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Il
est non seulement sage, mais juste de soutenir les familles. Que ce soit par
l'augmentation des services ou un soutien au revenu, tous les paliers de
gouvernement doivent être prêts à faire davantage pour les enfants.
Le ministre des Finances, Paul Martin
Le discours du budget de 2000
La
création d'un milieu sûr et stimulant pour nos enfants, l'investissement
dans leur santé et leur éducation et la promotion de la sécurité des
familles constituent des éléments essentiels pour favoriser un développement
solide de nos enfants et faciliter leur apprentissage.
Les administrations publiques peuvent aider les parents à subvenir aux
besoins de leurs enfants en leur offrant un soutien au revenu accru et de
meilleurs services.
Le présent budget vient en aide aux enfants de trois façons importantes.
Il bonifie la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE) de 2,5 milliards de dollars par année d'ici 2004, pour la faire passer à plus de 9 milliards par année. La prestation maximale passera alors de 1 805 $ à 2 400 $ pour le premier enfant.
Il
cible particulièrement les besoins des familles ayant des enfants, dans
le Plan quinquennal de réduction des impôts. La bonification de la
PFCE, jumelée à des réductions générales d'impôt, permettra
d'abaisser en moyenne de 21 % d'ici 2004 l'impôt sur le revenu des
familles ayant des enfants.
La durée du congé de maternité et du congé parental en vertu du régime d'assurance-emploi sera doublée, passant à un an. Les parents pourront ainsi consacrer plus de temps à leur nouveau-né ou à l'enfant qu'ils viennent d'adopter.
Le
gouvernement fédéral invite également les provinces et les territoires à
se joindre à lui pour élaborer un plan d'action national axé sur le développement
des jeunes enfants.
Ces mesures et bien d'autres s'ajoutent aux
mesures annoncées dans les budgets antérieurs en vue d'améliorer la
qualité de vie des enfants canadiens et de leurs familles.
La
PFCE représente le principal programme du gouvernement visant à aider
financièrement les parents qui élèvent des enfants. Grâce aux améliorations
proposées dans le budget, environ 3,8 millions de familles – plus de 90 %
de tous les enfants du Canada – recevront des prestations.
Dans les trois derniers budgets, le gouvernement a investi au total 2
milliards de dollars de plus par année dans la PFCE.
Le présent budget prévoit injecter 2,5 milliards de dollars par année de
plus dans la PFCE d'ici 2004. Par conséquent, les prestations seront
rehaussées pour tous les parents qui en reçoivent déjà, et elles seront
versées à un plus grand nombre de familles à revenu moyen.
L'objectif consiste à porter la prestation maximale au titre de la PFCE à 2 400 $ pour le premier enfant et à 2 200 $ pour le deuxième, d'ici 2004. Cela se fera en plusieurs étapes.
Premièrement, pour que sa valeur ne soit pas minée par l'inflation, la PFCE sera entièrement indexée au coût de la vie, avec effet en janvier 2000.
Deuxièmement,
en juillet 2000, la prestation de base sera majorée de 70 $ par enfant.
Jumelée aux hausses annoncées dans le budget de 1999, qui entreront également
en vigueur en juillet 2000, cette mesure portera le montant maximal de
la prestation pour le premier enfant à 2 056 $, comparativement à 1
805 $ en juillet 1999.
Troisièmement, d'ici juillet 2001, le supplément de la PFCE pour les familles à faible revenu augmentera de 200 $ par enfant. Cette hausse, jumelée à l'indexation permanente de la totalité du supplément, constitue le troisième investissement en importance du gouvernement fédéral dans la Prestation nationale pour enfants.
Les prestations seront également augmentées pour les familles à revenu moyen.
D'ici 2004, les familles à faible revenu recevront 6 milliards de dollars du total annuel de plus de 9 milliards, et les familles à revenu modeste ou moyen en recevront 3 milliards.
Allégement
fiscal général
Le plan de réduction des impôts annoncé dans le budget – qui comprend
la bonification de la PFCE de même que de vastes réductions générales
d'impôt – met spécialement l'accent sur les besoins des familles ayant
des enfants. Par rapport au régime fiscal actuel, l'impôt sur le revenu
des particuliers que ces familles doivent payer sera réduit en moyenne de
21 %, comparativement à 15 % en moyenne pour tous les contribuables.
Une famille type de quatre personnes à revenu unique de 40 000 $ verra son
impôt fédéral net annuel diminué de 1 623 $ d'ici 2004, soit une baisse
de 48 %. L'an prochain, son impôt fédéral net diminuera de 582 $.
Une famille type de quatre personnes à deux revenus totalisant 60 000 $ bénéficiera
d'ici 2004 d'une réduction annuelle de l'impôt fédéral net de 1 546
$, soit 27 %. L'an prochain, son impôt fédéral net diminuera de 501 $.
Le
présent budget prévoit que la durée du congé de maternité et du congé
parental en vertu de l'assurance-emploi sera portée du maximum actuel de
six mois à un an. Les parents dont l'enfant sera né, ou qui auront adopté
un enfant, le 31 décembre 2000 ou après cette date pourront demander ce
congé prolongé
La durée maximale du congé parental passera de 10 semaines à 35 semaines.
Si l'on ajoute le congé de maternité de 15 semaines et le délai de
carence normal de 2 semaines, la durée du congé pour enfant doublera.
Pour rendre le congé de maternité et le congé parental plus accessibles,
le budget ramène de 700 à 600 le nombre d'heures obligatoires de travail
ouvrant droit aux congés.
En
outre, les parents pourront travailler à temps partiel tout en recevant des
prestations parentales, comme les autres prestataires de l'assurance-emploi.
Enfin, lorsque les deux parents partagent un congé parental, un seul délai
de carence s'appliquera, plutôt que deux comme à l'heure actuelle. Les
parents jouiront dorénavant d'une plus grande marge de manoeuvre pour décider
si un seul d'entre eux ou les deux passeront du temps à la maison avec leur
nouveau-né.
Ces modifications profiteront à quelque 150 000 familles par année et représenteront
un coût annuel approximatif de 900 millions de dollars.
Le présent budget renforce les mesures des budgets antérieurs pour aider les parents d'enfants handicapés. Il propose :
un supplément du crédit d'impôt pour personne handicapée (CIPH) pouvant atteindre 500 $ à l'égard des enfants gravement handicapés qui ont besoin de soins à domicile à temps plein de la part d'un parent;
l'élargissement
de l'admissibilité au CIPH pour englober les personnes gravement
handicapées qui doivent passer beaucoup de temps en thérapie chaque
semaine;
la majoration du plafond de la déduction pour frais de garde d'enfants, qui passera de 7 000 $ à 10 000 $ pour les enfants admissibles au CIPH;
l'élargissement de la déduction au titre des frais de préposé aux soins pour inclure les personnes qui fréquentent un établissement d'enseignement
L'universalité
des soins de santé et une éducation de qualité constituent les grandes
priorités des familles canadiennes. Le gouvernement investit davantage dans
ces deux priorités au moyen du Transfert canadien en matière de santé et
de programmes sociaux (TCSPS).
Cliquez
ici pour plus de renseignements sur la santé et l'éducation
En
octobre 1999, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux des
services sociaux ont convenu de collaborer avec leurs homologues de la santé
afin de faire des progrès rapides dans le domaine du développement des
jeunes enfants.
Le présent budget réitère l'invitation, lancée dans le discours du Trône
à toutes les administrations publiques, à collaborer et à s'entendre,
d'ici décembre 2000, sur un plan d'action national pour appuyer le développement
des jeunes enfants.
Le
gouvernement fédéral prévoit unir ses efforts à ceux des provinces et
des territoires pour améliorer le droit de la famille, de manière qu'il
accorde toujours la priorité aux besoins et aux intérêts des enfants.
À cette fin, le budget alloue 29 millions de dollars pour prolonger de deux
ans l'aide financière fédérale accordée aux provinces et aux territoires
pour des services liés à la famille tels que l'information sur le rôle
des parents, le développement des compétences nécessaires, la médiation
et les programmes d'aide juridique
Le
budget de 1998 annonçait le lancement de la Stratégie canadienne pour l'égalité
des chances afin de faciliter l'accès des Canadiens aux compétences et au
savoir.
La Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) a représenté une
composante particulièrement efficace de la stratégie. Elle prévoit une
subvention correspondant à 20 % de la première tranche de 2 000 $ des
cotisations annuelles à un régime enregistré d'épargne-études (REEE)
pour les enfants de moins de 18 ans.
Au cours des 25 premières années d'application du REEE, le montant accumulé
des cotisations a atteint 2,5 milliards de dollars. Au cours des deux années
qui ont suivi l'entrée en vigueur de la SCEE, l'épargne privée a doublé
pour atteindre 5 milliards de dollars
Les
cotisations du gouvernement aux comptes de REEE devraient atteindre environ
750 millions de dollars en 2000-2001, soit près du triple du montant prévu
lors de l'entrée en vigueur de la subvention.
Le présent budget hausse l'aide aux étudiants en faisant passer de 500 $
à 3 000 $ le montant de revenu en franchise d'impôt provenant de bourses
d'études et de recherche, comme les bourses d'études du millénaire. Cette
mesure permettra de majorer l'aide fiscale fédérale aux étudiants
d'environ 30 millions de dollars par année.
Cliquez ici pour l'histoire complète des mesures pour aider nos enfants