Le budget en bref 1999 : 1
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« Ce budget démontre que les finances de la nation n'ont jamais été en meilleur état depuis une génération -- et que de nouveaux progrès se trouvent maintenant à notre portée. Il donne suite à la priorité la plus urgente des Canadiens : le renforcement du système de santé d'aujourd'hui et de demain. Il dote les Canadiens des outils de la réussite pour le XXIe siècle. Et il accorde, pour la première fois depuis des années, un allégement fiscal à tous les contribuables, et ce, sans faire appel à des emprunts. » Le ministre des Finances, Paul Martin |
Le budget de 1999 renforce le plan du gouvernement en vue de bâtir une économie forte et une société solidaire, une société qui offre une meilleure qualité de vie à tous les Canadiens. Les mesures prises aujourd'hui permettront de bâtir un avenir meilleur pour les Canadiens et les Canadiennes.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a suivi avec détermination une stratégie visant à améliorer la qualité de vie des Canadiens. Il a ainsi favorisé la création d'emplois bien rémunérés, la croissance de la productivité et l'égalité des chances pour tous, et il a prévu des mesures d'aide aux personnes qui en ont besoin.
Cette stratégie a été présentée pour la première fois par le premier ministre, à Québec, le 18 septembre 1994. Elle a été exposée dans le document intitulé Nouveau cadre de politique économique, et elle sous-tend les mesures prises dans le cadre des cinq derniers budgets ainsi que dans celui-ci.
La stratégie s'articule autour de trois éléments.
La vigueur de la croissance économique et la réduction du fardeau de la dette permettent au gouvernement d'effectuer des investissements clés et d'accorder des allégements fiscaux.
L'investissement dans les soins de santé, dans l'accès au savoir et au perfectionnement des compétences, et dans d'autres secteurs importants haussent la qualité de vie des Canadiens et leur employabilité.
Des impôts moins élevés signifient une augmentation du revenu disponible et partant, un meilleur niveau de vie. Des impôts moins élevés se traduisent également par une hausse de la rémunération, de l'épargne et des placements.
Ces trois éléments se combinent de façon à hausser la qualité de vie et le niveau de vie des Canadiennes.
Les facteurs économiques fondamentaux au Canada demeurent solides, et ils ont aidé le pays à faire face aux récents bouleversements économiques qui ont secoué la planète.
Les taux d'intérêt sont demeurés bas en 1998, malgré la volatilité des marchés financiers causée par les retombées de la crise asiatique.
L'emploi a grimpé en flèche, les 453 000 emplois qui ont été créés en 1998 ayant fait suite à une progression déjà impressionnante de 368 000 emplois en 1997. Il s'agit là du meilleur rendement annuel de la décennie, supérieur à la performance de tous les autres pays du G-7.
Cette augmentation s'est poursuivie en janvier 1999, 87 000 emplois ayant été créés.
Près de 40 % des emplois créés en 1998 sont occupés par des jeunes Canadiens, qui ont profité de la plus forte croissance annuelle de l'emploi en plus de 25 ans. Cette performance spectaculaire a ramené le taux de chômage à 7,8 % en janvier 1999, le niveau le plus bas depuis juin 1990.
Cette année, le Fonds monétaire international et l'Organisation de coopération et de développement économiques prévoient tous deux que le Canada sera parmi les chefs de file du G-7 pour la croissance économique et qu'il dominera pour la création d'emplois.
Nul ne s'attendait à ce que le déficit soit éliminé aussi rapidement. Le Canada n'a mis que quatre ans pour éliminer son déficit budgétaire, qui était de 42,0 milliards de dollars en 1993-1994. En fait, le Canada a dégagé un excédent de 3,5 milliards en 1997-1998, son premier excédent en 28 ans, et il l'a affecté au remboursement de la dette.
Le budget de 1999 poursuit la politique de saine gestion économique et financière.
Le budget devrait être équilibré ou excédentaire en 1998-1999, le deuxième exercice consécutif sans déficit budgétaire. C'est la première fois que cela se produit depuis 1951-1952, il y a près d'un demi-siècle.
Le gouvernement s'engage à équilibrer le budget, ou à faire mieux, tant en 1999-2000 qu'en 2000-2001. Ce sera la quatrième année consécutive où le budget sera équilibré ou excédentaire. Cela ne s'est vu qu'à deux reprises depuis la Confédération, il y a 132 ans.
Dans la mesure où la réserve pour éventualités n'est pas nécessaire en 1998-1999, elle servira à réduire la dette publique.
Le Plan de remboursement de la dette et la poursuite de la croissance économique maintiendront le ratio de la dette au produit intérieur brut (PIB) -- le rapport entre la dette et la valeur de la production totale de l'économie -- sur une trajectoire constamment décroissante.
Le ratio de la dette au PIB devrait être de 65,3 % en 1998-1999, pour passer à un peu moins de 62 % d'ici 2000-2001 -- comparativement à 71,2 % en 1995-1996.
Les frais d'intérêt sur la dette ont chuté, passant d'un sommet de 36 cents sur chaque dollar de recettes fédérales à leur niveau actuel de 27 cents.
La dette contractée sur les marchés -- soit l'encours de la dette détenue par les investisseurs -- devrait diminuer encore plus rapidement que la dette nette. Elle devrait descendre à environ 457 milliards de dollars en 1998-1999, en baisse d'environ 20 milliards par rapport au sommet de 476,9 milliards atteint en 1996-1997.
D'après les normes comptables en vigueur dans la plupart des autres pays, le Canada affichera un excédent financier pour la troisième année consécutive en 1998-1999 -- le seul pays du G-7 à enregistrer ce résultat.
Les dépenses de programmes en proportion du PIB devraient reculer de 12,6 % cette année à 12 % en 2000-2001, leur plus bas niveau en 50 ans.
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