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Le ministre des Finances
l'honorable Paul Martin, c.p., député
Le lundi 28 février 2000
Également publié dans le Plan budgétaire au chapitre 1.
Le Canada est maintenant parvenu à l’ère des excédents budgétaires.
Lorsque le gouvernement est arrivé au pouvoir en 1993, il a formulé un plan pour assainir les finances publiques, bâtir une économie plus forte et novatrice ainsi qu’améliorer la qualité de vie de tous les Canadiens. Ce plan porte fruit.
Le déficit a été éliminé, le fardeau de la dette est en baisse, le taux de chômage est à son plus bas niveau en plus de 20 ans et le revenu disponible augmente.
Maintenant que l’économie progresse et que les finances publiques sont en ordre, le présent budget trace la voie vers une plus grande prospérité pour tous les Canadiens au XXIe siècle. Notre situation financière plus solide nous aidera à bâtir une vie meilleure pour tous les Canadiens, ceux d’aujourd’hui et de demain.
Pour améliorer notre qualité de vie, il faut absolument continuer d’investir dans l’enseignement postsecondaire et améliorer notre système universel de soins de santé.
L’un des éléments clés du plan du gouvernement consiste à réduire les impôts. Ainsi, les Canadiens auront plus d’argent dans leurs poches, la croissance économique s’accélérera et la création d’emplois en fera autant.
Les Canadiens savent à quel point notre réussite future dépend de ce que nous bâtissions une économie plus forte et novatrice. Pour améliorer notre qualité de vie, il est essentiel de développer le savoir-faire, les produits, les compétences et les services nécessaires pour maintenir notre économie sur le chemin de la croissance.
C’est pourquoi le présent budget :
Pour de plus amples renseignements sur les mesures du budget autres que celles décrites ici, veuillez communiquer avec le Centre de distribution, à l’adresse figurant sur la dernière page, ou visiter le site Web du ministère des Finances Canada, à l’adresse http//:www.fin.gc.ca.
Le présent budget énonce le plan que le gouvernement fédéral entend appliquer pour le Canada au XXIe siècle. Aujourd’hui, l’économie est mondiale, de plus en plus axée sur le savoir et tournée vers les communications immédiates. Le plan que le gouvernement fédéral a dressé contribuera à faire du Canada un chef de file de la nouvelle économie de sorte que le niveau de vie et la qualité de vie de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes s’en trouveront améliorés.
Le plan repose sur la saine gestion financière, l’allégement de l’impôt, l’innovation dans l’économie ainsi que l’investissement dans les compétences et les connaissances afin de doter les Canadiens des outils dont ils ont besoin pour décrocher de meilleurs emplois aujourd’hui et demain. Il contribue à renforcer l’enseignement postsecondaire et les soins de santé, et à aider les enfants à avoir le meilleur départ possible dans la vie.
Le budget :
annonce une série de mesures, totalisant 4,1 milliards de dollars, qui seront prises entre 1999-2000 et 2002-2003 pour promouvoir l’innovation et la recherche de pointe, mettre au point des technologies et des pratiques environnementales, et renforcer l’infrastructure fédérale, provinciale et municipale.
Les mesures énoncées dans le présent budget pour améliorer la qualité de vie des Canadiens et de leurs enfants s’inscrivent dans le cadre d’un plan d’ensemble en quatre parties :
Maintenir une saine gestion financièreLe gouvernement s’est engagé à atteindre les objectifs suivants : un faible taux d’inflation, des budgets équilibrés ou excédentaires, une dette publique décroissante. Il s’agit là des conditions essentielles à une croissance soutenue de l’économie et à la création d’emplois, qui permettront au gouvernement d’investir dans des domaines prioritaires et d’accorder d’importantes mesures d’allégement fiscal. Alléger l’impôtLe gouvernement croit que l’amélioration du niveau de vie passe par la réduction des impôts, car celle-ci se traduit par une augmentation de la productivité et de l’emploi, en plus de permettre aux Canadiens de conserver une plus grande part de leurs revenus. Permettre à l’économie canadienne d’innover davantageDans l’économie mondiale moderne, les pays qui prospèrent sont ceux qui excellent en matière d’innovation. C’est pourquoi le gouvernement augmente le soutien qu’il accorde à la recherche de pointe qui résultera en de nouvelles idées, de nouveaux produits et de nouveaux services, et stimulera la croissance soutenue de l’économie canadienne aujourd’hui et demain. Investir dans les connaissances et les compétencesLes connaissances et les compétences sont le gage de revenus supérieurs, d’une meilleure sécurité d’emploi ainsi que de possibilités accrues pour l’ensemble des Canadiens. Le gouvernement augmente son appui à la recherche universitaire et accorde de l’aide fiscale supplémentaire aux étudiants qui reçoivent des bourses. |
Grâce à l’engagement pris par le gouvernement d’assurer une saine gestion financière – maintenir un niveau d’inflation peu élevé, équilibrer le budget ou afficher un excédent et réduire le fardeau de la dette –, l’économie canadienne a enregistré un bon rythme de croissance, situation qui a dépassé les attentes de presque tous les prévisionnistes.
L’économie a connu une forte croissance en 1999, la progression du produit intérieur brut (PIB) réel s’étant située en moyenne à 3,8 %.
Selon les prévisionnistes du secteur privé, cette croissance devrait se maintenir en 2000 et en 2001.
Le Fonds monétaire international et l’Organisation de coopération et de développement économiques prévoient tous deux que le Canada viendra au deuxième rang parmi les pays les plus industrialisés, ceux du Groupe des Sept (G-7), pour la croissance économique en 2000 et au premier rang pour la création d’emplois.
L’an dernier, le Canada a enregistré, pour la troisième année consécutive, une forte croissance de l’emploi, qui s’est traduite par 427 000 nouveaux emplois. Cela porte à près de 1,3 million le nombre d’emplois créés depuis la fin de 1996.
À la fin de 1999, le taux de chômage avait chuté à 6,8 %, son taux le plus bas en près de 24 ans.
Le rendement impressionnant du marché du travail a contribué à la forte croissance du revenu personnel. Le revenu réel après impôts a été amélioré pour la troisième année consécutive en 1999, augmentant d’environ 3 % par personne depuis 1996. Selon les prévisionnistes du secteur privé, il devrait continuer d’augmenter de façon appréciable.
L’inflation a repris un peu ces derniers mois, traduisant principalement les hausses des prix de l’essence attribuables à la flambée des cours mondiaux du pétrole. En décembre 1999, le taux d’inflation d’une année sur l’autre selon l’indice des prix à la consommation s’établissait à 2,6 %, alors que le taux d’inflation (hors aliments et énergie) se chiffrait à 1,6 %. L’inflation devrait revenir au milieu de la fourchette cible de 1 % à 3 % établie par le gouvernement et la Banque du Canada.
La demande intérieure a été stimulée par la forte croissance de l’emploi et du revenu qui, jumelée aux faibles taux d’intérêt, a redonné confiance aux consommateurs. La confiance des entreprises a repris de façon marquée depuis la fin de 1998 et atteint de nouveau le niveau record qu’elle avait enregistré vers le milieu de 1997.
À l’automne 1999, tant dans le discours du Trône que dans La Mise à jour économique et financière, le gouvernement a promis aux Canadiens qu’il présenterait un plan pluriannuel visant à réduire davantage les impôts. Compte tenu des excédents substantiels maintenant disponibles, le présent budget donne suite à cet engagement en apportant au régime fiscal fédéral du Canada les plus importants changements structurels en plus de 10 ans et en accordant une attention particulière aux besoins des familles ayant des enfants.
Le Plan quinquennal de réduction des impôts permettra également au Canada de mieux soutenir la concurrence sur le plan international en rendant le régime fiscal plus propice aux investissements et à l’innovation.
- abaisse le taux d’inclusion des gains en capital, qui passe de trois quarts à deux tiers;
- retarde l’imposition des gains réalisés sur des options d’achat d’actions admissibles, qui aura lieu à la vente des actions plutôt qu’à la levée des options;
- permet le roulement en franchise d’impôt des gains en capital réalisés sur des placements admissibles entre petites entreprises.
Les mesures prévues dans le Plan quinquennal de réduction des impôts se traduiront par une baisse cumulative des impôts d’au moins 58 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Sur une base annuelle, le Plan réduira l’impôt sur le revenu des particuliers de 15 % en moyenne d’ici 2004-2005.
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