Le présent plan établit un cadre économique d’intervention à moyen terme. Il prévoit une approche équilibrée, puisqu’il n’existe ni panacée ni politique qui, à elle seule, peut garantir une prospérité durable. Nous devons investir dans les gens, les idées et l’innovation, tout en établissant un environnement propice à l’investissement et en veillant à ce que notre économie soit ouverte et branchée de façon intelligente.
Tout comme en 1994, nous devons reconnaître que le succès exigera un effort soutenu. Le monde et notre propre situation démographique ont profondément changé. Il faudra plus d’un budget pour parvenir à une prospérité durable. Nous devons, toutefois, commencer immédiatement à pousser plus loin les succès qui ont marqué la dernière décennie. C’est pourquoi le gouvernement entend inclure d’importantes initiatives décrites dans La Mise à jour économique et financière de 2005 dans son prochain budget pour mettre le présent plan en application. Avec l’appui des Canadiennes et des Canadiens, nous ferons davantage dans les budgets subséquents afin de poursuivre et de raffermir les progrès pour chaque élément complémentaire du cadre.
Un effort soutenu exige que l’on insiste sur les résultats. Nous avons déjà fait des progrès en vue de mesurer le succès de nos politiques, et nous renchérirons sur ces efforts dans le cadre des budgets à venir. La productivité de l’État exige la transparence, la reddition de comptes et des outils de mesure.
À l’époque de la lutte contre le déficit, il était facile de mesurer les progrès. Le déficit lui-même était un chiffre tout simplement (quoique d’une énorme importance) qui augmentait ou diminuait, tout comme le fardeau de la dette publique.
Le gouvernement lance le Plan dans le but d’assurer la meilleure qualité de vie qui soit à tous les Canadiens. La mesure de la qualité de vie est plus subjective que celle du déficit. Bien que la qualité de vie ne soit pas directement mesurable, nous pouvons et devrions vérifier dans quelle mesure les initiatives économiques du gouvernement aident à améliorer le niveau de vie. Comme l’indique le chapitre 1, certains facteurs contribuent à la qualité de vie, notamment la santé, l’environnement, la famille, les collectivités et la culture, la place du Canada dans le monde et le niveau de vie.
La politique économique a pour objectif ultime d’améliorer notre qualité de vie. La croissance économique améliore la qualité de vie en créant un plus grand nombre d’emplois et de meilleure qualité, en rehaussant notre niveau de vie et en créant les ressources nécessaires pour bâtir le Canada que nous souhaitons et que nos enfants méritent. D’autres facteurs contribuant à notre qualité de vie – comme un environnement durable, la santé, les collectivités sécuritaires et la culture – ont aussi un effet direct sur notre productivité. De plus, en améliorant notre qualité de vie, ils incitent davantage les entreprises et les particuliers à investir au Canada.
Le gouvernement du Canada ne peut garantir à lui seul une prospérité durable. Par exemple, bon nombre des plus importantes initiatives conçues pour accroître la prospérité – comme l’éducation postsecondaire et celle des jeunes enfants, le développement des compétences en milieu de travail, la compétitivité du régime fiscal et une union économique canadienne plus efficace – exigent l’intervention des provinces.
Le gouvernement du Canada s’engage à collaborer avec les provinces et les territoires à une gamme plus étendue d’initiatives qui influeront sur la prospérité du Canada. Notre succès exigera des mesures coordonnées axées sur les résultats. Le gouvernement du Canada effectuera d’importants investissements dans des domaines prioritaires, et il invite les provinces et les territoires à participer à l’atteinte des objectifs du présent plan.
Pour obtenir une progression soutenue de notre prospérité et la répartir équitablement entre les Canadiens, il faut que le gouvernement, les entreprises et les syndicats s’engagent à travailler ensemble en vue d’élaborer des objectifs communs et d’améliorer les pratiques d’emploi, d’augmenter les revenus et de créer un meilleur climat de travail.
Le présent plan souligne l’importance pour les entreprises d’investir davantage dans les compétences professionnelles, les machines et le matériel de pointe, de même que la recherche-développement. Il met également en lumière des possibilités sur la scène internationale et le besoin connexe pour nos entreprises de s’ouvrir davantage sur le monde. Sur tous ces plans, le gouvernement s’engage à faire sa part au moyen d’initiatives à venir et en cherchant résolument à instaurer le contexte approprié en continuant d’établir un environnement propice à l’investissement.
Tout compte fait, notre succès dépendra de l’initiative des Canadiens. Ceux-ci peuvent être confiants que nous répondrons bien à l’évolution rapide de l’économie mondiale et à notre propre défi démographique. Ensemble, depuis 1993, nous avons transformé un pays au bord du gouffre en un chef de file des grandes économies. Nous sommes sur une lancée et déjà en position de force. Le Canada est extrêmement bien placé pour profiter de la transformation en profondeur de l’économie mondiale grâce à sa population diversifiée et hautement spécialisée, son ouverture sur le monde, ses immenses ressources naturelles et son excellente santé financière.
Par-dessus tout, nous avons conservé l’esprit audacieux qui a bâti ce grand pays. Des possibilités technologiques sans précédent et l’intégration de près de 40 % de la population du globe à l’économie mondiale ont engendré une nouvelle réalité. Nous pouvons faire en sorte que cette occasion d’envergure mondiale soit notre destinée. La récompense est des plus évidentes : la meilleure qualité de vie qui soit et un monde rempli de possibilités pour tous.
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