesures temporaires prennent fin comme prévu. Faire autrement mettrait en péril tous les avantages qui ont été chèrement gagnés par les Canadiens : le meilleur ratio de la dette au PIB du G7, et une des dernières économies à entrer en récession et qui a connu l’une des plus faibles baisses de production parmi les principaux pays industrialisés. Faire autrement signifierait qu’au lieu de léguer une économie plus concurrentielle aux futures générations à la sortie de cette crise, nous leur laisserions en héritage un fardeau financier sans fin.

Tout en maintenant le cap, notre gouvernement continuera de privilégier les intérêts des Canadiens plutôt que la recherche de gains politiques à court terme, qui occupe trop de place ces jours-ci. Nous ne mettrons pas en péril l’objectif de notre gouvernement de soutenir les entreprises et les particuliers et de créer les conditions propices à un brillant avenir, comme nous l’avons indiqué dans le Plan d’action économique.

Ainsi que l’a révélé cette crise économique qui se termine, les Canadiens ont raison être fiers. Ils ont travaillé pour que l’économie de notre pays soit l’une des premières au monde à se relever. Grâce à leurs efforts, le Plan d’action économique est devenu un modèle. Les éloges constants adressés au Canada appartiennent à l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens.

Aujourd’hui à Brampton et comme toujours, notre gouvernement écoutera attentivement ce qu’ont à lui dire les Canadiens pour contribuer au bien commun de notre grand pays.

Merci de m’avoir accueilli aujourd’hui dans la belle ville de Brampton, en Ontario, au Canada.