Également publié dans le Plan budgétaire au chapitre 1.
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Dans la présente publication, les symboles suivants sont utilisés pour représenter des sommes d'argent : M$ pour millions de dollars et G$ pour milliards de dollars.
En outre les termes du genre masculin utilisés pour désigner des personnes englobent à la fois les femmes et les hommes.
Grâce aux efforts et aux sacrifices des Canadiennes et des Canadiens de partout au pays, le Canada profite des avantages d'une économie florissante. Il a dominé le G-7 au chapitre de la croissance l'an dernier et devrait en faire autant en 2003.
Le budget de 2003 reconnaît l'importance critique du lien entre les politiques sociale et économique, et il maintient la démarche équilibrée du gouvernement dans la gestion des finances du pays. Cette démarche joue un rôle déterminant pour bâtir le Canada de demain que souhaitent tous les Canadiens. Elle se traduit dans le budget par trois objectifs :
bâtir la société à laquelle les Canadiens tiennent, en investissant dans les Canadiens eux-mêmes, leurs familles et leurs collectivités;
bâtir l'économie dont les Canadiens ont besoin, en stimulant la productivité et l'innovation tout en exerçant une gestion financière prudente;
bâtir le système de reddition de comptes que les Canadiens méritent en faisant en sorte que le gouvernement soit plus transparent et responsable.
D’énormes possibilités s’offrent à l’heure actuelle au Canada. Grâce aux efforts et aux sacrifices des Canadiennes et des Canadiens de partout au pays, l’économie est florissante. Alors que le Canada était autrefois à la remorque d’autres pays en ce qui a trait à la performance économique, particulièrement les États-Unis, il mène maintenant au chapitre de la croissance, de la création d’emplois et de la réduction de la dette. L’an dernier, le Canada était en tête des pays du Groupe des Sept (G-7) pour la croissance, et il devrait continuer de l’être en 2003.
La vigoureuse performance de l’économie canadienne reflète la solidité des principes économiques fondamentaux, qui sont appuyés par les excédents budgétaires du gouvernement et par l’engagement de ce dernier à maintenir l’équilibre budgétaire.
Cette prospérité pourrait toutefois être menacée par le climat incertain qui règne à l’échelle mondiale. C’est pourquoi le gouvernement maintiendra sa planification budgétaire prudente et rétablira intégralement la réserve pour éventualités et la mesure de prudence économique.
Le budget de 2003 reconnaît l’importance critique du lien entre politique sociale et politique économique et le fait que l’adoption d’une approche intégrée se traduit par des politiques qui profitent à tous les Canadiens.
Cette approche équilibrée se traduit dans le présent budget par trois objectifs.
Premièrement, bâtir la société à laquelle les Canadiens tiennent, en investissant dans les Canadiens eux-mêmes, leurs familles et leurs collectivités, dans des domaines comme les soins de santé, l’éducation et l’environnement.
Deuxièmement, bâtir l’économie dont les Canadiens ont besoin, guidés par la prudence et l’équilibre budgétaires, et en insistant sur la productivité, l’innovation, l’apprentissage et la créativité grâce auxquels le Canada ne se contentera pas d’un rôle de figurant, mais assumera celui de chef de file.
Troisièmement, bâtir le système de reddition de comptes que les Canadiens méritent, en éliminant le gaspillage au sein du gouvernement et en veillant à ce que celui-ci utilise les fonds publics de façon plus efficace et transparente, de sorte que les contribuables sachent comment leur argent est dépensé.
En bref, les Canadiens veulent une société érigée sur les valeurs qu’ils ont en commun, une économie qui maximise les possibilités pour tous, de même qu’une reddition de comptes transparente des initiatives prises par le gouvernement pour réaliser ces objectifs. Voilà le défi que les Canadiens ont lancé à leur gouvernement. Le budget de 2003 constitue la réponse à ce défi. À cette occasion :
Au cours des deux dernières années, l’économie canadienne a remarquablement bien résisté à la faiblesse et à l’incertitude qui ont caractérisé l’économie mondiale.
En 2001, l’économie canadienne a surpassé celle des États-Unis, et le Canada a évité la récession pendant le ralentissement de l’économie mondiale. Cette situation contraste vivement avec celle observée lors des récessions qui ont marqué le début des années 1980 et le début des années 1990, alors que le Canada avait été touché plus durement que les États-Unis et avait pris plus de temps à s’en remettre.
Grâce à la vigueur de la demande intérieure, l’économie canadienne a continué de surpasser celle des États-Unis en 2002 alors que la reprise économique mondiale était inégale. Le dynamisme de l’économie canadienne a été particulièrement évident sur le marché du travail.
Cette vigoureuse performance reflète la solidité des facteurs économiques fondamentaux, l’ampleur des réductions d’impôt et une compétitivité accrue du secteur des entreprises. Une faible inflation, à laquelle s’ajoutent des excédents budgétaires en série dégagés par le gouvernement et un engagement de maintenir l’équilibre budgétaire, a permis à la Banque du Canada de réagir à la faiblesse de l’économie en 2001 en réduisant les taux d’intérêt à court terme à des niveaux que l’on n’avait pas vus en 40 ans. Cette mesure a aidé à soutenir la demande intérieure et la confiance des ménages. Les excédents budgétaires et le remboursement d’une partie de la dette permettent également de dégager des fonds sur les marchés financiers pour alimenter l’investissement des entreprises et de réduire la dépendance du Canada à l’égard de l’épargne étrangère.
Le Canada devrait encore surpasser les pays du G-7 au chapitre de la croissance économique en 2003. Cependant, les perspectives de l’économie mondiale demeurent incertaines. Confronté à divers défis sur la scène internationale, le Canada maintiendra l’approche prudente de planification budgétaire qui a bien servi le pays ces dernières années.
Le système public de soins de santé du Canada joue un rôle clé dans l’édification de la société à laquelle nous aspirons. Il est essentiel à notre qualité de vie et reflète les valeurs nationales que nous partageons. En outre, il est à la fine pointe de la convergence des politiques économiques et sociales. Ce système confère au Canada l’avantage économique distinct que constitue une main-d’œuvre en santé et productive, et il offre une sécurité au moment de la retraite.
Le rapport de la Commission Romanow sur l’avenir des soins de santé au Canada, l’étude du Comité sénatorial sur le système de soins de santé au Canada (rapport Kirby) et plusieurs rapports provinciaux récents montrent clairement que les Canadiens veulent un accès amélioré à des services de qualité offerts dans le cadre du système public de soins de santé. Les Canadiens de toutes les régions du pays ont indiqué que la modernisation des soins de santé devait entraîner un meilleur accès à des services comme les soins primaires, les services diagnostiques, les soins à domicile, les soins palliatifs et la couverture de type castastrophique des médicaments d’ordonnance. En un mot, ils veulent que des réformes profondes et concrètes soient effectuées, et ils veulent aussi une transparence et une imputabilité (reddition de comptes) accrues.
Les Canadiens ont demandé à leurs gouvernements de collaborer dans le but de renforcer le système de soins de santé et d’en assurer la viabilité à long terme. Le nouvel Accord sur le renouvellement des soins de santé conclu par les premiers ministres le 5 février 2003 démontre la détermination commune des gouvernements à coopérer afin d’améliorer l’accessibilité, d’accroître l’imputabilité à l’égard de l’utilisation des fonds consacrés à la santé et des résultats obtenus, et de veiller à ce que le système demeure viable à long terme.
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« Les Canadiens et les Canadiennes veulent un système de soins de santé viable donnant accès, au moment opportun, à des services de qualité. Ils estiment la réforme essentielle et appuient de nouveaux investissements publics pour réaliser cet objectif. » Accord de 2003 des premiers ministres sur le renouvellement des soins de santé |
Les fonds consacrés à la santé dans le présent budget viennent s’ajouter aux investissements substantiels en soins de santé déjà effectués par le gouvernement du Canada depuis le rétablissement de l’équilibre budgétaire en 1997-1998, notamment lors de l’entente conclue par les premiers ministres en septembre 2000. Le présent budget entérine un accroissement du financement des soins de santé qui se chiffrera à 34,8 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement du Canada entend bien que les Canadiens des générations à venir puissent continuer d’avoir accès à un système universel de soins de santé de qualité, dispensés en fonction des besoins et non de la capacité de payer.
Le présent budget contient des investissements importants destinés à donner suite aux préoccupations des Canadiens au sujet de leur système de soins de santé, entre autres les listes d’attente, l’équipement diagnostique et l’imputabilité à l’égard des fonds publics. Ces investissements fédéraux, de concert avec ceux des partenaires provinciaux et territoriaux, concourront à améliorer l’accès des Canadiens au système de soins de santé, à accroître l’imputabilité au titre de l’utilisation des sommes consacrées à la santé, et à garantir la viabilité du système.
Il existe un lien fondamental entre une économie vigoureuse et la qualité de vie. Seule une économie forte peut engendrer l’emploi et les revenus nécessaires pour soutenir les familles et leurs collectivités. De même, des familles solides et des collectivités sécuritaires contribuent à l’économie. À l’exemple du système universel de soins de santé, si on répond aux besoins des ménages et de leurs quartiers, la qualité de vie des Canadiens s’en trouvera améliorée.
Des familles et des collectivités solides jouent un rôle essentiel dans le développement de l’économie canadienne. Puisqu’elles sont le fondement du succès, elles font en sorte que tous les Canadiens soient préparés à contribuer à l’économie et capables de le faire. Tout comme les investissements dans l’innovation et la productivité raffermissent l’économie, l’investissement dans les principaux volets de la politique sociale entraîne des retombées pour tous.
Le budget de 2003 prévoit des investissements supplémentaires afin de bâtir la société que valorisent les Canadiens. Il améliore l’aide aux familles canadiennes ayant des enfants et aux personnes handicapées. Il aide les collectivités à construire davantage de logements abordables, à s’attaquer à la question des sans-abri et à améliorer l’infrastructure. Il accroît les retombées socioéconomiques pour les Autochtones. Il favorise également le raffermissement et la promotion des valeurs et de la culture canadiennes. Ces mesures accroissent et améliorent les possibilités pour tous les Canadiens et aident à jeter les bases les plus solides possibles d’une économie réellement vigoureuse.
Le budget de 2003 prévoit d’importants investissements pour aider les familles et les collectivités canadiennes, favoriser l’égalité des chances pour les Autochtones, et promouvoir les valeurs et la culture canadiennes.
Le présent budget prévoit des investissements à long terme pour aider les familles ayant des enfants et les personnes handicapées, notamment :
Pour venir en aide aux collectivités, le budget prévoit d’importants investissements afin d’accroître l’offre de logements abordables, de trouver des solutions à la question des sans-abri et d’améliorer l’infrastructure du Canada :
Conjugué aux initiatives visant à régler les problèmes de santé et autres difficultés dans les réserves, et pour améliorer les débouchés économiques pour les Autochtones, le présent budget prévoit des investissements stratégiques en vue de renforcer les collectivités autochtones, notamment :
Le gouvernement prévoit des investissements dans des mesures visant à raffermir et à promouvoir les valeurs et la culture canadiennes, notamment :
Le bien-être des Canadiens et le rehaussement de leur niveau de vie et de leur qualité de vie constituent le fondement même des politiques économiques et sociales du gouvernement. Toutefois, pour assurer la hausse et la pérennité du niveau de vie et en améliorer la qualité, les progrès économiques doivent aller de pair avec l’évolution sociale. Le gouvernement peut aider à ériger l’assise de tels progrès en effectuant des investissements judicieux et en mettant en place les conditions propices à la croissance économique.
Outre un climat budgétaire et monétaire stable, les principaux facteurs qui concourent à la vigueur de l’économie sont les mêmes que ceux qui permettent au Canada d’accroître sa productivité. Mentionnons par exemple un régime fiscal qui favorise la croissance économique et la création d’emplois, et des investissements dans la recherche et les technologies nouvelles. Il importe également de veiller à ce que les Canadiens disposent des compétences et de la confiance grâce auxquelles ils pourront participer pleinement à la nouvelle économie. De plus, la croissance économique du pays doit être durable et pas seulement vigoureuse. Le gouvernement doit donc prendre des mesures éclairées concernant le changement climatique et d’autres défis environnementaux.
Le Canada a fait de grands progrès au cours des dernières années; il a éliminé le déficit et accéléré la hausse du niveau de vie de ses citoyens. De 1997 à 2002, la croissance économique du Canada, mesurée d’après le produit intérieur brut (PIB) par habitant (la meilleure mesure du niveau de vie), a été plus forte que celle de tous les autres pays industrialisés, y compris les États-Unis.
La leçon à tirer de ces résultats remarquables est fort claire : une croissance durable et soutenue à long terme exige une progression constante de la productivité. En retour, cette progression de la productivité est gage d’un revenu plus élevé et de meilleurs emplois pour les travailleurs, et elle offre de plus vastes perspectives de perfectionnement et de croissance personnelle pour tous les Canadiens. La mise en œuvre des politiques économiques et sociales du Canada passe par les investissements dans les gens, particulièrement dans leur santé et dans leurs possibilités d’apprentissage.
Les mesures annoncées dans le présent budget et dans ceux qui l’ont précédé ont pour objet de garantir la croissance soutenue de la productivité du Canada et, par le fait même, du niveau de vie des Canadiens. Pour assurer cette hausse de la productivité, le Canada doit être un pôle d’attraction pour le talent et les investissements – il s’agit là de l’un des fondements permettant au Canada de devenir un « tigre du Nord ». Dans ce but, le gouvernement continuera d’effectuer des investissements importants afin d’appuyer la recherche et l’innovation, d’encourager le perfectionnement des compétences et l’apprentissage, et d’améliorer le système de soins de santé du Canada. Il adoptera des mesures qui s’ajouteront à ce que prévoit déjà le Plan quinquennal de réduction des impôts du gouvernement, rendra plus attrayantes encore les incitations au travail, à l’épargne et à l’investissement, et augmentera l’avantage fiscal dont jouit le Canada au chapitre de l’investissement.
Une économie plus productive ne se mesure pas simplement à la hausse du revenu des Canadiens. Il est également crucial que les choix économiques comportent une dimension sociale et environnementale pour garantir la viabilité de notre développement. Tous les secteurs de l’économie doivent tenir compte de ce défi s’ils veulent rester concurrentiels et croître de façon durable.
Le présent budget prévoit des investissements de 1,7 milliard de dollars en 2002-2003 et au cours des deux exercices suivants afin de stimuler la recherche et l’innovation :
Le présent budget prévoit des fonds de 285 millions de dollars en 2002-2003 et au cours des deux prochaines années pour appuyer les compétences et l’apprentissage :
Le présent budget contient des mesures qui s’ajoutent au Plan quinquennal de réduction des impôts et visent à améliorer davantage le régime fiscal ainsi qu’à bonifier les incitations au travail, à l’épargne et à l’investissement. Aux termes du présent budget :
Le budget de 2003 contient des mesures d’une valeur totalisant 3 milliards de dollars pour appuyer le développement durable et assainir l’environnement :
En juin 2002, le gouvernement a donné suite à son engagement d’accorder un financement prévisible à long terme dans le secteur de l’agriculture, en affectant à ce dernier des fonds de 5,2 milliards de dollars sur six ans. Le budget de 2003 appuie la nouvelle orientation de la politique agricole au moyen de nouveaux investissements dans plusieurs domaines :
L’essor du Canada sur les marchés internationaux ne date pas d’hier; les Canadiens sont parfaitement conscients que la stabilité, la sécurité et la prospérité à l’échelle internationale sont des éléments essentiels à leur propre bien-être.
Les événements des 18 derniers mois ont rappelé aux Canadiens que la sécurité et la prospérité ne vont pas toujours de soi. Dans le contexte international actuel, il faut que les Forces canadiennes soient dotées des fonds et de l’équipement nécessaires pour appuyer leurs obligations internationales. Ce point a d’ailleurs été mis en lumière dans le cadre de la lutte au terrorisme et plus particulièrement au cours de l’intervention menée en Afghanistan. Le budget prévoit une aide additionnelle aux Forces canadiennes au cours du présent exercice et par la suite.
De nouvelles préoccupations en matière de sécurité ont amené le gouvernement à prendre des mesures pour garantir la sécurité des frontières du pays tout en facilitant la circulation légitime des marchandises, des services et des gens. Dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement a instauré des mesures d’une valeur totale de 7,7 milliards de dollars destinées à assurer la sécurité des Canadiens, ce qui constituait la plus importante initiative du genre dans l’histoire du pays. Bien des choses ont été accomplies depuis. Le gouvernement a lancé d’importantes initiatives ayant trait à la sécurité aérienne, maritime et frontalière, et il entend bien en faire davantage.
Le gouvernement a conclu des partenariats avec les entreprises canadiennes afin de les aider à exploiter à fond les occasions que le Canada peut saisir sur les grands marchés internationaux et à se tailler une place sur des marchés qui ne sont pas encore explorés. La concurrence s’intensifie à l’échelle mondiale, aussi est-il d’autant plus important que le gouvernement continue de servir les intérêts des Canadiens par des moyens proactifs, innovateurs et adaptés aux circonstances. Ce budget permettra de renforcer la présence du Canada sur son marché étranger le plus important, les États-Unis.
L’instabilité qui règne dans de nombreuses régions de la planète et la pauvreté qui accable tant de gens dans les pays en développement sont l’antithèse des valeurs canadiennes et mettent en péril la sécurité et la prospérité économique du Canada. Il n’est donc pas surprenant que le Canada ait si souvent pris des initiatives à la fois efficaces et inspirées par la compassion pour relever les défis internationaux; mentionnons par exemple ses activités de maintien de la paix, les traités d’interdiction des mines terrestres, le Plan d’action pour l’Afrique du G-8, sans oublier le leadership dont le pays fait preuve dans des dossiers comme l’allégement de la dette des pays pauvres et le libre accès au marché canadien d’à peu près toutes les marchandises des pays les moins avancés. Ces mesures responsables destinées à contrer l’instabilité et la pauvreté sont la marque d’un pays qui tient véritablement à contribuer à l’édification de sociétés solides par delà ses propres frontières.
Le gouvernement a réussi à assurer de solides assises financières pour le pays en maintenant des budgets équilibrés pour six années consécutives depuis 1997-1998. Pour ce faire, il a retenu une démarche équilibrée en matière de croissance des dépenses et de réduction des impôts et de la dette. Toutefois, comme le faisait remarquer le ministre des Finances dans La Mise à jour économique et financière d’octobre 2002, « … une saine gestion financière ne se limite cependant pas à éviter les déficits et à réduire la dette. Elle signifie également la gestion judicieuse et responsable des impôts et la prestation de services gouvernementaux efficaces. »
Une saine gestion financière exige un examen constant de la raison d’être des programmes existants, de sorte que le gouvernement puisse réaffecter les ressources des secteurs moins prioritaires à ceux à plus grande priorité. Elle suppose en outre l’optimisation des ressources rendue possible en restant à l’affût de moyens novateurs. Enfin, une saine gestion financière se traduit par une transparence à l’égard de la manière dont l’argent des contribuables est dépensé afin que le gouvernement soit en mesure de rendre des comptes en détail aux Canadiens.
Le contrôle de la croissance des dépenses totales a contribué au premier plan à équilibrer le budget en 1997-1998, après quelque 30 ans de déficits consécutifs, et a permis de maintenir cet équilibre depuis. Le gouvernement a donc été en mesure de réduire la dette et d’investir dans des priorités socioéconomiques clés tout en réalisant les plus importantes réductions d’impôt de l’histoire canadienne. L’Examen des programmes a été un facteur clé du contrôle de la croissance des dépenses. Il a en effet permis au gouvernement de réévaluer ses programmes afin de cerner ceux qui n’avaient plus leur raison d’être pour le pays ou qui pouvaient être exécutés de manière plus efficace grâce à d’autres mécanismes.
S’appuyant sur l’expérience acquise grâce à l’Examen des programmes, le gouvernement lance dans le cadre du présent budget des initiatives pour mieux gérer l’argent des contribuables. Ces initiatives prévoient notamment l’amorce d’un examen permanent de la pertinence et de l’efficacité des programmes gouvernementaux ainsi que la réaffectation de certaines ressources de l’administration publique aux secteurs les plus prioritaires.
Une meilleure reddition de comptes viendra appuyer les efforts que déploie le gouvernement pour améliorer la gestion de l’argent des contribuables. Elle favorisera la prise de décisions éclairées et l’efficacité. Au nombre des projets du gouvernement pour améliorer la reddition de comptes aux Canadiens, citons : des rapports financiers plus complets et à jour; une plus grande transparence et une meilleure reddition de comptes à l’égard des paiements de transfert aux provinces et aux territoires à l’appui des soins de santé; une meilleure reddition de comptes des fondations non gouvernementales; des processus clairs d’établissement des taux pour les recettes non fiscales, dont les cotisations à l’assurance-emploi, le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien et les droits d’utilisation; ainsi que des mesures pour améliorer la confiance des investisseurs en renforçant l’application de la loi relativement aux infractions concernant les valeurs mobilières et la fraude d’entreprise.
Une saine gestion financière a permis au gouvernement d’enregistrer cinq excédents budgétaires annuels consécutifs jusqu’en 2001-2002 et ainsi, de réduire la dette fédérale de 47,6 milliards de dollars. Cette situation a également permis au gouvernement de mettre en œuvre les plus importantes réductions d’impôt de l’histoire du Canada et d’investir dans les priorités fondamentales des Canadiens, notamment les soins de santé, l’aide aux familles à faible revenu ayant des enfants, l’éducation, ainsi que la recherche-développement.
Cette saine gestion financière a joué un rôle important, aidant le Canada à éviter une récession en 2001 malgré le ralentissement de l’économie mondiale. Ainsi, la politique budgétaire et monétaire a pu fournir à point nommé une aide à l’économie canadienne en abaissant les impôts et les taux d’intérêt. L’engagement soutenu envers la discipline budgétaire a permis au Canada d’afficher un excédent budgétaire en 2002, tandis que tous les autres pays du G-7 connaissaient des déficits. Enfin, le Canada a pu enregistrer la meilleure performance économique des pays du G-7 en 2002 malgré une reprise inégale à l’échelle mondiale.
Le gouvernement s’engage à maintenir cette approche prudente en matière de planification budgétaire – une approche qui lui a été profitable et qui demeure essentielle en cette période d’incertitude. Elle englobe une approche prudente en matière de planification budgétaire, la plupart des décisions budgétaires étant prises selon un horizon de planification mobile de deux ans. Pour veiller à ce que le budget fédéral demeure équilibré ou excédentaire, le présent budget rétablit dans les prévisions budgétaires le niveau intégral de la réserve pour éventualités annuelle de 3 milliards de dollars ainsi que la mesure de prudence économique.
Le présent budget renferme les projections financières du gouvernement fédéral pour 2002-2003 et les deux exercices suivants. Il constitue une mise à jour des prévisions financières contenues dans La Mise à jour économique et financière d’octobre 2002 au titre des éléments suivants :
La performance financière du Canada se démarque nettement de celle des principaux pays industrialisés. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, le Canada est le seul pays du G-7 à avoir enregistré un excédent en 2002, et toujours selon cette organisation, il devrait être le seul à répéter l’exploit en 2003.
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Dette fédérale (déficit accumulé) En réponse à la recommandation de la vérificatrice générale du Canada, le présent budget est présenté selon la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale. En vertu de la norme comptable antérieure, soit la comptabilité d’exercice modifiée, la dette nette et le déficit accumulé étaient identiques. En vertu de la nouvelle norme, la dette nette comprend maintenant un élément d’établissement des coûts beaucoup plus vaste à l’égard du passif financier, mais elle exclut l’actif non financier. Le déficit accumulé comprend les deux. Il s’agit de la somme de tous les excédents et déficits antérieurs. Dans le Rapport financier annuel du gouvernement du Canada, le déficit accumulé sera aussi désigné par l’expression « dette fédérale ». |
Le tableau 1 présente l’incidence financière des mesures de dépenses et de recettes proposées dans le présent budget. Le coût financier net des mesures sur trois ans (de 2002-2003 à 2004-2005) totalise 17,6 milliards de dollars.
Le tableau 2 fait état des perspectives financières jusqu’en 2004-2005 compte tenu de l’incidence des perspectives économiques révisées et du climat financier à ce jour, du passage à la comptabilité d’exercice intégrale et des mesures de dépenses et de recettes proposées dans le présent budget.
Tableau 1
Mesures de dépenses et mesures de recettes : budget de 2003
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2002–2003 |
2003–2004 |
2004–2005 |
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|---|---|---|---|
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|
(M$) |
|||
|
Mesures de dépenses |
|||
|
Investir dans le système |
|||
|
Supplément du TCSPS |
2 500 |
||
|
Fonds pour la réforme de la santé |
1 000 |
1500 |
|
|
Fonds pour l’équipement |
1 500 |
||
|
Technologie de l’information |
600 |
||
|
Prestation pour soins prodigués |
86 |
221 |
|
|
Autres initiatives en matière |
120 |
283 |
374 |
|
Total |
4 720 |
1 369 |
2 095 |
|
Investir dans les familles |
|||
|
Familles ayant des enfants |
25 |
81 |
|
|
Personnes handicapées |
193 |
193 |
|
|
Stratégie sur les enfants et le |
27 |
26 |
|
|
Aider les collectivités |
|||
|
Logement abordable et aide |
293 |
313 |
|
|
Infrastructure |
100 |
150 |
|
|
Autres |
23 |
23 |
|
|
Renforcer les collectivités |
38 |
45 |
|
|
Faire connaître les valeurs |
188 |
233 |
|
|
Total |
886 |
1 065 |
|
|
Investir dans une économie |
|||
|
Stimuler la recherche et l’innovation |
575 |
470 |
470 |
|
Compétences et apprentissage |
12 |
171 |
102 |
|
Promouvoir le développement |
4 |
699 |
437 |
|
Agriculture |
333 |
65 |
65 |
|
Total |
924 |
1 405 |
1 074 |
|
Le Canada et le monde |
|||
|
Défense |
270 |
800 |
800 |
|
Réserve pour imprévus |
125 |
200 |
|
|
Aide internationale |
353 |
202 |
820 |
|
Autres |
99 |
81 |
|
|
Total |
748 |
1 301 |
1 704 |
|
Gestion des dépenses et |
|||
|
Réglementation |
7 |
25 |
34 |
|
Réaffectation des ressources |
-1 000 |
-1 000 |
|
|
Total des mesures de dépenses |
6 398 |
3 986 |
4 969 |
|
Mesures de recettes |
|||
|
Investir dans le système canadien |
|||
|
Remboursement de la TPS pour |
30 |
55 |
|
|
Investir dans les familles |
|||
|
Familles ayant des enfants |
|||
|
Supplément de la Prestation nationale |
200 |
300 |
|
|
Personnes handicapées |
95 |
160 |
|
|
Investir dans une économie durable |
|||
|
Promouvoir le développement durable |
5 |
5 |
|
|
Améliorer le régime fiscal |
|||
|
Inciter les Canadiens à épargner |
25 |
105 |
165 |
|
Encourager l’esprit d’entreprise |
90 |
140 |
|
|
Renforcer l’avantage fiscal canadien |
10 |
140 |
545 |
|
Réduction des taux de cotisation |
53 |
178 |
|
|
Total des mesures de recettes |
35 |
718 |
1 548 |
|
Total des mesures de dépenses |
6 433 |
4 704 |
6 517 |
|
|
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Tableau 2
État sommaire des opérations – Budget de 2003 : comptabilité d’exercice intégrale et mesures
|
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||||
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2001–2002 |
2002–2003 |
2003–2004 |
2004–2005 |
|
|---|---|---|---|---|
|
|
||||
|
(G$) |
||||
|
Opérations budgétaires |
||||
|
Recettes budgétaires |
171,7 |
178,7 |
184,7 |
192,9 |
|
Total des dépenses |
||||
|
Dépenses de programmes |
124,3 |
138,6 |
143,0 |
149,6 |
|
Frais de la dette publique |
39,3 |
37,2 |
37,6 |
38,4 |
|
Total des dépenses |
163,5 |
175,8 |
180,7 |
188,0 |
|
Excédent budgétaire |
8,2 |
3,0 |
4,0 |
5,0 |
|
Moins la mesure de prudence |
||||
|
Réserve pour éventualités |
3,0 |
3,0 |
3,0 |
|
|
Mesure de prudence économique |
1,0 |
2,0 |
||
|
Total |
3,0 |
4,0 |
5,0 |
|
|
Solde budgétaire |
8,2 |
0,0 |
0,0 |
0,0 |
|
Dette fédérale (déficit accumulé) |
||||
|
Budget équilibré |
507,7 |
507,7 |
507,7 |
507,7 |
|
Opérations non budgétaires |
||||
|
Prêts, placements et avances |
-0,1 |
-1,3 |
-1,4 |
-1,5 |
|
Régimes de retraite et |
-0,1 |
0,4 |
-0,6 |
-1,4 |
|
Autres |
-3,2 |
4,3 |
-3,7 |
0,7 |
|
Total |
-3,5 |
3,4 |
-5,8 |
-2,1 |
|
Ressources ou besoins financiers |
4,7 |
3,4 |
-5,8 |
-2,1 |
|
Pourcentage du PIB |
||||
|
Recettes budgétaires |
15,7 |
15,7 |
15,4 |
15,2 |
|
Dépenses de programmes |
11,4 |
12,2 |
11,9 |
11,8 |
|
Frais de la dette publique |
3,6 |
3,3 |
3,1 |
3,0 |
|
Solde budgétaire |
0,7 |
0,0 |
0,0 |
0,0 |
|
Dette fédérale (déficit accumulé) |
||||
|
Budget équilibré |
46,5 |
44,5 |
42,2 |
40,1 |
|
Dette réduite de 3 milliards |
46,5 |
44,3 |
41,7 |
39,6 |
|
|
||||
| Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué | ||||