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Budget 2004 - Plan budgétaire
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Archivé - Annexe 7
L'importance de la croissance de la productivité pour le bien-être à long terme des Canadiens[1]

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Le gouvernement a comme principal objectif d’améliorer le bien-être des Canadiens

La politique du gouvernement vise principalement à améliorer le bien-être de l’ensemble de la population canadienne. Ce bien-être est un concept qui englobe le niveau de vie, les buts sociaux, l’environnement et la sécurité. Ces buts ne sont pas incompatibles. Ainsi, une croissance plus soutenue du revenu permet d’augmenter les dépenses en matière de soins de santé, d’éducation et d’autres programmes sociaux, ce qui contribue également au bien-être des Canadiens. Dans des circonstances idéales, les politiques économiques et sociales se complètent. À titre d’exemple, en améliorant l’éducation, on permet aux gens d’assumer un rôle à part entière dans la société. De plus, les personnes mieux instruites produisent des idées nouvelles qui favorisent la croissance du revenu.

Ces dernières années, le Canada a réussi à hausser le niveau de vie grâce à la croissance de l’emploi et de la productivité. Cependant, il sera de plus en plus difficile au cours de la prochaine décennie de continuer à relever le niveau de vie en augmentant l’emploi puisque la population en âge de travailler diminuera. Le vieillissement de la population occasionnera en outre des pressions sur les dépenses au titre des pensions de retraite et des soins de santé. Pour alléger ce fardeau, une des tâches essentielles que le Canada doit assumer pendant le reste de la présente décennie est d’accroître la productivité de sorte que le niveau de vie continue de progresser.

Or, pour augmenter la productivité, il faut investir davantage dans les facteurs de croissance, à savoir le capital humain, le capital physique et l’innovation. La plupart de ces investissements sont le fait de particuliers et d’entreprises. Pour sa part, le gouvernement doit améliorer et renforcer son cadre stratégique et ainsi inciter tous les Canadiens à investir davantage dans ces facteurs de croissance.

Les améliorations du niveau de vie proviennent soit de la croissance de la productivité, soit de la croissance de l’emploi

Contribution de la productivité et de l'emploi au niveau de vie

  • Nombre d’indicateurs peuvent être utilisés, mais le produit intérieur brut (PIB) par habitant représente vraisemblablement le meilleur indicateur du niveau de vie.
  • En termes généraux, il existe deux moyens de hausser le niveau de vie :
  • augmenter la quantité produite par chaque travailleur – la productivité[2],
  • augmenter la proportion de la population qui travaille – le ratio de l’emploi à la population.

La performance de la productivité du Canada s’est sensiblement améliorée

Performance relative du Canada au chapitre de la croissance de la productivité du travail

  • La récente performance du Canada au chapitre de la croissance de la productivité est impressionnante. En effet, ce n’est qu’au cours des années 1960 que le taux de croissance de la productivité canadienne a été meilleur qu’entre 1997 et 2003.
  • Malgré l’amélioration de la croissance de la productivité depuis 1997, la performance antérieure peu reluisante fait en sorte que le niveau actuel de productivité au Canada demeure en deçà de celui des États-Unis. Toutefois, cet écart montre également que le Canada a la possibilité d’accroître davantage sa productivité et, par conséquent, le niveau de vie de sa population.

Le ratio de l’emploi à la population s’est également amélioré

Performance relative du Canada au chapitre de la croissance de l'emploi par rapport à la population

  • La proportion de la population canadienne qui occupe un emploi s’est accrue considérablement et dépasse maintenant le niveau enregistré aux États-Unis.
  • La forte contribution de l’emploi à la croissance du PIB par habitant au Canada découle de deux facteurs : la proportion de Canadiens en âge de travailler qui occupent un emploi a atteint un sommet inégalé et la proportion des Canadiens en âge de travailler est plus grande que jamais.
  • Toutefois, en raison du vieillissement de la population, la proportion de la population en âge de travailler commencera à baisser d’ici 2010.

Taux d'emploi au Canada et aux États-Unis

En conséquence, le niveau de vie du Canada s’est sensiblement amélioré depuis 1997

Performance relative du Canada au chapitre de la croissance du niveau de vie

  • Depuis que le gouvernement a réussi à équilibrer son budget en 1997-1998, le Canada a connu la croissance du niveau de vie la plus rapide des pays du G-7, et l’une des meilleures du monde industrialisé. En revanche, sa performance entre 1980 et 1996 a été l’une des pires à avoir été enregistrées.
  • Comme il a déjà été indiqué, une forte productivité et une forte croissance de l’emploi ont contribué à améliorer considérablement la performance du Canada au chapitre du niveau de vie. Depuis 1997, le niveau de vie augmente de 2,7 % par année.

Malgré la hausse appréciable de son niveau de vie, le Canada continue d’accuser un retard par rapport aux États-Unis

Niveau de vie dans différents pays

  • L’impressionnante croissance du Canada depuis 1997 s’est soldée par une hausse marquée du niveau de vie des Canadiens; en conséquence, le Canada est passé du septième rang au classement de l’OCDE en 1996 au cinquième rang en 2003, et il passé au deuxième rang parmi les pays du G-7. Cette croissance a rétréci l’écart au chapitre du niveau de vie entre le Canada et les États-Unis, lequel est passé de 18,1 % en 1996 à 14,5 % en 2003.
  • Compte tenu du taux d’emploi plus élevé au Canada par rapport aux États-Unis, l’écart au chapitre du niveau de vie entre le Canada et les États-Unis est directement attribuable à une différence dans le niveau de productivité.

En raison du vieillissement de la population, l’accroissement du niveau de vie devra être le fait de la croissance de la productivité

Effet du vieillissement sur la population en âge de travailler

  • Le vieillissement de la population exercera des pressions à la baisse sur le ratio de l’emploi à la population au cours des prochaines décennies. Selon les projections, la proportion de la population dont l’âge se situe entre 15 et 64 ans commencera à diminuer en 2010, ce qui entraînera inévitablement une baisse de la proportion de la population qui travaille.
  • Une croissance économique soutenue et des changements d’orientation permettent dans une certaine mesure d’accroître davantage la proportion des Canadiens en âge de travailler qui occupe un emploi. Toutefois, le vieillissement de la population suppose qu’il sera de plus en plus difficile de poursuivre l’accroissement du ratio de l’emploi à l’avenir.
  • Par conséquent, le fait de continuer à stimuler la croissance de la productivité sera un élément essentiel pour que le Canada continue à hausser son niveau de vie.

Pour hausser le niveau de vie, le Canada doit se concentrer sur les principaux facteurs de croissance de la productivité

L'interaction entre les facteurs de productivité

  • Les biens et les services sont produits par des travailleurs et du matériel qui se greffent à la technologie disponible. La productivité est une mesure de la qualité de l’interaction entre les gens et le capital physique dans l’économie pour produire ces biens et services.
  • L’amélioration de la productivité peut se faire directement, au moyen d’investissements accrus dans le capital tant humain que physique. Les investissements visant l’atteinte d’une scolarité plus élevée et l’acquisition de meilleures compétences, c’est-à-dire les investissements dans le capital humain, permettent aux travailleurs de devenir plus efficaces. Ceux-ci sont également à même de produire davantage de biens et de services s’ils disposent de plus de matériel de meilleure qualité.
  • L’augmentation des investissements dans le capital physique et humain hausse également les niveaux de productivité de manière indirecte grâce à une innovation accrue. L’innovation, à savoir les idées nouvelles, procure de meilleurs moyens de produire les biens et services existants, car elle améliore la technologie en cours d’utilisation. Les travailleurs et le matériel arrivent ainsi à se compléter de façon novatrice en vue d’accroître la production.
  • L’innovation, ce n’est pas seulement trouver de meilleures façons de produire des biens et des services existants, c’est aussi fournir la possibilité de mettre au point de nouveaux produits et services.
  • Ces moteurs de l’innovation se renforcent mutuellement. L’innovation produit de nouvelles idées qui peuvent se concrétiser dans le nouveau capital physique qui, à son tour, peut être mis à profit par des travailleurs compétents pour accroître la productivité.

À l’échelle internationale, des éléments probants confirment l’importance de ces facteurs de productivité

Quantifier les facteurs de croissance L’étude sur la croissance de l’OCDE

Incidence des facteurs sur le PIB par habitant en situation stable


Facteur Fluctuation Incidence (%)

Capital humain +1 an 5,5
Capital physique +1,0 point de pourcentage 1,3
Innovation +0,1 point de pourcentage 1,2

Nota – Le capital humain désigne le nombre moyen d’années de scolarité, et le capital physique, l’investissement privé non résidentiel en pourcentage du PIB. L’innovation désigne les dépenses de R-D des entreprises en pourcentage du PIB. Résultats d’une analyse de régression portant sur 21 pays de l’OCDE entre 1971 et 1998.

Source : OCDE, Les sources de la croissance économique dans les pays de l’OCDE, 2003

  • L’étude de l’OCDE fournit de solides arguments empiriques à l’appui de l’importance de ces facteurs de croissance, qui ont des incidences à long terme sur le niveau de vie.
  • L’encadré qui précède montre comment une fluctuation donnée dans chacun des facteurs de croissance influe sur le niveau de vie. À titre d’exemple, l’expérience internationale indique que l’ajout d’une année à la scolarité moyenne dans un pays peut accroître son PIB par habitant de plus de 5 %.
  • Compte tenu de l’importance de tous ces facteurs et de leur interaction les uns avec les autres, il est primordial pour le Canada de favoriser l’investissement dans chaque facteur de croissance.

Le Canada affiche une excellente performance au chapitre du capital humain…

Performance relative du Canada au chapitre du capital humain

  • Le capital humain est l’un des principaux facteurs de croissance de la productivité. Un capital humain plus élevé permet aux travailleurs de faire intervenir de nouvelles compétences et de mieux utiliser le matériel, ce qui leur procure des gains plus élevés.
  • Mais les travailleurs dotés de plus grandes compétences, soit le capital humain, constituent par ailleurs une importante source d’idées nouvelles susceptibles de faire augmenter l’innovation. Il n’existe aucun moyen de mesurer avec précision le capital humain, mais le niveau moyen de scolarité en représente une approximation.
  • Le Canada affiche une excellente performance au chapitre du capital humain. Les Canadiens comptent parmi les personnes les plus scolarisées du monde, et ils réussissent bien dans les épreuves de niveau international.
  • Toutefois, le capital humain ne suppose pas seulement l’obtention d’un diplôme d’études postsecondaires. Il est également essentiel que tous les Canadiens obtiennent le meilleur rendement scolaire à tous les niveaux. À ce chapitre, le taux relativement élevé de décrochage dans les écoles secondaires est une source de préoccupations.
  • Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, le Canada compte, toute proportion gardée, moins de diplômés universitaires en sciences que nombre d’autres pays de l’OCDE.

…mais il investit moins dans le capital physique…

Performance relative du Canada au chapitre du capital physique

  • Un plus grand capital physique permet aux travailleurs de produire davantage, ce qui augmente directement la productivité.
  • Le capital physique fait également augmenter la croissance de la productivité parce qu’il permet de concrétiser bien de nouvelles idées associées à l’innovation. En investissant davantage dans le capital physique, les entreprises ont accès aux idées les plus récentes et, à mesure que les travailleurs apprennent à se servir de l’équipement le plus moderne, ils peuvent encore augmenter la productivité.
  • L’investissement dans les machines et le matériel peut constituer le genre de capital physique qui est concrétisé par des idées nouvelles. Même si cet investissement a connu une forte croissance au Canada à la fin des années 1990, il reste que le Canada investit moins à ce chapitre que nombre d’autres pays industrialisés et que ses investissements ont été, toute proportion gardée, inférieurs à ceux des États-Unis au cours des vingt dernières années.
  • Toutefois, les réductions d’impôt en cours depuis 2000, notamment la réduction du taux général d’imposition des sociétés et l’élimination graduelle de l’impôt sur le capital, jettent les bases d’investissements plus importants, surtout dans les machines et le matériel.

…et dans l’innovation que d’autres grands pays

Performance relative du Canada au chapitre de l'innovation

  • L’innovation est essentielle à l’économie d’aujourd’hui. Les nouvelles idées sont la pierre angulaire d’une productivité accrue. L’innovation se retrouve dans tous les secteurs de l’économie, ce qui en complique la mesure. Elle englobe non seulement les technologies et les biens complètement nouveaux, mais aussi les petites améliorations aux méthodes courantes de production des biens.
  • L’analyse des dépenses de recherche-développement (R-D) en proportion du PIB permet de mesurer l’innovation. À ce chapitre, les investissements du Canada sont inférieurs à ceux de nombreux autres grands pays. Depuis au moins vingt ans, le Canada accuse un retard par rapport aux États-Unis. En outre, il investit moins dans la R-D que d’autres petites économies ouvertes, comme la Suède et la Finlande.
  • La performance relativement faible du Canada au chapitre de la R-D semble être essentiellement due au manque d’investissement du secteur privé. Les universités et le secteur public du Canada effectuent beaucoup de R-D mesurée en proportion du PIB, ce qui reflète les grands investissements que font les gouvernements depuis 1997.
  • Les récentes réductions de l’impôt des sociétés, conjuguées au généreux crédit d’impôt à l’investissement pour la recherche scientifique et le développement expérimental ainsi que l’effectif grandissant de chercheurs au Canada, devraient ainsi stimuler les investissements dans la R-D par les entreprises.

Les facteurs de croissance interagissent pour stimuler la productivité, comme le montre la transformation technologique liée aux TIC

Croissance de la productivité du travail selon l’intensité des TIC au Canada

1990–1996

1997–2002

Écart

(%, croissance annuelle moyenne)

Total de l’économie 0,9 2,1 1,2
Services du secteur privé 0,7 2,3 1,6
  Forte intensité de TIC 1,3 3,3 2,0
  Intensité moindre de TIC -0,1 0,5

0,6


Nota – La productivité du travail correspond au PIB par heure travaillée.

Source : Statistique Canada

  • Un nombre croissant d’éléments semblent prouver que l’investissement dans les technologies de l’information et des communications (TIC) a joué un rôle de tout premier plan dans l’amélioration de la performance au chapitre de la productivité de certains pays, en particulier les États-Unis, depuis le milieu des années 1990.
  • Le recours accru aux TIC, jumelé à un réexamen de la manière de faire le travail, est un facteur essentiel de l’amélioration de la croissance de la productivité. En d’autres termes, l’investissement dans les TIC (ou, de façon plus générale, l’investissement dans les machines et le matériel), qui concrétise les plus récentes innovations (R-D) et dont se servent les travailleurs spécialisés (capital humain), s’est traduit par une nette hausse de la croissance de la productivité.
  • Depuis 1997, le Canada vit la même situation que les États-Unis, à savoir que les gains de productivité se retrouvent essentiellement dans les secteurs à forte intensité de TIC, en particulier le secteur des services.
  • Les politiques publiques mises en œuvre depuis le milieu des années 1990 ont favorisé l’amélioration de la croissance de la productivité et du niveau de vie au Canada. L’augmentation des taux de la déduction pour amortissement touchant l’investissement dans les TIC, prévue dans le présent budget, représente un autre incitatif à l’investissement dans les TIC. La réussite de cette démarche favorisant la productivité doit être prise en compte lors de l’examen des défis à venir.

La croissance de la productivité peut être stimulée par une saine politique macroéconomique…

  • Une politique macroéconomique saine représente l’élément essentiel de toute stratégie d’accroissement de la productivité. Elle contribue à maintenir les taux d’intérêt à des niveaux peu élevés et à réduire l’incertitude économique, ce qui favorise l’investissement dans le capital humain et physique et dans l’innovation et, du coup, stimule la croissance de la productivité.
  • Au cours de la dernière décennie, le Canada a élaboré un solide cadre de politique macroéconomique, qu’il convient de maintenir et d’améliorer.
Principaux facteurs du cadre de politique macroéconomique du Canada

Faible inflation

En 1991, le gouvernement du Canada et la Banque du Canada ont convenu d’adopter des cibles en matière d’inflation. En 2001, la durée d’application de cette fourchette cible d’inflation, qui se situe entre 1 % et 3 %, a été prolongée jusqu’en 2006.

Au cours des dix dernières années, le Canada a réussi à instaurer un des régimes qui assure le taux d’inflation le plus faible et le plus stable au monde.

Planification budgétaire prudente et budgets équilibrés

La planification budgétaire prudente et la saine gestion financière ont transformé les déficits publics chroniques en six excédents budgétaires consécutifs jusqu’en 2002-2003. Le gouvernement est résolu à continuer de faire preuve de prudence en matière de planification budgétaire, en continuant d’afficher des budgets équilibrés ou excédentaires et de réduire le fardeau de la dette.

Recul du ratio de la dette au PIB

Le ratio de la dette fédérale au PIB suit une trajectoire descendante permanente; il est passé de 68 % en 1995-1996 à 44 % en 2002-2003.

Dans le présent budget, le gouvernement s’engage à ramener à 25 % le ratio de la dette fédérale au PIB d’ici dix ans.

…et par une saine politique microéconomique

  • S’il est vrai qu’une saine politique macroéconomique est un élément essentiel du cadre stratégique favorisant la productivité, elle doit être complétée par des politiques microéconomiques qui sont le reflet des pratiques exemplaires. Le cadre microéconomique approprié encourage et appuie l’investissement dans les facteurs de croissance.

Principaux facteurs du cadre de politique microéconomique du Canada

Soutenir l’apprentissage

L’apprentissage façonne le capital humain, ce qui permet aux travailleurs de faire intervenir de nouvelles compétences et de mieux utiliser le matériel. Par ailleurs, les travailleurs très spécialisés peuvent également avoir des idées novatrices. Le gouvernement a augmenté le montant global affecté aux bourses d’excellence, aux bourses générales et aux prêts à l’intention des étudiants de tous les niveaux postsecondaires, depuis les études collégiales de deux ans jusqu’aux études de doctorat, tout en aidant les familles canadiennes à épargner en vue des études de leurs enfants. Il a investi fortement pour fournir aux écoles et bibliothèques du Canada la technologie de l’information qui aidera les jeunes Canadiens à apprendre plus rapidement dans une économie axée sur le savoir. Le présent budget bonifie l’aide accordée aux études postsecondaires en instaurant le Bon d’études canadien et une nouvelle subvention qui s’adresse aux étudiants de première année issus de familles à faible revenu.

Encourager la recherche-développement

La R-D est un moteur clé de l’innovation. Le gouvernement a investi pour accroître la capacité de recherche des universités et des hôpitaux du Canada et a appuyé l’infrastructure de recherche. Il a financé la création de nouveaux professorats de recherche partout au Canada. Le présent budget assure un soutien permanent aux initiatives lancées par les universités pour commercialiser leur recherche d’avant-garde.

Une structure fiscale concurrentielle

Un régime fiscal concurrentiel accroît les incitations à investir dans le capital humain, le capital physique et l’innovation. Le Plan quinquennal de réduction des impôts instauré en 2000, et des mesures supplémentaires prises dans le cadre du budget de 2003, réduit considérablement l’impôt des particuliers et des sociétés et, de ce fait, accroît les incitations à travailler, à épargner et à investir. Ces mesures favorisent l’esprit d’entreprise, la prise de risques et l’innovation et contribuent à créer les conditions propices à l’investissement ayant pour objet l’amélioration de la productivité, notamment dans les machines et le matériel, ainsi que la recherche-développement. Le présent budget propose de hausser les taux de la déduction pour amortissement relative aux biens de TIC pour mieux tenir compte de leur durée de vie utile. Cette mesure augmentera et améliorera la répartition efficiente des ressources dans l’économie.

Marchés financiers efficients

Des marchés financiers qui fonctionnent bien aident les entreprises existantes à financer des investissements dans les machines et le matériel et dans la R-D, et facilitent la mise sur pied d’entreprises nouvelles et novatrices. Pour favoriser l’investissement financier dans des entreprises novatrices, le gouvernement a réduit l’impôt sur les gains en capital et facilité le transfert des investissements. Pour accroître l’efficience des marchés financiers et pour veiller à ce que les investisseurs aient confiance dans les marchés financiers du Canada, le gouvernement est déterminé à améliorer davantage la réglementation régissant le secteur financier et à renforcer la gouvernance.

Libéraliser les échanges commerciaux et attirer l’investissement étranger

La libéralisation des échanges commerciaux ouvre de nouveaux débouchés pour les entreprises canadiennes et accroît le rendement de l’innovation. Elle les expose également à des pressions concurrentielles et stimule les investissements susceptibles d’accroître la productivité. L’investissement étranger aide à transférer la technologie et le savoir-faire aux Canadiens. La pierre angulaire de la politique commerciale du Canada demeure l’Organisation mondiale du commerce. Toutefois, le Canada continue d’abolir les obstacles au commerce et à l’investissement à l’échelle régionale tout autant qu’à l’échelle bilatérale. La participation active du Canada aux négociations sur la Zone de libre-échange des Amériques témoigne de son engagement à libéraliser davantage le commerce. Un environnement commercial concurrentiel favorise l’investissement étranger.

Conception efficiente des politiques sociales

Des politiques sociales efficaces peuvent contribuer à la croissance de la productivité en aidant les Canadiens à se joindre efficacement à la population active. Le gouvernement investit dans des programmes de développement de la petite enfance et d’aide aux enfants de familles à faible revenu. Ces programmes sont non seulement importants pour les familles, mais ils contribuent également à accroître le capital humain de l’économie. Par ailleurs, ils ont été conçus de manière à rehausser les incitatifs à travailler et à gagner un revenu. Au Canada, le système public de soins de santé est un excellent exemple d’une politique sociale qui complète les objectifs économiques.

Soutenir les collectivités

Les collectivités diversifiées et dynamiques attirent et retiennent les personnes très compétentes et créent un environnement qui stimule l’innovation d’une manière générale. Les collectivités efficaces attirent et retiennent les travailleurs et les entreprises. Dans le présent budget, le gouvernement augmente les ressources mises à la disposition des administrations locales en faisant passer à 100 % le remboursement de la TPS aux municipalités et en accélérant le programme d’infrastructure municipale et rurale. Il s’engage à nettoyer les sites fédéraux contaminés dans les régions urbaines et à augmenter les ressources affectées à l’établissement des immigrants, au secteur bénévole et à l’économie sociale, ainsi qu’aux Autochtones.

 


1 Les données du présent chapitre sont celles disponibles au 9 mars 2004.  [Retour]

2 Puisque le PIB réel par heure travaillée constitue la meilleure mesure de la productivité, les changements du PIB réel par habitant dépendent également des variations des heures de travail par travailleur. La tendance relative à la réduction des heures de travail par travailleur constatée au cours des dernières décennies dans la plupart des pays industrialisés, surtout en Europe et au Japon, a exercé des pressions à la baisse sur la croissance du PIB par habitant. Cet effet est cependant minime au Canada (et aux États-Unis) et, par conséquent, il n’en est pas tenu compte dans la présente section par souci de simplicité.  [Retour]

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