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Les projections du présent budget sont fondées sur des prévisions économiques du secteur privé, résumées au tableau 4.1 (des précisions figurent au chapitre 2), ainsi que sur les résultats financiers mensuels obtenus jusqu’en février 2006. Elles sont présentées sur un horizon de deux ans, ce qui est conforme à l’approche retenue par le gouvernement consistant à instaurer des mesures lorsqu’elles sont abordables et prêtes à être mises en œuvre.
Selon les prévisionnistes du secteur privé, la croissance du PIB réel devrait demeurer solide au cours de la période de planification. Ils estiment en outre que, sous l’effet de la vigueur soutenue du prix des produits de base, l’inflation du PIB devrait s’établir en moyenne à 2,9 % en 2006. Ce taux est nettement supérieur à celui prévu dans La Mise à jour économique et financière de novembre 2005.
Tableau 4.1
Moyenne des prévisions économiques du secteur privé : Enquête de mars 2006
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| 2005 | 2006 | 2007 | |
|---|---|---|---|
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| (%, sauf indication contraire) | |||
| Croissance du PIB réel | 2,9 | 3,0 | 2,7 |
| Inflation du PIB | 3,1 | 2,9 | 1,8 |
| Croissance du PIB nominal | 6,1 | 6,0 | 4,6 |
| Bons du Trésor à 3 mois | 2,7 | 4,0 | 4,1 |
| Taux des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans |
4,1 | 4,4 | 4,5 |
| Variation du PIB nominal depuis la Mise à jour de novembre 2005 |
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| Niveau (G$) | 10,2 | 21,9 | 21,4 |
| Croissance | 0,8 | 0,8 | -0,1 |
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La croissance du PIB nominal devrait atteindre 6,0 % en moyenne en 2006, en hausse par rapport au taux de 5,2 % prévu dans la Mise à jour de novembre 2005. En 2007, la croissance du PIB nominal devrait ralentir pour s’établir à 4,6 %, taux similaire à celui prévu dans la Mise à jour. Jumelé à la croissance plus vigoureuse enregistrée en 2005 (6,1 % contre 5,3 % selon les estimations de la Mise à jour), le niveau du PIB nominal en 2006 et en 2007 devrait être de 22 milliards de dollars supérieur à ce qui avait été projeté dans la Mise à jour de 2005. Cette situation se traduira par une hausse des revenus de l’État, étant donné que le PIB nominal représente la mesure la plus large de l’assiette fiscale.
Conformément aux projections de croissance économique plus forte, les taux d’intérêt à court terme devraient progresser pour atteindre en moyenne 4,0 % en 2006 (60 points de base de plus que ce qui avait été prévu dans la Mise à jour) et 4,1 % en 2007 (équivalent au taux indiqué dans la Mise à jour). Les prévisionnistes du secteur privé s’attendent également à ce que les taux d’intérêt à long terme augmentent de façon graduelle, passant de 4,1 % en 2005 à 4,5 % en 2007 (comparativement au taux de 5,1 % prévu dans la Mise à jour).
Tableau 4.2
Variation de l’excédent aux fins de planification selon le statu quo, depuis La Mise à jour économique et financière de novembre 2005
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| Estimations | Projections | ||
|---|---|---|---|
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| 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | |
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| (G$) | |||
| Excédent aux fins de planification selon le statu quo – Mise à jour de novembre 2005 (avant les mesures stratégiques) | 13,4 | 15,0 | 16,4 |
| Initiatives annoncées avant la Mise à jour1 |
-1,4 | -0,9 | -1,1 |
| Incidence de la consolidation des fondations |
-0,7 | -0,7 | -0,8 |
| Excédent rajusté – Mise à jour de novembre |
11,3 | 13,3 | 14,5 |
| Répercussion des changements économiques |
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| Revenus budgétaires | |||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 2,6 | 3,1 | 3,3 |
| Impôt des sociétés | 0,8 | 0,6 | 1,0 |
| Taxe sur les produits et services | 0,4 | 0,7 | 1,0 |
| Autres revenus | 0,4 | 0,8 | 0,3 |
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| Total | 4,2 | 5,2 | 5,5 |
| Charges de programmes | 1,5 | -0,3 | -0,5 |
| Frais de la dette publique | 0,3 | -0,4 | -0,1 |
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| Total des changements économiques | 6,0 | 4,5 | 4,9 |
| Excédent de planification selon le statu quo, révisé |
17,4 | 17,8 | 19,4 |
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| Nota – Un nombre positif indique une amélioration du solde budgétaire; un nombre négatif, une détérioration. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. 1 Comprend des montants visés par des autorisations de dépenses pour 2005-2006 ainsi que des montants confirmés par le présent gouvernement pour 2006-2007 et 2007-2008. |
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Dans La Mise à jour économique et financière de novembre 2005, l’excédent budgétaire selon le statu quo était évalué à 13,4 milliards de dollars pour 2005-2006, passant à 15,0 milliards en 2006-2007, puis à 16,4 milliards en 2007-2008. Il ne tenait toutefois pas compte du coût de nombreux engagements pris par le gouvernement précédent et que le nouveau gouvernement a confirmés, à savoir la prestation pour les coûts de l’énergie, le financement au titre de l’infrastructure des transports en commun, les volets de l’entente Canada-Ontario non encore financés (voir plus loin l’encadré intitulé « Entente Canada-Ontario : 2006-2007 et 2007-2008 ») et d’autres mesures annoncées entre le budget de 2005 et la Mise à jour de novembre pour lesquelles les dépenses avaient été autorisées ou qui ont été confirmées par le présent gouvernement. Au total, ces mesures réduisent l’excédent de 1,4 milliard de dollars en 2005-2006, de 0,9 milliard en 2006-2007 et de 1,1 milliard en 2007-2008.
L’excédent selon le statu quo présenté dans la Mise à jour de novembre ne tenait pas compte non plus de l’incidence de la consolidation d’un certain nombre de fondations. L’inclusion des fondations dans les états financiers du gouvernement, conformément aux recommandations de la vérificatrice générale du Canada, suppose la constatation des décaissements de ces organismes en tant que charges. Cette modification devrait réduire l’excédent de 0,7 milliard de dollars en 2005-2006 et en 2006-2007, et de 0,8 milliard en 2007-2008. Ces rajustements ramènent l’excédent sous jacent à 11,3 milliards de dollars en 2005-2006, à 13,3 milliards en 2006-2007 et à 14,5 milliards en 2007-2008.
Toutefois, la situation financière globale du gouvernement est à présent plus solide que celle prévue au moment de la Mise à jour de novembre, en raison surtout de revenus supérieurs, conformément aux révisions à la hausse des prévisions de la croissance du PIB nominal en 2005 et en 2006 établies par le secteur privé. Selon les projections, les revenus budgétaires excéderont de 4,2 milliards de dollars en 2005-2006, de 5,2 milliards en 2006-2007 et de 5,5 milliards en 2007-2008 les montants qui avaient été prévus au moment de la Mise à jour de novembre 2005.
Toutes les principales sources de revenus fédéraux contribuent à ces augmentations :
Les charges de programmes en 2005-2006 sont de 1,5 milliard de dollars inférieures à celles prévues dans la Mise à jour de novembre. Cela tient surtout au fait qu’une part importante des dépenses qui auraient normalement été faites en vertu des projets de loi de crédits n’ont pas été effectuées durant cet exercice par suite de la dissolution du Parlement en novembre. Après 2005-2006, les charges de programmes sont légèrement supérieures, en raison de transferts plus élevés à d’autres administrations découlant de changements apportés aux abattements d’impôt législatifs, d’une part, et sous l’effet de charges de programmes directes légèrement plus élevées, tenant compte des variations estimées dans les programmes législatifs gérés par les ministères.
Les frais de la dette publique en 2005-2006 devraient être de 0,3 milliard de dollars moins élevés que ceux prévus dans la Mise à jour de 2005. En 2006-2007 et en 2007-2008, ils devraient toutefois être supérieurs de 0,4 milliard et de 0,1 milliard, respectivement, aux données de la Mise à jour de novembre 2005, sous l’effet de taux d’intérêt projetés plus élevés.
Entente Canada-Ontario : 2006-2007 et 2007-2008
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| 2006-2007 | 2007-2008 | |
|---|---|---|
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| (M$) | ||
| Coût brut de l’entente | 919 | 1 340 |
| Mesures répondant aux engagements envers l’Ontario | ||
| Immigration | 115 | 185 |
| Budget de 2005 | 29 | 41 |
| Nouveaux fonds | 86 | 144 |
| Formation pour le marché du travail | 86 | 120 |
| Mesures fiscales touchant les apprentis (budget de 2006) |
86 | 120 |
| Enseignement postsecondaire | 269 | 263 |
| Fiducie d’infrastructure pour l’enseignement postsecondaire1 | 195 | 195 |
| Mesures fiscales en éducation (budget de 2006) |
74 | 68 |
| Fiducie pour le logement abordable2 | 117 | 117 |
| Fiducie d’investissement pour les transports en commun2 |
117 | 117 |
| Infrastructure | 100 | |
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| Total – Sources de financement | 704 | 902 |
| Autres montants attribués dans le budget | 157 | 653 |
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. 1 Répartition théorique sur deux ans (2006-2007 et 2007-2008) 2 Répartition théorique sur trois ans (2006-2007 à 2008-2009) |
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Le présent budget prévoit le financement intégral de l’entente conclue avec le gouvernement de l’Ontario. Les fonds réservés en 2006-2007 et 2007-2008 pour l’immigration, l’enseignement postsecondaire, le logement, les villes et le transport en commun/le changement climatique, et versés à l’ensemble des provinces et territoires, englobent les engagements découlant de l’entente Canada-Ontario pour cette période. Les fonds relatifs aux éléments de l’entente qui ont trait à des enjeux intéressant tout particulièrement l’Ontario, notamment la perception de l’impôt des sociétés, l’inspection des abattoirs et l’infrastructure, ont également été pris en compte dans le présent budget. En ce qui concerne l’infrastructure, un complément de 300 millions de dollars sera offert par l’entremise du Fonds canadien sur l’infrastructure stratégique, pour financer des projets en Ontario, lesquels permettront de rétablir la part par habitant du financement national consenti en vertu des ententes existantes dans ce domaine. L’approche adoptée pour le respect de l’engagement en matière de formation liée au marché du travail et pour les années supérieures de l’enseignement postsecondaire s’inscrira dans les discussions avec les provinces et les territoires en vue de rétablir l’équilibre fiscal.
En raison de ces changements, les excédents aux fins de la planification dans le budget de 2006 s’établissent à 17,4 milliards de dollars en 2005-2006, à 17,8 milliards en 2006-2007 et à 19,4 milliards en 2007-2008.
Le tableau 4.3 résume l’incidence des mesures proposées dans le budget sur l’excédent budgétaire.
Tableau 4.3
Perspectives financières, mesures du budget de mai 2006 comprises
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| Estimations | Projections | ||
|---|---|---|---|
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| 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | |
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| (G$) | |||
| Excédent aux fins de planification selon le statu quo – budget de 2006 | 17,4 | 17,8 | 19,4 |
| Mesures du budget | |||
| Imputabilité et transparence | -0,1 | -0,1 | |
| Possibilités | -5,7 | -10,8 | -11,0 |
| Familles et collectivités | -3,3 | -4,9 | |
| Sécurité | -1,0 | -1,6 | |
| Péréquation et formule de financement des territoires | -0,3 | 0,0 | |
| Réaffectation/restriction des dépenses | 1,2 | 2,4 | |
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| Total des mesures du budget | -5,7 | -14,3 | -15,0 |
| Projet de loi C-48 | -3,6 | ||
| Variation nette | -9,3 | -14,3 | -15,0 |
| Réduction de la dette | 8,0 | 3,0 | 3,0 |
| Excédent restant | 0,0 | 0,6 | 1,4 |
| Postes pour mémoire | |||
| Total des réductions d’impôts et de taxes proposées dans le budget | -5,0 | -9,9 | -11,3 |
| Total net des nouvelles initiatives de dépenses proposées dans le budget | -0,8 | -4,4 | -3,8 |
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. Aux fins de la planification, il est présumé que le montant intégral prévu en vertu du projet de loi C-48 sera disponible. |
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Les mesures incluses dans le présent budget pour 2005-2006 totalisent 5,7 milliards de dollars. Il est également tenu compte dans le budget des coûts de 3,6 milliards liés aux paiements anticipés effectués en vertu du projet de loi C-48 en 2005-2006. L’ensemble des mesures budgétaires se chiffrent à 14,3 milliards pour 2007-2008 et à 15,0 milliards pour 2007-2008.
Globalement, les allégements fiscaux prévus dans le présent budget sont deux fois plus importants que les nouvelles dépenses. Le coût des mesures est présenté après avoir tenu compte des réaffectations prévues, notamment un montant de 1 milliard de dollars par an déterminé par le président du Conseil du Trésor, tel que décrit au chapitre 3. Le gouvernement réaffectera en outre des ressources provenant de programmes actuels liés au changement climatique afin de couvrir le crédit d’impôt pour le coût des laissez-passer de transport en commun, proposé dans le budget. En outre, conformément aux dispositions des ententes sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants conclues entre le gouvernement précédent et les gouvernements provinciaux et territoriaux – dispositions en vertu desquelles une des parties peut résilier une entente en donnant un préavis d’un an – le gouvernement mettra un terme aux ententes d’ici mars 2007. Ces ententes seront remplacées par la nouvelle Prestation universelle pour la garde d’enfants, proposée dans le budget.
Après avoir tenu compte des mesures, la réduction de la dette en 2005-2006 est de 8 milliards de dollars, et le gouvernement compte réduire la dette de 3 milliards en 2006-2007 et en 2007-2008. Conformément à l’approche plus transparente du gouvernement en matière de communication de l’information financière, le présent budget prévoit un excédent non affecté de 0,6 milliard de dollars en 2006-2007 et de 1,4 milliard en 2007-2008. Ces excédents pourront être appliqués aux priorités futures du gouvernement, notamment d’éventuelles mesures visant à rétablir l’équilibre fiscal au Canada. Le résultat final pour ces exercices est évidemment tributaire de nombreux facteurs, dont le taux de croissance de l’économie et les décisions budgétaires futures que prendra le gouvernement. En outre, le gouvernement propose de discuter avec les provinces la possibilité d’affecter une partie des excédents imprévus à la fin de l’exercice au Régime de pensions du Canada et au Régime de rentes du Québec.
Tableau 4.4
État sommaire des opérations, mesures du budget de mai 2006 comprises
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| Données réelles1 | Estimations | Projections | ||
|---|---|---|---|---|
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| 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | |
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| (G$) | ||||
| Revenus budgétaires | 211,9 | 220,9 | 227,1 | 235,8 |
| Charges de programmes | 176,3 | 179,2 | 188,8 | 196,5 |
| Frais de la dette publique | 34,1 | 33,7 | 34,8 | 34,8 |
|
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| Total des charges | 210,5 | 212,9 | 223,6 | 231,4 |
| Réduction de la dette prévue | 1,5 | 8,0 | 3,0 | 3,0 |
| Excédent restant | 0,6 | 1,4 | ||
| Dette fédérale | 494,4 | 486,4 | 483,4 | 480,4 |
| En % du PIB | ||||
| Revenus budgétaires | 16,4 | 16,1 | 15,7 | 15,5 |
| Charges de programmes | 13,7 | 13,1 | 13,0 | 13,0 |
| Frais de la dette publique | 2,6 | 2,5 | 2,4 | 2,3 |
| Total des charges | 16,3 | 15,6 | 15,4 | 15,2 |
| Réduction de la dette | 0,1 | 0,6 | 0,2 | 0,2 |
| Dette fédérale | 38,3 | 35,5 | 33,3 | 31,7 |
| PIB nominal (milliards de dollars, année civile) | 1 290 | 1 369 | 1 451 | 1 517 |
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. 1 Révisées pour tenir compte de l’incidence de la consolidation des fondations. |
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Le tableau 4.4 résume la situation financière du gouvernement, compte tenu du coût de toutes les mesures proposées dans le présent budget. Afin de présenter fidèlement le niveau réel des revenus et des charges, la pratique antérieure qui consistait à inclure certaines charges à titre de déduction des revenus (en particulier la Prestation fiscale canadienne pour enfants) a été abandonnée. Cette mesure augmente les revenus et les charges d’un montant équivalent à environ 1 % du PIB, mais elle n’a pas d’incidence sur le solde budgétaire (voir la discussion à l’annexe 2).
Les revenus budgétaires devraient augmenter de 9,0 milliards de dollars, ou 4,2 %, en 2005-2006. Au cours des deux prochains exercices, ils devraient progresser à un rythme nettement inférieur à celui de la croissance globale de l’économie, sous l’effet de l’incidence des mesures de réduction des impôts et des taxes qui sont proposées dans le budget.
Les charges de programmes devraient augmenter de 1,6 % en 2005-2006, ou 2,8 milliards de dollars. Cette augmentation est en partie attribuable à la hausse ponctuelle des transferts à d’autres administrations en 2004-2005, qui a fait grimper sensiblement le niveau des charges pour cet exercice. Les charges de programmes devraient progresser de 5,4 % en 2006-2007 et de 4,1 % en 2007-2008, soit à un rythme inférieur au taux de croissance du PIB nominal.
Les frais de la dette publique devraient diminuer de 0,4 milliard de dollars pour s'établir à 33,7 milliards en 2005-2006, en raison principalement d'une baisse de l'encours de la dette portant intérêt. Ils devraient ensuite augmenter de 1,1 milliard de dollars pour s'établir à 34,8 milliards en 2006-2007, par suite de la hausse prévue du taux d’intérêt effectif moyen à l’égard de la dette publique.
Le ratio de la dette fédérale (déficit accumulé) au PIB s’est établi à 38,3 % en 2004-2005, ce qui représente une baisse remarquable par rapport au sommet de 68,4 % atteint en 1995-1996. Compte tenu de la réduction de la dette projetée, le ratio de la dette au PIB devrait reculer pour atteindre 31,7 % en 2007-2008, ce qui est conforme au nouvel objectif à moyen terme consistant à ramener ce ratio à 25 % d’ici 2013-2014.
Tableau 4.5
Perspectives concernant les revenus, mesures du budget de mai 2006 comprises
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| Données réelles | Estimations | Projections | ||
|---|---|---|---|---|
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| 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | |
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| (M$) | ||||
| Revenus fiscaux | ||||
| Impôt sur le revenu | ||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 98 521 | 103 000 | 109 275 | 115 530 |
| Impôt des sociétés | 29 956 | 34 530 | 35 345 | 36 805 |
| Autres impôts sur le revenu | 3 560 | 4 645 | 4 370 | 4 240 |
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| Total de l’impôt sur le revenu | 132 037 | 142 175 | 148 990 | 156 575 |
| Taxes et droits d’accise | ||||
| Taxe sur les produits et services | 29 758 | 31 940 | 29 845 | 29 760 |
| Droits de douane à l’importation | 3 091 | 3 410 | 3 610 | 3 920 |
| Autres taxes et droits d’accise | 10 008 | 9 970 | 9 965 | 10 095 |
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| Total des taxes et droits d’accise | 42 857 | 45 320 | 43 420 | 43 775 |
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| Total des revenus fiscaux | 174 894 | 187 495 | 192 410 | 200 350 |
| Revenus des cotisations d’assurance-emploi | 17 307 | 16 880 | 16 125 | 16 420 |
| Autres revenus | 19 719 | 16 540 | 18 615 | 18 990 |
| Total des revenus budgétaires | 211 920 | 220 915 | 227 150 | 235 760 |
| % du PIB | ||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 7,6 | 7,5 | 7,5 | 7,6 |
| Impôt des sociétés | 2,3 | 2,5 | 2,4 | 2,4 |
| Taxe sur les produits et services | 2,3 | 2,3 | 2,1 | 2,0 |
| Autres taxes et droits d’accise | 1,0 | 1,0 | 0,9 | 0,9 |
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| Total des revenus fiscaux | 13,6 | 13,7 | 13,3 | 13,2 |
| Revenus des cotisations d’assurance-emploi | 1,3 | 1,2 | 1,1 | 1,1 |
| Autres revenus | 1,5 | 1,2 | 1,3 | 1,3 |
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| Total | 16,4 | 16,1 | 15,7 | 15,5 |
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. | ||||
Les revenus budgétaires devraient augmenter de 4,2 % en 2005-2006 et d'environ 3,3 % en moyenne en 2006-2007 et en 2007-2008. Cette hausse comprend le coût des allégements fiscaux à l’égard duquel le gouvernement prévoit adopter des mesures législatives dans le présent budget, coût qui s’établit à 5,0 milliards de dollars en 2005-2006, à 9,9 milliards en 2006-2007 et à 11,3 milliards en 2007-2008. En pourcentage du PIB, les revenus devraient diminuer, passant de 16,4 % en 2004-2005 à 15,5 % en 2007-2008, dans la foulée des mesures fiscales annoncées dans le présent budget, notamment la réduction proposée du taux de la TPS d’un point de pourcentage et la réduction proposée de l’impôt sur le revenu des particuliers.
Les rentrées au titre de l’impôt sur le revenu des particuliers, qui constituent le principal élément des revenus budgétaires, devraient diminuer légèrement en pourcentage du PIB en 2005-2006 en raison de l’impact de la réduction du taux de 16 % à 15 % en 2005 et de la hausse du montant personnel de base. Au cours des deux prochains exercices, ces rentrées demeureront stables en proportion du PIB, les réductions d’impôt compensant la tendance naturelle à la hausse des rentrées au titre de l’impôt des particuliers en période de gains de revenu réels.
En 2005-2006, les revenus au titre de l’impôt des sociétés devraient croître de 15,3 %, après avoir augmenté de 9,2 % au cours de l’exercice précédent. La croissance explosive des rentrées prévues traduit la hausse de la rentabilité des sociétés, surtout dans le secteur de l’énergie. Pour les deux derniers exercices de la période de planification, les rentrées au titre de l’impôt des sociétés devraient connaître une progression plus lente que celle des bénéfices des sociétés, sous l’effet de l’élimination accélérée de l’impôt fédéral sur le capital.
Les revenus au titre de la TPS devraient progresser de 7,3 % en 2005-2006, croissance légèrement plus rapide que celle de l’économie, sous l’effet de la forte augmentation des ventes au détail. En 2006-2007, ces revenus devraient chuter de 6,6 %, ce qui tient intégralement à la réduction proposée d’un point de pourcentage du taux de TPS à compter du 1er juillet 2006. La réduction proposée du taux devrait entraîner une diminution des revenus au titre de la TPS en pourcentage du PIB, qui passeront de 2,3 % en 2005-2006 à 2,0 % en 2007-2008, soit le premier exercice au cours duquel le nouveau taux inférieur de la TPS sera entièrement pris en compte.
Les rentrées au titre des autres revenus, qui représentent essentiellement des retenues d’impôt perçues auprès des non-résidents, devraient progresser d’environ 30 % en 2005-2006 en raison de la forte croissance des paiements de dividendes exceptionnels à des non-résidents, qui a été enregistrée de septembre à décembre 2005. Les résultats financiers mensuels pour janvier et février 2006 montrent que cette croissance des rentrées au titre des retenues d’impôt des non-résidents est revenue à des niveaux plus normaux, essentiellement conformes à la croissance des bénéfices des sociétés. Les gains importants affichés vers la fin de 2005 ne devraient pas se poursuivre durant la période couverte par les projections.
Conformément au mécanisme de détermination des cotisations d’assurance-emploi, ces dernières devraient concorder avec le coût projeté du programme d’assurance-emploi. Les projections des revenus et des charges au titre de l’assurance-emploi tiennent également compte de la mise en œuvre en 2006 du Régime québécois d’assurance parentale et du coût des projets pilotes sur le marché du travail annoncés en février 2005. Il en résulte une diminution des revenus projetés des cotisations d’assurance-emploi en 2005-2006 et en 2006-2007.
Parmi les autres revenus, mentionnons ceux des sociétés d'État consolidées, les gains ou pertes nets provenant des sociétés d’État entreprises, les revenus au titre des opérations de change, le rendement des investissements, ainsi que le produit des ventes de biens et de services. Ces revenus sont volatils, en partie à cause de l’impact des variations du taux de change sur la valeur en dollars canadiens des actifs portant intérêt libellés en devises, ainsi que des gains ou pertes nets des sociétés d’État entreprises. En 2005-2006, les autres revenus devraient diminuer de 16,1 %, ou 3,2 milliards de dollars, traduisant essentiellement le gain ponctuel de (2,6 milliards de dollars) que le gouvernement a réalisé en 2004-2005 lorsqu’il a vendu le reste de ses actions de Petro-Canada ainsi que l’incidence de l’appréciation du dollar canadien.

Tableau 4.6
Perspectives concernant les charges de programmes, mesures du budget de mai 2006 comprises
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| Données réelles | Estimations | Projections | ||
|---|---|---|---|---|
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| 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | |
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| (M$) | ||||
| Principaux transferts aux particuliers | ||||
| Prestations aux aînés | 27 871 | 29 125 | 30 625 | 32 030 |
| Prestations d’assurance- emploi1 | 14 748 | 14 390 | 14 580 | 15 205 |
| Prestations pour enfants2 | 8 688 | 9 145 | 11 140 | 11 795 |
| Prestations pour les coûts de l’énergie | 565 | |||
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| Total | 51 307 | 53 225 | 56 345 | 59 030 |
| Principaux transferts à d’autres administrations | ||||
| Transferts fédéraux à l’appui de la santé et d’autres programmes | 27 831 | 27 225 | 28 640 | 30 150 |
| Accords fiscaux3 | 16 171 | 12 370 | 13 055 | 13 175 |
| Paiements de remplacement au titre des programmes permanents | -2 746 | -2 730 | -2 870 | -3 065 |
| Apprentissage et garde des jeunes enfants | 700 | 650 | ||
| Villes et collectivités du Canada | 600 | 600 | 800 | |
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| Total | 41 955 | 37 465 | 40 075 | 41 060 |
| Charges de programmes directes | 83 083 | 84 840 | 92 385 | 96 455 |
| Projet de loi C-48 | 3 620 | |||
| Total des charges de programmes | 176 345 | 179 150 | 188 805 | 196 545 |
| En pourcentage du PIB | ||||
| Principaux transferts aux particuliers | 4,0 | 3,9 | 3,9 | 3,9 |
| Principaux transferts à d’autres administrations | 3,3 | 2,7 | 2,8 | 2,7 |
| Charges de programmes directes | 6,4 | 6,2 | 6,4 | 6,4 |
|
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| Total des charges de programmes | 13,7 | 13,14 | 13,0 | 13,0 |
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. 1 Les prestations d’assurance-emploi comprennent les prestations régulières; les prestations pour maladie, congé de maternité, congés parentaux et soins de compassion; les prestations de pêcheurs et celles pour travail partagé, ainsi que les prestations d’emploi et les mesures de soutien. Ces prestations représentent 90 % des charges totales du programme d’assurance-emploi. Les autres coûts du programme (qui s’élèvent à 1,3 milliard de dollars en 2004-2005) ont trait à des frais administratifs. 2 Comprend la Prestation fiscale canadienne pour enfants et la nouvelle Prestation universelle pour la garde d’enfants. 3 Comprend un rajustement de révision des données en 2006-2007. 4 Comprend le coût des paiements prévus en vertu du projet de loi C-48. |
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Le tableau 4.6 présente un aperçu des projections relatives aux charges de programmes, y compris le coût des mesures proposées dans le présent budget. Les charges de programmes se divisent en trois grandes composantes : les principaux transferts aux particuliers, les principaux transferts à d’autres administrations et les charges de programmes directes – ce dernier élément comprenant les subventions et autres transferts, les charges au titre de la défense et toutes les autres charges liées au fonctionnement des ministères.
Les principaux transferts aux particuliers correspondent aux prestations aux aînés, aux prestations d’assurance-emploi, ainsi qu’aux prestations pour enfants – notamment la Prestation universelle pour la garde d’enfants. Ces transferts devraient augmenter de 5,8 milliards de dollars au cours des deux prochains exercices.
Les principaux transferts à d’autres administrations devraient diminuer de 4,5 milliards de dollars en 2005-2006, en raison de versements ponctuels effectués en 2004-2005 à l’égard du Fonds pour la réduction des temps d’attente (4,3 milliards de dollars) et au titre des accords sur les revenus tirés de l’exploitation des ressources extracôtières (2,8 milliards de dollars) à Terre-Neuve-et-Labrador et à la Nouvelle-Écosse. Cette baisse sera en partie compensée par le versement prévu de 3,3 milliards de dollars aux provinces et aux territoires en vertu du projet de loi C-48. Les principaux transferts à d’autres administrations devraient augmenter de 2,6 milliards et de 1,0 milliard respectivement au cours des deux prochains exercices, sous l’effet de l’accord de 2004 sur la santé et d’augmentations prévues par la loi de la péréquation et de la formule de financement des territoires.
Les charges de programmes directes devraient connaître une augmentation de seulement 1,8 milliard de dollars en 2005-2006, surtout parce qu’une grande partie des dépenses prévues n’ont pas été effectuées à la suite de la dissolution du Parlement en novembre 2005. Elles devraient ensuite augmenter à nouveau de 7,5 milliards de dollars en 2006-2007. Cette hausse est essentiellement due aux mesures annoncées dans les budgets antérieurs. Les nouvelles mesures du présent budget augmentent les charges directes de programmes de 2,6 milliards de dollars en 2006-2007. La croissance des charges de programmes directes devrait sensiblement diminuer en 2007-2008, s’établissant à 4,4 %.
Les salaires et avantages sociaux représentent environ le quart des charges de programmes directes. Le gouvernement du Canada s’engage à maintenir des programmes de pension et d’avantages sociaux répondant aux besoins des employés et concurrentiels en regard de ceux d’entreprises comparables, tout en respectant les intérêts des contribuables. Conformément à cet engagement, le gouvernement propose de modifier la formule utilisée pour calculer les prestations des régimes de retraite du secteur public, de façon à mieux refléter l’esprit initial de la politique. En outre, le gouvernement entend préciser le statut de l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public, qui est exonéré de l’impôt, pour faire en sorte que cet organisme jouisse du même statut auprès des autres administrations.


Le ratio de la dette fédérale (déficit accumulé) au PIB s’est établi à 38,3 % en 2004-2005, ce qui représente une baisse très sensible par rapport au sommet de 68,4 % atteint en 1995-1996. Compte tenu de la réduction prévue de la dette, ce ratio devrait chuter à 31,7 % d’ici 2007-2008, ce qui permettrait de respecter l’objectif à moyen terme de ramener ce ratio à 25 % d’ici 2013-2014.
En conséquence, le ratio des frais de la dette publique aux revenus du gouvernement a diminué au cours des dernières années pour se fixer à 16,1 % en 2004-2005. Ce ratio devrait diminuer davantage pour s’établir à 14,8 % en 2007-2008, c’est-à-dire qu’à ce moment le gouvernement consacrera un peu moins de 15 cents sur chaque dollar de revenu pour acquitter l’intérêt sur la dette fédérale.
Tableau 4.7
Solde budgétaire, opérations non budgétaires et ressources ou besoins financiers
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| Données réelles | Estimations | Projections | ||
|---|---|---|---|---|
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| 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | |
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| (G$) | ||||
| Solde budgétaire | 1,5 | 8,0 | 3,0 | 3,0 |
| Opérations non budgétaires | ||||
| Régimes de retraite et autres comptes | -1,1 | -1,1 | 2,2 | 2,3 |
| Actifs non financiers | 0,0 | -0,5 | -0,7 | -1,1 |
| Prêts, placements et avances | -4,2 | -3,8 | -3,2 | -2,5 |
| Autres opérations | 8,6 | 2,7 | -4,3 | 3,0 |
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| Total | 3,3 | -2,7 | -6,0 | 1,7 |
| Ressources ou besoins financiers | 4,8 | 5,3 | -3,0 | 4,7 |
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. | ||||
Le solde budgétaire est présenté selon la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale, les passifs et les actifs du gouvernement étant constatés au moment où ils sont engagés ou acquis, peu importe le moment où surviennent les rentrées et les sorties de fonds correspondantes.
Pour leur part, les ressources ou besoins financiers représentent l’écart entre les rentrées et les sorties de fonds de l’État. Cette mesure tient compte non seulement du solde budgétaire, mais aussi des opérations non budgétaires du gouvernement. Elle englobe les comptes de pension des fonctionnaires fédéraux, les changements au titre des actifs non financiers, les activités d’investissement par voie de prêts, de placements et d’avances ainsi que des changements à l’égard d’autres actifs financiers, de passifs et d’opérations de change. Les opérations non budgétaires tiennent également compte de la conversion de la comptabilité d’exercice intégrale à la comptabilité de caisse.
Sous l’effet d’un solde budgétaire de 3,0 milliards de dollars et de besoins financiers de 6,0 milliards au titre des opérations non budgétaires, on prévoit des besoins financiers de 3,0 milliards en 2006-2007, comparativement à des ressources financières estimatives de 5,3 milliards en 2005-2006. Les besoins estimatifs en 2006-2007 sont principalement attribuables aux paiements devant être effectués en vertu du projet de loi C-48 et aux remboursements découlant des mesures touchant l’impôt sur le revenu des particuliers et s’appliquant à l’année d’imposition 2005. Des ressources financières de 4,7 milliards sont prévues en 2007-2008.
Les projections financières sont foncièrement incertaines pour les motifs suivants :
La variation des hypothèses économiques affecte l’envergure des assiettes fiscales projetées et des dépenses qui sont sensibles à des facteurs économiques, notamment les prestations d’assurance-emploi et les frais de la dette publique.
Les tableaux suivants illustrent la sensibilité du solde budgétaire à un certain nombre d’hypothèses de chocs économiques, soit :
Ces facteurs de sensibilité sont des règles approximatives d’application générale qui supposent que toute augmentation de l’activité économique serait répartie proportionnellement entre l’ensemble des composantes de revenus et de dépenses du PIB. Les taux des cotisations d’assurance-emploi sont réputés s’ajuster, de sorte que les revenus d’assurance-emploi correspondent exactement aux charges de programmes, conformément au nouveau mécanisme d’établissement des taux d’assurance-emploi instauré en 2005. On considère aussi qu’une baisse d’égale importance du PIB réel ou nominal et des taux d’intérêt aurait des répercussions égales et opposées.
Tableau 4.8
Estimation de l’incidence d’une augmentation de 1 %, sur une année, du PIB réel sur les revenus, les charges et le solde budgétaire fédéraux
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| Année 1 | Année 2 | |
|---|---|---|
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| (G$) | ||
| Revenus fédéraux | ||
| Revenus fiscaux | ||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 1,0 | 1,3 |
| Impôt sur le revenu des sociétés | 0,3 | 0,3 |
| Taxe sur les produits et services | 0,4 | 0,4 |
| Autres revenus fiscaux | 0,2 | 0,2 |
|
|
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| Total des revenus fiscaux | 1,9 | 2,2 |
| Revenus des cotisations d’assurance-emploi | 0,3 | -0,7 |
| Autres revenus | 0,0 | 0,0 |
| Total des revenus budgétaires | 2,2 | 1,6 |
| Charges fédérales | ||
| Principaux transferts aux particuliers | ||
| Prestations aux aînés | 0,0 | 0,0 |
| Prestations d’assurance-emploi | -0,6 | -0,7 |
|
|
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| Total partiel | -0,6 | -0,7 |
| Autres charges de programmes | 0,1 | 0,2 |
| Frais de la dette publique | -0,1 | -0,2 |
| Total des charges | -0,6 | -0,7 |
| Solde budgétaire | 2,7 | 2,3 |
|
|
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. | ||
Une hausse de 1 % du PIB réel a pour effet d’améliorer le solde budgétaire de 2,7 milliards de dollars la première année et de 2,3 milliards la deuxième.
Selon cette estimation, les revenus fiscaux de toute provenance augmentent. Ainsi, les revenus tirés de l’impôt sur le revenu des particuliers augmentent par suite de la hausse de l’emploi et des salaires. En outre, en raison de la progressivité du régime fiscal, lorsque les particuliers gagnent des revenus réels supérieurs et passent à des fourchettes d’imposition plus élevées, ils versent une plus grande proportion de leur revenu en impôts. Les revenus fiscaux tirés de l’impôt sur le revenu des sociétés augmentent, par suite de la progression de la production et des bénéfices. Les revenus de la taxe sur les produits et services (TPS) augmentent, suivant la progression des dépenses de consommation liées à la hausse de l’emploi et du revenu personnel. Puisque les taux des cotisations d’assurance-emploi pour une année donnée sont fixés en fonction des projections établies en octobre de l’année précédente, les revenus des cotisations d’assurance-emploi augmentent au cours de la première année du choc (en raison de la progression de l’emploi), mais diminuent par la suite jusqu’au seuil d’équilibre.
Les charges diminuent, principalement en raison du recul des prestations d’assurance-emploi (par suite d’un abaissement du niveau de chômage) et du recul des frais de la dette publique (du fait de la baisse de l’encours de la dette attribuable à l’augmentation des revenus appliqués en réduction de la dette).
Tableau 4.9
Estimation de l’incidence d’une augmentation de 1 %, sur une année, de l’inflation du PIB sur les revenus, les charges et le solde budgétaire fédéraux
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| Année 1 | Année 2 | |
|---|---|---|
|
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| (G$) | ||
| Revenus fédéraux | ||
| Revenus fiscaux | ||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 1,3 | 1,3 |
| Impôt sur le revenu des sociétés | 0,3 | 0,3 |
| Taxe sur les produits et services | 0,4 | 0,4 |
| Autres revenus fiscaux | 0,2 | 0,2 |
|
|
||
| Total des revenus fiscaux | 2,2 | 2,2 |
| Revenus des cotisations d’assurance-emploi | 0,4 | 0,1 |
| Autres revenus | 0,1 | 0,1 |
| Total des revenus budgétaires | 2,7 | 2,3 |
| Charges fédérales | ||
| Principaux transferts aux particuliers | ||
| Prestations aux aînés | 0,3 | 0,3 |
| Prestations d’assurance-emploi | 0,0 | 0,1 |
|
|
||
| Total partiel | 0,3 | 0,4 |
| Autres charges de programmes | 0,4 | 0,5 |
| Frais de la dette publique | 0,0 | -0,1 |
| Total des charges | 0,7 | 0,8 |
| Solde budgétaire | 2,0 | 1,5 |
|
|
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. | ||
Selon cette deuxième estimation, une augmentation de 1 % du PIB nominal découlant uniquement de la hausse des prix (en supposant que l’indice des prix à la consommation progresse au même rythme que l’inflation du PIB) se traduirait par une amélioration du solde budgétaire de 2,0 milliards de dollars la première année et de 1,5 milliard la deuxième.
L’augmentation des prix se traduit par une hausse du revenu nominal puis de l’impôt sur le revenu des particuliers, de l’impôt sur le revenu des sociétés et des revenus de la TPS, par suite des gains enregistrés par les assiettes fiscales nominales sous-jacentes. Comparativement aux répercussions du choc du PIB réel, les effets sur les revenus tirés de l’impôt des particuliers sont plus prononcés la première année en raison du délai qui s’écoule avant que l’inflation soit reflétée dans le régime fiscal (les fourchettes de l’impôt sont indexées selon l’évolution en pourcentage de l’indice des prix à la consommation pour les 12 mois se terminant le 30 septembre de l’année précédente). Au fil du temps, les répercussions de l’impôt sur le revenu des particuliers sont plus marquées dans le cas d’un choc du PIB réel, compte tenu de l’augmentation du revenu réel et de la progressivité du régime fiscal. Pour les autres éléments de revenus fiscaux, les effets sont semblables, qu’il s’agisse de chocs du PIB réel ou du PIB nominal. Les revenus des cotisations d’assurance-emploi augmentent en réaction à l’évolution des gains au cours de la première année, mais cette progression s’atténue par la suite, lorsque les taux de cotisation s’adaptent aux répercussions de la hausse des gains. Contrairement au choc du PIB réel, les prestations d’assurance-emploi ne sont pas réduites puisque le chômage n’est pas touché par la montée des prix.
La hausse des revenus est partiellement neutralisée par l’augmentation du coût des programmes législatifs qui sont indexés selon l’inflation, notamment les prestations versées aux aînés et la Prestation fiscale pour enfants, et l’augmentation des charges salariales et non salariales fédérales, qui sont réputées augmenter conformément aux prix. Les frais de la dette publique baissent en raison de la diminution de l’encours de la dette.
Tableau 4.10
Estimation de l’incidence d’une augmentation soutenue de 100 points de base de tous les taux d’intérêt sur les revenus, les charges et le solde budgétaire fédéraux
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| Année 1 | Année 2 | |
|---|---|---|
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| (G$) | ||
| Revenus fédéraux | 0,4 | 0,5 |
| Charges fédérales | 1,4 | 2,0 |
|
|
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| Solde budgétaire | -1,0 | -1,5 |
|
|
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. | ||
Selon cette hypothèse, une augmentation des taux d’intérêt aurait pour effet d’abaisser le solde budgétaire de 1,0 milliard de dollars au cours de la première année et de 1,5 milliard la deuxième. Cette détérioration découle entièrement de l’augmentation des charges liées aux frais de la dette publique. L’incidence au titre des frais de la dette augmente au fil des ans, car la dette à plus long terme vient à échéance et est refinancée à des taux plus élevés. L’incidence globale est atténuée par une augmentation des revenus liée au rendement plus élevé de l’actif du gouvernement portant intérêt, qui est consignée dans les revenus non fiscaux.
La transposition des projections économiques en projections financières introduit un élément additionnel d’incertitude, la relation entre les variables financières et les variables économiques sous-jacentes fluctuant sensiblement au fil du temps. À titre d’exemple, voici certains facteurs d’incertitude liés à l’impôt sur le revenu des particuliers et à l’impôt des sociétés.
Sur de longues périodes, il existe une relation assez stable entre le revenu personnel et les revenus fiscaux tirés de l’impôt sur le revenu des particuliers. Toutefois, au cours d’un quelconque exercice, il se pourrait que cette relation ne soit pas applicable, et ce, pour les motifs suivants :
La sensibilité des revenus tirés de l’impôt sur le revenu des particuliers à des variations de l’assiette correspondante, soit les revenus des particuliers, est résumée par une mesure connue sous le nom d’élasticité de l’impôt sur le revenu des particuliers. Cette notion englobe la variation des revenus fiscaux découlant d’une variation de 1 % du revenu des particuliers. L’hypothèse d’élasticité est un facteur clé des prévisions de l’impôt sur le revenu des particuliers, car elle sert de repère pour la transposition des prévisions des revenus des particuliers en prévisions des revenus tirés de leur impôt.
Un dollar additionnel de revenu des particuliers génère habituellement plus d’un dollar en revenus tirés de l’impôt sur le revenu des particuliers. Autrement dit, l’élasticité du régime d’impôt sur le revenu des particuliers est supérieure à 1, en moyenne, en raison du caractère progressif du régime fiscal, les contribuables étant imposés à un taux supérieur à mesure que leurs revenus augmentent. Quand leur revenu total augmente, certains particuliers passent à une fourchette de revenus supérieure et versent une plus grande proportion de leurs revenus en impôts. Dans une année « normale », où les gains en revenus sont répartis uniformément entre les fourchettes de revenus et où toutes les sources de revenus augmentent à peu près au rythme mesuré de croissance du revenu des particuliers, l’élasticité est d’environ 1,2. Au cours des 11 premiers mois de 2005-2006, sous l’effet d’une forte augmentation des revenus, l’élasticité s’est chiffrée à environ 1,8, tandis qu’en 2001-2002, par suite de la correction des marchés boursiers, elle atteignait tout juste 0,3. Chaque variation de 1 point de pourcentage de l’élasticité se traduit par une variation des revenus d’à peu près 500 millions de dollars. À des fins de planification, on suppose que l’élasticité de l’impôt sur le revenu des particuliers sera de 1,2 en moyenne au cours des deux prochaines années.
Pour ce qui est de l’impôt des sociétés, il existe trois principales sources d’incertitude.
Le tableau qui suit illustre la sensibilité de l’ensemble des revenus budgétaires à des variations de trois importantes hypothèses de prévision fiscale, soit la croissance du PIB, l’élasticité de l’impôt sur le revenu des particuliers et, finalement, la réaction de l’impôt sur le revenu des sociétés aux bénéfices des sociétés. Ces facteurs de sensibilité se rattachent à des fluctuations semblables à celles que nous avons connues au cours des dernières années. Ainsi :
Tableau 4.11
Estimations de la sensibilité du solde budgétaire aux hypothèses concernant la croissance du PIB, l’élasticité de l’impôt sur le revenu des particuliers et l’influence des bénéfices des sociétés sur l’impôt des sociétés
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| Incidence en 2006-2007 | |
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| (G$) | |
| Croissance du PIB de +/- 0,5 point de pourcentage | +/-1,2 |
| Élasticité de l’impôt sur le revenu des particuliers de +/- 0,1 | +/-0,5 |
| Influence des bénéfices des secteurs industriels sur l’impôt des sociétés | +/-1,0 |
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