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BIENVENUE AUX ÉTUDIANTS
Ici, Paul Martin, ministre des Finances. Au nom du Premier ministre Chrétien et du gouvernement, je vous souhaite la bienvenue sur le site Web interactif du budget de 1999.
Je suis heureux de voir que vous vous renseignez sur le budget et sa préparation, parce qu'il influe directement sur l'avenir de notre pays et sur votre avenir en tant que jeune Canadien et Canadienne.
Un budget, c'est beaucoup plus qu'une histoire de sous, et cela va bien au-delà d'un simple calcul des impôts, des recettes et des dépenses de l'État.
Un budget sert aussi à améliorer la vie des Canadiens.
Il s'agit, par exemple, de faire en sorte que le système de soins de santé soit à votre disposition lorsque vous en avez besoin.
Il s'agit de faire en sorte que les jeunes Canadiens et Canadiennes aient accès au savoir et aux compétences dont ils ont besoin pour réussir dans un monde en rapide évolution.
Il s'agit de faire en sorte que les entreprises évoluent dans un contexte économique propice à la création d'emplois pour les diplômés d'aujourd'hui et de demain.
Vous verrez que, dans l'ensemble, les mesures du budget constituent le plan d'action du gouvernement, qui est de bâtir aujourd'hui un meilleur avenir.
En visitant ce site, vous allez constater qu'une étape essentielle de la préparation du budget consiste à consulter les Canadiens d'un océan à l'autre, et à prendre connaissance des opinions et des idées des groupes d'étudiants et des particuliers.
C'est un processus qui ne prend pas fin avec le budget. Ce site a été conçu non seulement pour vous aider à comprendre le comment et le pourquoi du budget, mais aussi pour vous encourager à nous faire part de vos commentaires et suggestions.
Ce budget se situe au seuil d'un siècle nouveau et d'un nouveau millénaire pour le Canada. Votre siècle et votre millénaire. Et je pense que la route que nous traçons ensemble, est une route que vous pouvez emprunter en toute confiance.
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GÉRER NOS FINANCES
Le Canada est sorti d'une ère de financement par le déficit, ce qui nous permettra de relever les défis du XXIe siècle.
Même si, depuis un an, nous avons dû composer avec une économie mondiale en difficulté, nous maintenons le cap sur la croissance et une forte création d'emplois.
Et nous avons maintenant les moyens d'effectuer des investissements stratégiques dans des priorités nationales comme les soins de santé et les allégements d'impôt, sans devoir emprunter.
Il en est ainsi parce que notre plan à long terme - qui consiste à équilibrer le budget et à renforcer l'économie - porte fruit.
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453 000 emplois ont été créés en 1998. Il s'agit de notre meilleur résultat de la présente décennie, et nous devançons tous les autres grands pays industrialisés à ce chapitre.
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Et cette tendance se maintient. En janvier, le taux de chômage est tombé à 7,8 p. cent, son plus bas niveau depuis juin 1990.
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La reprise de l'emploi chez les jeunes Canadiens et Canadiennes est particulièrement encourageante. Au cours des 12 derniers mois, plus de 200 000 jeunes ont trouvé du travail, ce qui ne s'était pas vu depuis plus de 25 ans.
Ces gains procèdent du redressement des finances publiques du Canada que nous avons opéré ensemble.
Cette année encore, le budget sera équilibré ou excédentaire. C'est la première fois depuis 1952 que le gouvernement dépose deux budgets non déficitaires de suite.
C'est bien plus qu'un simple résultat comptable. C'est une victoire pour tous les Canadiens. Parce que des budgets équilibrés aident à maintenir les taux d'intérêt à un niveau faible et favorise la croissance économique et l'emploi.
C'est pourquoi nous allons équilibrer le budget, ou faire mieux encore, en 1999-2000 et en 2000-2001. Ce sera seulement la troisième fois depuis la Confédération que le gouvernement réussira à présenter quatre budgets non déficitaires de suite.
Et chaque année où nous réussissons à équilibrer le budget et à dégager un excédent, nous contribuons également au succès de notre Plan de remboursement de la dette. C'est là une autre étape déterminante qui permettra de libérer des ressources afin de venir en aide aux Canadiens, aujourd'hui et dans les années à venir.
Ainsi, alors que nous abordons un nouveau siècle et un nouveau millénaire, nous faisons en sorte que le Canada demeure fort et que le niveau et la qualité de vie de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes s'améliorent.
En direct de la chambre des communes
Monsieur le Président, pour l'exercice qui prendra fin le 31 mars, il est clair que nous aurons à nouveau des états financiers équilibrés, ou mieux encore.
Ce sera la première fois, en près d'un demi-siècle, que le gouvernement fédéral aura enregistré deux budgets équilibrés ou excédentaires consécutifs.
De plus, ce budget confirme que nous allons équilibrer, ou mieux, les comptes l'année prochaine, et nous annonçons aujourd'hui que nous ferons de même en 2000-2001.
Cela signifie quatre budgets équilibrés ou excédentaires consécutifs. Ce n'est que la troisième fois qu'une telle chose se produit depuis la Confédération.
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AMÉLIORER LES SOINS DE SANTÉ
L'assurance-santé est le programme que les Canadiens et les Canadiennes ont le plus à cœur. Il reflète certaines de nos valeurs fondamentales les plus précieuses : l'équité, la compassion et l'entraide quand nous en avons besoin.
Dans un système de soins de santé financé par l'État, c'est votre bien-être qui compte, de même que celui de votre famille, et non le solde de votre compte de banque.
L'an dernier, le Premier ministre Chrétien a promis que le prochain investissement de taille du gouvernement serait dans le domaine de la santé.
Le budget respecte cette promesse.
Par l'entremise du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux, nous verserons aux provinces et aux territoires 11,5 milliards de dollars de plus en espèces au cours des cinq prochaines années.
Il s'agit du plus important investissement ponctuel que le gouvernement ait jamais fait.
Cet investissement aidera nos partenaires provinciaux à répondre aux préoccupations immédiates des Canadiens au sujet des soins de santé, comme les listes d'attente, les salles d'urgence bondées et les services de diagnostic.
Si l'on ajoute à cela la valeur croissante des transferts de points d'impôt en vertu du Transfert canadien, l'aide fédérale en matière de santé atteindra un nouveau sommet en 2001.
Notre engagement ne se limite pas à l'aide aux provinces. Le budget renferme d'autres mesures.
Il prévoit près de 1,4 milliard de dollars de plus pour appuyer les services d'information en santé, la recherche et la prévention ainsi que les services de santé pour les Premières nations et les Inuit :
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Près de 330 millions de dollars pour améliorer l'accès du public à l'information en santé et pour mieux informer les gens sur le bon fonctionnement de notre système de soins de santé.
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550 millions de dollars à la recherche et à l'innovation en santé - le type de recherches effectuées au Canada, qui a déjà débouché sur des découvertes importantes, qu'il s'agisse de traitements pour les victimes du cancer ou les grands brûlés.
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Enfin, près de 290 millions de dollars pour améliorer la nutrition prénatale, pour garantir la salubrité des aliments, pour appuyer l'innovation en milieu rural et en santé communautaire, et pour lutter contre le diabète.
Il y a un peu plus de 30 ans que l'assurance-santé est devenue une réalité au Canada. Aujourd'hui, le gouvernement prend des mesures concrètes pour renforcer le système afin que les Canadiens et les Canadiennes puissent compter sur lui pendant le prochain millénaire.
En direct de la chambre des communes
Monsieur le Président, nous annonçons aujourd'hui une augmentation significative des transferts aux provinces à l'appui des soins de santé, ainsi qu'un certain nombre d'initiatives du domaine de la santé, dans lesquelles le gouvernement fédéral a un rôle à jouer.
Au cours des cinq prochaines années, nous allons investir un montant additionnel de 11,5 milliards de dollars dans le Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux.
Les provinces recevront des crédits supplémentaires de 2 milliards de dollars la première année, et autant l'année suivante.
Enfin, la troisième année, les crédits supplémentaires seront de nouveau augmentés pour atteindre 2,5 milliards de dollars, et ils demeureront à ce niveau plus élevé la quatrième et la cinquième année.
Cela signifie que les transferts en espèces en vertu du Transfert canadien passeront de 12,5 milliards de dollars à l'heure actuelle à 15 milliards de dollars en trois ans, soit d'ici 2001-2002.
Cela fera en sorte de ramener le volet santé du Transfert canadien au niveau où il était avant la période de restrictions du milieu des années 1990.
De surcroît, les provinces bénéficieront de flexibilité pour déterminer l'échéancier au cours duquel elles pourront recevoir ces sommes additionnelles pendant les trois premières années, afin de leur permettre de mieux répondre aux besoins particuliers de leurs concitoyens en matière de santé.
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RÉDUIRE LES IMPÔTS
La réduction des impôts est une priorité clé des Canadiens - et du gouvernement fédéral. Les gens méritent de conserver une plus grande part du fruit de leur labeur.
Notre approche en vue de réduire les impôts est à la fois claire et concrète. Le budget en témoigne.
1. Les comptes étant équilibrés, nous réduirons les impôts chaque année.
2. Nos ressources étant encore limitées, nous viserons d'abord et avant tout à réduire l'impôt sur le revenu des particuliers.
3. Nous accorderons la priorité aux Canadiens à faible et à moyen revenu, parce qu'un fardeau fiscal moins lourd doit aussi être plus équitable.
Maintenant que nous avons réussi à équilibrer le budget et à dégager un excédent pour une deuxième année de suite, nous pouvons poursuivre les réductions d'impôt de l'an dernier sans devoir emprunter.
Et les mesures que nous annonçons dans le budget de cette année - combinées à celles de l'an dernier - apporteront aux Canadiens un allégement fiscal de 16,5 milliards de dollars sur trois ans.
Ainsi, tous les Canadiens peuvent ajouter à leur revenu non imposable 675 $ de plus qu'il y a à peine un an. Cela fait plus que compenser l'effet de l'inflation sur les crédits personnels de base depuis 1992.
L'an dernier, nous avons commencé à éliminer la surtaxe générale de 3 %, qui était en fait un impôt sur l'impôt. Cette année, nous éliminons complètement la surtaxe.
Et, très important, nous faisons encore plus pour aider les familles avec des enfants, surtout celles qui sont aux prises avec la pauvreté et qui sont enfermées dans le cercle vicieux de l'aide sociale.
Grâce à la Prestation fiscale canadienne pour enfants, nos deux budgets précédents ont versé 1,7 milliard de dollars à l'intention des enfants de familles à faible revenu.
Nous ajoutons maintenant 300 millions de dollars afin de bonifier cette prestation pour les familles à revenu modeste et moyen, ce qui permettra à 100 000 autres familles d'en bénéficier.
Au total, les mesures du budget de 1999 signifient des réductions d'impôt pour chacun des 15 millions de contribuables canadiens.
Les budgets de 1998 et de 1999 représentent un bon point de départ. À mesure que des ressources additionnelles seront disponibles, nous continuerons d'alléger le fardeau fiscal. C'est ce que veulent les Canadiens. C'est ce que nous voulons.
En direct de la chambre des communes
Tout d'abord, les crédits d'impôt personnels font en sorte qu'un contribuable ne paie aucun impôt sur un revenu de base. Ces crédits rendent le régime fiscal plus équitable.
L'an dernier, nous avons haussé, de 500 $ pour les célibataires et de 1 000 $ pour les couples et les familles, le montant qui peut être gagné sans devoir payer un sou d'impôt.
Dans une première étape, cette mesure visait les Canadiens à faible revenu. Le montant du crédit commençait à diminuer progressivement lorsque le revenu atteignait 8 000 $ et tombait à zéro lorsque le revenu atteignait 20 000 $.
Dans le présent budget, cet allégement d'impôt sera accordé à tous les contribuables à compter du 1er juillet 1999.
Ensuite, toujours à compter du 1er juillet, le montant que les Canadiens pourront gagner en franchise d'impôt sera haussé de 175 $.
Si on compare à ce qui prévalait avant le budget de 1998, tous les Canadiens pourront désormais, grâce à ces mesures, gagner 675 $ de plus sans devoir payer d'impôt.
Cela fait plus que compenser l'effet de l'inflation sur les crédits personnels de base depuis 1992.
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