Le 24 avril 2009
2009-039
WASHINGTON -- C’est au cœur du ralentissement économique le plus marqué et le plus étendu et de la situation de stress financier la plus grave depuis des décennies que nous nous réunissions aujourd’hui. Le paysage mondial s’est transformé récemment, passant d’une période de croissance solide, d’augmentation rapide des flux de capitaux vers les marchés émergents et d’expansion marquée du commerce, il y a à peine quelques années, au contexte actuel de récession, de désendettement et de contraction du commerce. Nous avons adopté des mesures décisives afin de soutenir la croissance et de rétablir la confiance envers le système financier et le flux du crédit. Les données récentes suggèrent que le rythme du recul de l’activité de nos économies a ralenti et que certains signes de stabilisation apparaissent. L’activité économique devrait commencer à reprendre plus tard dans l’année dans un cadre de perspectives toujours déprimées et de risques à la baisse. Comme nos dirigeants l’ont souligné à Londres, nous sommes engagés à agir ensemble pour rétablir l’emploi et la croissance et à empêcher une crise de cette ampleur de se reproduire. Dans ce contexte :
Bon nombre de pays ont désormais un rôle de premier plan à jouer au sein de l’économie mondiale, et nous nous réjouissons de leur contribution à l’effort international collectif visant à favoriser la reprise. Nous sommes heureux de voir que la Chine maintient son engagement d’adopter un taux de change plus flexible, ce qui devrait entraîner une appréciation effective additionnelle du renminbi et favoriser une croissance plus équilibrée en Chine et au sein de l’économie mondiale. Nous allons collaborer avec nos partenaires internationaux à la modernisation de la gouvernance des institutions financières internationales, de manière à accroître leur pertinence, leur efficacité et leur légitimité.
Nous réaffirmons notre intérêt commun dans la solidité et la stabilité du système financier international. La volatilité excessive et la variation désordonnée des taux nuisent à la stabilité économique et financière. Nous continuons de surveiller étroitement les marchés de change et de coopérer avec eux, s’il y a lieu.
Nous avons aussi discuté de réforme de la réglementation, dans nos pays et au niveau international, et nous allons rapidement mettre en œuvre les engagements pris à Londres. Nous avons souligné l’importance primordiale de renforcer nos efforts nationaux visant à remédier aux risques systémiques, d’élargir le périmètre de la réglementation pour y inclure tous les instruments, les institutions et les marchés importants sur le plan systémique, d’assurer une saine réglementation, une capitalisation suffisante des institutions financières et des pratiques améliorées de gestion des risques, d’accroître la transparence, d’intensifier la collaboration internationale, d’améliorer les normes comptables en matière d’évaluation et de provisionnement et de soutenir l’intégrité des marchés. Sur ce dernier point, nous demandons instamment à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), au Conseil de stabilité financière (CSF) et au Groupe d’action financière (GAFI) d’intensifier leurs travaux d’examen objectif des efforts déployés par les pays afin de renforcer les normes internationales en matière de fiscalité, de surveillance prudentielle et de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (LRPC/FAT), respectivement, de repérer les administrations non conformes et de mettre au point une série de contre-mesures efficaces. Nous attendons impatiemment des comptes rendus périodiques à cet égard. Nous nous félicitons du projet pilote de détection rapide mené conjointement par le FMI et le CSF. Nous accueillons aussi avec joie l’élargissement de la liste de membres du CSF, et nous nous engageons à renforcer les fondements de celui-ci de façon qu’il puisse avoir un plus grand rôle à jouer afin de favoriser la stabilité financière sur la scène internationale.
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