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Le 17 août 2006

Allocution de l'honorable Jim Flaherty, ministre des Finances, lors de l'assemblée annuelle des membres de la Ontario Convenience Stores Association

Toronto (Ontario)

Le texte prononcé fait foi


Les propriétaires de dépanneurs apportent une contribution d'une très grande valeur à l'économie du pays et au mode de vie des Canadiennes et des Canadiens. Je suis heureux de passer du temps avec vous, d'échanger des idées avec un groupe d'entrepreneurs comme le vôtre, des personnes qui travaillent fort et apportent une contribution souvent sous-estimée à la population canadienne, à nos collectivités et à l'économie nationale dans son ensemble.

Mes amis, vous êtes sans cesse au service des Canadiens. Ma famille habite à Whitby et je peux vous dire que nos trois fils de 15 ans vont constamment au dépanneur. Vous êtes là 24 heures par jour, sept jours par semaine. Je suis certain que tous les Canadiens sont déjà allés dans un dépanneur à un moment donné. Enfants, on y allait pour acheter. j'allais parler de ces bonbons à un cent, mais ce serait trahir mon âge. Peut-on encore acheter quelque chose pour un cent aujourd'hui? Je ne sais pas. Quand nous étions adolescents, nous aimions acheter des friandises et des revues. Devenus adultes, on y achetait du lait et des couches pour les enfants - je m'en souviens très bien - ainsi que les journaux qui couvrent les événements de nos collectivités respectives.

Les dépanneurs constituent un rouage essentiel de l'économie canadienne. Vous êtes le cour et l'âme de la petite entreprise. Vous entretenez l'esprit d'entreprise, génération après génération, et je sais que bon nombre d'entre vous travaillez de longues heures en compagnie des membres de votre famille. Bon nombre d'entre vous procurez aux jeunes Canadiens leurs premiers emplois et vous leur apprenez la valeur du travail bien fait, le sens des responsabilités et la valeur de l'argent. Vos contributions ne peuvent pas, en fait, elles ne doivent pas être sous-estimées, et elles ne le sont certainement pas de la part du nouveau gouvernement du Canada.

Rien qu'en Ontario, les dépanneurs contribuent pour 12 milliards de dollars à l'économie canadienne et pour plus de 70 000 emplois, ce qui est un formidable coup de pouce pour la province. Et, comme votre association le souligne elle-même, les dépanneurs en Ontario accueillent tous les 30 jours autant de clients que le Canada compte d'habitants, soit environ 32 millions de personnes. Cette incidence est considérable, et votre détermination est source d'inspiration.

Au nom du nouveau gouvernement du Canada et du premier ministre Stephen Harper, je tiens donc à vous remercier, vous et les membres de votre famille, du dévouement constant dont vous faites preuve afin de rendre notre vie un peu plus facile.

J'aimerais maintenant parler brièvement de l'orientation du nouveau gouvernement du Canada. Il semble que cela fait un bon moment, mais c'est tout juste en janvier dernier que les Canadiens ont voté en faveur du changement. Ils ont choisi de remplacer la culture du « tout m'est dû » par un nouveau gouvernement ouvert et responsable. Ils ont choisi de remplacer des années de dépenses excessives - et je sais de quoi je parle - par un gouvernement orienté vers des objectifs, déterminé et responsable sur le plan financier. Ils ont opté pour le changement. Ils ont choisi un gouvernement qui fera progresser le pays et qui les aidera à atteindre leurs objectifs.

Comme vous, nous tenons parole. Nous respectons la confiance que les Canadiens nous ont accordée, et nous ne la tiendrons pas pour acquise. Nous avons dit aux Canadiens que nous ferions le ménage dans l'appareil gouvernemental. Le premier texte de loi que nous avons déposé en Chambre a été la Loi fédérale sur la responsabilité. Cette loi met un terme à la culture du « tout m'est dû » qui régnait au gouvernement. Elle veille à ce que les Canadiens soient pleinement informés de la manière dont sont dépensées les sommes qu'ils versent en impôts.

Nous avons dit aux Canadiens que nous abaisserions les impôts. C'est justement ce que nous avons fait dans notre premier budget, que j'ai eu l'honneur de déposer en Chambre le 2 mai. Nous avons réduit toutes sortes de charges fiscales. Nous avons réduit le fardeau fiscal des travailleurs canadiens, en commençant par une réduction de 1 point de pourcentage du taux de la taxe sur les produits et services (TPS). Les taxes de vente sont réduites. L'impôt sur le revenu est réduit. L'impôt des entreprises est réduit. L'impôt des petites entreprises est réduit. Les droits que doivent payer les immigrants sont réduits. L'impôt sur le capital et l'impôt sur les gains en capital sont réduits. Et nous n'en avons pas terminé.

Nous avons dit aux Canadiens que nous rendrions les rues plus sûres. Nous avons déposé un projet de loi visant à protéger les familles et les collectivités canadiennes en renforçant le système judiciaire, en augmentant le nombre de policiers patrouillant dans les rues, en instaurant des peines plus réalistes et en accordant à ces policiers de plus grandes ressources et une meilleure formation.

Nous avons également dit aux parents canadiens que nous appuierions leur droit de choisir le meilleur moyen de prendre soin de leurs enfants. Après tout, le meilleur parent, ce n'est pas le gouvernement, mais bien le père ou la mère. Les parents canadiens reçoivent maintenant la Prestation universelle pour la garde d'enfants de 1 200 $ par année pour appuyer leur choix en matière de garde d'enfants. Il s'agit d'une aide directe. De plus, notre gouvernement s'affaire à créer d'autres places en garderie.

Enfin, nous avons dit aux Canadiens que nous allions protéger et consolider notre système de soins de santé grâce à la collaboration des provinces afin de fournir une garantie de délai d'attente pour les patients. Je peux vous affirmer que notre gouvernement ne ménage pas les efforts à cet égard et qu'il réalise des progrès considérables.

Voilà donc les engagements que nous avons pris. Je traiterai maintenant brièvement de la réduction des impôts puisque c'est ce dont je m'occupe en qualité de ministre des Finances. Je sais que vous êtes nombreux à vous demander à quoi bon réduire les taxes et les impôts. Eh bien, tout simplement parce que c'est la bonne chose à faire. En peu de mots, nous voulons que le Canada se développe. Nous voulons que les gens d'affaires réalisent des profits. Nous voulons qu'ils réinvestissent dans leurs entreprises. Nous voulons qu'ils emploient plus de travailleurs. Nous voulons que les gens considèrent le Canada comme un pays de choix pour l'investissement, pour l'expansion des entreprises, pour l'emploi et pour la création de la richesse, et qu'ils soient témoins d'une économie en expansion.

Il y a trop longtemps que les gouvernements surtaxent les Canadiens. À cause des mesures de surimposition de l'ancien gouvernement, les Canadiens ont versé des milliards de dollars qui ont servi à financer de vastes excédents, parfois cachés. Et ce, alors que les Canadiens travaillent plus longtemps, paient plus de taxes et d'impôts et épargnent moins qu'ils ne le faisaient 13 ans auparavant, lorsque le gouvernement précédent est arrivé au pouvoir. Or, nous savons que, chaque jour, le pays progresse grâce aux efforts déployés dans les ateliers,

les fermes, les salles de classe, les usines, les laboratoires de recherche, les petites entreprises, les chantiers de construction, les centres communautaires et les sous-sols d'églises de toutes les confessions.

C'est donc là qu'il faut mettre fin à la surimposition. Pourquoi cela? Afin d'encourager l'indépendance, l'initiative, la famille et le travail acharné, parce que c'est justement là que se trouve le moteur même qui fait progresser les Canadiens et les enrichit. Il n'est pas nécessaire que les Canadiens remettent au gouvernement un part de plus en plus grande de l'argent qu'ils ont durement gagné pour financer des excédents continus et des dépenses exagérées qui découlent en bonne partie de ces prétendues mannes de fin d'exercice qui permettaient au gouvernement précédent de dépenser sans l'accord du Parlement pour financer toutes sortes de programmes, dont beaucoup n'avaient rien à voir avec les responsabilités essentielles du gouvernement du Canada, et nous avons mis fin à cette pratique.

Les Canadiens doivent conserver une part plus importante de l'argent qu'ils gagnent pour investir dans leurs familles, dans leurs propres priorités, dans leur avenir. Pour investir dans notre économie et pour favoriser l'essor des entreprises. Toutes ces mesures nous sont bénéfiques.

Le moment est donc venu d'alléger le fardeau fiscal des Canadiens. Et c'est ce que nous avons commencé à faire dans le budget de 2006. Nous avons instauré des mesures d'allégement fiscal totalisant plus de 20 milliards de dollars sur deux ans. Ces économies d'impôt dépassent le total de celles contenues dans les quatre derniers budgets combinés de l'ancien gouvernement. En tout, nous avons présenté 29 réductions d'impôt, dont plus de 90 % s'adressent aux particuliers canadiens et à leurs familles. Comme vous le savez, nous avons réduit la TPS, qui est passée de 7 % à 6 % le 1er juillet dernier, et ce n'est pas tout. Nous nous sommes aussi engagés à réduire le taux de la TPS d'un autre point de pourcentage au cours de notre mandat.

La réduction de la TPS fait diminuer les taxes que tous paient, même ceux qui ne gagnent pas assez pour devoir payer de l'impôt sur le revenu. Vous croyez peut-être que peu de Canadiens sont dans cette situation mais, en fait, cette mesure profite à environ le tiers des Canadiens qui ne pourraient bénéficier d'une simple baisse des impôts sur le revenu. En réduisant ainsi la TPS, nous procurons des avantages réels que tous les Canadiens constatent chaque fois qu'ils achètent un article dans vos magasins ou dans d'autres commerces de détail. Nous avons aussi réduit le taux le plus bas de l'impôt sur le revenu des particuliers, et il s'agit d'un crédit d'impôt substantiel.

Nous avons instauré un crédit d'impôt au titre des laissez-passer pour le transport en commun afin que les usagers qui utilisent un laissez-passer bénéficient en fin de compte de deux mois gratuits. Il s'agit d'un incitatif. C'est aussi une mesure environnementale. C'est une bonne mesure pour nos villes. C'est une bonne initiative pour des centres urbains comme la région du Grand Toronto, et je pense qu'elle aura un effet marqué à mesure que les gens s'en prévaudront.

Nous avons instauré le crédit canadien pour emploi, qui vient en aide aux Canadiens. Vous savez, beaucoup de Canadiens déplorent le fait que, si vous êtes propriétaire d'une entreprise ou êtes travailleur autonome, vous avez droit à certaines déductions que vous perdez si vous êtes salarié. Nous avons instauré le crédit canadien pour emploi qui contribue à compenser les frais liés à un emploi. Les Canadiens peuvent appliquer la somme ainsi obtenue pour acheter des uniformes, des ordinateurs et plus encore. Le crédit s'applique actuellement au revenu d'emploi jusqu'à concurrence de 500 $. Et il doublera pour passer à 1 000 $ dès le 1er janvier 2007.

Comme vous le savez, tous les Canadiens aspirent à un avenir meilleur - pour eux, pour leurs enfants et pour les générations qui suivront, du moins si j'en crois mon expérience. C'est le rêve canadien, c'est aussi l'histoire du Canada, si vous y regardez d'un peu plus près. Et, comme vous le savez, abstraction faite des Autochtones, nous sommes tous de nouveaux arrivants au Canada. Et ce rêve, tout comme la réalité de ce grand pays qu'est le Canada, a toujours été que chaque génération surpasse celle qui l'a précédée, et que chaque génération profite d'un meilleur niveau de vie et d'une meilleure qualité de vie que celle qui l'a précédée. Et nous voulons qu'il en soit ainsi; nous voulons que l'économie canadienne se développe parallèlement à la nouvelle économie mondiale.

Nous aidons les nouveaux Canadiens à poursuivre et à réaliser leurs rêves. Nous simplifions les choses pour ceux qui ont fait le choix difficile de quitter leur pays d'origine pour venir s'installer au Canada, y bâtir une vie nouvelle et progresser. Les efforts acharnés de ceux qui nous ont précédés ont façonné notre pays tel qu'il est aujourd'hui.

Nous avons réduit de moitié le droit de résidence permanente, qui est passé de 975 $ à 490 $ le 2 mai dernier, comme nous l'avions promis. Nous avons majoré de 307 millions de dollars le financement accordé à l'établissement des immigrants et, surtout, nous avons financé la mise sur pied de l'Agence canadienne d'évaluation et de reconnaissance des titres de compétence, de sorte que les gens qui choisissent de s'installer au Canada aient la possibilité de mettre en pratique leur formation professionnelle.

Vous savez tout comme moi que le Canada compte déjà des milliers d'immigrants possédant les compétences et la formation nécessaires pour apporter une contribution dont notre économie et notre marché du travail ont grandement besoin, et cela est de plus en plus important de nos jours puisque certaines régions du pays sont effectivement aux prises avec une pénurie de main-d'ouvre compétente dans plusieurs secteurs d'emploi. Jusqu'à présent, le problème a souvent tenu au fait que les employeurs et les organismes de réglementation professionnelle ne sont pas en mesure d'évaluer ni de reconnaître les titres de compétence de ces immigrants. Ils y perdent au change. tout comme le Canada. Quel gaspillage de potentiel! C'est pour cela que nous avons mis sur pied cette nouvelle agence qui veillera à ce que les habiletés, la formation et les titres de compétence des nouveaux arrivants soient promptement reconnus, respectés et récompensés.

Et nous voulons favoriser l'essor des entreprises canadiennes. Le Canada est un pays d'entrepreneurs. Notre histoire montre que nous prenons des risques, que nous innovons, que nous obtenons des résultats. Quelques-unes des entreprises et des inventions les plus innovatrices au monde ont vu le jour ici même, au Canada. Vous connaissez cet appareil, le BlackBerry de la firme Research in Motion que tous les membres du Congrès américain ont en leur possession, d'ailleurs, depuis les événements du 11 septembre 2001. C'est le seul appareil qui leur permettait de communiquer entre eux, à Washington et ailleurs. Comme vous le savez, c'est une formidable invention de Research in Motion, une entreprise de Kitchener-Waterloo, qui a profondément transformé nos façons de communiquer et de mener des affaires. Une invention canadienne, disais-je.

Notre gouvernement estime qu'il importe que des entrepreneurs comme vous ayez la possibilité de livrer concurrence dans un pays où un environnement économique propice récompense le dur labeur et favorise l'avancement. Cette année, nous avons relevé le seuil du revenu des petites entreprises assujetti au taux réduit d'impôt fédéral en le faisant passer de 400 000 $... pardon, de 300 000 $ à 400 000 $. Cela témoigne de notre volonté d'inciter les Canadiens à réinvestir dans leurs petites entreprises et à les développer.

Nous ramenons aussi le taux de 12 % à 11,5 % en 2008, puis à 11 % en 2009. Je parle du taux de l'impôt des petites entreprises. Nous avons concrétisé l'allégement fiscal que l'ancien gouvernement avait promis sans toutefois tenir parole, je tiens à le préciser.

Nous avons réduit le taux général d'impôt sur le revenu des sociétés. Nous avons éliminé la surtaxe des sociétés pour toutes ces dernières. Nous avons éliminé l'impôt fédéral sur le capital à compter du 1er janvier 2006. Nous produisons des résultats pour les entreprises - nous ne nous contentons pas seulement de bonnes intentions. Tout comme vous qui livrez des résultats à vos clients.

La réduction des taxes et des impôts représente un des moyens de favoriser la croissance des entreprises canadiennes. L'instauration d'un environnement favorable à la croissance en est un autre. Un nouvel élan commence à s'imprimer au Canada. Partout au Canada, tout comme dans la région du Grand Toronto, je sens beaucoup d'optimisme. Il n'y a pas qu'à Calgary où les affaires vont bien. On a le sentiment incroyable ici d'avoir une occasion, surtout avec un nouveau gouvernement, une nouvelle perspective et un nouvel optimisme, de développer l'économie canadienne et de réaliser le rêve que partagent les Canadiens d'un meilleur niveau de vie et d'une meilleure qualité de vie.

De nos jours, être Canadien, c'est être novateur, confiant, optimiste et ambitieux. C'est voir le monde et nous voir nous-mêmes sous un nouvel angle, forts d'une volonté renouvelée de voir notre grand pays connaître plus de succès que jamais. C'est réaliser le potentiel d'entrepreneuriat de notre pays.

Vous savez que le Canada n'a pas été bâti à coups de programmes. Bien que je sois en politique depuis un bout de temps, je dois admettre qu'il n'a pas été bâti par les gouvernements non plus. Il a grandi grâce aux gens - à tous ces Canadiens qui, comme vous, comme mes parents, comme mes grands-parents, comme vos parents, travaillent fort et cherchent à obtenir un meilleur niveau de vie pour eux-mêmes, pour leurs familles et pour leurs collectivités. En tant que gouvernement, nous ne devons jamais oublier cela. Le gouvernement n'est pas le moteur de l'économie. Ce sont les gens qui, même aux jours sombres de janvier et de février, se lèvent chaque matin et vont travailler. J'aimerais pouvoir dire que vous travaillez moins de la moitié de l'année pour le gouvernement, mais c'est encore presque cela si l'on tient compte de tous les ordres de gouvernement au Canada. Mais nous y voyons, et nous continuerons d'alléger ce fardeau fiscal pour inciter les gens à travailler et à contribuer à l'expansion de l'économie canadienne.

C'est pour cela que nous sommes ici. C'est parce que nous voulons bâtir un avenir meilleur pour le Canada. Nous avons de la chance; cela, nous le savons tous. Nous vivons dans un pays où chacun peut s'exprimer et, compte tenu des récents événements sur la scène internationale, nous sommes d'autant plus chanceux de pouvoir parler librement, pratiquer ouvertement notre foi, voter, élever une famille, voir à l'éducation de nos enfants, donner à nos jeunes de formidables occasions de poursuivre leurs études et d'acquérir des compétences, et consacrer nos efforts, notre vie durant, à nous améliorer et à réussir, quelle que soit la définition que nous donnons à ce terme. C'est pourquoi, contrairement aux gouvernements précédents qui ne cessaient de dépenser sans retenue, nous offrons aux Canadiens des choix, des choix qui aboutiront à de plus grandes possibilités.

En qualité de ministre des Finances du Canada, j'ai récemment eu l'occasion de discuter du potentiel de notre pays avec mes homologues du G7, qui représentent les poids lourds de l'économie mondiale. Je peux vous dire que la croissance et le potentiel de notre pays les ont impressionnés et ont suscité leur enthousiasme. Notre taux de chômage est à son niveau le plus bas en plus de 30 ans, notre taux d'inflation est faible, nous continuons d'afficher des excédents budgétaires et notre économie est en expansion pour une 15e année de suite. Mais il nous faut une vision. Nous devons fixer des objectifs clairs et pratiques, faire les bons choix et travailler de concert - le secteur privé et le secteur public - d'une manière soutenue et systématique pour réaliser un avenir économique encore meilleur. Nous avons besoin d'un régime fiscal concurrentiel. Nous avons besoin d'un système de réglementation concurrentiel. Nous devons rendre les investissements dans notre économie attrayants et faciles. Nous devons éduquer nos jeunes pour qu'ils réalisent pleinement leur potentiel et soient concurrentiels sur la scène mondiale. Nous devons investir dans le perfectionnement continu de ceux qui sont déjà sur le marché du travail. Nous devons investir dans la recherche-développement. Et nous devons donner libre cours à l'esprit d'entreprise des Canadiens et le soutenir.

Nous avons pris les premières mesures à cette fin dans notre budget de mai dernier, mais nous sommes déterminés à faire davantage afin que les entreprises canadiennes puissent poursuivre leur expansion. Nous sommes déterminés à en faire davantage pour offrir de nouvelles possibilités en plus de créer des emplois. C'est pourquoi, dans les prochaines semaines et les prochains mois, notre gouvernement dressera un plan économique clair et à long terme pour renforcer notre pays en le dotant d'objectifs qui viseront précisément l'accroissement des possibilités pour les Canadiens. Nous nous entretiendrons avec les Canadiens de toutes les régions du pays, nous les écouterons lorsqu'ils nous feront connaître leurs défis et leurs idées, et nous dresserons un plan qui fera progresser encore davantage le Canada au cours des années à venir.

Mon intervention vous semble sans doute aussi longue qu'à moi. J'ai presque terminé. La situation est propice au Canada. C'est formidable de pouvoir représenter le Canada auprès des autres ministres des Finances du G7 et du G8, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Les Canadiens ne manquent pas de raisons d'être très fiers. Et que dire des occasions pour le Canada de se doter d'une économie hors pair, à condition de prendre les bonnes décisions et d'adopter la bonne vision.

Comme je le disais, notre économie est solide. Nous avons un nouveau gouvernement de même qu'une orientation nouvelle et stimulante. Nous avons un formidable premier ministre qui sait exactement quelle orientation il veut donner au gouvernement du Canada et à l'expansion de l'économie canadienne. Certains diront que ce n'est pas un mauvais départ. De fait, je dois dire que le gouvernement a pu profiter d'un assez bon départ au cours des six derniers mois environ. Mais il nous reste encore beaucoup à faire. Les choses pourraient aller beaucoup mieux encore. Nous pouvons faire encore mieux. Le Canada a maintenant un gouvernement qui partage et personnifie la volonté des Canadiens de surpasser leurs propres attentes et de réaliser leurs aspirations. Alors travaillons ensemble pour créer encore plus de possibilités et pour rendre le Canada encore plus fort et plus prospère, pour la génération d'aujourd'hui et celles qui la suivront.

Je vous remercie de votre invitation. Je serai maintenant heureux de répondre à vos questions. Merci.