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L’une des grandes priorités du gouvernement consiste à rehausser l’imputabilité envers les Canadiennes et les Canadiens et à assurer une plus grande transparence des opérations de l’État. Le Plan d’action pour l’imputabilité fédérale, publié le 11 avril dernier, présente un large éventail de réformes, dont la création du poste de directeur parlementaire du budget et l’engagement de fournir des mises à jour trimestrielles sur les perspectives financières de l’exercice en cours.
Le budget de 2006 annonce un cadre plus transparent de planification budgétaire comprenant les éléments suivants :
L’imputabilité est le fondement d’un « bon gouvernement ». Un solide régime d’imputabilité garantit au Parlement et à la population que le gouvernement du Canada utilise ses ressources de manière efficiente et efficace. La transparence est l’un des éléments clés de l’imputabilité. La présentation d’une information complète et claire sur les programmes et les opérations permet aux citoyens et au Parlement de tenir le gouvernement responsable de ses gestes et des résultats de ces programmes.
La transparence est également fondamentale pour assurer une participation efficace des citoyens et des organisations au développement de la politique publique. Elle contribue à la prise de décisions plus éclairées et à l’élaboration de politiques et de programmes qui répondent mieux aux attentes des Canadiens.
L’amélioration de l’imputabilité envers la population et de la transparence constitue la toute première grande priorité du gouvernement. Le projet de Loi fédérale sur l’imputabilité a été le premier texte législatif déposé au Parlement. Le Plan d’action pour l’imputabilité fédérale constitue un programme détaillé visant à rehausser l’imputabilité, l’ouverture et l’éthique du gouvernement.
Le budget de 2006, fondé sur ces initiatives, propose une approche en matière de planification budgétaire et de gestion de l’argent des contribuables qui rehaussera la transparence et renforcera l’imputabilité.
Par le biais du Plan d’action pour l’imputabilité fédérale publié le 11 avril 2006, le gouvernement proposait un large éventail de réformes afin de renforcer l’imputabilité, la transparence et la supervision des activités de l’État. Le Plan d’action proposé vise à :
Ces mesures coûteront 164 millions de dollars au cours des deux prochains exercices.
Le gouvernement rationalisera ses politiques de gestion et consultera les intervenants sur la réduction des obstacles à l’accès au gouvernement. À cet égard, il :
Tableau 3.1
Imputabilité
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| 2006-2007 | 2007-2008 | Total | |
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| (M$) | |||
| Plan d’action pour l’imputabilité fédérale | 57 | 60 | 117 |
| Vérification interne1 | 16 | 31 | 47 |
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| Total | 73 | 91 | 164 |
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1 Le financement est inclus dans les initiatives annoncées avant la Mise à jour et confirmées par le gouvernement (tableau 4.2). Les nouveaux coûts nets associés aux mesures concernant l’imputabilité sont de 57 millions de dollars en 2006-2007 et de 60 millions en 2007-2008.
Le budget de 2006 propose un cadre plus transparent de planification budgétaire, notamment :
Depuis l’élimination du déficit fédéral en 1997-1998, les excédents budgétaires ont souvent été plus élevés que prévu. Cela a miné la crédibilité du processus budgétaire et limité la capacité des parlementaires et des Canadiens de débattre d’autres utilisations des fonds excédentaires. Une nouvelle approche s’impose. Le gouvernement aura comme projet de réduire la dette de 3 milliards de dollars par année. On n’aura plus recours à la pratique qui consistait à ajuster les projections budgétaires d’une marge de prudence économique. Afin d’inclure des hypothèses économiques objectives, les projections budgétaires continueront de reposer sur la moyenne des prévisions des économistes du secteur privé.
Bien qu’il soit tout indiqué pour le gouvernement de faire part de ses intentions en matière de finances à moyen et à long terme dans des secteurs clés comme la défense et l’infrastructure, il importe, en règle générale, de mettre l’accent sur une période de planification à court terme pour laquelle les facteurs d’incertitude sont moindres et que le gouvernement peut raisonnablement s’attendre à rendre compte de son plan financier. C’est pour cette raison que les projections économiques et financières contenues dans le budget sont présentées sur un horizon de deux ans.
Au cours des cinq dernières années, le total des dépenses de programmes a augmenté de 8,2 % par année en moyenne. En 2004-2005, les dépenses ont bondi de 14,4 %. Cette progression n’est ni viable ni souhaitable. Le gouvernement est déterminé à maintenir l’augmentation des dépenses à un niveau plus viable. Cela exigera une approche ciblée pour concrétiser ses priorités.
Le gouvernement veut, avec le présent budget, mettre l’accent sur ses priorités; c’est pourquoi il n’ira pas de l’avant avec les propositions de dépenses d’environ 7 milliards de dollars sur cinq ans qui avaient été annoncées dans La Mise à jour économique et financière de novembre 2005.
De façon plus globale, le gouvernement doit adopter une nouvelle approche permanente de gestion de l’ensemble des dépenses pour faire en sorte que tous les programmes soient efficaces et efficients, qu’ils produisent des résultats, qu’ils fassent une utilisation optimale de l’argent des contribuables et qu’ils correspondent aux priorités et aux responsabilités du gouvernement.
À cette fin, le gouvernement entreprend un examen de son système de gestion des dépenses. L’examen, qui sera mené par le président du Conseil du Trésor, donnera lieu à un rapport sur la nouvelle approche cet automne.
Le nouveau système de gestion des dépenses se fondera sur les principes suivants :
En se fondant sur ces principes, le gouvernement s’assurera que la croissance des dépenses de programmes soit viable et que la fédération soit plus profitable aux Canadiens.
Pour commencer à assurer une plus grande viabilité des dépenses, le président du Conseil du Trésor déterminera des économies de 1 milliard de dollars à réaliser pendant les exercices 2006-2007 et 2007-2008 et fournira un rapport d’étape d’ici l’automne.

Le gouvernement s’engage à maintenir le ratio de la dette fédérale au PIB sur une trajectoire descendante.
Même si le fardeau de la dette fédérale a beaucoup diminué au cours de la dernière décennie, il demeure trop élevé. La dette fédérale représentait 38,3 % du PIB en 2004-2005, soit un ratio nettement supérieur à celui du milieu des années 1970, à l’époque des premiers déficits importants. En outre, il représente près du double du fardeau combiné de la dette des gouvernements provinciaux et territoriaux.
L’allégement du fardeau de la dette rend le Canada moins vulnérable aux fluctuations des taux d’intérêt sur la scène internationale et réduit la proportion de chaque dollar de revenus que l’on doit affecter au service de la dette. Il aide aussi le Canada à se préparer à relever les défis financiers découlant du vieillissement de la population. Ce phénomène freinera la progression des revenus de l’État et pèsera sur les dépenses de programmes du gouvernement, notamment au chapitre des soins de santé et des prestations de retraite. Ces pressions financières justifient nettement un allégement plus marqué de la dette au cours de la prochaine décennie.
Dans le budget de 2004, le gouvernement précédent s’était donné pour objectif de ramener le ratio de la dette au PIB à 25 % d’ici 2014-2015. Compte tenu de la situation financière actuelle et suivant l’engagement du nouveau gouvernement d’exercer une gestion empreinte de rigueur financière, le budget de 2006 devance cet engagement d’un an et fixe un nouvel objectif, celui de ramener le ratio de la dette au PIB à 25 % d’ici 2013-2014.
Le gouvernement respectera cet engagement avec un plan de réduction annuelle de la dette de 3 milliards de dollars. Le fait de ramener le ratio de la dette fédérale au PIB à 25 % signifie qu’environ 12 cents sur chaque dollar de revenus iraient au service de la dette en 2013-2014, contre plus de 16 cents en 2004-2005.
Sachant que l’excédent pourrait dépasser 3 milliards de dollars, le gouvernement est disposé à examiner d’autres façons d’utiliser les excédents imprévus. Plus particulièrement, le gouvernement propose de discuter avec les provinces et les territoires du dépôt éventuel d’un projet de loi autorisant l’affectation d’une partie des excédents imprévus en fin d’exercice au Régime de pensions du Canada (RPC) et au Régime de rentes du Québec (RRQ). De cette manière, les excédents imprévus serviraient les intérêts futurs des Canadiens.
L’affectation d’une partie des excédents imprévus au RPC/RRQ présenterait trois grands avantages.
Un débat public éclairé sur les questions financières exige une connaissance de la situation financière du Canada. Dans le Plan d’action pour l’imputabilité fédérale, le gouvernement s’est engagé à mettre à jour chaque trimestre ses prévisions financières pour l’exercice en cours. Cela donne suite au désir des parlementaires d’obtenir des prévisions financières plus fréquentes.
Des mises à jour trimestrielles des perspectives financières de l’exercice en cours seront maintenant fournies comme suit :
Tableau 3.2
Liste des mises à jour des perspectives financières de l’exercice en cours
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| Document demise à jour |
Couvrant les résultats jusqu’à la fin du | Mois compris dans le trimestre | Date de publication |
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| La revue financière de juin | Premier trimestre | Avril à juin | Août |
| La Mise à jour économique et financière de l’automne |
Deuxième trimestre | Juillet à septembre | Octobre/novembre |
| Le budget | Troisième trimestre | Octobre à décembre | Février/mars |
| La revue financière de mars | Quatrième trimestre | Janvier à mars | Mai |
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Conformément aux recommandations formulées par la vérificatrice générale, le gouvernement prend des mesures dans le budget de 2006 pour rendre son information financière plus transparente.
Premièrement, les revenus et les charges de certains organismes, dont les suivants, figureront désormais dans les états financiers du gouvernement :
Ces fondations poursuivront leurs activités comme par le passé, et le gouvernement continuera d’y recourir à la manière d’un levier stratégique. L’indépendance, la stabilité financière et l’expertise ciblée des fondations permettent à ces dernières de relever certains défis de façon très efficace. Les fondations sont devenues d’importants véhicules de mise en œuvre de la politique, surtout dans des domaines comme la recherche-développement, où les connaissances spécialisées, les partenariats avec des tiers et l’examen par les pairs revêtent une importance particulière. Ce changement de méthode comptable aura pour effet de redresser les états financiers des exercices précédents, ce qui diminuera la taille de la dette fédérale d’une valeur cumulative estimée à 5,5 milliards de dollars au 31 mars 2005.
Deuxièmement, les revenus et les charges figurant au budget seront dorénavant présentés en chiffres bruts. Les budgets antérieurs étaient présentés en chiffres nets, de sorte que certaines dépenses étaient appliquées en réduction des revenus budgétaires et que certains revenus étaient déduits des charges. En vertu de la présentation au brut, tous les décaissements sont inclus dans les charges de programmes, et tous les revenus sont compris dans les revenus budgétaires. Le passage à la présentation au brut signifie que la présentation des prévisions budgétaires correspondra à celle des résultats annuels vérifiés figurant dans les Comptes publics du Canada.
La présentation au brut des prévisions fait augmenter le montant estimatif des dépenses et des revenus respectivement de 13,8 milliards de dollars en 2005-2006, ou d’environ 1 point de pourcentage du PIB. Soulignons que la Prestation fiscale canadienne pour enfants, une prestation fondée sur le revenu dont le montant était jusqu’ici déduit des revenus au titre de l’impôt sur le revenu des particuliers, constituera désormais une dépense. Puisque ces changements modifient d’autant le montant des revenus budgétaires et des charges de programmes, elles n’ont aucun impact sur le solde budgétaire.
La revue financière mensuelle reflétera également ces changements à compter de 2006-2007. On trouvera à l’annexe 2 un examen plus détaillé de ces modifications.
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