Quel que soit le critère retenu, il est certain que, depuis une décennie, l’économie canadienne est l’une des plus prospères au monde. Depuis 1997, notre pays bénéficie de la plus longue série ininterrompue d’excédents budgétaires fédéraux de son histoire, et nous devançons tous les autres pays industrialisés pour l’amélioration du niveau de vie, la création d’emplois et la réduction de la dette.
Grâce à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, à des revenus en hausse et à des taux d’intérêt peu élevés, les Canadiennes et les Canadiens ont pu investir dans leurs familles, dans leurs compétences, dans leurs maisons et dans leurs entreprises. Au cours de cette même période, le gouvernement du Canada a réinvesti dans les fondements de notre société, comme les soins de santé, la garde des enfants et l’éducation. Ensemble, ces investissements ont rehaussé notre niveau de vie et assuré notre avenir collectif.
Ce succès n’est pas le fruit du hasard. En 1994, le gouvernement a lancé un programme économique ambitieux. Grâce au soutien et aux sacrifices des Canadiens, le gouvernement a systématiquement poursuivi la mise en œuvre de ce programme au cours de la dernière décennie. Cette initiative a porté ses fruits, procurant d’énormes dividendes sociaux et économiques aux Canadiens.
Pour continuer sur sa lancée et maintenir la qualité de vie inégalée dont bénéficient ses habitants, notre pays doit maintenant se concentrer sur les possibilités et les défis qui façonneront le monde au cours des deux prochaines décennies, plus particulièrement :
Il est temps d’adopter un nouveau plan économique pour mettre à jour les priorités, établir les nouvelles orientations stratégiques clés et guider les décisions budgétaires de demain.
Ce plan est entièrement axé sur la population canadienne – notre qualité de vie, le genre de collectivités dans lesquelles nous vivons, la retraite à laquelle nous pouvons nous attendre et le genre de possibilités qui s’offriront à nos enfants au cours des prochaines décennies. Ce plan favorisera la réalisation de nos objectifs communs : un environnement durable, des collectivités sécuritaires et novatrices, et des soins de santé publics de haute qualité.
Ce plan prévoit la transformation en profondeur de l’économie mondiale et donne les grandes lignes de la réponse du Canada.
Il reconnaît que l’amélioration future de notre niveau de vie dépendra en grande partie de la capacité de notre économie à devenir encore plus productive.
Il reconnaît que notre croissance économique doit être durable et guidée par un souci constant de la gérance de l’environnement.
Il reconnaît que le gouvernement du Canada ne peut, à lui seul, réaliser les objectifs d’assurer la création d’emplois, la croissance et une prospérité durable, et que tous les ordres de gouvernement, l’entreprise privée, les syndicats, les organismes à but non lucratif et les Canadiens eux-mêmes joueront des rôles importants pour bâtir le Canada que nous voulons et que nos enfants méritent.
Par-dessus tout, ce plan relève le défi de bâtir une économie prospère et viable, digne du XXIe siècle, en investissant dans les gens, en favorisant l’innovation et en facilitant la circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, tant au pays qu’à l’échelle internationale.
Il propose des mesures visant les quatre grands objectifs suivants :
Dans un monde où le progrès technologique s’accélère, les compétences, les connaissances et la capacité d’innover des Canadiens sont plus recherchées que jamais. Chaque région du pays peut profiter de la nouvelle économie mondiale et de son bassin de consommateurs en forte expansion. Pour réaliser ce potentiel et, plus fondamentalement, du simple point de vue de l’équité, les investissements les plus importants que notre pays peut faire sont ceux qui permettront d’offrir à tous les Canadiens la possibilité d’acquérir les compétences, la formation et le niveau de scolarité nécessaires pour réussir sur le marché du travail au XXIe siècle.
Le Plan met l’accent sur les domaines d’intervention suivants :
Apprentissage des jeunes enfants
– Le fondement d’une main-d’œuvre de calibre mondial repose sur les services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, qui rendent ces enfants prêts à apprendre lorsqu’ils arrivent à l’école. Le gouvernement a déjà pris d’importantes mesures, notamment en signant avec les provinces une série d’ententes sur l’apprentissage des jeunes enfants et le développement de la petite enfance. Il fera davantage, et il réitère son engagement à long terme dans ce plan.Éducation postsecondaire
– Les Canadiens sont parmi les gens les plus scolarisés du monde. Non seulement nos vies en sont enrichies, mais nous en tirons un avantage concurrentiel pour développer et appliquer des idées et des processus nouveaux. Malgré ce succès, il y a place à d’autres améliorations. Par exemple, nous comptons relativement peu de titulaires de diplômes universitaires en sciences, en administration des affaires ou dans ces deux domaines à la fois. Le Canada n’a pas assez investi dans les études supérieures. De façon plus fondamentale, nous devons rester vigilants pour écarter le plus possible d’obstacles à la poursuite d’études postsecondaires.Travailleurs qualifiés
– Malgré notre fort taux global de scolarité postsecondaire, un nombre relativement élevé de travailleurs canadiens sont peu qualifiés. Il semble aussi que nos employeurs investissent moins dans la formation en milieu de travail que ceux de pays comme les États-Unis. Les entreprises, les syndicats et tous les ordres de gouvernement doivent travailler ensemble pour améliorer sensiblement cette situation. Le gouvernement continuera de travailler avec les Canadiens pour améliorer les compétences en alphabétisation dont ils ont besoin pour participer à l’économie du savoir et pour en bénéficier. Sinon, les travailleurs canadiens pourraient se retrouver désavantagés au sein d’une économie mondiale de plus en plus concurrentielle.Inclusivité
– Si plus de gens ont la possibilité d’être actifs sur le marché du travail, cela peut nous aider à relever le défi démographique. Certains groupes – les travailleurs âgés, les personnes handicapées et les nouveaux immigrants – ont actuellement des taux d’emploi moins élevés que l’ensemble de la population. Le Plan prévoit des initiatives pour aider à combler ces écarts et pour offrir des possibilités à tous les Canadiens.Possibilités offertes aux Autochtones
– Le gouvernement accorde une importance particulière à la réduction des écarts entre les Canadiens autochtones et non autochtones au chapitre du niveau de vie et des choix de vie. La première réunion des premiers ministres avec les leaders autochtones et vouée aux questions autochtones offre une occasion parfaite de transformer les approches à la santé, au logement, au développement économique et, avant tout, à l’éducation. Elle peut aussi permettre le lancement d’une nouvelle relation entre les gouvernements et les Autochtones, fondée sur le respect mutuel, la reconnaissance des droits et un engagement à l’égard de la bonne gouvernance.|
Afin d’aider à créer de meilleures possibilités pour les Canadiens, le gouvernement du Canada prendra des mesures pour :
Rehausser la qualité d’une main-d’œuvre canadienne de calibre mondial
Relever le défi démographique
Offrir des possibilités aux Autochtones
Accroître la mobilité de la main-d’œuvre et l’efficience du marché du travail
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Une économie prospère digne du XXIe siècle crée et adopte rapidement des technologies de pointe. Une économie innovatrice repose sur trois assises : le savoir créé dans les universités, le niveau d’excellence atteint en matière de découverte et la capacité de former des personnes ayant des compétences avancées. Pour procurer aux travailleurs canadiens de meilleurs emplois et des revenus plus élevés, notre pays doit constamment améliorer sa capacité de générer le savoir, l’innovation et la recherche qui aboutissent à de nouveaux produits et services et à de nouvelles façons de faire. Une croissance économique soutenue à long terme exige aussi une approche complète et innovatrice en matière d’environnement durable.
Le Plan met l’accent sur les domaines d’intervention suivants :
Recherche universitaire
– La recherche primaire et appliquée menée par les universités – notamment dans le cadre de projets de recherche internationaux – est une importante source des nouvelles idées et de l’innovation dont notre pays a besoin. Les universités très actives en recherche forment aussi les diplômés hautement qualifiés dont les entreprises ont de plus en plus besoin pour développer et adopter de nouvelles technologies. Les Canadiens ont raison d’être fiers des progrès que nous avons faits à cet égard au cours de la dernière décennie. Le Canada domine aujourd’hui le Groupe des Sept (G7) au chapitre de la recherche-développement (R-D) universitaire, et il doit conserver cet avantage grâce à de nouveaux investissements.R-D et adoption de technologies dans le secteur privé
– Tout donne à penser que l’amélioration du cadre stratégique depuis 1994 a encouragé certains secteurs de l’économie à accroître leurs investissements dans la R-D. Toutefois, même si certaines industries canadiennes sont très actives à ce chapitre, dans l’ensemble, les investissements du secteur privé dans la R-D sont encore relativement faibles en comparaison de ceux d’autres pays, particulièrement les États-Unis.Commercialisation des nouvelles technologies
– La capacité de transformer les idées innovatrices en produits et processus nouveaux est une importante source de croissance économique. Le Canada peut tirer parti davantage de son leadership en R-D universitaire. Même si les universités canadiennes obtiennent environ le même nombre de brevets par dollar consacré à la recherche que les écoles américaines, elles tendent à tirer moins de revenus de cette propriété intellectuelle. De plus, dans les entreprises canadiennes, les nouveaux produits et services représentent une plus faible part des ventes que dans les sociétés étrangères.|
Afin d’aider à bâtir une économie plus innovatrice, le gouvernement du Canada prendra des mesures pour :
Conserver le leadership en matière de recherche universitaire
Renforcer les réseaux internationaux de recherche
Encourager les investissements du secteur privé dans la R-D et l’adoption de nouvelles technologies
Accélérer la commercialisation des nouvelles technologies
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Le Canada est une nation commerçante, et les exportations représentent 40 % de notre économie. C’est plus que dans tout autre pays du G7. Toutefois, le contexte international continue de changer, alors que de nouvelles puissances économiques comme l’Inde et la Chine deviennent non seulement des marchés plus importants pour nos ressources et nos produits, mais aussi des concurrents dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le Canada doit mettre en œuvre une stratégie de commerce et d’investissement musclée pour aider nos sociétés – surtout les petites et moyennes entreprises – à profiter plus que jamais des possibilités qu’offrent les marchés mondiaux et à se positionner, dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, parmi les fournisseurs de produits de pointe à haute valeur ajoutée.
Le Plan met l’accent sur les domaines d’intervention suivants :
Soutien des marchés ouverts
– Les pays ouverts au commerce et à l’investissement sont habituellement plus innovateurs, plus productifs et plus concurrentiels que les autres, et ils profitent généralement de taux supérieurs de croissance économique et de création d’emplois, ainsi que de revenus plus élevés. C’est pourquoi le Canada est un partisan de longue date du commerce international fondé sur des règles, par l’entremise de tribunes comme l’Organisation mondiale du commerce et par le biais d’ententes comme l’Accord de libre-échange nord-américain. Parmi les pays du monde, le Canada a toujours été un ardent promoteur du commerce à la fois libre et équitable, et il continue de l’être.Investissement direct étranger
– Le Canada est en bonne voie de devenir un investisseur net à l’étranger pour la première fois de son histoire, de sorte qu’il est plus important que jamais de protéger les intérêts des investisseurs canadiens sur les marchés étrangers. Au même moment, l’investissement étranger au Canada demeurera une importante source de nouvelles technologies, d’idées et d’emplois.Réseaux commerciaux mondiaux
– Les puissances économiques émergentes offrent d’énormes débouchés aux entreprises canadiennes, que ce soit dans le secteur des ressources naturelles ou dans celui des technologies environnementales et des autres technologies de pointe. Pour saisir cette chance, nos sociétés, particulièrement les petites et moyennes entreprises, auront besoin de l’aide du gouvernement pour commencer à exporter, y compris de renseignements sur la conjoncture économique locale, le régime d’octroi de licences, la sous-traitance et la réglementation.Portes d’entrée de calibre mondial
– Les pays sont liés à leurs partenaires commerciaux par des portes d’entrée où les réseaux de transport terrestre, maritime et aérien convergent et, grâce à des systèmes perfectionnés de communication, relient les centres d’activité économique. Le corridor Windsor-Detroit et les installations névralgiques de transport de la côte du Pacifique, par exemple, sont essentiels pour assurer notre capacité future de développer nos échanges commerciaux sur les grands marchés. Les réseaux de communication à large bande, une autre forme de porte d’entrée, joueront un rôle important pour relier les Canadiens à de nouvelles sources d’information et occasions d’affaires partout dans le monde.|
Pour aider à positionner notre pays au cœur des échanges et des réseaux mondiaux, le gouvernement du Canada prendra des mesures pour :
Ouvrir le Canada au reste du monde
Positionner le Canada au sein des réseaux commerciaux mondiaux
Créer des portes d’entrée de calibre mondial
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Nous vivons dans une économie mondialisée qui permet de plus en plus aux gens et aux entreprises de s’établir là où ils obtiennent les plus grands avantages. Dans ce contexte, la meilleure façon pour le gouvernement d’appuyer la création d’emplois, la croissance et la prospérité consiste à mettre en place un climat propice à l’investissement privé et à l’initiative.
Le Plan met l’accent sur les domaines d’intervention suivants :
Préserver notre avantage financier
– Le remarquable redressement de la situation financière du Canada, qui lui a permis de dégager 8 excédents annuels consécutifs après 27 années de déficits, n’est pas une réalisation abstraite. Il a aidé à faire en sorte que nos taux d’intérêt demeurent près des planchers historiques, ce qui a stimulé l’investissement privé, intensifié l’activité économique et porté la création d’emplois à des niveaux record. En raison des nouveaux défis à l’horizon, y compris les pressions sur les dépenses associées au vieillissement de la population, le gouvernement doit absolument maintenir sa rigueur financière et son effort de réduction de la dette pour que le Canada dispose de la marge de manœuvre nécessaire en vue de combler les besoins de demain.Améliorer la compétitivité de notre régime fiscal
– Le régime fiscal peut avoir un impact direct et déterminant sur notre motivation à travailler, à épargner et à investir. Le Canada doit attirer et maintenir en poste les travailleurs les plus qualifiés et encourager tous les Canadiens à profiter des possibilités qu’offre leur milieu de travail pour améliorer leur qualité de vie et celle de leurs familles. Nous devons également encourager l’épargne pour que les Canadiens puissent envisager d’accéder à la propriété, de profiter d’une retraite confortable ou de poursuivre des études supérieures. Enfin, dans une économie mondiale où les capitaux sont extrêmement mobiles, le régime fiscal doit être concurrentiel pour encourager les investissements qui créent de nouvelles activités économiques, des emplois bien rémunérés et des entreprises plus productives et plus efficientes.Promouvoir l’efficience de la réglementation et des marchés financiers
– La réglementation est essentielle pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens, assurer la santé de l’environnement et appuyer un régime de marché qui fonctionne bien et qui favorise l’épargne et l’investissement. La réglementation doit aussi être constamment réexaminée pour qu’elle continue de servir au mieux les intérêts des Canadiens.Renforcer l’union économique du Canada
– La libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux à l’échelle du pays est essentielle à la vigueur et à la compétitivité de notre économie. Même si des progrès ont été faits, il subsiste trop d’obstacles artificiels, à l’intérieur de nos frontières, à la mobilité de nos citoyens et à la circulation des biens et des services. Il faut faire davantage avec les provinces et les territoires dans un certain nombre de dossiers comme la reconnaissance des compétences professionnelles et des certificats de métiers ainsi que la réglementation plus efficiente des valeurs mobilières.Rendre l’État plus productif
– Il importe de repenser le rôle de l’État pour établir un environnement propice à l’investissement. Le gouvernement doit constamment chercher à rendre ses programmes et services aussi efficients et efficaces que possible. Il doit aussi respecter les plus hautes normes d’éthique et veiller à ce que ses activités soient menées pour que les Canadiens puissent constater et évaluer aisément ce que fait le gouvernement, et pourquoi il le fait.Promouvoir l’efficacité énergétique et la viabilité environnementale
– Une économie durable repose sur un environnement sain. Le gouvernement du Canada a fait d’importants investissements pour favoriser la santé de l’environnement et la compétitivité de l’économie. D’autres mesures, conformes au cadre établi dans le budget de 2005, seront mises en œuvre pour promouvoir l’efficacité énergétique, stimuler l’innovation technologique et faciliter l’adaptation. Ces mesures accroîtront l’efficience, la durabilité et la compétitivité internationale de l’économie canadienne.|
Pour aider à établir un environnement propice à l’investissement, le gouvernement du Canada prendra les mesures suivantes :
Préserver l’avantage macroéconomique du Canada
Améliorer la compétitivité de notre régime fiscal
Promouvoir l’efficience de la réglementation et des marchés financiers
Renforcer notre union économique
Rendre l’État plus productif
Promouvoir l’efficacité énergétique et la viabilité environnementale
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Ce plan établit un cadre économique d’intervention à moyen terme. À elle seule, aucune initiative ne peut garantir une prospérité durable, et le Plan ne peut être exécuté à l’intérieur d’un seul exercice ou d’un seul budget. Comme ce fut le cas pour l’élimination du déficit, le succès exigera un effort soutenu et un souci constant des résultats. Comme ce fut le cas pour le déficit, les Canadiens peuvent avoir confiance dans notre réussite.
Le gouvernement du Canada ne peut agir seul. Pour réussir, il devra établir des partenariats avec les provinces, les syndicats et les entreprises. Le gouvernement du Canada s’engage à collaborer avec les provinces dans un large éventail d’initiatives qui influeront sur la prospérité du pays.
En bout de ligne, ce sont les Canadiens qui détermineront si nous avons réussi. Et il y a d’excellentes raisons d’être confiants. Ensemble, depuis 1993, nous avons fait passer notre pays de la queue à la tête des grands pays industrialisés. Nous disposons d’avantages uniques comme notre population diversifiée et hautement qualifiée, notre ouverture sur le monde, d’immenses ressources naturelles et une excellente santé financière.
Par-dessus tout, nous avons conservé l’esprit audacieux qui a bâti ce grand pays et qui peut faire de la mondialisation l’appel de la destinée.
La récompense est des plus évidentes : une qualité de vie inégalée.
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