Le 16 novembre 2004
L'économie canadienne s'est nettement renforcée en 2004 et devrait connaître une croissance supérieure aux prévisions formulées plus tôt cette année. En effet, l'économie s'est développée à un taux annualisé de 3,4 % au premier semestre de cette année, après avoir enregistré un gain de 2 % en 2003.
Cette solide relance s'est traduite par de bonnes nouvelles pour les Canadiennes et les Canadiens :
Les grandes organisations internationales de prévisions économiques, comme le Fonds monétaire international (FMI), prévoient une croissance accélérée de l'économie mondiale en 2004 et en 2005.
Dans l'ensemble, le FMI s'attend à ce que l'économie mondiale progresse de 5 % en 2004 et de 4,3 % en 2005. Toutefois, les prix élevés du pétrole pourraient freiner la croissance à l'échelle mondiale. Comme toujours, des événements imprévus sur la scène géopolitique pourraient aussi avoir des répercussions négatives.
Les économistes du secteur privé consultés par le ministère des Finances s'attendent à une solide croissance de l'économie canadienne en 2004 et en 2005. Ils prévoient une croissance de 3 % en 2004, ce qui dépasse les prévisions formulées dans le budget de mars 2004, et de 3,2 % en 2005.
Plusieurs risques pèsent toutefois sur ces prévisions :
Moyenne des projections du secteur privéLa moyenne des projections du secteur privé portant sur l'excédent budgétaire aux fins de planification s'établit comme suit : 2004-2005 - 5,9 milliards de dollars; |
Ces excédents, qui totalisent 29,5 milliards de dollars, ont été calculés après déduction de la réserve annuelle pour éventualités de 3 milliards de dollars et de la mesure de prudence économique supplémentaire.
De plus, ces projections de l'excédent tiennent compte des nouveaux fonds de quelque 75 milliards de dollars sur 10 ans annoncés récemment pour les soins de santé, la péréquation et la formule de financement des territoires (FFT), dont les premiers ministres ont convenu lors de leurs rencontres de septembre et d'octobre 2004.
Le coût du Plan décennal pour consolider les soins de santé et du nouveau cadre pour la péréquation et la FFT s'élève à 3,6 milliards de dollars en 2004-2005 et atteindra 6,7 milliards en 2009-2010. Les projections de l'excédent reflètent aussi les autres décisions de dépenses prises depuis le budget de 2004, principalement pour venir en aide à l'industrie de l'élevage bovin.
Par contre, l'excédent aux fins de planification ne tient compte d'aucune économie découlant de l'examen des dépenses du gouvernement qui est en cours et qui devrait être terminé à temps pour le prochain budget fédéral.
Il y a 10 ans, le Canada était prisonnier d'un cercle vicieux : déficits budgétaires annuels, hausse de la dette, taux d'intérêt élevés, impôts élevés, croissance anémique de l'économie et pertes d'emplois. L'intérêt sur la dette fédérale représentait 38 cents de chaque dollar de revenus de l'État.
Ce cercle vicieux a maintenant fait place à un cercle vertueux. Après avoir dégagé sept excédents budgétaires fédéraux de suite, le Canada profite maintenant des avantages d'un fardeau de la dette en baisse, d'une cote de crédit solide, de faibles taux d'intérêt, d'impôts moins élevés, d'une économie constamment performante et du meilleur taux de création d'emplois des pays du Groupe des Sept. Au lieu de consacrer 38 cents de chaque dollar de revenus au service de la dette, le gouvernement y consacre maintenant environ 19 cents.
Le gouvernement respecte son engagement à mieux rendre des comptes, à faire preuve de plus de transparence et à utiliser le mieux possible l'argent des contribuables. À cette fin :
Le vieillissement de la population canadienne pose deux défis de taille pour notre société.
Le gouvernement du Canada a conclu récemment des accords à long terme avec les provinces et les territoires sur le financement des soins de santé pour les 10 prochaines années. Ces accords prévoient des réformes axées sur les besoins des patients, pour faire en sorte que tous les citoyens aient accès aux soins de santé dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.
Pour veiller à ce que notre régime de pension public demeure intact pour la prochaine génération de travailleurs canadiens, le gouvernement a également pris des mesures afin d'assurer la viabilité du Régime de pensions du Canada pour les 50 années à venir, faisant ainsi du Canada l'un des rares pays disposant d'un régime de pension public solide.
Enfin, le gouvernement a considérablement réduit la dette fédérale. À cet égard, il continuera de maintenir des budgets équilibrés ou excédentaires et s'efforcera d'atteindre son objectif de ramener le ratio de la dette au PIB (produit intérieur brut) du Canada à 25 % d'ici 10 ans.
Le gouvernement relève le défi de la productivité en maintenant le bon cadre macroéconomique créé par des budgets équilibrés, une réduction de la dette et une inflation faible et stable.
En misant sur l'éducation et l'apprentissage continu et en prenant des mesures pour stimuler la recherche et l'innovation, le gouvernement cherche à préserver et à renforcer l'« avantage éducationnel » dont le Canada jouit déjà.
Le gouvernement reconnaît aussi que, pour être plus productif, le Canada doit créer un environnement plus concurrentiel qui récompense les entrepreneurs et offre à l'ensemble des Canadiennes et des Canadiens la chance de réaliser leurs objectifs ici même au pays.
Pour rendre son économie plus productive, le Canada doit aussi continuer de veiller à ce que son régime fiscal soit aussi équitable et concurrentiel que possible. Le gouvernement cherchera donc des moyens de réduire les impôts, surtout ceux des Canadiens à revenu faible et moyen.