Ministère des Finances Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Annexe 4
Améliorer le niveau de vie des Canadiens

Faits saillants

  • L’objectif central de la politique économique et sociale consiste à accroître le mieux-être des personnes par une amélioration du niveau de vie et de la qualité de vie.

  • Au Canada, le niveau de vie s’est sensiblement amélioré au cours des cinq dernières années, davantage que dans tout autre pays du Groupe des Sept (G-7).
  • La performance supérieure du Canada depuis 1997 a rétréci l’écart du niveau de vie avec les États-Unis, mais il subsiste une différence notable.
  • La croissance accrue de la productivité et les progrès accomplis sur le marché du travail ont contribué à rétrécir cet écart. Toutefois, le vieillissement de la population limitera l’apport du marché de l’emploi, et une plus forte croissance de la productivité sera nécessaire pour stimuler le niveau de vie et réduire l’écart qui sépare le Canada des États-Unis.
  • Des facteurs économiques comme la stabilité financière et monétaire, des impôts concurrentiels, l’investissement dans l’apprentissage, les nouvelles technologies ainsi que la recherche et l’innovation, sont des éléments clés qui aideront le Canada à accroître sa productivité. Il sera tout aussi important de bâtir une société plus forte afin de donner aux Canadiennes et aux Canadiens une meilleure qualité de vie ainsi que les compétences et la confiance dont ils auront besoin pour prendre part à la nouvelle économie.
  • Ce n’est que grâce à des progrès socio-économiques intégrés et complémentaires que le Canada réussira à offrir un niveau de vie solide et durable ainsi qu’une meilleure qualité de vie à tous les Canadiens.

La croissance du niveau de vie au Canada a ralenti au cours des années 1980 et au début des années 1990, mais a rebondi depuis 1997

Croissance du PIB réel par habitant, Canada - eca4_1f.gif - (6 739 octets)

  • Le PIB réel (ajusté en fonction de l’inflation) par habitant est la mesure du niveau de vie la plus couramment utilisée. Le PIB est une mesure de tous les biens et services produits au pays dans une année. De même, il mesure le montant des revenus engendrés au Canada dans l’année, notamment les traitements et les salaires, les bénéfices des entreprises et les revenus d’emplois autonomes.
  • Dans les années 1960 et 1970, le PIB réel par habitant a connu une croissance rapide au Canada, avec une moyenne supérieure à 3 % par année. Cette période a toutefois été suivie d’une lente progression dans les années 1980 et d’une croissance quasi nulle dans la première moitié des années 1990.
  • Depuis 1997, les administrations publiques ont équilibré leurs budgets, et la performance du Canada sur le plan du niveau de vie a connu un revirement remarquable. Le PIB réel par habitant a augmenté en moyenne de 3 % par année, résultat semblable à celui observé au cours des années 1960 et 1970.

La performance du Canada s’est améliorée sensiblement par rapport aux autres pays du G-7

Croissance du PIB réel par habitant, pays du G-7 - eca4_2f.gif - (7 589 octets)

  • De 1980 à 1996, une période au cours de laquelle le Canada a connu des déficits budgétaires constants et considérables, celui-ci s’est classé à l’avant-dernier rang parmi les pays du G-7 et au 22e rang parmi tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) au chapitre de la croissance du PIB réel par habitant.
  • La période de 1997 à 2001 a marqué un important revirement, le PIB réel par habitant ayant progressé plus vite au Canada que dans les autres pays du G-7. Le Canada est passé de la 22e à la 9e place au classement de l’OCDE durant cette période.

Au cours des cinq dernières années, l’écart du niveau de vie avec les États-Unis s’est rétréci, mais il demeure important

PIB réel par habitant, Canada et États-Unis - eca4_3f.gif - (10045 octets)

  • L’écart qui existe entre le Canada et les États-Unis sur le plan du niveau de vie, qui se chiffrait à 8,4 % en 1980, s’est élargi dans les années 1980 et dans la première moitié des années 1990, pour atteindre un sommet de près de 19 % en 1997.
  • Grâce à la vigoureuse performance économique du Canada au cours des cinq dernières années, l’écart a été réduit, pour s’établir à environ 15 %; il demeure toutefois notable.
  • L’un des principaux défis du Canada consistera manifestement à rétrécir encore cet écart de manière à pouvoir un jour atteindre le même niveau de vie qu’aux États-Unis.

La forte croissance de l’emploi et celle de la productivité du travail ont contribué au récent rebondissement de la croissance du niveau de vie

Contribution à la croissance du PIB réel par habitant - eca4_4f.gif (10 476 octets)

  • Le niveau de vie peut être rehaussé en augmentant la proportion de la population active (le taux d’emploi) ou la productivité (la valeur moyenne des biens et des services produits par chaque personne qui travaille).
  • Dans les années 1960 et 1970, le niveau de vie a été haussé grâce à une forte croissance de la productivité du travail et à un taux d’emploi à la hausse, alors que la génération du « baby-boom » accédait au marché du travail et que le taux d’activité des femmes augmentait sur le marché du travail.
  • Dans les années 1980, la croissance de la productivité et du taux d’emploi a ralenti sensiblement. Au début des années 1990, on a assisté à une chute du taux d’emploi. La croissance du niveau de vie a donc pratiquement cessé de 1990 à 1996, les augmentations moyennes n’ayant été que de 0,3 % par année.
  • La croissance du PIB réel par habitant a rebondi depuis 1997, sous l’effet d’une augmentation notable du taux d’emploi et d’une forte accélération de la croissance de la productivité du travail.

Les progrès réalisés sur le marché du travail ont permis de rétrécir l’écart du niveau de vie entre le Canada et les États-Unis au cours des cinq dernières années…

Taux de chômage et taux d'activité - eca4_5f.gif (9 901 octets)

  • La reprise du taux d’emploi depuis 1997 traduit une augmentation de la proportion de la population sur le marché du travail (le taux d’activité) et une baisse du taux de chômage au Canada.
  • Le taux d’activité a augmenté de 1,3 point de pourcentage de 1996 à 2001, après avoir baissé au début des années 1990. Il a continué d’augmenter en 2002, et il dépasse pour la première fois depuis 1991 le taux observé aux États-Unis.
  • Le taux de chômage annuel moyen au Canada a reculé de 2,4 points de pourcentage de 1996 à 2001, passant de 9,6 % à 7,2 %. En revanche, le taux de chômage aux États-Unis n’a baissé que de 0,6 point de pourcentage pendant la même période.
  • En 2001, il y avait 1,6 million de Canadiens de plus sur le marché du travail que cinq ans auparavant. Pendant cette période, le Canada s’est maintenu au premier rang des pays du G-7, y compris les États-Unis, au chapitre de la création d’emplois.

… mais le vieillissement de la population limitera la possibilité d’augmentations importantes du taux d’emploi

Croissance de la population d'âge actif (de 15 à 64 ans) - eca4_6f.gif- (9 137 octets)

  • À l’avenir, il sera plus difficile pour le Canada de compter sur l’augmentation du taux d’emploi pour réaliser d’autres gains au chapitre de la croissance du niveau de vie.
  • Le taux d’activité est près de son sommet historique.
  • Le taux de chômage a diminué sensiblement et même s’il pourrait encore baisser, il est peu probable qu’il le fasse au même rythme que dans la dernière décennie. L’écart du taux de chômage séparant le Canada des États-Unis est passé de près de 5 points de pourcentage à la fin de 1996, à 2,1 points en septembre 2002.
  • La croissance de la population d’âge actif (de 15 à 64 ans), qui a constitué un facteur clé de la croissance de l’emploi global dans les années 1960 et 1970, a ralenti sensiblement depuis. Les projections démographiques indiquent que la croissance de la population d’âge actif ralentira encore à mesure que la génération du « baby-boom » atteindra l’âge de la retraite.
  • La hausse du taux d’emploi ne constituera donc pas un facteur clé de la croissance du niveau de vie; l’amélioration du niveau de vie reposera principalement sur l’accroissement de la productivité.

La croissance de la productivité devra être plus rapide pour que l’écart du niveau de vie entre le Canada et les États-Unis se rétrécisse

Croissance de la productivité du travail du secteur des entreprises, Canada et États-Unis - eca4_7f.gif (10 389 octets)

  • Dans les années 1960 et 1970, la croissance de la productivité du travail dans le secteur des entreprises au Canada a dépassé celle des États-Unis. Elle a toutefois pris du retard dans les années 1980, et l’écart s’est élargi dans la première moitié des années 1990.
  • Depuis, les taux de croissance de la productivité canadienne ont augmenté sensiblement, et ils ont presque rattrapé ceux des États-Unis malgré la poussée soudaine de la croissance de la productivité dans ce pays. La croissance de la productivité horaire moyenne du travail dans le secteur des entreprises au Canada a augmenté, pour passer de 1,2 % de 1990 à 1996 à 2,0 % de 1997 à 2001, alors qu’elle était portée de 1,7 % à 2,3 % aux États-Unis. Il subsiste toutefois un écart important entre les deux pays au chapitre de la performance de la productivité.
  • Compte tenu de la possibilité plus faible d’une augmentation du taux d’emploi, la croissance de la productivité du travail au Canada devra dépasser celle des États-Unis pour que l’écart du niveau de vie qui nous sépare des Américains se resserre.

Les facteurs économiques qui ont une incidence sur la productivité 

Principaux facteurs économiques
  • Stabilité financière et monétaire
  • Recherche et innovation
  • Investissement dans le matériel et l'outillage
  • Accès adéquat au financement pour les entreprises
  • Ouverture au commerce et aux investissements étrangers
  • Climat commercial propice

  • Les entreprises canadiennes doivent être le moteur de la croissance de la productivité. La politique gouvernementale a toutefois un rôle à jouer à certains égards, afin de créer la conjoncture économique propice à la croissance de la productivité dans le secteur privé.
  • Un contexte macroéconomique stable assorti de budgets équilibrés et d’un faible taux d’inflation engendre une baisse des taux d’intérêt et stimule la confiance. Cette situation favorise l’investissement, lequel constitue une importante source de croissance de la productivité.
  • Quand le gouvernement soutient la recherche et l’innovation, il fournit les fonds nécessaires pour permettre aux entreprises et aux chercheurs de créer des produits, procédés et services qui augmentent leur productivité. L’accès au capital est également essentiel pour favoriser l’innovation dans les entreprises, que ce soient les nouvelles ou celles qui en sont à diverses étapes de leur développement.
  • L’ouverture au commerce et aux investissements étrangers donne lieu à une plus libre circulation internationale des biens et des services, et elle permet aux Canadiens de profiter de développements technologiques à l’étranger.
  • Des impôts concurrentiels et une réglementation favorable et efficace sont des facteurs qui concourent à la création d’un climat propice aux entreprises. Des impôts sur le revenu des particuliers moins élevés incitent la population à travailler, à épargner et à investir; des impôts sur les gains en capital et des impôts des sociétés moins élevés favorisent l’esprit d’entreprise et l’innovation, et stimulent l’investissement.
  • Les administrations publiques ont apporté d’importantes contributions sur ce plan au Canada au cours des dernières années.

Au Canada, les récentes réductions d’impôt de 100 milliards de dollars ont créé des avantages fiscaux favorisant l’essor des entreprises

Taux d'impôt des sociétés / Taux d'impôts maximal sur les gains en capital des particuliers - eca4_8f.gif (11 320 octets)

  • Ainsi, dans le budget de 2000 et dans l’Énoncé économique et mise à jour budgétaire d’octobre 2000, le gouvernement a instauré un plan quinquennal de réduction des impôts d’une valeur de 100 milliards de dollars, soit les réductions d’impôt les plus importantes de l’histoire. Le plan de réduction des impôts annonçait d’importantes réductions de l’impôt sur le revenu des particuliers et créait des avantages fiscaux pour les entreprises leur permettant de prendre de l’essor.
  • D’ici 2004-2005, l’impôt fédéral sur le revenu des particuliers sera inférieur de 21 % en moyenne et de 27 % pour les familles avec enfants.
  • Avec les réductions de l’impôt provincial, le taux général moyen d’imposition des sociétés au Canada sera inférieur à celui des États-Unis en 2003, alors qu’il le dépassait de près de 7 points de pourcentage en 2000. D’ici 2005, les entreprises établies au Canada jouiront d’un avantage de 4,3 % au chapitre de l’impôt des sociétés (y compris les impôts sur le capital) par rapport à leurs homologues installés aux États-Unis.
  • Le taux marginal d’imposition maximal sur les gains en capital au Canada est maintenant inférieur au taux maximal typique des États-Unis.
  • De plus, le taux des cotisations d’assurance-emploi a été réduit de 28 %, passant de 3,07 $ en 1994 à 2,20 $ en 2002.
  • Ces réductions des impôts augmenteront les incitatifs à travailler, à épargner et à investir, et contribueront à créer des emplois et à améliorer la performance sur le plan de la productivité.

Des facteurs sociaux peuvent appuyer une économie productive 

Principaux facteurs sociaux
  • Aide aux enfants et aux familles
  • Assurance-maladie et santé
  • Politiques sociales axées sur l'apprentissage
    • Développement de la petite enfance, de la maternelle à la 12e année, études postsecondaires, formation en cours d'emploi
  • Communautés en santé
  • Les progrès réalisés sur le plan économique sont essentiels pour accroître la productivité et améliorer le niveau de vie, mais il est aussi important d’améliorer le capital social en investissant dans les ressources humaines et dans l’infrastructure qui les soutient. Ainsi, les réseaux de l’éducation et des soins de santé donnent aux Canadiens l’assurance qui leur permet de participer avec confiance à la vie économique. Ils procurent aussi aux entreprises canadiennes un avantage concurrentiel sur le marché mondial.
  • Un exemple d’une bonne combinaison entre les politiques sociales et les politiques économiques, le supplément de la Prestation nationale pour enfants (PNE), qui constitue la contribution du gouvernement fédéral à l’initiative de la PNE (une initiative fédérale-provinciale-territoriale conjointe) et qui est une composante de la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE), a permis aux provinces de réinvestir les économies réalisées au chapitre de l’aide sociale dans l’amélioration des incitatifs au travail pour les familles à faible revenu avec enfants. Le soutien total accordé par le gouvernement fédéral aux familles à revenu faible ou moyen grâce à la PFCE aura passé de 5,4 milliards de dollars en 1997-1998 à 8,7 milliards en 2004-2005, soit une hausse de 3,3 milliards ou 61 %.
  • Les politiques relatives à l’apprentissage permettent d’augmenter la population active et de mieux préparer les Canadiens à occuper des emplois plus exigeants sur le plan des connaissances, mais aussi plus payants. Pour mettre en œuvre ces politiques, il faut investir à toutes les étapes de la vie : développement de la petite enfance, études postsecondaires, établissements de cycle supérieur pouvant intéresser les meilleurs étudiants du monde, et programmes de formation en cours d’emploi et de mentorat permettant aux Canadiens de parfaire continuellement leurs connaissances.
  • La santé de nos communautés est également un facteur clé pour attirer les personnes de talent et les investisseurs et les garder au pays. Tel qu’il est indiqué dans le discours du Trône de 2002, les villes compétitives « ont besoin non seulement d’entreprises solides, mais aussi de quartiers sûrs, non seulement d’une main-d’œuvre dynamique, mais aussi d’une vie culturelle riche et diversifiée ».
  • Les objectifs d’une économie plus productive et plus vigoureuse et d’une société plus forte sont complémentaires. Le Canada devra donc réaliser des progrès sur ces deux fronts s’il veut atteindre son objectif d’améliorer le niveau de vie et la qualité de vie des Canadiennes et des Canadiens au cours des prochaines années.

- Table des matières - Précédent - Prochain -