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Annexe 2
Évolution récente et perspectives de l'économie canadienne[1]

Faits saillants

  • La reprise de l'économie mondiale a été inégale en 2003, mais elle devrait s'accélérer au cours des derniers mois de l'année et l'année prochaine, l'économie américaine venant en tête.
  • La croissance au Canada a été freinée cette année par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la détection d'un cas isolé de la maladie de la vache folle, la panne d'électricité en Ontario, les importants incendies de forêt en Colombie-Britannique et l'appréciation rapide du dollar.
  • Le marché du travail au Canada n'a pas été à l'abri de ces chocs. Après une solide performance en 2002, la croissance de l'emploi a ralenti en 2003. Néanmoins, au total, 98 200 emplois ont été créés depuis le début de l'année.
  • Les économistes du secteur privé prévoient que la croissance accrue aux États-Unis et les taux d'intérêt faibles au Canada favoriseront la reprise de la croissance au pays durant les derniers mois de l'année et en 2004. Pour 2003, ils prévoient maintenant une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 1,9 %, soit une baisse prononcée par rapport à leur prévision de 3,2 % lors du budget de 2003. Ils s'attendent en outre à une croissance du PIB réel de 3 % en 2004, en baisse par rapport à leur prévision de 3,5 % lors du budget de 2003.
  • Les économistes du secteur privé croient que l'ampleur et la rapidité de l'appréciation du dollar canadien, de même que l'incertitude liée à la valeur future du dollar, risquent d'avoir une incidence négative sur les prévisions à court terme qu'ils ont émises à l'égard de la croissance de l'économie canadienne.

La reprise à l'échelle mondiale a été inégale, mais elle devrait s'accélérer au cours du deuxième semestre de cette année et l'année prochaine, ...

Croissance du PIB réel à l'echelle mondiale

  • À la suite du ralentissement économique mondial de 2001, la reprise de l'économie mondiale a été relativement modeste et inégale. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un redressement de l'activité mondiale au cours du second semestre de cette année, la croissance du PIB réel se situant en moyenne à 3,2 % pour l'année.
  • Grâce à l'atténuation de l'instabilité géopolitique, à l'application de mesures de stimulation monétaires et budgétaires dans plusieurs pays ainsi qu'aux prévisions de baisse des prix du pétrole, la croissance mondiale devrait se renforcer, pour passer à 4,1 % en 2004, les États-Unis et les économies en développement ou en transition venant en tête. Le FMI prévoit que la croissance dans les pays de la zone euro sera de 1,9 % seulement en 2004, et que celle du Japon sera encore plus faible. De fait, si les données récentes indiquant une performance accrue ont donné lieu à des perspectives de croissance plus encourageantes pour le Japon en 2003, la déflation ainsi que des problèmes structuraux, notamment la faiblesse du secteur bancaire et de celui des grandes entreprises, continueront à restreindre la demande intérieure et la croissance du PIB réel en 2004.

. et l'économie des États-Unis sera en tête

Croissance du PIB réel des États-Unis

  • Après la récession de 2001, la croissance du PIB réel des États-Unis a été inégale. Cette situation s'explique par l'instabilité géopolitique qui a précédé la guerre en Irak, les scandales financiers et l'incidence persistante de l'éclatement de la bulle spéculative sur les marchés boursiers.
  • Toutefois, les mesures de stimulation monétaires et budgétaires, ainsi que l'affaiblissement du dollar américain ont contribué au raffermissement de la reprise américaine. L'économie des États-Unis a connu une solide croissance de 3,3 % au deuxième trimestre de 2003, et on estime qu'elle s'accélérera encore plus au troisième trimestre, appuyée par le redressement des dépenses de consommation ainsi que des investissements des entreprises dans le matériel et les logiciels.
  • La souplesse des politiques monétaire et budgétaire devrait continuer d'appuyer l'activité économique l'année prochaine. Les prévisionnistes du secteur privé s'attendent à une croissance moyenne d'environ 4 % en 2004.
  • La durabilité de la reprise américaine dépend de la capacité qu'a l'économie de générer une croissance soutenue de l'emploi ainsi que de la reprise des investissements des entreprises. En l'absence de tels facteurs, la demande des consommateurs pourrait s'affaiblir, et la perte de confiance des entreprises dans la durabilité de la reprise pourrait se traduire par un ralentissement des investissements.
  • À moyen terme, le risque le plus important qui se pose est l'important déficit budgétaire des États-Unis qui, s'il n'est pas corrigé, pourrait exercer une pression à la hausse sur les taux d'intérêt.

Toutefois, l'économie américaine accuse d'importants déficits du compte courant, qui ont récemment entraîné un réalignement des devises

Solde du compte courant et dette extérieure nette des États-Unis

  • Les États-Unis accusent un déficit du compte courant depuis plus d'une décennie. Depuis 2000, le déficit du compte courant dépasse en moyenne 4 % du PIB par année.
  • Cette situation a entraîné une augmentation continue du ratio de la dette extérieure nette au PIB des États-Unis, ratio qui est passé d'environ 5 % en 1993 à environ 23 % en 2002.
  • La dépréciation du dollar américain au regard d'une large gamme d'autres devises en 2002 et en 2003 est un facteur clé du processus de rajustement nécessaire pour corriger les déséquilibres mondiaux. Depuis le début de 2002, le dollar américain a reculé de plus de 10 % par rapport à un vaste panier de devises. En particulier, il a baissé d'environ 24 % par rapport à l'euro, de 27 % par rapport au dollar australien, de 17 % par rapport au yen et de 18 % par rapport au dollar canadien.

La croissance de la demande intérieure est demeurée saine; toutefois, une série de chocs ont contribué à l'arrêt de la croissance du PIB au deuxième trimestre

Croissance du PIB réel et de la demande intérieure finale

  • Bien que la croissance du PIB réel du Canada ait ralenti au cours de 2002 et au début de 2003, la croissance de la demande intérieure finale est demeurée robuste.
  • De solides dépenses de consommation et une hausse de l'investissement résidentiel ont grandement contribué à la croissance continue de la demande intérieure.
  • Bien que la demande intérieure demeure solide, l'incidence combinée du SRAS, de l'encéphalopathie bovine spongiforme (ESB) ou maladie de la vache folle et de l'appréciation rapide du dollar canadien ont contribué à l'arrêt de la croissance du PIB réel au deuxième trimestre de 2003.

L'économie canadienne a subi plusieurs chocs au cours des deuxième et troisième trimestres de 2003

Production des services d'hébergement et de transport aèrien

Production des secteurs de l'abattage et de la transformation de la viande

  • Le SRAS a touché les secteurs liés aux voyages, notamment les services d'hébergement et de transport aérien. Les exportations réelles de services de voyage ont chuté de près de 14 % (taux trimestriel) au deuxième trimestre de 2003, le SRAS ayant entraîné une baisse marquée du nombre de visiteurs étrangers au Canada.
  • Le moratoire sur les exportations imposé par suite de la découverte d'un cas isolé d'ESB a eu pour conséquence de faire chuter de 10 % la production dans les secteurs de l'abattage et de la transformation de la viande entre avril et juin.
  • La panne d'électricité qui a frappé l'Ontario en août a paralysé pendant plusieurs jours une grande partie du secteur de la fabrication de cette province. La panne et son incidence persistante ont contribué de façon marquée à la baisse de 4,5 % enregistrée dans les livraisons de produits manufacturés et à celle de 5 % affichée par les exportations réelles au mois d'août.
  • Des incendies de forêt importants ont touché l'industrie du bois d'ouvre à l'intérieur des terres en Colombie-Britannique, et l'ouragan Juan a récemment frappé la Nouvelle-Écosse.

Le dollar canadien a rapidement pris de la valeur cette année

Taux de change Canada-États-Unis

  • Un autre facteur qui a eu une incidence sur la croissance de l'économie canadienne cette année et qui en aura encore une l'an prochain est la hausse rapide du dollar canadien par rapport au dollar américain. L'appréciation de 17 % du dollar canadien au cours du premier semestre de l'année est la plus forte jamais enregistrée sur une période de six mois. Le dollar canadien a continué à s'apprécier, et il vaut maintenant environ 21 % de plus qu'au début de l'année.
  • L'appréciation rapide du dollar canadien traduit la faiblesse générale du dollar américain par rapport aux grandes devises ainsi que les augmentations du cours de certains produits de base.
  • Une hausse importante de la valeur du dollar canadien réduit les bénéfices des exportateurs et fait baisser la demande de produits et services canadiens à l'étranger. Cela incite aussi les Canadiens à remplacer les produits fabriqués au pays par des importations moins coûteuses. En conséquence, il y aura rajustement de la balance commerciale en fonction de cette importante appréciation du dollar canadien.

La crédibilité des politiques monétaire et budgétaire a permis à la Banque du Canada de bien réagir aux chocs

Taux directeur de la Banque du Canada et inflation sous-jacente

  • Au cours du premier semestre de 2003, en réponse à l'inflation qui était supérieure à la fourchette cible et aux inquiétudes à l'égard des anticipations inflationnistes, la Banque du Canada a augmenté son taux directeur (taux cible du financement à un jour) à deux reprises, pour un total de 50 points de base, le portant à 3,25 %.
  • En juillet, puis de nouveau en septembre, la Banque du Canada a ensuite baissé son taux directeur, le rétablissant à 2,75 %. Elle a cité à cet égard les baisses plus rapides que prévu de l'inflation et des anticipations inflationnistes, les effets néfastes du SRAS, de l'EBS et de l'appréciation du dollar canadien.
  • Les faibles taux d'intérêt devraient aider à contrebalancer les répercussions des chocs récents.

Les faibles taux d'intérêt ont stimulé les dépenses des ménages, qui ont été le principal facteur de croissance du PIB

Croissance réelle des dépenses des ménages

  • Soutenues par des taux d'intérêt qui ont rarement été aussi faibles et par la grande confiance des consommateurs, les dépenses des ménages ont été le principal facteur de croissance du PIB depuis le début de 2002.
  • Au cours de cette période, les dépenses réelles des ménages ont augmenté de 4,2 % en moyenne, sous l'effet d'une progression dans toutes les catégories de dépenses des ménages, en particulier celles qui sont les plus sensibles aux taux d'intérêt.

L'activité sur le marché de l'habitation a été un facteur déterminant de la croissance de la demande intérieure

Mises en chantier

  • La croissance soutenue des investissements résidentiels a été un facteur clé de la croissance vigoureuse des dépenses des ménages.
  • Les investissements résidentiels au deuxième trimestre de 2003 ont été supérieurs de 8 % à ce qu'ils étaient un an plus tôt. Les mises en chantier et les dépenses de rénovation ont contribué au renforcement des investissements résidentiels. Au rythme actuel, soit 219 000 nouvelles unités pour 2003, les mises en chantier se situent au niveau le plus élevé depuis 1988.
  • Grâce aux faibles taux hypothécaires et à la hausse des revenus personnels, le logement est devenu plus abordable, ce qui a contribué à renforcer la demande à ce chapitre.

Les investissements des entreprises reprennent graduellement

Croissance réelle des investissements des entreprises

  • Les investissements des entreprises ont diminué en 2002. Au premier semestre de 2003, cependant, les investissements en machines et en matériel et ceux liés à la construction non résidentielle ont affiché une croissance.
  • De solides bénéfices des entreprises, de faibles taux d'intérêt, le renforcement de l'environnement externe et des gains soutenus sur le marché boursier devraient favoriser une solide croissance des investissements dans les trimestres à venir.
  • De fait, selon la version révisée de l'enquête sur les intentions d'investissements des secteurs public et privé de 2003 publiée par Statistique Canada en juillet, le total des investissements devrait augmenter de 4 % en 2003.

L'accélération de la croissance aux États-Unis favorise les exportations canadiennes, dans le contexte du ralentissement causé par l'appréciation du dollar canadien

Croissance des exportations réelles et des importations réelles

  • Les exportations réelles ont chuté au quatrième trimestre de 2002 et au premier trimestre de 2003, en raison d'une diminution de la demande aux États-Unis. Cette diminution découlait en partie de l'incertitude liée à la situation en Irak, qui a poussé les entreprises américaines à adopter une approche d'attentisme à l'égard du conflit éventuel.
  • Bien qu'une économie américaine plus forte ait stimulé les exportations au deuxième trimestre, les exportations de marchandises ont diminué durant l'été. La forte appréciation du dollar canadien et la panne d'électricité en août sont probablement les principaux facteurs à l'origine de cette situation.
  • Depuis le début de 2003, la croissance des importations réelles s'est établie en moyenne à 4,7 %, par suite de la vigueur de la demande intérieure au Canada et d'une substitution possible des marchandises produites au pays par des marchandises importées, en réaction à la forte valeur du dollar.

Malgré la faiblesse de l'économie mondiale, le compte courant du Canada continue d'être excédentaire, et la dette extérieure nette a diminué

Solde du compte courant et dette extérieure nette

  • Malgré la faiblesse de la demande extérieure depuis deux ans, le solde du compte courant du Canada reste positif.
  • De fait, le compte courant a été excédentaire durant 16 trimestres consécutifs; l'excédent dépasse en moyenne 2 % du PIB.
  • En conséquence, le ratio de la dette extérieure nette du Canada au PIB a continué de fléchir au cours des dernières années. Au premier semestre de 2003, ce ratio était de 19 %, proche du niveau le plus bas enregistré en 50 ans.
  • La diminution de la dette extérieure nette signifie qu'une tranche plus élevée du revenu des Canadiens reste au pays.
  • Cette évolution contraste avec celle des États-Unis, où la situation tant du compte courant que de la dette extérieure nette s'est détériorée.

Après une solide performance en 2002, la croissance de l'emploi au Canada a ralenti cette année sous l'effet des chocs que l'économie a subis

Emploi (milliers d'emploi créés depuis décembre 2001)

Emploi (variation en % depuis décembre 2001)

  • En 2002, l'économie canadienne a généré 560 200 emplois. Cette solide performance du marché du travail a fortement contribué à la demande intérieure.
  • Toutefois, le marché du travail canadien n'a pas été à l'abri des chocs récents que l'économie du pays a subis. En conséquence, la progression de l'emploi a été inégale jusqu'ici en 2003. Au total, 98 200 emplois ont été créés depuis le début de l'année.
  • Le ralentissement de la création d'emplois, jumelé à des taux d'activité records au Canada, a fait augmenter le taux de chômage, qui est passé à 8 % au cours des derniers mois.
  • Bien que moins robuste qu'en 2002, le marché du travail canadien continue de se montrer solide comparativement à celui des États-Unis. Tranchant avec la progression de l'emploi enregistrée au Canada, l'économie américaine a perdu 336 000 emplois depuis le début de l'année.

La progression de l'emploi s'est traduite par une croissance continue du revenu disponible réel des Canadiens

Revenu disponible réel par habitant

  • Depuis 1996, le revenu disponible réel par habitant a augmenté de 13 %.
  • Cette progression s'est maintenue depuis le début de 2001, malgré la récession américaine et la reprise inégale qui a suivi, et les chocs qu'a subis l'économie canadienne. La performance positive affichée par l'économie canadienne au cours des dernières années, malgré l'incertitude de l'économie mondiale, traduit sa capacité d'adaptation.

En dépit d'une série de chocs récents, la confiance des consommateurs demeure élevée par rapport aux niveaux historiques

Confiance des consommateurs

  • Des facteurs économiques et stratégiques solides ainsi que des taux d'intérêt bas, qui ont aidé à maintenir des taux d'emploi élevés et des revenus en hausse, ont contribué à assurer une certaine stabilité de la confiance des consommateurs malgré les chocs récents subis par l'économie canadienne.
  • De fait, même si elle est inférieure aux niveaux très élevés affichés durant l'été de 2002, la confiance des consommateurs demeure forte par rapport aux niveaux historiques. Cette situation devrait favoriser le renforcement prévu de l'activité économique durant les derniers mois de l'année et l'année prochaine.

Les bénéfices des sociétés demeurent élevés par rapport aux niveaux historiques, ce qui est de bon augure pour les investissements

Bénéfices des sociétés en proportion du PIB

Indice de la confiance des entreprises - Conference Board du Canada

  • Malgré un léger recul au cours du deuxième trimestre de 2003, les bénéfices des sociétés restent assez solides au Canada. Le niveau actuel des bénéfices des sociétés, jumelé à la reprise économique au Canada et aux États-Unis, est de bon augure pour la croissance des investissements au Canada.
  • En conséquence, l'indice du Conference Board du Canada à l'égard de la confiance des entreprises a connu un fort regain au cours du troisième trimestre de 2003, une grande partie des entreprises prévoyant une amélioration de la conjoncture économique dans les six mois à venir.
  • L'enquête la plus récente de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante montre également que la confiance de ses membres a regagné la majeure partie du terrain perdu plus tôt cette année à la suite des nombreux chocs subis par l'économie canadienne. De plus, l'enquête indique que les membres de la Fédération étaient plus positifs qu'il y a quelques mois en ce qui a trait à leurs attentes pour les 12 mois à venir.

Les faibles coûts d'emprunt continuent d'appuyer l'activité économique

Taux hypothécaire de un an et taux de base des prêts aux entreprises

Économies réalisées en raison de la baisse des taux d'intérêt depuis janvier 2001 sur une hypothèque de un an de 100 000 $ et un prêt de 250 000 $ consenti à une entreprise


Taux hypothécaire de un an

Taux de base, prêts aux  entreprises

Taux - janvier 2001 7,70 7,50
Taux - 22 octobre 2003 4,55 4,50
Variation du taux -3,15 -3,00
Paiement mensuel - janvier 2001 744,16 $ 1 562,50 $
Paiement mensuel - 22 octobre 2003 556,26 $ 937,50 $
Variation du paiement mensuel -187,90 $ -625,00 $
Variation du montant annuel des paiements -2 254,80 $ -7 500,00 $

  • Les taux d'intérêt sont restés proches des taux historiques les plus bas, ce qui a stimulé les dépenses des ménages et les investissements des entreprises.
  • Le taux des hypothèques de un an et le taux de base des prêts aux entreprises sont respectivement de 4,55 % et de 4,50 % à l'heure actuelle. Ces taux sont inférieurs de 315 et de 300 points de base, respectivement, à ceux du début de 2001.
  • Par rapport à ce qu'ils auraient payé au début de 2001, les ménages économisent maintenant environ 2 250 $ par année sur une hypothèque de un an de 100 000 $, qu'elle soit nouvelle ou renouvelée.
  • De leur côté, les entreprises économisent maintenant 7 500 $ par année sur un prêt de 250 000 $ par rapport à ce qu'elles auraient payé au début de 2001.

Les prévisionnistes s'attendent à ce que la croissance économique au Canada s'accentue au cours de la dernière partie de l'année et en 2004

Croissance du PIB réel au Canada - Prévionnistes du secteur privé

  • Le ministère des Finances a mené récemment son sondage habituel auprès de 20 économistes canadiens du secteur privé. C'est à partir de ce sondage que sont établies les prévisions budgétaires sur cinq ans en supposant le statu quo, présentées à l'annexe 3.
  • Compte tenu des répercussions de l'appréciation du dollar canadien, du SRAS, de l'ESB, de la panne d'électricité et des incendies de forêt, les économistes du secteur privé prévoient une modeste croissance du PIB cette année. Ils s'attendent à une croissance de 2 % pour le troisième trimestre et de 3,5 % environ pour le quatrième trimestre.
  • Pour 2004, les prévisionnistes du secteur privé s'attendent à une croissance trimestrielle légèrement supérieure à 3 %. Ils ont indiqué que les ajustements découlant de l'appréciation rapide du dollar pourraient avoir une incidence sur le rythme et le scénario de croissance qu'ils ont prévus pour 2004.
  • La reprise de la croissance au Canada est appuyée par une croissance forte et soutenue aux États-Unis, les réductions récentes des taux d'intérêt par la Banque du Canada et un retour à des niveaux plus normaux de production à mesure que l'incidence négative des chocs récents se résorbe.

En raison des chocs subis récemment par l'économie, la croissance au Canada cette année et l'année prochaine devrait être plus faible que celle prévue dans le budget de 2003

Croissance du PIB réel au Canada - Prévisionnistes du secteur privé

Croissance du PIB réel dans le pays du G-7 - Fonds monétaire international

  • Sur une base annuelle moyenne, les économistes du secteur privé prévoient une croissance du PIB réel de 1,9 % cette année, une chute prononcée par rapport à la croissance de 3,2 % prévue lors du budget de 2003. Pour 2004, ils s'attendent à une croissance de 3 %, soit à nouveau une baisse par rapport aux prévisions de 3,5 % faites au moment du budget de 2003. Cette croissance moins élevée que prévu pour cette année et les suivantes aura une incidence négative continue sur les revenus de l'État.
  • Le Canada s'est classé au premier rang des pays du Groupe des Sept (G-7) en 2002 pour ce qui est de la croissance du PIB réel. Selon le FMI, il devrait se classer au troisième rang en 2003 et au deuxième rang derrière les États-Unis en 2004. Le FMI s'attend à ce que la croissance soit plus faible au Canada qu'aux États-Unis en partie à cause de l'appréciation rapide du dollar canadien et du degré plus faible de surcapacité au Canada par rapport aux États-Unis.
  • Comparativement au budget de février 2003, les prévisionnistes du secteur privé s'attendent en 2003 à une hausse plus marquée de l'inflation selon le PIB, qui devrait s'établir à 3,3 %. Toutefois, cette inflation devrait ralentir pour se situer en deçà de 2 % en 2004.
  • En raison du ralentissement prévu de la croissance du PIB réel en 2003, les économistes du secteur privé prévoient, pour 2003 et 2004, des taux d'intérêt à court et à long termes plus bas que ceux prévus dans le budget de février 2003.
  • Les perspectives canadiennes comportent plusieurs risques, dont les principaux sont l'incertitude quant aux perspectives de croissance aux États-Unis et l'ampleur des ajustements découlant de l'appréciation du dollar canadien. Les économistes du secteur privé perçoivent les risques liés aux perspectives américaines comme étant équilibrés, c'est-à-dire que la croissance aux États-Unis pourrait être plus élevée ou moins élevée avec des probabilités similaires. Ils croient que l'ampleur et la rapidité de l'appréciation du dollar canadien, de même que l'incertitude liée à la valeur future du dollar, risquent d'avoir une incidence négative sur les prévisions à court terme qu'ils ont émises à l'égard de la croissance de l'économie canadienne.

Évolution des prévisions moyennes des économistes du secteur privé pour le Canada


2003 2004

(%, à moins d'indication contraire)
Croissance du PIB réel
Budget de février 2003 3,2 3,5
Mise à jour de novembre 2003 1,9 3,0
Variation (en points de pourcentage) -1,3 -0,5
Inflation selon le PIB
Budget de février 2003 2,2 1,9
Mise à jour de novembre 2003 3,3 1,4
Variation (en points de pourcentage) 1,1 -0,5
Croissance du PIB nominal
Budget de février 2003 5,4 5,4
Mise à jour de novembre 2003 5,3 4,4
Variation (en points de pourcentage) -0,1 -1,0
Croissance de l'emploi
Budget de février 2003 2,1 1,8
Mise à jour de novembre 2003 1,9 1,3
Variation (en points de pourcentage) -0,2 -0,5
Taux de chômage
Budget de février 2003 7,3 7,0
Mise à jour de novembre 2003 7,7 7,7
Variation (en points de pourcentage) 0,4 0,7
Taux des bons du Trésor à 3 mois
Budget de février 2003 3,3 4,5
Mise à jour de novembre 2003 2,9 2,9
Variation (en points de pourcentage) -0,4 -1,6
Rendement des obligations du gouvernement à 10 ans
Budget de février 2003 5,4 5,9
Mise à jour de novembre 2003 4,8 5,0
Variation (en points de pourcentage) - 0,6 - 0,9

Sources : Sondages de décembre 2002 et de septembre 2003 du ministère des Finances auprès des prévisionnistes du secteur privé

Note :

1

Comprend les données disponibles au 28 octobre 2003.[Retour]

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