Budget 1998
Stratégie canadienne pour l'égalité des chances - 4
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La meilleure façon d'assurer l'avenir d'un enfant est d'épargner dès maintenant pour financer ses études. Dans le cadre de la Stratégie canadienne pour l'égalité des chances, le gouvernement met en place la Subvention canadienne pour l'épargne-études afin de rehausser l'attrait des régimes enregistrés d'épargne-études. Le gouvernement investira avec les parents qui épargnent pour financer les études de leurs enfants.
Les fonds cotisés à un régime enregistré d'épargne-études (REEE) s'y accumulent en franchise d'impôt jusqu'à ce que l'enfant qui en est le bénéficiaire soit prêt à fréquenter un collège ou une université à temps plein. Lorsque l'étudiant commence à puiser dans le REEE pour ses études, les sommes retirées deviennent imposables. Toutefois, comme les étudiants n'ont habituellement guère d'autre revenu, ils ne paient que peu d'impôt, voire aucun, sur le revenu d'un REEE.
Les deux budgets précédents renfermaient des mesures pour rehausser l'attrait des REEE en faisant passer le plafond de cotisation annuel de 1 500 à 4 000 dollars par enfant et en portant le plafond cumulatif de 31 500 à 42 000 dollars. Les modalités des REEE ont aussi été assouplies en permettant aux cotisants de transférer le revenu tiré d'un REEE à leur REER, sous réserve de leur plafond de cotisation REER.
Presque tous les étudiants à temps plein de niveau post-secondaire sont admissibles à une aide par l'entremise d'un REEE.
Le budget propose une aide supplémentaire de taille afin d'encourager les familles à épargner pour financer les études de leurs enfants.
La Subvention canadienne pour l'épargne-études fera des REEE l'un des mécanismes les plus attrayants en vue d'épargner pour financer les études d'un enfant. Le gouvernement estime que les REEE seront bientôt considérés aussi essentiels à l'épargne-études que les REER le sont au chapitre de l'épargne-retraite.
Grâce à la nouvelle Subvention canadienne pour l'épargne-études, l'un des meilleurs choix que peut faire un couple pour ses enfants, un oncle et une tante pour leurs neveux et nièces et un couple de grand-parents pour ses petits-enfants est de cotiser à un REEE.
Si cette même famille investissait le même montant ailleurs que dans un REEE, et si l'intérêt résultant était imposable, l'enfant ne disposerait que de 3 300 dollars par année pendant quatre ans pour ses études supérieures.
Exemple 1 :
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Total des cotisations au REEE par année
Taux de la Subvention Nombre d'années de cotisation Total des cotisations -- principal Total de la Subvention Total du revenu de placement Valeur totale du REEE Total à la disposition de l'étudiant Provenant des cotisations au REEE En vertu de la Subvention Total disponible par année |
650 $
20 % 15 9 750 $ 1 950 $ 7 090 $ 18 790 $ 3 914 $ 783 $ 4 697 $ |
Les droits de cotisation inutilisés sont reportés prospectivement.
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Droits « accumulés » chaque année par un enfant de moins de 18 ans Cotisations pour un enfant en 1998 Subvention pour 1998 Droits de cotisation inutilisés reportés à 1999 Plafond cumulatif de cotisation pour 1999 Valeur possible de la Subvention pour 1999 |
2 000 $ 650 $ 130 $ 1 350 $ 3 350 $ 670 $ |
Même si le report prospectif permet aux parents de recevoir la Subvention au moment où ils « rattrapent » les droits de cotisation inutilisés, il est beaucoup plus avantageux de commencer à épargner tôt, grâce à l'effet des intérêts composés.
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Âge des enfants au moment du versement des cotisations
Nombre d'années de cotisation Cotisations annuelles à un REEE Total des cotisations Total de la subvention Total du revenu de placement Total de la valeur du REEE |
Famille A
15 650 $ 9 750 $ 1 950 $ 7 090 $ 18 790 $ |
Famille B
7 ½ 1 300 $ 9 750 $ 1 950 $ 3 540 $ 15 240 $ |
Les avantages de la cotisation à un REEE et de la Subvention canadienne pour épargne-études
Le graphique ci-après illustre les avantages de la cotisation à un REEE pour les enfants. Une famille qui verse dans un REEE 25 dollars aux deux semaines sur une période de 15 ans accumulera un fonds de 18 790 dollars, en supposant un rendement de 5 p. 100.
Sans la Subvention, le fonds vaudrait environ 3 100 dollars de moins. En épargnant ce montant ailleurs que dans un REEE, si le revenu était imposable, on obtiendrait un fonds qui vaudrait 5 400 dollars de moins (13 304 dollars). Grâce à la Subvention canadienne pour l'épargne-études, l'épargne dans un REEE peut donner un fonds de 40 p. 100 supérieur à la même épargne versée ailleurs que dans un REEE.

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La crise du sous-emploi des jeunes et la baisse de leurs revenus réels méritent une attention de tous les instants.
Brad Lavigne, |
Même si la majorité des jeunes Canadiens ont été bien préparés à prendre la place qui leur revient au sein de l'économie canadienne, le chômage chez les jeunes demeure beaucoup plus élevé que parmi les autres groupes d'âge. Ceux qui n'ont pas de diplôme d'études secondaires ont le plus de difficulté à trouver et à conserver un emploi. À défaut de compétences pratiques, ils risquent d'être tenus à l'écart de l'économie moderne.
En 1995, plus de 15 p. 100 des jeunes Canadiens âgés de 22 à 24 ans n'avaient pas terminé leurs études secondaires.
Pour aider à corriger ce problème, le gouvernement fédéral a lancé la Stratégie emploi-jeunesse en février dernier. Il a accru son appui aux programmes d'emploi des jeunes, les faisant passer de 353 à 380 millions de dollars entre 1997-98 et 1998-99. Grâce à la Stratégie, plus de 120 000 emplois d'été et plus de 50 000 stages auront été créés en deux ans.
Service jeunesse Canada vient en aide à plus de 5 000 jeunes chômeurs en leur fournissant une expérience de travail par le truchement de projets communautaires. Jeunes stagiaires Canada aide les jeunes à acquérir une première expérience de travail auprès d'employeurs dans des secteurs en expansion.
Les gouvernements ne peuvent régler, à eux seuls, le problème du chômage chez les jeunes. Le secteur privé doit lui aussi donner une chance aux jeunes. Le gouvernement instaure des mesures d'appui au secteur privé et à celui du bénévolat dans le cadre de ce qui doit être un effort national pour s'attaquer de front au problème du chômage chez les jeunes.
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Nous mettrons l'infrastructure de l'information et du savoir à la portée de tous les Canadiens d'ici l'an 2000, ce qui fera du Canada le pays le plus « branché » du monde
Discours du trône, |
Depuis cinq ans, le gouvernement incite activement les écoles, les bibliothèques et les collectivités rurales canadiennes à se joindre à la société de l'information. L'accès à des réseaux comme Internet donne aux Canadiens la possibilité de parfaire continuellement leur bagage de connaissances.
Le Rescol d'Industrie Canada met Internet à la disposition des élèves et des étudiants et en fait un outil d'enseignement essentiel. Parallèlement, le Programme des ordinateurs pour les écoles remet à neuf les ordinateurs excédentaires donnés par les gouvernements et les entreprises et les met à la disposition des écoles.
Le Programme d'accès communautaire a déjà permis d'établir 5 000 sites d'accès à Internet dans les écoles, les bibliothèques et les centres communautaires en milieu rural et éloigné, partout au Canada.
La Stratégie canadienne pour l'égalité des chances fournit aux Canadiens les outils qui leur permettront d'acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à l'exercice d'un emploi et de profiter d'un meilleur niveau de vie au XXIe siècle.
La Table ronde nationale sur l'aide financière aux étudiants, dont les membres représentent les étudiants, les universités, les collèges, les enseignants et les responsables de l'aide financière aux étudiants, a soumis un certain nombre de recommandations au gouvernement en novembre 1997.
La Stratégie canadienne pour l'égalité des chances donne suite à presque toutes ces recommandations. Le tableau ci-après compare les recommandations de la Table ronde aux éléments de la Stratégie canadienne pour l'égalité des chances.
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Table ronde nationale sur l'aide financière aux étudiants
Association des collèges et universités du Canada |
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| Table ronde nationale sur l'aide financiaire aux étudiants | Stratégie canadienne pour l'égalité des chances |
| Recommandation : Instaurer un régime de bourses pour les étudiants nettement dans le besoin, ou axer le Fonds de dotation des bourses d'études du millénaire sur les besoins des étudiants à revenu faible ou moyen. | Plus de 100 000 Canadiens à revenu faible ou moyen recevront des bourses d'études canadiennes du millénaire de 3 000 dollars par année en moyenne -- voir en page 20. |
| Recommandation : Offrir des subventions spéciales aux étudiants dans le besoin ayant des personnes à charge. | Les étudiants dans le besoin ayant des enfants ou d'autres personnes à charge recevront une subvention canadienne pour études pouvant atteindre 3 000 dollars par année -- voir en page 22. |
| Recommandation : Permettre aux débiteurs de prêts étudiants de suspendre le remboursement du principal, et accorder à certains d'entre eux un allégement d'intérêt remanié et progressif au cours d'une période transitoire de trois à cinq ans. | Le Programme canadien de prêts aux étudiants est amélioré en haussant le seuil de base de l'allégement d'intérêt et en accordant un allégement d'intérêt aux étudiants touchant un revenu plus élevé, de manière à aider 100 000 personnes de plus -- voir en page 26. |
| Recommandation : Accorder aux débiteurs qui ont manifestement peine à rembourser leur dette après la période transitoire une certaine réduction de leur dette en tenant compte de la capacité de payer et du niveau d'endettement de l'intéressé. | La période d'amortissement des prêts est prolongée dans le cas des diplômés en sérieuse difficulté financière, pour leur permettre de verser des mensualités moins élevées; au besoin, la dette sera réduite en fonction du revenu et du niveau d'endettement de l'intéressé -- voir en page 28. |
| Recommandation : Rendre les remboursements de prêts aux étudiants déductibles d'impôt, ou convertir l'intérêt payé en un crédit d'impôt. | Allégement fiscal au titre des intérêts sur les prêts étudiants -- voir en page 26. |
| Recommandation : Permettre à un particulier de retirer des fonds de son REER en franchise d'impôt pour financer ses études. | Franchise d'impôt sur les retraits d'un REER pour le perfectionnement continu -- voir en page 30. |
| Recommandation : Permettre que les cotisations à un REEE donnent droit à une déduction d'impôt. | Nouvelle Subvention cana-dienne pour l'épargne-études égale à 20 p. 100 de la première tranche de 2 000 dollars de cotisations à un REEE -- voir en page 34. |
| Recommandation : Mettre sur pied un programme d'enseignement coopératif pour permettre aux étudiants de gagner un revenu tout en étudiant. |
Aide accrue à la recherche de pointe et aux diplômés par le truchement des conseils subventionnaires -- voir en page 23.
Extension du crédit d'impôt pour études et de la déduction pour frais de garde d'enfants aux étudiants à temps partiel -- voir en pages 31 et 32. Pour appuyer l'emploi chez les jeunes, les fonds consacrés aux jeunes à risque seront plus que doublés, et les employeurs qui embaucheront de jeunes Canadiens en 1999 et en 2000 bénéficieront d'un congé de cotisations d'assurance-emploi -- voir en pages 40 et 39. Le budget du Rescol, du Programme d'accès communautaire et de CANARIE Inc. sera haussé pour accroître le nombre d'écoles et de communautés ayant accès à la technologie de l'information -- voir en page 41 |
On peut obtenir la présente brochure et d'autres renseignements au sujet de la Stratégie canadienne pour l'égalité des chances dans tout établissement d'enseignement post-secondaire au Canada.
On peut également se procurer la présente brochure et d'autres documents budgétaires au :
Centre de distribution
Ministère des Finances
300, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario)
K1A 0G5Téléphone : (613) 995-2855
Télécopieur : (613) 996-0518
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