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Élasticités de la demande de transport aérien de passagers : concepts, problèmes et mesure : 2
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4.  Évaluation des études d’élasticité

En tout, nous avons recueilli quelque 254 estimations de l’élasticité de la demande tirées de 21 études. Nous décrivons chacune de ces études à l’annexe A, selon une formule succincte uniforme. Afin de mieux comprendre comment les estimations existantes de l’élasticité peuvent informer les décideurs pour qu’il leur soit plus facile d’établir des prévisions de la demande de transport aérien de passagers, nous présentons à la rubrique 4.1 une méta-analyse descriptive de diverses répartitions des valeurs estimatives. Nous présentons ensuite un tableau de notation pondérée des données généralement désirables, de la conception et des caractéristiques d’extrants des études recensées. Cela nous permet de les classer selon leur qualité, puis d’établir un sous-échantillon des estimations tirées des études ayant obtenu la « note de passage », simplement définie comme équivalant à 50 % de la note maximale possible. Nous avons tiré des études retenues les intervalles de valeurs de l’élasticité dans six segments clés du marché :

1. Voyages d’affaires court-courriers
2. Voyages d’agrément court-courriers
3. Voyages d’affaires long-courriers au pays
4. Voyages d’agrément long-courriers au pays
5. Voyages d’affaires long-courriers internationaux
6. Voyages d’agrément long-courriers internationaux

Avant de passer à notre système de classement des études, nous tenons à présenter plus d’information générale descriptive sur la répartition des valeurs estimatives d’élasticité dans diverses catégories.

4.1  Répartitions descriptives des estimations de l’élasticité

Nous présentons sous cette rubrique des histogrammes des estimations des études que nous avons analysées, pour les valeurs globales et pour celles de plusieurs sous-catégories importantes. Nous commençons par la répartition la plus générale, celle de l’ensemble de toutes les études, contenant quelque 254 estimations d’élasticité de la demande par rapport au prix. Ensuite, nous présentons les répartitions par sous-catégories de façon de plus en plus détaillée, en fonction des caractéristiques du marché. Nous présentons aussi des sous-échantillons des estimations basées sur le type de données (transversales ou chronologiques) et sur l’âge de l’étude (datant de moins de cinq ans ou de cinq à dix ans). Dans chaque cas, nous employons la valeur médiane comme mesure de la tendance centrale, avec l’aplatissement et l’asymétrie des répartitions[19].

4.1.1.  Toutes les études [20]

Nous avons produit un histogramme de toutes les élasticités par rapport au prix à partir de 254 estimations provenant de 21 études[21]. La valeur minimum d’élasticité estimée est –3,20[22]. L’histogramme révèle que les estimations sont largement groupées entre 0 et –2,5. La médiane (ou point central de toutes les estimations) est ­1,122. Nous avons opté pour la médiane plutôt que pour la moyenne comme mesure de la tendance centrale afin d’éliminer les effets des observations aberrantes dans notre ensemble de données. L’asymétrie de l’histogramme est (­0,37), ce qui indique que ces données ne sont pas réparties selon une distribution normale.

Graphique - Histogramme des élasticités globales par rapport au prix - airtrav-10f.gif (11 693 octets)


Toutes les études
Élasticités par rapport au prix

5e percentile

-1,967

Premier quartile

-1,418

Médiane

-1,122

Troisième quartile

-0,633

95e percentile

-0,190

Intervalle interquartile

0,785

Nombre d’estimations

254

Minimum

-3,200

Maximum

0,040

Variance

0,312

Asymétrie

-0,370

Aplatissement

0,177


L’histogramme suivant représente de façon plus détaillée la concentration des estimations d’élasticité, chaque colonne représentant un segment de un dixième (0,1).

Graphique - Histogramme des élasticités globales par rapport au prix pour toutes les études - airtrav-11f.gif (11 018 octets)

4.1.2. Toutes les études sur les voyages long-courriers[23]

Nous avons scindé les données globales en un sous-ensemble d’estimations des élasticités par rapport au prix pour les voyages long-courriers qui contient 100 estimations pour des voyages sur des distances supérieures à 1 500 milles, ou déclarés « long-courriers » ou « internationaux » dans leur étude respective. L’élasticité médiane est ­0,857. La majorité des valeurs sont concentrées autour de 0 et ­2, comme l’indique l’asymétrie de l’histogramme (­0,275).

Graphique - Histogramme de toutes les élasticités par rapport au prix pour les voyages long-courriers - airtrav-12f.gif (14 216 octets)


Toutes les estimations de l’élasticité par rapport au prix (voyages long-courriers)


5e percentile

-1,851

Premier quartile

-1,365

Médiane

-0,857

Troisième quartile

-0,495

95e percentile

-0,190

Intervalle interquartile

0,870

Nombre d’estimations

100

Minimum

-2,234

Maximum

-0,010

Variance

0,298

Asymétrie

-0,275

Aplatissement

-0,874


4.1.3. Toutes les études sur les voyages court/moyen-courriers[24]

Le sous-ensemble de données des estimations d’élasticité par rapport au prix pour les voyages court/moyen-courriers comprend des estimations des voyages sur une distance inférieure à 1 500 milles ou présentés comme « court-courriers », « moyen-courriers » ou « régionaux » dans leur étude respective. Il groupe quelque 109 estimations. Soulignons que la somme des estimations des voyages long-courriers et court/moyen-courriers (100+109) n’est pas égale au nombre d’estimations de l’ensemble de données global, parce que nous avons exclu les estimations d’élasticité pour lesquelles la distance parcourue n’est pas précisée dans les études recensées. L’élasticité médiane dans ce sous-ensemble est –1,15. Les estimations sont largement concentrées entre 0 et –1,5. La valeur minimale (–3,20) correspond à une route Sydney-Brisbane; elle a été tirée de Milloy et autres (1985). L’asymétrie de l’histogramme est –0,434.

Graphique - Histogramme des élasticités par rapport au prix pour les voyages court/moyen-courriers - airtrav-13f.gif (10 529 octets)


Toutes les estimations de l’élasticité par rapport au prix, voyages court/moyen-courriers

5e percentile

-1,992

Premier quartile

-1,520

Médiane

-1,150

Troisième quartile

-0,712

95e percentile

-0,112

Intervalle interquartile

0,808

Nombre d’estimations

109,000

Minimum

-3,200

Maximum

0,040

Variance

0,329

Asymétrie

-0,434

Aplatissement

0,710


L’histogramme suivant représente de façon plus détaillée la concentration des estimations d’élasticité; chaque colonne représente un segment de un dixième (0,1).

Graphique - Histogramme détaillé des élasticités par rapport au prix pour les voyages court/moyen-courriers - airtrav-14f.gif (9 906 octets)

4.1.4.  Toutes les estimations pour les voyages long-courriers internationaux[25]

Ce sous-ensemble des voyages long-courriers internationaux est composé de 69 estimations tirées de l’ensemble de données global. Il reprend des estimations des voyages internationaux d’un pays à un autre tirées de sept études différentes. Les valeurs estimées sont réparties entre 0 et –2,7, avec une certaine concentration pour les valeurs inférieures à –0,5. L’élasticité médiane est –0,79 et la répartition est un peu asymétrique.

Graphique - Histogramme de toutes les élasticités par rapport au prix pour les voyages long-courriers internationaux - airtrava-15f.gif (13 685 octets)

 


Élasticités par rapport au prix, voyages long-courriers internationaux


5e percentile

-1,960

Premier quartile

-1,400

Médiane

-0,790

Troisième quartile

-0,349

95e percentile

-0,172

Intervalle interquartile

1,051

Nombre d’estimations

69,000

Minimum

-2,700

Maximum

-0,010

Variance

0,407

Asymétrie

-0,672

Aplatissement

-0,456


4.1.5. Toutes les estimations pour les voyages long-courriers au pays

Ce sous-ensemble est composé de 36 estimations tirées de six études. La majorité des estimations sont concentrées entre la valeur maximum (­0,44) et ­2,3. L’asymétrie est 0,168.[26]

Graphique - Histogramme de toutes les élasticités par rapport au prix pour les voyages long-courriers au pays - airtrav-16f.gif (10 135 octets)


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
voyages long-courriers au pays


5e percentile

-1,685

Premier quartile

-1,528

Médiane

-1,150

Troisième quartile

-0,828

95e percentile

-0,553

Intervalle interquartile

0,700

Nombre d’estimations

36,000

Minimum

-1,810

Maximum

-0,440

Variance

0,149

Asymétrie

0,168

Aplatissement

-1,078


4.1.6. Toutes les estimations pour les voyages d’affaires long-courriers internationaux[27]

Le sous-ensemble des voyages d’affaires internationaux contient 16 estimations tirées de deux études seulement. La très grande majorité d’entre elles (15 sur 16) ont été calculées par le Bureau of Transport Communications and Economics (BTCE) de l’Australie, dans une étude de 1995 sur les passagers faisant des voyages d’affaires à destination et à partir de ce pays. L’estimation la plus basse (­2,0) correspond aux Australiens faisant des voyages d’affaires au Royaume-Uni. La majorité des estimations sont concentrées entre la valeur maximum (­0,01) et ­0,6. La médiane est ­0,265. L’histogramme est désaxé vers la gauche (­2,405), ce qui correspond à une répartition anormale.

Graphique - Historgramme de toutes les élasticités par rapport au prix pour les voyages d'affaires long-courriers internationaux - airtrav-17f.gif (9 959 octets)


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
voyages d’affaires long-courriers internationaux


5e percentile

­1,423

Premier quartile

­0,475

Médiane

­0,265

Troisième quartile

­0,198

95e percentile

­0,093

Intervalle interquartile

0,278

Nombre d’estimations

16,000

Minimum

­2,000

Maximum

­0,010

Variance

0,251

Asymétrie

­2,405

Aplatissement

6,095


4.1.7. Toutes les estimations pour les voyages d’agrément long-courriers internationaux[28]

Le sous-ensemble des voyages d’agrément long-courriers internationaux contient un total de 55 estimations tirées de sept études, avec près de 50 % (24 sur 55) provenant de l’étude du BTCE (1995). La médiane est ­0,993 et les estimations sont réparties entre ­0,14 et ­2,7. La valeur minimum (­2,7) est tirée de Taplin (1980) et correspond à l’élasticité calculée par Jud et Joseph (1974), pour des voyages d’agrément des États-Unis en Amérique latine, ainsi que de Straszheim (1978), pour des voyages d’agrément bénéficiant de gros rabais. L’asymétrie est ­0,555.


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
voyages d’agrément long-courriers internationaux


5e percentile

­2,070

Premier quartile

­1,650

Médiane

­0,993

Troisième quartile

­0,535

95e percentile

­0,220

Intervalle interquartile

1,115

Nombre d’estimations

55,000

Minimum

­2,700

Maximum

­0,140

Variance

0,423

Asymétrie

­0,555

Aplatissement

­0,393


4.1.8 Toutes les estimations pour les voyages d’affaires long-courriers au pays[29]

Le sous-ensemble des voyages d’affaires long-courriers au pays est composé de 26 estimations tirées de deux études. Ces estimations sont concentrées entre ­0,5 et ­1,6. La médiane est ­1,15. L’asymétrie (0,270) indique que la répartition est anormale.

Graphique - Histogramme des élasticités par rapport au prix de toutes les études, pour les voyages d'affaires long-courriers au pays - airtrav-19f.gif (8 458 octets)


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
voyages d’affaires long-courriers au pays


5e percentile

­1,670

Premier quartile

­1,428

Médiane

­1,150

Troisième quartile

­0,836

95e percentile

­0,780

Intervalle interquartile

0,591

Nombre d’estimations

26,000

Minimum

­1,700

Maximum

­0,543

Variance

0,113

Asymétrie

0,207

Aplatissement

­1,119


4.1.9 Estimations pour les voyages d’agrément long-courriers au pays

Le sous-ensemble des voyages d’agrément long-courriers au pays est composé de sept estimations tirées de deux études et réparties entre ­0,44 et ­3,20. L’élasticité médiane est ­1,120.[30]

Graphique - Histogramme des élasticités par rapport au prix de toutes les études pour les voyages d'agrément long-courriers au pays - airtrav-20f.gif (8 548 octets)


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
voyages d’agrément long-courriers au pays


5e percentile

­2,744

Premier quartile

­1,472

Médiane

­1,120

Troisième quartile

­0,887

95e percentile

­0,514

Intervalle interquartile

0,585

Nombre d’estimations

7,000

Minimum

­3,200

Maximum

­0,440

Variance

0,821

Asymétrie

­1,640

Aplatissement

3,265


4.1.10. Toutes les estimations pour les voyages d’affaires court-courriers[31]

Le sous-ensemble des voyages d’affaires court-courriers est composé de 18 estimations de quatre études. L’élasticité médiane est ­0,73. Les valeurs sont passablement concentrées entre ­0,5 et ­0,8.

Graphique - Histogramme de toutes les élasticités par rapport au prix pour les voyages d'affaires court-courriers - airtrav-21f.gif (9 529 octets)


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
voyages d’affaires court-courriers


5e percentile

­1,169

Premier quartile

­0,798

Médiane

­0,730

Troisième quartile

­0,608

95e percentile

­0,126

Intervalle interquartile

0,190

Nombre d’estimations

18,000

Minimum

­1,500

Maximum

­0,100

Variance

0,106

Asymétrie

­0,151

Aplatissement

1,509


4.1.11. Toutes les estimations pour les voyages d’agrément court-courriers[32]

Ce sous-ensemble est composé de 19 estimations tirées de cinq études. L’élasticité médiane est ­1,52 et les estimations sont réparties dans tout l’intervalle des valeurs sans grandes concentrations. Si l’histogramme est désaxé vers la droite (0,158), c’est que le nombre d’estimations baisse à mesure qu’on approche de 0.


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
voyages d’agrément court-courriers


5e percentile

­2,307

Premier quartile

­1,745

Médiane

­1,520

Troisième quartile

­0,885

95e percentile

­0,688

Intervalle interquartile

0,860

Nombre d’estimations

19,000

Minimum

­2,370

Maximum

­0,400

Variance

0,307

Asymétrie

0,158

Aplatissement

­0,704


4.1.12 Toutes les estimations des études transversales[33]

Le sous-ensemble de toutes les études transversales est composé de 85 estimations, dont 80 tirées de Oum et autres (1986) et correspondant à des routes entre paires de villes aux États-Unis. Toutes les estimations proviennent d’études réalisées entre 1981 et 1986. L’élasticité médiane est ­1,33. L’histogramme est désaxé vers la droite (0,314)


Toutes les élasticités par rapport au prix, études transversales


5e percentile

­1,766

Premier quartile

­1,520

Médiane

­1,330

Troisième quartile

­0,810

95e percentile

­0,606

Intervalle interquartile

0,710

Nombre d’estimations

85,000

Minimum

­2,010

Maximum

­0,181

Variance

0,158

Asymétrie

0,314

Aplatissement

­0,563


4.1.13 Toutes les estimations des études chronologiques[34]

Ce sous-ensemble est composé de 136 estimations, dont 28 tirées d’études publiées au cours des cinq dernières années. L’histogramme est désaxé vers la gauche avec de nombreuses estimations concentrées entre 0 et ­2. L’élasticité médiane est ­0,847.


Toutes les élasticités par rapport au prix, études chronologiques


5e percentile

­1,870

Premier quartile

­1,196

Médiane

­0,847

Troisième quartile

­0,470

95e percentile

­0,138

Intervalle interquartile

0,726

Nombre d’estimations

136,000

Minimum

­2,540

Maximum

0,040

Variance

0,313

Asymétrie

­0,542

Aplatissement

­0,227


4.1.14 Études datant de cinq à dix ans[35]

Nous avons créé deux sous-ensembles de données en nous basant sur l’âge des études. Le premier est composé des estimations calculées dans des études publiées entre 1992 et 1997; il contient 45 estimations provenant de trois études différentes.

Histogramme des élasticités globales par rapport au prix pour les études réalisées entre 1992 et 1997


Toutes les élasticités par rapport au prix, 
études réalisées entre 1992 et 1997


5e percentile

­1,972

Premier quartile

­1,160

Médiane

­0,560

Troisième quartile

­0,290

95e percentile

­0,124

Intervalle interquartile

0,870

Nombre d’estimations

45,000

Minimum

­2,300

Maximum

­0,010

Variance

0,369

Asymétrie

­0,907

Aplatissement

­0,152


L’élasticité médiane est ­0,56 et la majorité des estimations tombent entre ­0,1 et ­1,1. L’histogramme est désaxé vers la gauche avec une asymétrie de ­0,907, ce qui indique que la répartition est anormale. Le second sous-ensemble d’estimations en fonction de l’âge de l’étude est composé des estimations calculées dans les études publiées entre 1997 et 2002[36], soit quatre études totalisant 30 estimations. L’histogramme ne montre pas de concentration autour d’un petit intervalle de valeurs. Au contraire, les valeurs sont largement réparties entre 0 et ­2,3. L’élasticité médiane est ­0,847.

Histogramme des élasticités par rapport au prix pour toutes les études réalisées entre 1997 et 2002

La comparaison de la valeur médiane de l’élasticité entre les études réalisées de 1997 à 2002 (­0,847) et celles produites de 1992 à 1997 (­0,56) semblerait révéler que l’élasticité de la demande par rapport au prix est devenue plus sensible au prix, autrement dit plus élastique avec le temps. Toutefois, l’interprétation de ce changement n’est pas si simple. En effet, la date à laquelle une étude a été terminée ne reflète pas directement l’âge de ses données. Par exemple, l’étude de Nairn (1992) est basée sur des données datant de 1983 et 1984, tandis que celle de Hamal (1998) fait appel à des données chronologiques de 1974 à 1996. En outre, la comparaison est moins révélatrice encore lorsqu’on étudie l’intervalle de chaque répartition entre le premier et le troisième quartiles. Pour les études réalisées entre 1997 et 2002, il se situe entre ­0,5 et ­1,4, alors qu’il est entre ­0,3 et ­1,2 pour celles qui ont été produites de 1992 à 1997.


Toutes les élasticités par rapport au prix, études réalisées entre 1997 et 2002


5e percentile

­1,978

Premier quartile

­1,368

Médiane

­0,847

Troisième quartile

­0,484

95e percentile

­0,084

Intervalle interquartile

0,883

Nombre d’estimations

30,000

Minimum

­2,234

Maximum

0,040

Variance

0,407

Asymétrie

­0,426

Aplatissement

­0,731


4.1.15 Toutes les élasticités par rapport au revenu[37]

Le sous-ensemble de toutes les élasticités par rapport au revenu est composé de 132 estimations tirées de 14 études. La valeur minimum d’élasticité estimée, ­1,21, correspond aux voyages d’agrément à destination de l’Australie et à partir des États-Unis; elle a été calculée par Hollander (1982). La valeur maximum s’élève à 11,58, et elle a été calculée dans le rapport du BTCE (1995) pour les voyages d’agrément des Australiens vers Taïwan. L’estimation médiane est 1,39. De nombreuses estimations sont concentrées entre 0,5 et 2,5.

Histogramme des élasticités globales par rapport aurevenu pour toutes les études.


Élasticités par rapport au revenu, toutes les études

5e percentile

0,249

Premier quartile

0,840

Médiane

1,390

Troisième quartile

2,169

95e percentile

4,640

Intervalle interquartile

1,329

Nombre d’estimations

132,000

Minimum

­1,210

Maximum

11,580

Variance

2,506

Aplatissement

2,671


4.1.16 Résumé

Le tableau 4.1.16 est un résumé des valeurs médianes des estimations des élasticités par rapport au prix selon le segment de marché et les caractéristiques de l’étude (type de données et âge).

Tableau 4.1.16


Résumé des valeurs médianes de l’élasticité selon le type


Catégorie

Élasticité médiane par rapport au prix

Toutes les estimations

­1,122

Toutes les estimations, voyages long-courriers

­0,857

Toutes les estimations, voyages long-courriers internationaux

­0,790

Toutes les estimations, voyages d’affaires long-courriers internationaux

­0,265

Toutes les estimations, voyages d’agrément long-courriers internationaux

­0,993

Toutes les estimations, voyages long-courriers au pays

­1,150

Toutes les estimations, voyages d’affaires long-courriers au pays

­1,150

Toutes les estimations, voyages d’agrément long-courriers au pays

­1,120

Toutes les estimations, voyages court/moyen-courriers

­1,150

Toutes les estimations, voyages d’affaires court/moyen-courriers

­0,730

Toutes les estimations, voyages d’agrément court/moyen-courriers

­1,520

Toutes les estimations des études transversales

­1,330

Toutes les estimations des études chronologiques

­0,847

Toutes les estimations des études datant de 1992 à 1997

­0,560

Toutes les estimations des études datant de 1997 à 2002

­0,847


Le tableau révèle des différences marquées entre les élasticités de certains segments de marché (particulièrement ceux des voyages d’affaires long-courriers internationaux et des voyages d’agrément court-courriers) et donne aussi la valeur médiane pour toutes les estimations (­1,122). Les estimations tirées des études chronologiques sont relativement moins sensibles au prix que celles qui sont tirées des études transversales. En outre, les auteurs des études les plus récentes ont calculé des valeurs relativement élastiques comparativement à ceux des études plus anciennes.

4.2 Notation des études

C’est afin d’améliorer la confiance quant à l’application pratique des valeurs d’élasticité pour l’établissement de prévisions de la demande de transport aérien de passagers que nous avons conçu un système de notation basé sur les caractéristiques désirables des intrants et des extrants des études empiriques de la demande. Nous nous sommes basés sur l’analyse des questions théoriques et des problèmes de mesure qui précèdent pour définir 11 caractéristiques contribuant à la qualité des estimations de l’élasticité. Dans chaque cas, les notes attribuées correspondent à notre évaluation de l’importance relative de l’inclusion ou de l’exclusion de la caractéristique en question. Nous reconnaissons volontiers que l’attribution subjective de notes ne peut pas donner des résultats scientifiques d’une fiabilité absolue. Toutefois, nous estimons que, comme nous n’avions ni le temps, ni les ressources nécessaires pour réaliser une analyse plus poussée (p. ex. une méta-analyse de régression, une analyse des risques et l’application de techniques d’initialisation), l’attribution d’une note est utile pour comparer la fiabilité d’estimations qui devraient d’après nous être de meilleure qualité, grâce à l’ensemble global d’estimations tirées de toutes les études que nous avons recensées.

Nous avons évalué les études en nous fondant sur les caractéristiques suivantes :

i. Distinction entre les voyages d’affaires et d’agrément
ii. Distinction entre les voyages long-courriers et court-courriers
iii. Inclusion d’un coefficient de revenu
iv. Inclusion de données de substitution intermodale
v. Type de données : échantillon constant, données chronologiques ou transversales
vi. Concentration sur un pays
vii. Estimations particulières de routes
viii. Aéroports pivots ou non
ix. Vols de correspondance ou directs (O-D)
x. Âge de l’étude
xi. Valeurs moyennes quadratiques corrigées

i. Distinction entre les voyages d’affaires et d’agrément

Nous nous attendons à ce que les voyages d’affaires soient moins sensibles au prix que les voyages d’agrément. Par conséquent, les études qui ne font pas la distinction entre ces segments de marché risquent de produire des estimations d’élasticité qui seraient biaisées si elles étaient appliquées dans n’importe quelle analyse détaillée portant soit sur des segments de marché particuliers pour les voyages d’affaires ou d’agrément, soit sur des routes essentiellement conçues pour les voyages d’affaires ou d’agrément.

Règle de notation :

Estimations pour les voyages d’affaires et les voyages d’agrément = 3 points

Estimations pour les voyages d’affaires ou d’agrément = 2 points

Aucune distinction entre les voyages d’affaires et d’agrément = 0 point

ii. Distinction entre les voyages long-courriers et court-courriers

Nous nous attendons à ce que les voyages long-courriers soient moins sensibles au prix que les voyages court-courriers (pour lesquels les possibilités de substitution intermodale sont plus grandes). Tout comme pour la distinction entre les voyages d’affaires et d’agrément, les études qui ne font pas la distinction entre les segments de marché selon la longueur du vol produisent des élasticités qui sous-estiment la sensibilité au prix des voyages court-courriers et la surestiment pour les voyages long-courriers.

Règle de notation :

Estimations pour les voyages long-courriers et les voyages court-courriers = 3 points

Estimations pour les voyages long-courriers ou court-courriers = 2 points

Aucune distinction entre les voyages long-courriers et court-courriers = 0 point

iii. Inclusion d’un coefficient de revenu

Sans coefficient de revenu, les études de la demande confondent un changement de la courbe de demande avec des mouvements le long de cette même courbe. Quand l’inélasticité du revenu est positive pour le transport aérien de passagers et que le revenu réel per capita augmente, les études de la demande qui n’incluent pas de coefficient de revenu surestiment l’élasticité absolue de la demande par rapport au prix lorsque les prix baissent (et la sous-estiment lorsqu’ils augmentent).

Règle de notation :

Coefficient de revenu = 2 points

Pas de coefficient de revenu = 0 point

iv. Inclusion d’une substitution intermodale (pour les vols court-courriers)

Plus la distance parcourue est courte, plus les transports routier et ferroviaire peuvent être efficacement substitués au transport aérien. Nous devrions donc nous attendre à ce que le prix et les autres caractéristiques des autres modes de transport aient un effet plus marqué sur la demande de transport aérien de passagers court-courriers, toutes choses égales par ailleurs. Les études des voyages court-courriers qui n’incluent pas d’effets intermodaux sont susceptibles de produire des estimations biaisées si le coût de substitution des autres modes de transport change. La règle de notation que nous avons suivie dans ce cas-là préfère les études des voyages court-courriers qui incluent des effets intermodaux, sans toutefois pénaliser celles du transport aérien de passagers sur de plus longues distances.

Règle de notation :

Substitution intermodale dans une étude des voyages court-courriers = 2 points

Étude ne portant pas sur les voyages court-courriers = 1 point

Pas de substitution intermodale dans une étude des voyages court-courriers = 0 point

v. Type de données : échantillon constant, données chronologiques ou transversales

L’analyse des politiques ne devrait pas être guidée par des réactions immédiates ou à court terme aux prix résultant de changements de politique. Par conséquent, les politiques qui influent sur la demande de transport aérien de passagers devraient être davantage basées sur des mesures d’élasticité à long terme. Cela dit, et bien que les études faisant appel à des échantillons constants soient idéales puisqu’elles permettent de saisir les effets transversaux et chronologiques, les études basées sur des données chronologiques recueillies sur une période suffisamment longue permettent aussi d’établir les valeurs d’élasticité à long terme.

Règle de notation :

Échantillon constant ou données chronologiques = 2 points

Données transversales = 0 point

vi. Concentration sur un pays

Il est probable que de nombreux aspects structuraux de la sensibilité au prix soient liés au contexte national de l’industrie du transport aérien, notamment en ce qui concerne l’intensité de la concurrence, la taille du marché et le contexte réglementaire. Il est plus facile d’établir avec certains pays qu’avec d’autres une relation quant à l’effet des politiques sur les prix du transport aérien de passagers au Canada. La grande proximité des pivots internationaux et les ententes conclues dans l’Union européenne font que les études européennes sont passablement moins pertinentes pour le contexte canadien que les études américaines, puisque nous sommes voisins des États-Unis et que les Canadiens volent vers de nombreuses villes américaines. Par ailleurs, l’Australie a des caractéristiques démographiques, urbaines et géographiques ainsi qu’une structure gouvernementale et réglementaire raisonnablement comparables à la nôtre.

Règle de notation :

Étude portant directement sur le Canada = 2 points

Étude portant sur un pays étranger analogue (États-Unis ou Australie) = 1 point

Étude portant sur un pays étranger différent = 0 point

vii. Estimations particulières de routes

Les études offrant des estimations globales des effets des changements de prix sur de nombreuses routes ne permettent pas de distinguer les effets de la concurrence lorsque certaines lignes aériennes ont un avantage marqué par rapport aux autres sur certaines routes, mais pas sur les autres. Les effets de la concurrence livrée par une entreprise à faibles coûts comme Southwest Airlines sur les routes aussi empruntées par les transporteurs offrant un service complet sont un exemple bien connu de ce phénomène. En outre, les études axées sur de nombreuses routes court-courriers risquent de combiner les effets relatifs à des routes essentiellement fréquentées par les voyageurs d’affaires à ceux concernant des routes qui attirent davantage les vacanciers. Le fait est d’ailleurs que cette dernière catégorie constitue souvent une grande partie du volume des transporteurs à faibles coûts, qui offrent des vols court-courriers bon marché pour rivaliser avec les autres transporteurs, en combinant ce service avec la possibilité d’accès à diverses activités de loisirs. C’est le cas, par exemple, du marché des activités spéciales à Dublin (des enterrements de vie de garçon, notamment), qui a été créé grâce aux vols offerts par RyanAir à partir de diverses localités du Royaume-Uni.

Règle de notation :

L’étude contient des estimations particulières pour des routes ou des compagnies aériennes = 1 point

L’étude ne contient pas d’estimations particulières pour des routes ou des compagnies aériennes = 0 point

viii. Aéroports pivots ou non

Les études qui ne distinguent pas les aéroports pivots des autres ne peuvent pas capter les effets de « surcharge de pivot ». Les passagers dont l’itinéraire comprend un aéroport pivot peuvent être disposés à payer plus pour le service intégré que les pivots offrent, comme des vols en séquence minimisant les périodes d’attente et la possibilité de faire acheminer automatiquement ses bagages jusqu’à la destination ultime. L’existence d’un effet de « prime de pivot » est étayée par les recherches réalisées aux États-Unis.

Règle de notation :

Étude identifiant les aéroports pivots = 1 point

Étude n’identifiant pas les aéroports pivots = 0 point

ix. Vols de correspondance ou directs (O-D)

Il y a une différence entre un itinéraire et la mesure des volumes de circulation entre paires de villes. Si un passager se rend de Moncton à Vancouver via Toronto, la mesure dans laquelle il est disposé à payer et sa sensibilité au prix sont liées au voyage entier de Moncton à Vancouver. Il n’empêche que ce passager pourrait être perdu dans les données qui mesurent la sensibilité au prix pour la paire de villes Toronto­Vancouver.

Règle de notation :

Étude précisant si les vols sont de correspondance ou directs (O-D) = 1 point

Étude ne précisant pas si les vols sont de correspondance ou directs (O-D) = 0 point

 

x. Âge de l’étude

L’industrie des compagnies aériennes est dynamique et en constant changement aussi bien pour l’évolution de ses modèles d’affaires (service complet ou transporteurs à faibles coûts, par exemple), que pour son infrastructure (pratiques d’affaires des aéroports) et pour la réglementation gouvernementale. Les études réalisées aux États-Unis avant 1978 ne pouvaient pas tenir compte des effets de la déréglementation, par exemple, pas plus que les études réalisées au Canada avant 1984. En outre, la Politique nationale des aéroports du Canada a mené à une cession graduelle des aéroports de Transports Canada à des autorités aéroportuaires locales indépendantes dans les années 1990. Cette évolution a exigé d’importantes décisions d’infrastructure et de tarification. Seules les études les plus récentes pourraient refléter les effets de cette situation à l’échelle du réseau aéroportuaire, puisque certaines administrations locales peuvent n’avoir été créées qu’au cours de la dernière ou des deux dernières années.

Règle de notation :

Études terminées entre 1997 et 2002 = 3 points

Études terminées entre 1990 et 1997 = 2 points

Études terminées avant 1990 = 1 point

 

xi. Valeurs moyennes quadratiques corrigées

Cette dernière caractéristique concerne la qualité des extrants des études plutôt que celle de leurs intrants. Dans les résultats des analyses de régression, une faible valeur quadratique indique que seule une petite partie de la variation de la variable dépendante (les passagers O-D) est expliquée par les variables indépendantes. La valeur quadratique corrigée est une mesure pondérée qui pénalise l’ajout d’un grand nombre de variables indépendantes à faible potentiel explicatif.

Règle de notation :

Valeur quadratique corrigée supérieure à 0,8 = 3 points

Valeur quadratique corrigée entre 0,6 et 0,8 = 1 point

Valeur quadratique corrigée inférieure à 0,6 = 0 point

La note maximale possible avec les critères que nous avons conçus est 23 points. Le Tableau 4.2.1 résume les notes attribuées à chaque étude à partir desquelles nous avons produit des histogrammes, dans les six sous-catégories pour lesquelles nous n’avons retenu que les études ayant obtenu une « note de passage », c’est-à-dire au moins 12 points. Ces catégories distinguent les voyages long et court-courriers, les voyages internationaux et au pays et les voyages d’affaires et d’agrément. Il faut souligner que les nombres qui figurent au haut de chaque colonne renvoient à ceux des caractéristiques que nous venons de décrire.

Tableau 4.2.1 Résumé des notes attribuées aux études (continue)

Tableau 4.2.1 Résumé des notes attribuées aux études (continue)

Tableau 4.2.1 Résumé des notes attribuées aux études (continue)

4.2.1 Voyages d’affaires court-courriers[38]

Ce sous-ensemble est composé de 16 estimations tirées de trois études dont la plus récente est celle de Battersby et Oczkowski (2001). L’élasticité médiane est ­0,70.

Histogramme des élasticités par rapport au prix pour les voyages daffaires court-courriers (études ayant obtenu 12 points ou plus)


Élasticités par rapport au prix, voyages d’affaires court-courriers :
Études ayant obtenu 12 points ou plus


5e percentile

­1,103

Premier quartile

­0,783

Médiane

­0,700

Troisième quartile

­0,595

95e percentile

­0,123

Intervalle interquartile

0,188

Nombre d’estimations

16,000

Minimum

­1,110

Maximum

­0,100

Variance

0,072

Asymétrie

0,697

Aplatissement

1,396


4.2.2 Voyages d’agrément court-courriers[39]

Les trois études ayant obtenu au moins 12 points dans notre système de notation ont produit 16 estimations d’élasticité par rapport au prix pour les voyages d’agrément court-courriers, réparties dans un intervalle de ­0,4 à ­2,37. La valeur minimum, relevée dans l’étude du Bureau of Transport Economics (BTE) réalisée en 1986, correspond aux voyages de vacanciers en Australie pendant l’hiver. L’estimation médiane pour toutes les valeurs est ­1,520.

Histogramme des élasticités par rapport au prix pour les voyages d'agrément court-courriers (Études ayant obtenu 12 points ou plus)


Élasticités par rapport au prix,voyages d’agrément court-courriers : 
Études ayant obtenu 12 points ou plus


5e percentile

­2,100

Premier quartile

­1,743

Médiane

­1,520

Troisième quartile

­1,288

95e percentile

­0,640

Intervalle interquartile

0,455

Nombre d’estimations

16,000

Minimum

­2,370

Maximum

­0,400

Variance

0,278

Asymétrie

0,485

Aplatissement

­0,116


4.2.3 Voyages d’affaires long-courriers internationaux[40]

Ce sous-ensemble contient 16 estimations tirées de deux études. L’élasticité médiane est ­0,265, soit la même valeur que celle que nous avons dérivée avant d’appliquer le modèle de notation à l’ensemble de données global. (Les deux ensembles de données sont composés des mêmes estimations.)

Histogramme des élasticités par rapport au prix les voyages d'affaires long-courriers internationaux (Études ayant obtenu 12 points ou plus)


Élasticités par rapport au prix, voyages d’affaires long-courriers internationaux : 
Études ayant obtenu 12 points ou plus


5e percentile

­1,423

Premier quartile

­0,475

Médiane

­0,265

Troisième quartile

­0,198

95e percentile

­0,093

Intervalle interquartile

0,278

Nombre d’estimations

16,000

Minimum

­2,000

Maximum

­0,010

Variance

0,251

Asymétrie

­2,405

Aplatissement

6,095


4.2.4 Voyages d’agrément long-courriers internationaux[41]

Dans ce sous-ensemble, nous avons 49 estimations de l’élasticité par rapport au prix pour les voyages d’agrément internationaux tirées de six études ayant obtenu au moins 12 points dans notre système de notation. La majorité des estimations (31) proviennent d’études publiées après 1995. L’élasticité médiane est ­1,040, et une grande partie des estimations sont groupées entre ­0,14 et ­1.

Histogramme des élasticités par rapport au prix les voyages d'agrément long-courriers internationaux (Études ayant obtenu 12 point ou plus)


Élasticités par rapport au prix,voyages d’agrément long-courriers internationaux : Études ayant obtenu 12 points ou plus


5e percentile

­2,140

Premier quartile

­1,700

Médiane

­1,040

Troisième quartile

­0,560

95e percentile

­0,254

Intervalle interquartile

1,140

Nombre d’estimations

49,000

Minimum

­2,700

Maximum

­0,140

Variance

0,420

Asymétrie

­0,465

Aplatissement

­0,474


4.2.5 Voyages d’affaires long-courriers au pays[42]

Le sous-ensemble des voyages d’affaires long-courriers au pays est composé de 26 estimations tirées de deux études, celles de Lubulwa et d’Oum et autres, toutes deux réalisées en 1986. L’élasticité médiane est ­1,15.

Histogramme des élasticités par rapport au prix les voyages d'affaires long-courriers au pays (Études ayant obtenu 12 points ou plus)


Élasticités par rapport au prix,voyages d’affaires long-courriers au pays Études ayant obtenu 12 points ou plus


5e percentile

­1,670

Premier quartile

­1,428

Médiane

­1,150

Troisième quartile

­0,836

95e percentile

­0,780

Intervalle interquartile

0,591

Nombre d’estimations

26,000

Minimum

­1,700

Maximum

­0,543

Variance

0,113

Asymétrie

0,207

Aplatissement

­1,119


4.2.6 Voyages d’agrément long-courriers au pays[43]

Ce sous-ensemble des voyages d’agrément long-courriers au pays contient six estimations d’élasticité tirées de deux études. L’élasticité médiane est ­1,104. Il n’y a pas de concentration autour d’un intervalle de valeurs dans l’histogramme.

Histogramme des élasticités par rapport au prix pour le voyages d'agrément long-courriers au pays (Études ayant obtenu 12 points ou plus)


Élasticités par rapport au prix, voyages d’agrément long-courriers au pays
Études ayant obtenu 12 points ou plus


5e percentile

­1,576

Premier quartile

­1,228

Médiane

­1,104

Troisième quartile

­0,787

95e percentile

­0,502

Intervalle interquartile

0,441

Nombre d’estimations

6,000

Minimum

­1,680

Maximum

­0,440

Variance

0,191

Asymétrie

0,015

Aplatissement

­0,171


4.2.7 Élasticités par rapport au revenu[44]

Les études ayant obtenu la « note de passage » ont produit 103 estimations d’élasticité par rapport au revenu. Tout comme dans l’histogramme pour toutes les études, nous constatons dans celui-ci une concentration des estimations autour des valeurs de 0,5 à 2,5. La médiane est 1,14.

Histogramme des élasticités par rapport au revenu (Études ayant obtenu 12 points ou plus)


Élasticités par rapport au revenu : 
Études ayant obtenu 12 points ou plus


5e percentile

0,242

Premier quartile

0,807

Médiane

1,140

Troisième quartile

2,089

95e percentile

4,636

Intervalle interquartile

1,282

Nombre d’estimations

103,000

Minimum

­1,039

Maximum

11,580

Variance

2,642

Asymétrie

3,051

Aplatissement

14,139


4.2.8 Études tenant compte des effets intermodaux[45]

L’ensemble de données des études tenant compte des effets de la concurrence intermodale (p. ex. automobile, train, autocar ou navire) est composé de 104 estimations d’élasticité de la demande par rapport au prix tirées de 13 études (pour des routes court/moyen et long-courriers). L’histogramme ne révèle aucune concentration autour d’un ensemble de valeurs, comme son asymétrie l’indique (­0,641). La médiane est ­1,113.

Histogramme des élasticités par rapport au prix pour études tenant compte des effets intermodaux


Élasticités par rapport au prix
Études tenant compte des effets intermodaux


5e percentile

­2,085

Premier quartile

­1,290

Médiane

­1,113

Troisième quartile

­0,588

95e percentile

­0,138

Intervalle interquartile

0,703

Nombre d’estimations

104,000

Minimum

­3,200

Maximum

0,040

Variance

0,389

Asymétrie

­0,641

Aplatissement

0,614


Nous avons tiré des études un sous-ensemble d’estimations d’élasticité par rapport au prix pour les voyages court/moyen-courriers[46]. Ce sous-ensemble est composé de 34 estimations tirées de quatre études, incluant les élasticités calculées par Battersby et Ozckowski (2001). La médiane (­0,720) est inférieure à celle qui était calculée pour toutes les études tenant compte des effets intermodaux (­1,113). Néanmoins, certains des détails figurant dans ces études compliquent l’interprétation d’un tel résultat.

Premièrement, le sous-ensemble comprend des estimations pour les tarifs à rabais, en classe économique et en classe affaires. Les élasticités reflètent aussi bien la nature du voyage sur les routes (d’affaires ou d’agrément) que la classe du billet. Par exemple, la route Sydney­Melbourne est une route d’affaires importante en Australie, avec des estimations d’élasticité relativement faibles (à rabais = ­0,07, classe économique = ­0,81 et classe affaires = ­0,1). L’ensemble de données contient plusieurs estimations correspondant à des routes entre paires de villes historiquement très fréquentées par les voyageurs d’affaires.

Ensuite, nous avons 13 estimations pour des routes entre paires de villes sur des distances d’environ 870 à 1 000 kilomètres (à la limite des vols court-courriers). Seulement 5 des 34 estimations correspondent explicitement à des routes court-courriers de moins de 750 km. Pour elles, les élasticités sont les suivantes : ­0,46 (Melbourne­Adelaide); ­0,728 (vols court-courriers de moins de 500 km en Australie); ­2,54 (routes de moins de 200 km en Nouvelle-Galles du Sud); ­0,08 (routes court-courriers de moins de 500 milles dans l’Ouest et le Midwest des États-Unis); ­0,36 (routes court-courriers de moins de 500 milles entre paires de villes de l’Est des États-Unis). Deux des estimations (routes court-courriers dans l’Est ainsi que dans l’Ouest et le Midwest des États-Unis) attirent vraisemblablement beaucoup de voyageurs d’affaires.

Enfin, la grande majorité (28 sur 34) des estimations sont tirées d’études portant sur des routes entre paires de villes australiennes. Ces études ne donnent pas suffisamment de renseignements sur les caractéristiques des paires de villes pour qu’on puisse, par exemple, savoir s’il y a un mode de transport de substitution ou plus (ou s’il n’y en a aucun). Si le recours à un autre mode de transport est impossible ou extrêmement improbable, l’estimation d’élasticité ne peut pas tenir compte des effets intermodaux.

Histogramme des élasticités par rapport au prix pour court/moyen courriers des études tenant compte des effets intermodaux


Élasticités par rapport au prix, voyages court/moyen-courriers : Études tenant compte des effets intermodaux


5e percentile

­2,176

Premier quartile

­1,108

Médiane

­0,720

Troisième quartile

­0,415

95e percentile

­0,077

Intervalle interquartile

0,693

Nombre d’estimations

34,000

Minimum

­3,200

Maximum

0,040

Variance

0,508

Asymétrie

­1,524

Aplatissement

2,925


 


Toutes les études Élasticités par rapport au prix

5e percentile -1,967
Premier quartile -1,418
Médiane -1,122
Troisième quartile -0,633
95e percentile -0,190
Intervalle interquartile 0,785
Nombre d’estimations 254
Minimum -3,200
Maximum 0,040
Variance 0,312
Asymétrie -0,370
Aplatissement 0,177

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