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2 juillet 2009
Santiago, Chili

Archivé - Allocution de l'honorable Jim Flaherty, ministre des Finances, à l'occasion de la conférence de 2009 de l'Americas Society et du Council of the Americas tenue à Santiago

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C'est merveilleux d'être ici au Chili, vu l'excellence des relations entre le Canada et le Chili. Votre présidente nous a rendu visite il n'y a pas si longtemps et notre premier ministre est venu ici pour une visite. J'ai bien hâte de prendre part à la réunion des ministres des Finances des Amériques qui aura lieu ce soir et demain. Et les occasions où les ministres des Finances peuvent mieux se comprendre sont précieuses. Au niveau des Amériques, la collaboration entres ces ministres est excellente.

Je suis ministre de Finances du Canada depuis près de trois ans et demi et je me souviens que ma première année a été relativement facile. Puis, ce fut la crise du crédit, ensuite la récession dans les pays industrialisés qui s'est propagée aux pays en développement et enfin aux pays les moins bien nantis de la planète. Nous sommes aux prises avec une récession mondiale synchronisée qui pourrait être la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale au moins.

Je rentre tout juste de la réunion des ministres des Finances du G8 qui s'est déroulée en Italie il y a une dizaine de jours. Ce printemps, plus précisément le 2 avril, j'ai accompagné le premier ministre du Canada au sommet des dirigeants du G20 à Londres. En novembre dernier, nous avions participé au sommet du G20 de Washington. Force est de constater que nous avons beaucoup de réunions. Il y a de nombreuses rencontres d'envergure mondiale et je participe à bon nombre d'entre elles. Mais croyez-moi, il s'agit de réunions importantes et elles ont été d'une valeur inestimable au cours de la crise du crédit et de la présente récession. Il en est de même pour les réunions de ce soir et de demain, et je tiens à remercier le Chili d'accueillir les ministres des Finances des Amériques.

La coopération qui résulte de ces réunions est d'une importance critique, surtout pendant une récession mondiale, parce nous avons tous un intérêt dans les efforts en vue d'une reprise. Nous avons vu aujourd'hui un excellent exemple de cette coopération au sein des Amériques. Ce matin, nous avons participé à une réunion des gouverneurs de la BID, la Banque interaméricaine de développement, qui se poursuit cet après-midi. Ce matin, nous avons examiné les efforts d'accroître le crédit dans les Amériques à court terme. À la rencontre matinale, nous nous sommes penchés sur une initiative du Canada visant à hausser, sous réserve de l'approbation du Conseil des gouverneurs, la capacité de prêt de la BID. L'augmentation temporaire par le Canada du capital exigible se chiffrerait à 4 milliards de dollars et elle majorerait la capacité de prêt de la BID de 70 %. Il s'agit d'un important coup de main qui aiderait les pays membres de la Banque à combattre la crise financière mondiale. En avril, notre premier ministre a dévoilé cette mesure canadienne de plusieurs milliards de dollars à l'occasion du Sommet des Amériques. Lorsqu'elle aura été franchi le processus d'approbation, elle pourra immédiatement venir en aide aux pays de la région en leur facilitant l'accès au crédit. Ces pays ont besoin de ce type d'appui et le Canada se réjouit de leur venir en aide à court terme. À plus long terme, la BID a des besoins accrus de capitalisation, et c'est ce dont nous discuterons cet après-midi.

Pour le Canada, ces rencontres ici au Chili tombent à point, et non seulement en raison des bouleversements économiques internationaux. Dans la politique de notre gouvernement, les liens avec les Amériques constitue un élément prioritaire. Nos objectifs sont clairs : accroître la prospérité, améliorer la sécurité et promouvoir les valeurs que prisent les Canadiennes et les Canadiens – la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit. Comme l'a énoncé notre premier ministre dans une allocution prononcée au Pérou l'an dernier, ce seront les fondements solides et les portes ouvertes qui sont essentiels à une reprise régionale et mondiale vigoureuse.

Je suis convaincu que plusieurs d'entre vous ont constaté que le Canada est en voie de renouveler sa présence dans la région. Nous réagissons à cette période difficile en établissant des ponts et en raffermissant nos relations mondiales. L'initiative de la BID que je viens de vous mentionner en représente la plus récente preuve, mais il existe d'autres exemples d'actions par lesquelles le Canada tend la main aux pays aux prises avec des difficultés économiques.

Voici quelques-unes de nos réalisations au cours des trois derniers mois :

Nous avons versé une somme supplémentaire de 10 milliards de dollars américains au Fonds monétaire international (FMI) pour offrir un accès d'urgence à des capitaux aux marchés émergents et aux pays en développement.

Nous avons versé 200 millions de dollars américains au programme mondial de garantie de marché. Il s'agit d'un programme magnifique qui permet aux ministres des Finances – qui interviennent rarement dans le monde des vaccins – de financer la mise au point d'un vaccin contre le virus du pneumocoque, qui tue des dizaines de milliers d'enfants par année dans les pays les plus pauvres. Cette initiative découle des travaux des ministres de Finances pour que des fonds soient disponibles pour la production d'un tel vaccin à un coût abordable pour les pays les plus pauvres. Je me suis joint à mes collègues de la scène internationale pour annoncer ce projet lors de notre rencontre en Italie il y a deux semaines.

Il y a moins d'un mois, j'ai également signé une entente avec Robert Zoellick, le président de la Banque  mondiale, à Ottawa. Nous avons consenti une somme de 200 millions de dollars américains au Programme de liquidité pour le commerce mondial, pour stimuler les marchés mondiaux par l'octroi de financement.

Nous avons versé 5 millions de dollars pour appuyer le Centre régional d'assistance technique pour l'Amérique centrale, le Panama et la République dominicaine. Ce centre du FMI a pour mission de promouvoir la croissance et le développement économiques de la région. Il a été inauguré la semaine dernière, dans la ville de Guatemala.

Et nous venons tout juste d'annoncer l'annulation de 2,3 millions de dollars de la dette d'Haïti, ce qui représente la radiation complète de la dette de ce pays dans le cadre de l'Initiative canadienne d'allégement de la dette (ICAD). Voilà un autre engagement du Canada envers les Amériques, qui permettra de dégager de précieuses ressources financières qui seront appliquées aux priorités d'Haïti et à son peuple, plutôt qu'à ses obligations financières nationales. À la suite de cette remise de la dette d'Haïti, le Canada a annulé toutes les dettes des pays de l'Amérique latine et des Caraïbes dans le cadre de l'ICAD.

Le Canada a beaucoup accompli avec ses amis et alliés des Amériques, mais comme le savent très bien bon nombre de pays d'Amérique latine, il faut plus que de bonnes intentions pour prouver un engagement résolu à promouvoir de bonnes relations. Il faut ouvrir ses propres marchés aux biens et services et résister aux tentations de les fermer lors des périodes difficiles. À cet égard, le Canada possède un dossier très éloquent. Nos échanges commerciaux avec l'Amérique latine ont augmenté de près de 23 % depuis 2007, et ce taux de croissance des échanges est plus du double de celui entre les États-Unis et cette région.

Nous croyons au libre-échange et nous prenons des mesures en ce sens. Dans notre récent Plan d'action économique, c'est-à-dire le budget que j'ai déposé au Parlement en janvier dernier, nous n'avons pas seulement abordé la question du libre-échange, mais nous avons éliminé davantage de tarifs douaniers, cette fois sur les importations de machines et de matériel. Et nous collaborons avec les entreprises canadiennes pour trouver de nouvelles façons d'offrir d'autres allégements tarifaires parce que nous croyons au libre-échange et à l'ouverture du commerce, particulièrement avec les Amériques.

Nos relations avec le Chili témoignent de notre engagement à ouvrir des portes dans les Amériques. Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange Canada-Chili il y a un peu plus de dix ans, les échanges entre les deux pays ont triplé, surtout en raison des investissements. Le Canada est maintenant le troisième investisseur au Chili, derrière les États-Unis et l'Espagne. Et au cours de chacune des trois dernières années, le Canada s'est classé premier au chapitre du nouvel investissement dans ce pays. Près de la moitié de cet investissement a été effectué dans le secteur des mines, mais il a également visé les services publics, les services financiers et les produits chimiques. Les accords signés l'an dernier par la présidente du Chili et notre premier ministre favoriseront les échanges de scientifiques et de chercheurs, ils créeront de nouvelles avenues de développement durable dans le secteur des métaux et des minéraux, et ils permettront de trouver des possibilités d'investissement dans les secteurs des mines, des forêts, de la pêche et de l'agriculture.

Les relations canado-chiliennes illustrent bien les avantages du libre-échange et du commerce ouvert. Mais ce n'est pas le seul exemple, en grande partie grâce à notre Stratégie commerciale mondiale. Nous affichons des progrès à cet égard avec nos autres partenaires des Amériques. Nous avons tenu de fructueuses négociations de libre-échange avec la Colombie et le Pérou. Et nous prévoyons pouvoir signer très bientôt un accord de libre-échange avec le Panama.

Les négociations et les accords de ce type raffermissent nos liens économiques avec cette région. Par ailleurs, nous poursuivons la promotion d'obligations rigoureuses en matière de main-d'œuvre et d'environnement et d'engagements envers la responsabilité sociale des sociétés. En combinant ces objectifs, nous ferons en sorte que l'accroissement des échanges commerciaux et des investissements se traduira par le progrès social pour tous.

Le Canada compte de nombreux partenaires dans les Amériques au titre de ces initiatives, notamment le Chili, un pays fermement engagé au libre-échange; à preuve, le Chili a applique des accords de libre-échange avec plus d'une cinquantaine de pays. En passant, c'est avec le Canada que le Chili a signé son premier accord général de libre-échange en 1997.

De toute évidence, certains pays des Amériques, comme le Chili, ont mis en œuvre les politiques d'ouverture économique et commerciale nécessaires pour atténuer les effets de la crise mondiale. Comme l'ont reconnu les pays du G20, le défi actuel consiste à unir nos efforts pour maintenir l'ouverture des marchés. L'histoire regorge d'exemples de pays qui se replient sur eux-mêmes lors des temps difficiles pour en subir les onéreuses conséquences par la suite. On ne peut se permettre de répéter un tel scénario.

Le Canada se plaît à croire que les pires situations devraient inciter les gens et les pays à tirer le meilleur d'eux-mêmes. Nous avons préconisé une approche pragmatique et efficace chez nous et partout dans le monde. Nous nous sommes imposés, tout comme nous l'avons fait pour d'autres, de ne pas choisir les mesures les plus populaires ou populistes, mais plutôt d'opter pour ce que commande la situation – en d'autres termes, de faire montre de leadership.

Le Canada et d'autres pays comme le Brésil et l'Argentine ont fait preuve de leadership dans cette période extraordinaire, pendant le sommet des dirigeants du G20 à Londres, il y a trois mois jour pour jour. À cette occasion, nous avons convenu qu'une économie mondiale ouverte fondée sur les principes du marché, la réglementation efficace et des institutions mondiales vigoureuses représente le seul fondement sûr d'une mondialisation durable et de l'accroissement de la prospérité pour tous. Si la stabilité mondiale représente votre objectif, en voici les conditions.

Pour atteindre ces objectifs, le Canada a prêché par l'exemple : nous avons créé des institutions et mis en place des approches qui peuvent servir de modèle à d'autres pays. Et notre contribution à l'intervention mondiale dépasse notre participation à l'économie de la planète. Nous consolidons les points forts qui permettront à notre pays de faire face à une récession mondiale et de prospérer une fois la tempête passée.

Cet effort repose largement sur le système financier canadien, qui obtient sa juste part d'attention de nos jours. À l'instar du Chili, dont le système financier se classe parmi les chefs de file mondiaux, le système canadien a démontré sa résilience tout au long de la crise mondiale. Lorsque le crédit était abondant, le système financier canadien a été traité de terne. Mais la crise mondiale nous a prouvé qu'être terne comporte des avantages.

Le Canada n'a pas enregistré de faillites bancaires. Son gouvernement n'a pas été obligé de devenir actionnaire des banques ou des institutions financières du pays, ou encore de les renflouer. Je n'ai pas investi de deniers publics dans les institutions financières canadiennes. Comparativement aux systèmes financiers d'autres pays, le nôtre demeure solide et bien capitalisé, et il s'appuie moins sur l'effet de levier. Voilà des indications d'un régime de réglementation bien administré; j'insiste sur l'expression « bien administré », parce que vous savez que bon nombre d'institutions financières qui ont fait faillite au cours des dernières années étaient réglementées. La réglementation doit toutefois être efficace pour qu'elle soit significative dans nos systèmes financiers respectifs.

Des organismes internationaux qui font autorité, notamment le Forum économique mondial et le FMI, ont cité le Canada comme modèle à suivre. Lors de sa visite au Canada, en février, le président Obama a abondé dans le même sens. J'ai remarqué que le secrétaire du Trésor américain, Tim Geithner, a emprunté le même qualificatif de « terne » comme désigner son objectif à l'égard du système des États-Unis lorsqu'il a récemment présenté de vastes réformes de la réglementation financière à Washington.

Le Canada s'est donc exprimé avec autorité, en se reportant à son expérience, lorsque les pays du monde se sont réunis pour discuter de la remise en état des systèmes financiers. Nous savons que la reprise des économies du monde ne s'amorcera que lorsque les systèmes financiers fonctionneront bien et que les banques seront rétablies. À l'automne dernier, il n'existait pas d'approche universellement acceptée pour y parvenir. Vous vous rappelez peut-être les nombreuses demandes faites à ce moment-là pour régler nos problèmes en établissant de nouveaux programmes complexes et non éprouvés.

À l'époque, le monde avait besoin de mesures énergiques et pragmatiques. Le Canada a formulé des arguments convaincants à l'effet que le monde n'était pas obligé de concevoir un nouveau camion-citerne pour éteindre un gros incendie. La réussite du Canada a prouvé que ce n'étaient pas tous les systèmes financiers qui étaient voués à l'échec, même en situation de crise financière sans précédent. Notre pays a montré que certains éléments fondamentaux peuvent vraiment faire la différence, des éléments tels des normes de capitalisation plus élevées et la limitation de l'effet de levier, jumelés à une réglementation pratique, prudente et appliquée. Au sommet de Washington en novembre, nous avons livré un message simple fondé sur l'expérience d'un système qui a tenu le coup pendant que d'autres étaient atteints. Essentiellement, ce message était le suivant : une saine réglementation commence par soi-même. Chaque pays doit régler ses propres problèmes parce que dans un système financier mondial intégré, nous subissons tous les conséquences des erreurs de chacun.

À la suite du sommet de Washington, le Canada a été invité à coprésider le groupe de travail du G20 sur l'amélioration de la réglementation et de la transparence, ce qu'il a fait avec l'Inde. Les 25 recommandations formulées par le groupe de travail ont été jugées utiles, et elles constitué l'assise de la stratégie du sommet d'avril à Londres afin de raffermir la réglementation financière mondiale. Le monde est en voie de mettre cette stratégie en œuvre.

Dans le domaine budgétaire, nous avons également fait notre part. Nous avons assumé nos responsabilités dans le cadre d'une campagne internationale inégalée et nécessaire pour rétablir la croissance. Les mesures de stimulation économique contenues dans notre budget de cette année ont dépassé les objectifs du G20 et du FMI. En fait, le FMI a indiqué que notre plan de stimulation budgétaire arrivait à point nommé et qu'il était important, diversifié et structuré en vue d'une efficacité maximale. En termes de leur valeur globale, les mesures de stimulation adoptées au Canada comptent parmi les plus importantes de tous les pays du G20; environ 80 % de ces efforts sont maintenant au stade de la mise en œuvre.

Nous offrons des prestations accrues aux travailleurs qui ont perdu leur emploi. Nous éprouvons un important problème de chômage, tout comme la plupart des pays; nous investissons donc des milliards de dollars dans la formation des travailleurs sans emploi. Nous investissons également des milliards dans l'infrastructure partout au pays. Et nous poursuivons les allégements fiscaux, comme nous le faisons depuis notre arrivée au pouvoir en janvier 2006. Nous avons réduit les impôts et les taxes de tous genres perçus des particuliers, des familles et des entreprises. Dans le cas des sociétés, le Canada appliquera le taux d'imposition prévu par la loi le plus bas du G7, et il atteindra l'objectif du taux d'imposition global le plus bas au titre des nouveaux investissements des entreprises au sein du G7 en 2010.

Le Canada a amorcé la récession dans une meilleure position financière que tout autre pays du G7, avec le ratio de la dette au produit intérieur brut (PIB) nettement le plus bas. Au cours des dernières années, nous avons réduit notre dette publique afin d'être prêts à faire face à la tempête. Et cette tempête nous a certes frappés, mais nous sommes bien en mesure d'assumer un déficit en cette période difficile, jusqu'à ce que nous recommencions à accumuler des excédents. Nous subissons des déficits temporaires et relativement faibles. Cette année, nous enregistrerons un déficit d'environ 3,3 % du PIB afin de lutter contre la récession mondiale et faire notre part à l'échelle internationale. Le Canada était également le dernier pays du G7 à entrer en récession et il a subi la plus faible contraction de l'économie. Le FMI s'attend que le Canada enregistrera la plus forte reprise du G7 lorsque la récession prendra inévitablement fin.

J'espère que mes commentaires montrent bien que nous avons bien agi au Canada et que nous avons mis au point le plan économique nécessaire pour freiner les bouleversements sur la scène mondiale. À vrai dire, il est encourageant de noter l'étendue du consensus parmi les dirigeants et les ministres des Finances du G20 lors de nos réunions précédentes et à celle qui aura lieu à Pittsburgh en septembre.

Les efforts du Canada représenteraient une mince consolation si l'ensemble de l'économie mondiale demeurait en péril. L'intervention internationale ne doit pas susciter une toute nouvelle série de problèmes lorsque la crise financière sera chose du passé. Au cours des prochains mois, nous devrons déployer des efforts concertés pour limiter le ralentissement mondial et rétablir rapidement la croissance et la stabilité.

Le monde a souvent admiré le système financier du Canada pendant cette crise. Nous sommes fiers d'être perçus comme un modèle de gestion d'un système financier. Nous sommes fiers d'être perçus comme un modèle de gestion prudente des finances publiques et de préparation en vue d'un ralentissement de l'économie. Et nous sommes fiers d'être un exemple d'ouverture des marchés dans les moments les plus difficiles.

Nous avons été en mesure de faire preuve de leadership au plan international et nous avons l'intention de poursuivre dans cette voie. En 2011, le Canada accueillera les gouverneurs de la BID. Et l'an prochain, il présidera le G7 et le G8. Nous unirons nos efforts avec ceux de la Corée du Sud, qui présidera le G20 l'an prochain. Nos rencontres dans le cadre de ces tribunes porteront plus particulièrement sur les efforts déployés par les économies avancées pour mettre fin à la récession. Nous nous attarderons sur l'avenir et sur des mesures qui raffermiront l'économie mondiale et qui la rendront plus viable qu'aux premiers instants de la crise.

En 2008 et 2009, nous en avons appris sur ce qu'il fallait éviter. L'année 2010 peut offrir un plan directeur sur la viabilité, appuyé par des mesures qui conduiront à la reprise et aideront le monde à éviter que la même situation ne se reproduise.

Le G7 et le G8 doivent continuer de faire preuve de leadership dans les dossiers internationaux. Après tout, comme il a été souvent mentionné, la crise actuelle s'est amorcée dans les pays avancés; il est donc tout à fait juste que ces pays demeurent à l'avant-scène des efforts déployés pour s'attaquer à ses répercussions. Je m'en voudrais de prédire les résultats de la présidence canadienne du G8, mais notre objectif consistera à nous assurer que l'économie des Amériques et que l'économie mondiale deviendront plus fortes et plus viables qu'au début de la crise.

Je peux vous dire avec confiance que vous pouvez compter sur le Canada, bon an mal an. Même en période d'incertitude ou, devrai-je dire, particulièrement en période de grande incertitude, cet engagement ne changera jamais.