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Dans le budget de 2006, le gouvernement s’engage à prendre des mesures immédiates pour rétablir l’équilibre fiscal au Canada et répondre aux préoccupations exprimées dans ce domaine, notamment :
Par ailleurs, le gouvernement s’engage à prendre d’autres mesures au cours de la prochaine année en vue de rendre les relations fiscales au Canada plus ouvertes, transparentes et empreintes de collaboration. À cette fin, il propose :
- à une nouvelle approche pour l’affectation des excédents fédéraux imprévus;
- à des programmes de péréquation et de la formule de financement des territoires renouvelés, transparents et fondés sur des principes établis;
- à une nouvelle approche visant à accorder une aide à long terme prévisible au titre de l’enseignement postsecondaire et de la formation;
- à un nouveau cadre de soutien du financement à long terme au titre des programmes d’infrastructure.
Le gouvernement espère établir un dialogue fructueux sur les relations fiscales, auquel participeront les Canadiens, les administrations provinciales et territoriales, les universitaires et les experts, et qui sera suivi d’autres mesures qui permettront d’améliorer les relations fiscales au Canada.
Le gouvernement du Canada s’engage à édifier une fédération plus forte et plus coopérative, dans laquelle les gouvernements travaillent de concert pour que les Canadiens puissent y réaliser leur potentiel. Dans cette optique, le gouvernement estime que de nouveaux rapports, caractérisés par un fédéralisme d’ouverture avec les provinces et les territoires, sont nécessaires pour que le Canada continue de se développer dans l’unité, la prospérité et la sécurité. Il en résultera une union économique et sociale renforcée, une fédération plus efficiente et de meilleures possibilités pour tous les Canadiens.
Le gouvernement cherchera à unifier le pays en respectant les différences provinciales, territoriales et culturelles, tout en défendant les intérêts économiques et sociaux plus vastes du pays et ceux de tous les Canadiens. Il donnera suite aux préoccupations exprimées au sujet du déséquilibre fiscal et collaborera avec les provinces et les territoires pour assurer le retour à des arrangements fiscaux équilibrés grâce auxquels tous les gouvernements disposeront des ressources dont ils ont besoin pour s’acquitter de leurs responsabilités.
Certains éléments clés visant à doter notre fédération d’arrangements fiscaux équilibrés nécessiteront un certain temps de mise en œuvre, compte tenu des consultations nécessaires avec les provinces et les territoires. À court terme, le gouvernement propose des mesures immédiates dans le présent budget.
Le gouvernement s’engage à travailler avec les provinces et les territoires afin de mettre au point une garantie de délai d’attente pour les patients, afin que tous les Canadiens reçoivent les traitements médicaux nécessaires, dans des délais acceptables au plan médical. Les patients devraient être en mesure de recevoir tout service médical assuré par un régime public dans un délai maximal acceptable au plan médical. Lorsque le traitement ne peut être dispensé localement, les patients devraient avoir la possibilité de le recevoir dans un autre hôpital ou une autre clinique, au besoin en se rendant dans une autre province.
Le gouvernement du Canada s’engage à mettre en œuvre le Plan décennal pour consolider les soins de santé, de niveau fédéral-provincial-territorial, adopté en septembre 2004. Plus particulièrement, il collaborera avec les provinces et les territoires pour :
Les provinces et les territoires prennent d’importantes mesures pour réduire les délais d’attente. Le 12 décembre 2005, les ministres provinciaux et territoriaux de la Santé ont annoncé des repères communs au titre de la prestation des traitements médicaux et des services de tri des patients. Suivant ces repères, fondés sur la recherche et des données cliniques, les provinces et les territoires s’efforceront de fournir les services à l’intérieur de certains délais (p. ex., le remplacement d’une hanche ou d’un genou en moins de 26 semaines). Les provinces et les territoires améliorent aussi leurs processus de mesure, de surveillance et de gestion des délais d’attente. Des indicateurs d’accès comparables sont établis afin de permettre à tous les gouvernements de mesurer les délais de la même façon. Chaque gouvernement provincial et territorial continue d’appliquer sa propre stratégie pour améliorer l’accès aux soins de santé et établir ses propres objectifs pluriannuels en regard de ces repères.
Le gouvernement fournit un soutien prévisible aux provinces et aux territoires par l’entremise du Transfert canadien en matière de santé (TCS). La législation prévoit que les transferts en espèces augmenteront de 6 % par année jusqu’en 2013-2014. Cela représente 1,1 milliard de dollars de plus en 2006-2007 et un autre 1,2 milliard supplémentaire en 2007-2008 destinés aux systèmes provinciaux et territoriaux de santé, et davantage chaque année par la suite. Outre le TCS, une somme de 5,5 milliards pour la réduction des délais d’attente sera accordée aux provinces et aux territoires, pour la période de 2004-2005 à 2013-2014, suivant le Plan décennal. Ces fonds permettront aux provinces et aux territoires de centrer leurs efforts sur l’élimination des retards, l’embauche et la formation de professionnels de la santé additionnels, le développement de la capacité des centres régionaux d’excellence, et le renforcement les programmes appropriés de soins ambulatoires et communautaires ou les outils de gestion des délais d’attente.

La garantie, offerte aux Canadiens, de l’accès aux traitements médicalement nécessaires lorsqu’ils en ont besoin est un principe fondamental du système public canadien de soins de santé. En fait, le Plan décennal mentionne, au nombre des principes clés sur lesquels repose le plan d’action, celui de « veiller à ce que tous les Canadiens et les Canadiennes aient accès aux services de santé dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin ». Le gouvernement du Québec proposait récemment, tout en maintenant son engagement à l’égard du régime public de soins de santé et son respect des principes d’universalité et d’équité, une garantie d’accès à certains services de santé. Cette approche est novatrice et aidera à faire en sorte que les patients reçoivent ces services vitaux en temps opportun.
La péréquation et la formule de financement des territoires (FFT) sont des programmes qui revêtent une extrême importance pour la fédération canadienne. Le gouvernement s’engage à établir des programmes de péréquation et de FFT renouvelés, transparents et fondés sur des principes, qui assurent aux provinces et aux territoires un soutien continu prévisible, à titre d’élément clé pour rétablir l’équilibre fiscal au Canada.
Le Groupe d’experts sur la péréquation et la formule de financement des territoires publiera son rapport au printemps de 2006. Ce document et d’autres commentaires suscités par la question, tels que le rapport du Groupe consultatif sur le déséquilibre fiscal du Conseil de la fédération, et les consultations ultérieures avec les provinces et les territoires, seront déterminants pour l’établissement de programmes de péréquation et de FFT renouvelés, transparents et fondés sur des principes.
Les droits au titre de la péréquation et de la FFT pour 2006-2007 avaient été annoncés par le gouvernement précédent en novembre 2005 mais n’ont pas été adoptés par le Parlement. Depuis, de nouvelles données fiscales et économiques ont paru.
Le budget de 2006 propose une nouvelle approche qui est un gage de certitude pour les provinces et les territoires et fait en sorte que tous en bénéficient. On utilisera les données les plus récentes pour établir les droits pour 2006-2007, puisque ces données reflètent plus exactement la situation financière et économique des provinces et des territoires. Par conséquent, six provinces et un territoire – l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec, le Manitoba, la Saskatchewan et les Territoires du Nord-Ouest – recevront des paiements plus élevés que ce qui avait été annoncé en novembre 2005.
Dans le cas des deux autres provinces et des deux autres territoires, soit Terre-Neuve-et-Labrador, la Colombie-Britannique, le Yukon et le Nunavut, l’utilisation des plus récentes données se traduit par des paiements moins élevés que les sommes annoncées en novembre 2005, lesquels seront compensés par des ajustements ponctuels. Ainsi, le budget de 2006 prévoit 255,4 millions de dollars pour ces provinces et territoires, aux fins de ces ajustements ponctuels.
Tableau 3.14
Droits au titre de la péréquation et de la formule de financement des territoires et ajustements ponctuels – 2006-2007
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| Province/Territoire | Annonce de novembre 2005 |
Budget de 2006 |
Augmentation par rapport à novembre 2005 |
Ajustements ponctuels |
|---|---|---|---|---|
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| (M$) | ||||
| Terre-Neuve-et-Labrador | 687 | 632 | – | 54,4 |
| Île-du-Prince-Édouard | 280 | 291 | 11,7 | – |
| Nouvelle-Écosse | 1 379 | 1 386 | 6,2 | – |
| Nouveau-Brunswick | 1 432 | 1 451 | 18,7 | – |
| Québec | 5 354 | 5 539 | 185,1 | – |
| Manitoba | 1 690 | 1 709 | 19,2 | – |
| Saskatchewan | 0 | 13 | 12,7 | – |
| Colombie-Britannique | 459 | 260 | – | 199,2 |
| Total – Péréquation | 11 282 | 11 282 | – | 253,6 |
| Yukon | 506 | 506 | – | 0,3 |
| Territoires du Nord-Ouest | 738 | 739 | 1,9 | – |
| Nunavut | 827 | 825 | – | 1,6 |
| Total – FFT | 2 070 | 2 070 | – | 1,9 |
| Total – Péréquation et FFT | 13 352 | 13 352 | – | 255,4 |
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| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué. | ||||
Dans le but de rehausser la transparence budgétaire et d’édifier une fédération plus coopérative, le gouvernement propose de discuter avec les provinces et les territoires de la possibilité de déposer un projet de loi qui autoriserait l’affectation au Régime de pensions du Canada (RPC) et au Régime de rentes du Québec (RRQ) d’une partie des excédents fédéraux imprévus de fin d’exercice dépassant 3 milliards de dollars. De cette manière, les excédents imprévus serviraient les intérêts futurs des Canadiens. On trouvera plus de détails à ce sujet dans la section intitulée « Imputabilité ».
Afin de garantir la croissance de leur niveau de vie et de permettre aux Canadiens de recevoir les services publics de qualité qu’ils attendent de leurs gouvernements, le gouvernement du Canada s’engage à réduire ou à éliminer les obstacles à la compétitivité et à l’efficience de l’union économique canadienne.
L’un des importants fondements d’une économie forte réside dans un régime de réglementation du marché des valeurs mobilières qui garantit l’intégrité des marchés et la protection des investisseurs. Des marchés de capitaux efficients permettent de promouvoir les investissements nationaux et étrangers dans l’économie, stimulant ainsi la croissance de la productivité et l’emploi. Toutes les administrations reconnaissent que le système canadien de réglementation des valeurs mobilières doit être amélioré afin de réagir plus rapidement et efficacement à l’évolution de la réglementation et des marchés, au pays et à l’étranger.
Les provinces et les territoires ont marqué des progrès dans l’amélioration du régime actuel de réglementation des valeurs mobilières au Canada, en atténuant les différences d’ordre réglementaire et en rationalisant l’administration du droit des valeurs mobilières. Cependant, des efforts énergiques sont encore requis afin de maximiser les retombées pour les investisseurs et les émetteurs de titres, de même que pour renforcer la fédération. Le gouvernement estime que les Canadiens seraient mieux servis par un organisme commun de réglementation des valeurs mobilières qui administrerait un code unique, serait à l’écoute des besoins régionaux et disposerait d’une structure de gouvernance garantissant une large participation des provinces. Un organisme commun de réglementation favoriserait une fonction d’élaboration des politiques mieux adaptée, améliorerait l’efficience des marchés, éliminerait le chevauchement, offrirait des normes communes pour la protection des investisseurs et renforcerait la position du Canada dans les discussions internationales au sujet des normes de réglementation. Un tel organisme améliorerait aussi sensiblement la capacité d’application efficace et intégrée des règles aux marchés de capitaux de l’ensemble du Canada.
Conscient de l’importance de la création d’un organisme commun de réglementation des valeurs mobilières pour le développement d’une union économique canadienne plus forte et efficace, le ministre des Finances abordera cette question de façon prioritaire avec les provinces et les territoires.
Le gouvernement a pris des engagements dans les dossiers de l’enseignement postsecondaire, du transport en commun et du logement abordable. Le présent budget confirme les mesures immédiates que le gouvernement prend concernant l’aide internationale et les arrangements avec les provinces et les territoires, en accordant un financement ponctuel supplémentaire répondant à des besoins à court terme, en invoquant les dispositions du projet de loi C-48 (Loi autorisant le ministre des Finances à faire certains versements).
Dans la mesure où l’excédent fédéral dépassera 2 milliards de dollars en 2005-2006, et une fois qu’auront été acquittés des engagements pouvant atteindre 320 millions au titre de l’aide internationale, le gouvernement versera aux provinces et aux territoires jusqu’à 3,3 milliards destinés à l’enseignement postsecondaire, au transport en commun, au logement abordable, au logement abordable dans le Nord et au logement des Autochtones vivant hors réserve. (On trouve plus de détails à ce sujet dans les sections intitulées « Possibilités » et « Familles et collectivités ».)
Les montants prévus pour chacun des secteurs bénéficiant de l’aide seront versés à cinq fiducies administrées par des tiers au profit des provinces et des territoires lorsque les résultats définitifs de l’exercice 2005-2006 seront connus, probablement en septembre 2006. Le gouvernement comptabilisera ces montants en 2005-2006. Les provinces et les territoires pourront puiser dans ces fonds selon leurs besoins jusqu’à l’échéance de chaque fiducie.
Tableau 3.15
Aide financière aux provinces et aux territoires en réponse aux pressions urgentes
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Province/Territoire |
Infrastructure de l’enseignement postsecondaire |
Immobilisa- tions dans le transport en commun |
Logement abordable |
Logement dans le Nord |
Logement des Autochtones vivant hors réserve |
Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
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| ( M$ ) | ||||||
| Terre-Neuve-et-Labrador | 15,8 | 14,1 | 12,6 | 8,2 | 50,6 | |
| Île-du-Prince-Édouard | 4,3 | 3,8 | 3,4 | 0,7 | 12,2 | |
| Nouvelle-Écosse | 28,8 | 25,8 | 23,0 | 7,8 | 85,4 | |
| Nouveau-Brunswick | 23,1 | 20,7 | 18,4 | 6,7 | 68,9 | |
| Québec | 234,5 | 210,8 | 187,4 | 38,2 | 670,9 | |
| Ontario | 390,0 | 351,5 | 312,3 | 80,2 | 1 134,1 | |
| Manitoba | 36,3 | 32,6 | 29,0 | 32,5 | 130,4 | |
| Saskatchewan | 30,3 | 27,2 | 24,2 | 26,4 | 108,1 | |
| Alberta | 101,3 | 91,3 | 81,1 | 48,4 | 322,2 | |
| Colombie-Britannique | 132,3 | 119,3 | 106,0 | 50,9 | 408,5 | |
| Yukon | 0,95 | 0,85 | 0,76 | 50,0 | 52,57 | |
| Territoires du Nord-Ouest | 1,35 | 1,21 | 1,08 | 50,0 | 53,64 | |
| Nunavut | 0,92 | 0,83 | 0,74 | 200,0 | 202,49 | |
| Total | 1 000 | 900 | 800 | 300 | 300 | 3 300 |
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Nota – Les données démographiques s’appuient sur les chiffres de Statistique Canada. Le nombre d’Autochtones vivant hors réserve est fondé sur le recensement de 2001. Ce financement est conditionnel à la disponibilité des fonds à même l’excédent fédéral de 2005-2006, une fois qu’auront été acquittés des engagements pouvant atteindre 320 millions de dollars au titre de l’aide internationale. Les montants exacts prévus pour chacun des domaines d’aide seront versés dans des fiducies administrées par des tiers, une fois qu’auront été confirmés les résultats financiers finals pour 2005-2006 du gouvernement du Canada. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
Le gouvernement a établi un cadre fondé sur des principes afin de garantir le retour à des arrangements fiscaux équilibrés. Le document accompagnant le budget, intitulé Rétablir l’équilibre fiscal au Canada, traite de façon plus détaillée des enjeux et des tendances des relations fiscales au Canada, décrit l’approche du gouvernement pour rétablir l’équilibre fiscal et présente un processus pour aller de l’avant.
La démarche du gouvernement dans le dossier des relations fiscales fédérales-provinciales-territoriales s’appuie sur cinq principes clés :
Ces éléments constituent les fondements de l’approche du gouvernement en réponse aux préoccupations exprimées au sujet du déséquilibre fiscal et visant à renforcer la fédération. Le présent budget propose des mesures immédiates pour rétablir l’équilibre fiscal et le gouvernement s’engage à prendre d’autres mesures en ce sens au cours de la prochaine année.
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Renforcer la fédération – Initiatives du budget de 2006
Imputabilité grâce à la clarté des rôles et des responsabilités des différents ordres de gouvernement
Responsabilité financière et transparence de la planification budgétaire
Arrangements fiscaux prévisibles à long terme
Compétitivité et efficience de l’union économique canadienne
Gestion efficace de la fédération, fondée sur la collaboration
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