Archivé - Rapport financier annuel du gouvernement du Canada
Exercice 2011-2012

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Avis au lecteur 

Les résultats financiers présentés dans ce rapport sont fondés sur les états financiers consolidés vérifiés du gouvernement du Canada pour l’exercice clos le 31 mars 2012, lesquels figurent ici sous forme condensée. Pour la 14e année consécutive, le gouvernement a reçu une opinion non modifiée du vérificateur général du Canada sur ses états financiers consolidés. Les états financiers consolidés complets seront présentés dans les Comptes publics du Canada 2012 lorsque ceux-ci seront déposés au Parlement.

Les Tableaux de référence financiers ont été mis à jour afin d’y inclure les résultats de 2011-2012, la reclassification de certains chiffres d’exercices antérieurs dans des tableaux des Comptes publics afin de se conformer à la présentation de l’exercice en cours, de même que les révisions historiques des Comptes économiques et financiers nationaux publiés par Statistique Canada.

Points saillants 

  • Le gouvernement a affiché un déficit budgétaire de 26,2 milliards de dollars pour l’exercice terminé le 31 mars 2012, en baisse comparativement au déficit budgétaire de 33,4 milliards enregistré en 2010-2011 et en baisse de plus de la moitié par rapport au déficit budgétaire de 55,6 milliards enregistré en 2009-2010.
  • Les revenus ont augmenté de 8,1 milliards de dollars (3,4 %) par rapport à 2010-2011, principalement sous l’effet d’une activité économique accrue. Les charges de programmes ont augmenté de 0,8 milliard (0,3 %). Les frais de la dette publique ont progressé de 0,2 milliard.
  • La dette fédérale, soit la différence entre le total des passifs et le total des actifs, s’établissait à 582,2 milliards de dollars au 31 mars 2012. Le ratio de la dette fédérale au produit intérieur brut (PIB) s’est établi à 33,8 %, soit une baisse par rapport à la fin de l’exercice précédent (33,9 %).
  • Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le ratio de la dette nette au PIB de l’ensemble des administrations publiques du Canada, qui comprend la dette nette du gouvernement fédéral et des administrations provinciales, territoriales et locales, ainsi que les actifs nets détenus par le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec, a été de 33,3 % en 2011. Il s’agit du meilleur résultat à l’échelle des pays du Groupe des Sept (G-7), qui, d’après les estimations de l’OCDE, devraient afficher un ratio moyen de la dette nette au produit intérieur brut (PIB) de 80,4 % pour cette même année.
  • Pour la 14e année consécutive, le gouvernement a reçu une opinion non modifiée du vérificateur général du Canada sur ses états financiers consolidés.
Tableau 1
Aperçu financier
milliards de dollars
  2010–2011 2011–2012
Opérations budgétaires
Revenus 237,1 245,2
Charges
  Charges de programmes 239,6 240,4
  Frais de la dette publique 30,9 31,0
 
  Total des charges 270,5 271,4
 
Solde budgétaire -33,4 -26,2
Opérations non budgétaires -12,8 -6,2
 
Ressources ou besoins financiers -46,2 -32,4
Variation nette des activités de financement 32,0 35,2
 
Variation nette de la trésorerie -14,1 2,8
Trésorerie à la fin de l’exercice 14,3 17,1
Situation financière
  Total des passifs 920,9 967,7
  Total des actifs financiers 304,0 317,6
 
  Dette nette 616,9 650,1
  Actifs non financiers 66,6 68,0
 
Dette fédérale (déficit accumulé) 550,3 582,2
Résultats financiers (en % du PIB)
  Revenus 14,6 14,2
  Charges de programmes 14,7 14,0
  Frais de la dette publique 1,9 1,8
  Solde budgétaire -2,1 -1,5
  Dette fédérale (déficit accumulé) 33,9 33,8
Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Aperçu économique[1]

Au Canada, la production économique réelle (le PIB réel) a progressé de 2,4 % en 2011. Par conséquent, le PIB réel est maintenant bien au-dessus de ses niveaux d’avant la récession, ce qui constitue la meilleure performance au sein des pays du G-7. La croissance économique au Canada en 2011 a été largement attribuable à la vigueur soutenue de la demande des entreprises et des ménages canadiens, qui a largement compensé la faiblesse du secteur extérieur.

La reprise économique a contribué à un solide redressement du marché du travail au Canada. En août 2012, environ 770 000 emplois avaient été créés par rapport au creux enregistré en juillet 2009, ce qui a plus que compensé les emplois perdus au Canada pendant le ralentissement économique mondial, et constitué le plus fort taux de croissance de l’emploi parmi les pays du G-7 pendant la reprise.

Cette bonne performance traduit la solidité des facteurs fondamentaux économiques, budgétaires et financiers du pays, de même que l’appui de taille apporté en temps opportun par la phase de stimulation du Plan d’action économique du Canada.

Malgré cette performance positive, la situation économique demeure fragile et incertaine à l’échelle mondiale. La reprise mondiale a commencé à ralentir vers la fin de 2011 et elle a décéléré de manière plus marquée au début de 2012. Le principal facteur qui sous-tend cette détérioration est la crise de la dette souveraine et du secteur bancaire qui continue de sévir dans la zone euro. Il n’y a eu pratiquement aucune croissance dans la zone euro au cours de la dernière année, et plusieurs de ses économies clés sont retombées en récession à la fin de 2011. En outre, la reprise aux États-Unis demeure timide au moment où le pays demeure confronté à des difficultés constantes attribuables au désendettement lié à la crise du logement.

Même si l’économie du Canada s’en est mieux tirée que celle de la plupart des autres économies avancées, elle a tout de même subi les contrecoups de ces développements externes. La croissance du PIB réel a ralenti, passant de 2,4 % pour l’ensemble de 2011 à 1,8 % pour la première moitié de 2012. L’incidence du ralentissement de l’économie mondiale se reflète aussi dans les attentes relatives au PIB nominal, qui constitue la mesure la plus large de l’assiette fiscale. Au moment du dépôt du budget de 2011, les économistes du secteur privé s’attendaient à ce que le PIB nominal progresse de 5,0 % en 2012. Cependant, en réaction à l’affaiblissement des perspectives économiques mondiales et à la baisse des prix des produits de base à la fin de 2011 et au début de 2012, les économistes du secteur privé ont abaissé leurs attentes de croissance du PIB nominal à 4,6 % dans le budget de 2012, et les ont ensuite ramenées à 4,0 % au moment du sondage de juin 2012.

La moyenne des prévisions économiques du secteur privé sert de fondement à la planification financière du gouvernement depuis 1994; elle ajoute un élément d’indépendance aux prévisions budgétaires. Cette approche jouit du soutien d’organisations internationales comme le Fonds monétaire international.

Tableau 2
Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB nominal
%
  2011 2012
Enquête de mars 2011 / budget de 2011 5,8 5,0
Enquête de mars 2012 / budget de 2012 5,8 4,6
Enquête de juin 2012 5,9 4,0

Il subsiste d’importants risques négatifs pour les perspectives canadiennes, le principal étant celui de la crise qui se poursuit en Europe. En outre, une grande incertitude demeure en ce qui a trait à l’orientation que prendra la politique budgétaire des États-Unis au début de 2013, en raison des lois actuelles touchant la fiscalité et les dépenses ainsi que de l’incidence négative qu’elles pourraient avoir sur l’économie des États-Unis. Même si la performance économique du Canada dans la dernière année est encourageante, tout recul de la reprise économique mondiale pourrait avoir des répercussions au Canada.

La phase de stimulation du Plan d’action économique du Canada

Dans le budget de 2009, le gouvernement a lancé le Plan d’action économique du Canada (PAE) pour faire face à la récession mondiale la plus grave à survenir depuis les années 1930. La phase de stimulation du PAE avait pour but d’appuyer la croissance économique et la création d’emplois, et sa mise en œuvre a contribué efficacement à protéger les emplois et les familles de même qu’à permettre au Canada de prospérer au sein d’une économie mondiale des plus concurrentielles. La phase de stimulation du PAE a permis :

  • d’alléger en permanence le fardeau fiscal des Canadiens;
  • de venir en aide aux chômeurs en bonifiant les prestations d’assurance-emploi et les programmes de formation;
  • d’effectuer d’importants investissements dans l’infrastructure, y compris l’accélération des initiatives du Fonds Chantiers Canada, doté de 33 milliards de dollars, et de soutenir le secteur du logement grâce au crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire;
  • de faire progresser l’économie du savoir au Canada en améliorant l’infrastructure des collèges et des universités ainsi qu’en appuyant la recherche et la technologie;
  • de venir en aide aux industries et aux collectivités les plus touchées par le ralentissement mondial;
  • de rendre le financement plus accessible et plus abordable pour les ménages et les entreprises du Canada.

Un grand nombre de ministères, d’organismes et de sociétés d’État ont pris part à la mise en œuvre de ces mesures, souvent en partenariat avec les autres ordres de gouvernement.

Comme les mesures de stimulation prévues dans le PAE ont été conçues pour soutenir l’économie de façon temporaire, la grande majorité des mesures annoncées dans le budget de 2009 ont pris fin le 31 mars 2011 comme prévu. Afin de laisser une plus grande marge de manœuvre à ses partenaires, le gouvernement a reporté au 31 octobre 2011 la date limite d’achèvement des projets réalisés dans le cadre de quatre programmes d’infrastructures provinciales, territoriales et municipales. Cette décision a fait en sorte que l’incidence des mesures de stimulation sur l’économie et l’emploi a pu se faire sentir pendant une autre saison de construction. Les mesures adoptées dans le cadre des quatre programmes d’infrastructure à coûts partagés dans la dernière année du PAE ont totalisé environ 1,1 milliard de dollars. Tous les montants comptabilisés en 2011-2012 correspondent à des mesures de dépenses.

La phase temporaire de stimulation de l’économie a pris fin, et le gouvernement se prépare à amorcer la prochaine phase du PAE. Pour en savoir plus sur les résultats obtenus jusqu’ici, les Canadiens peuvent consulter les huit rapports de la phase de stimulation du PAE sur le site web du PAE.

Plan d’action économique du Canada – Résultats atteints en 2011-2012
comptabilité d’exercice – en milliards de dollars
  Incidence du PAE
en 2011-2012
Réduire le fardeau fiscal des Canadiens  
Venir en aide aux chômeurs  
Bâtir l’infrastructure pour créer des emplois 0,8
Faire progresser l’économie du savoir au Canada et créer de meilleurs emplois 0,2
Appuyer les industries et les collectivités  
 
Total du soutien fédéral 1,1
Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme ne correspond pas au total indiqué. La somme indiquée de 1,1 milliard de dollars consacrée aux mesures du PAE en 2011-2012 est constatée selon la méthode de comptabilité d’exercice. Les montants utilisés dans les huit rapports présentés aux Canadiens étaient fondés sur la comptabilité de caisse, car cela permet de mieux évaluer l’incidence des mesures de stimulation sur l’économie.

Solde budgétaire

Le gouvernement a affiché un déficit budgétaire de 26,2 milliards de dollars en 2011-2012, en baisse comparativement au déficit de 33,4 milliards enregistré en 2010-2011.

Les revenus ont augmenté de 8,1 milliards de dollars (3,4 %) par rapport à l’exercice précédent. Plus de la moitié de cette progression est attribuable à l’augmentation de 5,8 milliards des rentrées d’impôt sur le revenu des particuliers, traduisant la hausse des revenus personnels attribuable à la croissance économique. Le reste de la croissance des revenus découle en grande partie des hausses des rentrées d’impôt sur le revenu des sociétés et des cotisations d’assurance-emploi, hausses qui se sont respectivement établies à 1,7 milliard et à 1,1 milliard.

Les charges ont augmenté de 1,0 milliard de dollars (0,4 %) par rapport à l’exercice précédent. Les charges de programmes ont augmenté de 0,8  milliard de dollars, alors que les augmentations des principaux transferts aux particuliers et des principaux transferts à d'autres paliers de gouvernement ont été largement compensées par une diminution des charges de programmes directes. Les frais de la dette publique ont connu une hausse de 0,2 milliard (0,5 %) par rapport à l’exercice précédent, surtout sous l’effet de l’augmentation de l’encours de la dette portant intérêt.

Pour que les résultats financiers se prêtent mieux aux comparaisons au fil du temps et entre les administrations publiques, le solde budgétaire et ses composantes sont souvent exprimés en proportion du PIB. Le graphique qui suit montre l’évolution du solde budgétaire exprimé en pourcentage du PIB depuis 1983-1984. En 2011-2012, le déficit s’est établi à 1,5 % du PIB. Il s’agissait d’une baisse par rapport au taux de 2,1 % enregistré au cours de l’exercice précédent et d’une réduction de plus de moitié par rapport à 2009-2010.

Solde budgétaire Solde budgétaire - Pour avoir des détails, reportez-vous au paragraphe précédent.
Sources : Comptes publics du Canada; Statistique Canada

Dette fédérale

La dette fédérale (déficit accumulé) correspond à l’écart entre le total des passifs et le total des actifs du gouvernement. À la fin de 2011-2012, elle s’établissait à 582,2 milliards de dollars.

La dette fédérale a augmenté de 31,8 milliards de dollars en 2011-2012, en grande partie en raison du déficit budgétaire, qui s’est établi à 26,2 milliards et de pertes de 2,3 milliards au titre des autres éléments du résultat global. Ces dernières visent surtout des pertes actuarielles au titre des régimes de retraite et des autres avantages futurs des employés des sociétés d’État entreprises et des autres entreprises publiques, ainsi que des pertes non réalisées au titre de la réévaluation des actions ordinaires de General Motors détenues par le gouvernement. La dette fédérale a augmenté de 3,3 milliards en 2011-2012 en raison de rajustements ponctuels apportés par suite de la transition, effectuée par les sociétés d’État entreprises et les autres entreprises publiques, des principes comptables généralement reconnus du Canada aux Normes internationales d’information financière (IFRS). La répercussion la plus importante de cette transition aux IFRS est la modification des politiques comptables régissant les régimes de retraite et les autres avantages futurs des employés des sociétés d’État entreprises et des autres entreprises publiques.

Tableau 3
Dette fédérale (déficit accumulé)
millions de dollars
  2010–2011 2011–2012 Variation nette
Dette fédérale au début de l’exercice 519 097 550 327 31 230
Déficit annuel 33 372 26 220 -7 152
Ajustement de transition 3 337 3 337
Autres éléments du résultat global -2 142 2 292 4 434
 
Dette fédérale à la fin de l’exercice 550 327 582 176 31 849

Le graphique qui suit montre l’évolution de la dette fédérale depuis 1990-1991. La dette fédérale s’établissait à 33,8 % du PIB en 2011-2012, une diminution comparativement à 33,9 % en 2010‑2011, et moins de la moitié du taux de 68,4 % atteint le 31 mars 1996 (son sommet depuis la Deuxième Guerre mondiale).

Dette fédérale (déficit accumulé) Dette fédérale (déficit accumulé) - Pour avoir des détails, reportez-vous au paragraphe précédent.
Sources : Comptes publics du Canada; Statistique Canada

 

Mesures de la dette fédérale

Les états financiers consolidés du gouvernement du Canada sont présentés selon la méthode de la comptabilité d’exercice. Cette méthode admet plusieurs définitions généralement reconnues concernant la dette de l’État.

La dette nette correspond au total des passifs du gouvernement moins ses actifs financiers. Ces derniers comprennent les éléments de trésorerie et équivalents de trésorerie, les débiteurs, les comptes d’opérations de change et les prêts, placements et avances.

Le déficit accumulé correspond au total des passifs moins le total des actifs, tant financiers que non financiers. Les actifs non financiers englobent les immobilisations corporelles (telles que les terrains et les immeubles), les stocks et les charges payées d’avance. La variation annuelle du déficit accumulé correspond au solde budgétaire et aux autres éléments du résultat global.

Les éléments du résultat global représentent certains gains et pertes non réalisés sur des instruments financiers ainsi que sur certains gains et pertes actuariels liés aux régimes de retraite et aux avantages sociaux futurs des employés qui sont comptabilisés par les sociétés d’État entreprises et autres entreprises publiques. Conformément aux normes comptables publiées par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public de l’Institut canadien des comptables agréés, les autres éléments du résultat global ne sont pas pris en compte dans le solde budgétaire annuel du gouvernement, mais sont plutôt constatés dans l’état consolidé du déficit accumulé et dans l’état consolidé de la variation de la dette nette du gouvernement.

La dette fédérale dont il est fait mention dans les documents budgétaires et dans le présent rapport correspond au déficit accumulé. Il s’agit de la principale mesure de la dette du gouvernement fédéral. Le tableau suivant présente les montants de la dette nette et de la dette fédérale au 31 mars 2012.

Dette nette et dette fédérale au 31 mars 2012
  (milliards de dollars) (% du PIB)
Total des passifs 967,7 56,2
Moins : Actifs financiers 317,6 18,5
 
Dette nette 650,1 37,8
Moins : Actifs non financiers 68,0 3,9
 
Dette fédérale (déficit accumulé) 582,2 33,8

Dette nette

La dette nette correspond à l’écart entre le total des passifs et le total des actifs financiers du gouvernement. Dans le calcul de cette mesure de la dette, seuls les actifs financiers sont déduits des passifs, étant donné que, en temps normal, les actifs non financiers ne peuvent être convertis en espèces pour rembourser la dette sans perturber les activités de l’État. À la fin de 2011-2012, la dette nette du gouvernement s’établissait à 650,1 milliards de dollars, en hausse de 33,2 milliards par rapport à 2010-2011.

Le ratio de la dette nette, soit la dette nette exprimée en pourcentage du PIB, sert à mesurer la dette en fonction de la capacité des contribuables du pays à financer cette dette. Le graphique qui suit présente l’évolution du ratio de la dette nette depuis 1990-1991. Ce ratio s’établissait à 37,8 % en 2011-2012, en baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport à l’exercice précédent et en baisse de plus de 36 points de pourcentage par rapport à son point culminant de 73,9 % atteint au milieu des années 1990.

Ratio de la dette nette Ratio de la dette nette - Pour avoir des détails, reportez-vous au paragraphe précédent.
Sources : Comptes publics de Canada; Statistique Canada

Comparaisons internationales de la dette du gouvernement

Les comparaisons internationales de la dette nette portent sur l’ensemble des administrations publiques, selon les comptes nationaux, ce qui, dans le cas du Canada, comprend la dette nette du gouvernement fédéral et des administrations provinciales, territoriales et locales, ainsi que les actifs nets du Régime de pensions du Canada et du Régime de rentes du Québec. L’annexe qui suit présente de plus amples détails sur le calcul de la dette nette du Canada, ainsi qu’un rapprochement de la dette nette fédérale selon les comptes nationaux et selon les Comptes publics.

Le ratio de la dette nette au PIB de l’ensemble des administrations publiques canadiennes s’est établi à 33,3 % en 2011, comme le montre le graphique ci-après. Il s’agit très nettement du ratio le plus bas au sein des pays du G-7, dont la moyenne devait s’élever à 80,4 % du PIB pour la même année, selon les estimations de l’OCDE.

Dette nette de l’ensemble des administrations publiques des pays du G-7, 2011 Dette nette de l'ensemble des administrations publiquee des pays du G-7, 2011 - Pour avoir des détails, reportez-vous au paragraphe précédent.
1 PIB rajusté en fonction de la parité des pouvoirs d’achat.
Source : Perspectives économiques de l’OCDE, no 91 (mai 2012)

Ressources ou besoins financiers

Les ressources ou besoins financiers correspondent à la différence entre les encaissements et les décaissements de l’État. Ils diffèrent du solde budgétaire, qui mesure les revenus et les charges au rythme où ils sont gagnés ou engagées, respectivement, plutôt qu’au moment où ont lieu les encaissements ou décaissements connexes.

L’exercice 2011-2012 s’est soldé par des besoins financiers de 32,4 milliards de dollars, comparativement à des besoins financiers de 46,2 milliards lors de l’exercice précédent. Cette diminution des besoins financiers est attribuable à l’amélioration du solde budgétaire ainsi qu’à une baisse des besoins financiers touchant les comptes débiteurs et créditeurs du gouvernement. Ces diminutions ont été compensées en partie par une hausse des besoins financiers provenant des activités de change.

Revenus 

Les revenus ont totalisé 245,2 milliards de dollars en 2011-2012, soit 8,1 milliards (3,4 %) de plus qu’en 2010-2011 (tableau 4). Cette hausse est principalement attribuable à l’augmentation des revenus fiscaux découlant de la croissance économique.

Le graphique qui suit illustre la composition des revenus en 2011-2012. La principale source de revenus fédéraux est l’impôt sur le revenu des particuliers, qui a représenté 48,6 % des revenus en 2011-2012. Venait ensuite l’impôt sur le revenu des sociétés (12,9 %). La taxe sur les produits et services (TPS) a représenté 11,6 % des revenus, et les autres taxes et droits, 6,0 %. Les autres revenus comptaient pour 11,1 % des revenus et les cotisations d’assurance-emploi, pour 7,6 %. La dernière composante, l’impôt sur le revenu des non-résidents, représentait 2,2 % du total.

Composition des revenus en 2011-2012 Composition des revenus en 2011-2012 - Pour avoir des détails, reportez-vous au paragraphe précédent.
Source : Comptes publics du Canada

Les rentrées d’impôt sur le revenu des particuliers ont augmenté de 5,8 milliards de dollars (5,1 %) en 2011-2012, sous l’effet de la progression des revenus des particuliers.

Malgré les réductions du taux d’imposition du revenu des sociétés, les rentrées d’impôt sur le revenu des sociétés ont progressé de 1,7 milliard de dollars (5,8 %) en 2011-2012, ce qui reflète la croissance continue des bénéfices des sociétés.

Les rentrées d’impôt sur le revenu des non-résidents ont augmenté de 0,2 milliard de dollars (3,2 %) en 2011-2012, surtout en raison de nouvelles cotisations visant les années antérieures.

Les revenus au titre des autres taxes et droits ont été de 0,2 milliard de dollars (0,5 %) supérieurs à ceux de l’exercice précédent, en raison notamment de l’augmentation de 0,3 milliard (9,7 %) des droits de douane à l’importation. Les rentrées de TPS ont été relativement stables puisque l’augmentation de la consommation a été compensée par l’effet du décalage entre le moment où les crédits de taxe sur les intrants ont été demandés et celui où les cotisations brutes de TPS ont été établies. Les taxes sur l’énergie ont diminué de 14 millions de dollars, et les autres taxes et droits d’accise ont diminué de 0,1 milliard.

Les revenus au titre des cotisations d’assurance-emploi ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (6,0 %) par rapport à l’exercice précédent en raison de la croissance de la rémunération assurable et des augmentations du taux de cotisation, porté à 1,78 $ et à 1,83 $ par tranche de 100 $ de rémunération assurable en 2011 et en 2012 respectivement.

Les autres revenus ont diminué de 0,9 milliard de dollars (3,0 %) en 2011-2012. Cette diminution est en grande partie attribuable à un recul de 0,9 milliard des revenus des sociétés d’État. Les bénéfices des sociétés d’État entreprises ont fléchi de 1,6 milliard, sous l’effet d’une augmentation des charges liées aux provisions pour pertes sur créances et pour réclamations ainsi que d’une perte nette à la Société canadienne des postes en 2011-2012, qui avait enregistré des bénéfices nets l’exercice précédent. Cette diminution traduit aussi des facteurs ponctuels qui avaient élevé les revenus en 2010-2011 et qui ne se sont pas reproduits en 2011-2012, notamment les gains réalisés en 2010-2011 lors de la vente d’actions ordinaires de General Motors détenues par le gouvernement dans le cadre du premier appel public à l’épargne lancé par le constructeur d’automobiles en novembre 2010. Cette diminution de 1,6 milliard a été compensée en partie par une progression de 0,7 milliard des revenus des sociétés d’État consolidées, surtout sous l’effet d’une augmentation des opérations commerciales de la Corporation commerciale canadienne.

Le ratio des revenus – soit les revenus exprimés en proportion du PIB – sert à comparer le total des revenus fédéraux à la taille de l’économie. La modification des taux d’imposition prévus par la loi et l’évolution des conditions économiques influent sur ce ratio. Le graphique qui suit présente l’évolution du ratio depuis 1990-1991. Celui-ci s’est établi à 14,2 % en 2011-2012, en baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2010-2011, sous l’effet de mesures d’allègement fiscal annoncées antérieurement et de la diminution des autres revenus. Ce ratio baisse graduellement depuis 2001-2002 et est nettement plus bas que le ratio moyen observé de 1996-1997 à 2000-2001, qui était de 18 %. Cette baisse graduelle s’explique surtout par l’instauration d’allègements fiscaux. Depuis 2008‑2009, le ratio des revenus se situe aux niveaux les plus bas observés depuis plus d’un demi-siècle.

Ratio des revenus Ratio des revenus - Pour avoir des détails, reportez-vous au paragraphe précédent.
Sources : Comptes publics du Canada; Statistique Canada

 

Tableau 4
Revenus
  2010-2011 2011-2012 Variation nette
     
  (millions de dollars) (millions de dollars) (millions de dollars) (%)
Revenus fiscaux
  Impôt sur le revenu
    Particuliers 113 457 119 269 5 812 5,1
    Sociétés 29 969 31 702 1 733 5,8
    Non-résidents 5 137 5 300 163 3,2
 
    Total 148 563 156 271 7 708 5,2
 
  Autres taxes et droits
    Taxe sur les produits et services 28 379 28 370 -9 0,0
    Taxes sur l’énergie 5 342 5 328 -14 -0,3
    Droits de douane à l’importation 3 520 3 862 342 9,7
    Autres taxes et droits d’accise 5 662 5 546 -116 -2,0
 
    Total 42 903 43 106 203 0,5
 
Total des revenus fiscaux 191 466 199 377 7 911 4,1
Cotisations d’assurance-emploi 17 501 18 556 1 055 6,0
Autres revenus
  Sociétés d’État 12 937 12 024 -913 -7,1
  Autres programmes 13 378 13 577 199 1,5
  Nets des opérations en devises 1 809 1 669 -140 -7,7
 
  Total 28 124 27 270 -854 -3,0
 
Total des revenus 237 091 245 203 8 112 3,4
Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Charges 

Les charges se composent des charges de programmes et des frais de la dette publique. En 2011‑2012, elles se sont élevées à 271,4 milliards de dollars, en hausse de 1,0 milliard (0,4 %) par rapport à 2010-2011.

Le graphique qui suit présente une ventilation des charges en 2011-2012. Les principaux transferts aux particuliers (prestations aux aînés, prestations d’assurance-emploi et prestations pour enfants) et les principaux transferts à d’autres paliers de gouvernement (Transfert canadien en matière de santé, Transfert canadien en matière de programmes sociaux, accords fiscaux, transferts aux provinces pour le compte des villes et des collectivités canadiennes, autres principaux transferts, et abattement d’impôt du Québec) ont constitué les deux plus importantes composantes des charges, représentant respectivement 25,2 % et 20,9 % de celles-ci en 2011-2012.

Les autres composantes des charges de programmes (autres transferts, charges des sociétés d’État et charges de fonctionnement des ministères et organismes, incluant la Défense nationale) constituent les charges de programmes directes du gouvernement. Les charges de fonctionnement des ministères et organismes, excluant la Défense nationale, représentaient 18,3 % du total des charges en 2011-2012. Les charges de fonctionnement englobent des postes comme les salaires et avantages sociaux, l’amortissement des installations et du matériel ainsi que les fournitures. Les charges de fonctionnement de la Défense nationale ont constitué 8,4 % des charges. Les autres transferts, qui englobent les transferts versés par différents ministères et organismes fédéraux à des particuliers, à des entreprises et à d’autres organisations ou groupes, ont compté pour 12,7 % des charges totales en 2011-2012, alors que les charges des sociétés d’État ont représenté 3,0 % du total.

Les frais de la dette publique ont représenté 11,5 % des charges en 2011-2012. Il s’agit d’une diminution par rapport au sommet de près de 30 % atteint au milieu des années 1990, période pendant laquelle les frais de la dette publique constituaient la plus importante composante des charges.

Composition des charges en 2011-2012 Composition des charges en 2011-2012 - Pour avoir des détails, reportez-vous aux trois paragraphes précédents.
1 Comprend les prestations aux aînés, les prestations d’assurance-emploi et les prestations pour enfants.
Source : Comptes publics du Canada

Les charges de programmes se sont établies à 240,4 milliards de dollars en 2011-2012, en hausse de 0,8 milliard (0,3 %) par rapport à l’exercice précédent (tableau 5).

Parmi les composantes des charges de programmes, les principaux transferts aux particuliers ont augmenté de 0,3 milliard de dollars (0,4 %) en 2011-2012.

  • Les prestations aux aînés se composent des prestations de Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti ainsi que des allocations. En 2011-2012, ces prestations ont augmenté de 2,4 milliards de dollars (6,8 %), en raison de l’instauration de la prestation complémentaire du Supplément de revenu garanti en juillet 2011 de même que de l’augmentation du nombre d’aînés et de l’évolution des prix à la consommation, auxquels les prestations sont pleinement indexées.
  • Les prestations d’assurance-emploi comprennent les prestations régulières, les prestations spéciales (prestations de maladie, prestations de maternité, prestations parentales, prestations d’adoption et prestations aux pêcheurs) et les prestations versées en vertu des accords de travail partagé. La somme des prestations versées a diminué de 2,2 milliards de dollars (11,1 %) en 2011‑2012, ce qui s’explique principalement par une réduction des versements de prestations régulières qui traduit un taux de chômage plus faible.
  • Les prestations pour enfants, qui se composent de la Prestation fiscale canadienne pour enfants et de la Prestation universelle pour la garde d’enfants, ont crû de 0,1 milliard de dollars (0,6 %).

Les principaux transferts à d’autres paliers de gouvernement comprennent le Transfert canadien en matière de santé (TCS), le Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS), les accords fiscaux (le Programme de péréquation, les transferts aux territoires et différents programmes de transfert de moindre envergure), les transferts pour le compte des villes et des collectivités du Canada, d’autres principaux transferts et l’abattement du Québec. Ces transferts ont augmenté de 4,0 milliards de dollars (7,6 %) par rapport à l’exercice précédent.

  • Le TCS et le TCPS – qui sont des programmes de transfert global – fournissent une aide financière au titre des soins de santé, de l’éducation postsecondaire, de l’aide sociale et des services sociaux, notamment le développement de la petite enfance. Ces programmes offrent une aide aux provinces et aux territoires sous forme d’espèces et de points d’impôt. Les transferts au titre de la santé et des autres programmes sociaux ont augmenté de 1,5 milliard de dollars en 2011-2012.
  • Les droits prévus aux termes des accords fiscaux ont augmenté de 1,6 milliard de dollars, ce qui s’explique par les hausses prévues par la loi des transferts au titre du Programme de péréquation et de la formule de financement des territoires, des paiements plus élevés de protection des transferts aux provinces ainsi que les paiements versés au titre des accords de 2005 sur les ressources extracôtières.
  • Les transferts aux provinces pour le compte des villes et des collectivités du Canada ont augmenté de 0,5 milliard de dollars en 2011-2012.
  • Les autres principaux transferts ont augmenté de 0,6 milliard de dollars, ce qui attribuable à l’aide fédérale de 2,2 milliards accordée au Québec relativement à l’harmonisation de la taxe de vente, compensée en partie par la comptabilisation de 1,6 milliard à recevoir au titre du remboursement par la Colombie-Britannique de l’aide fédérale transitoire versée à la suite de l’adoption de la taxe de vente harmonisée.
  • L’abattement du Québec est un poste qui correspond aux sommes recouvrées de la Province de Québec à l’égard d’un transfert de points d’impôt (16,5 points) qui s’ajoute aux points d’impôt transférés aux termes du TCS et du TCPS. La hausse de 0,2 milliard de dollars de ce recouvrement est attribuable à l’augmentation de la valeur des points d’impôt sur le revenu des particuliers entre 2010-2011 et 2011-2012.

Les charges de programmes directes sont passées de 118,7 milliards de dollars en 2010-2011 à 115,2 milliards en 2011-2012, soit une baisse de 2,9 %.

  • Les autres paiements de transfert ont diminué de 5,5 milliards de dollars (13,6 %) par rapport à l’exercice précédent. Cette diminution tient à la baisse des transferts versés par plusieurs ministères, y compris la baisse des transferts consacrés à l’infrastructure attribuable à la cessation progressive de l’étape de stimulation du Plan d’action économique du Canada, de même que de la réévaluation du passif du gouvernement en faveur de l’Ontario représentant la part de la province (un tiers) des actions ordinaires de General Motors détenues par le gouvernement, ainsi qu’à la cessation en 2010-2011 des paiements de péréquation compensatoires versés à Terre-Neuve-et-Labrador aux termes de l’accord sur les ressources extracôtières conclu avec cette province en 1985.
  • Les autres charges de programmes directes sont passées de 78,7 milliards de dollars en
    2010-2011 à 80,7 milliards en 2011-2012, soit une hausse de 2,0 milliards (2,5 %).
    • Les charges liées aux sociétés d’État ont augmenté de 0,6 milliard de dollars (8,1 %) comparativement à l’exercice précédent, principalement en raison de l’augmentation des charges de la Corporation canadienne commerciale au titre de ses opérations commerciales. Ces charges sont entièrement compensées par les revenus produits par ces opérations, qui sont constatés dans les autres revenus.
    • Les charges de la Défense nationale ont augmenté de 1,5 milliard de dollars (7,1 %).
    • Les charges des autres ministères et organismes ont diminué de 0,2 milliard de dollars (0,3 %), sous l’effet d’une diminution des charges associées au passif éventuel du gouvernement, ainsi qu’une baisse des charges associées aux autres avantages futurs des employés, traduisant des charges ponctuelles comptabilisées en 2010-2011. La diminution de ces charges a été en grande partie compensée par la comptabilisation d’un passif au titre des coûts prévus du réaménagement des effectifs associé aux réductions de dépenses ministérielles annoncées dans le budget du 29 mars 2012, et par une augmentation des charges pour créances irrécouvrables associées aux taxes à recevoir.

Les frais de la dette publique ont crû de 0,2 milliard de dollars (0,5 %) pour atteindre 31,0 milliards en 2011-2012, par suite de la hausse de l’encours de la dette portant intérêt, partiellement compensée par une baisse du taux d’intérêt effectif moyen sur cette dette.

Le graphique qui suit montre l’évolution du ratio des intérêts (frais de la dette publique en proportion des revenus) depuis 1990-1991. Ce ratio a diminué au cours des dernières années, passant de 37,6 % en 1990-1991 à 12,7 % en 2011-2012. Cela signifie qu’en 2011-2012, le gouvernement a affecté moins de 13 cents de chaque dollar de revenus au paiement des intérêts sur la dette publique. Plus le ratio des intérêts est bas, plus le gouvernement a de marge de manœuvre pour donner suite aux grandes priorités des Canadiens.

Ratio des intérêts Ratio des intérêts - Pour avoir des détails, reportez-vous aux paragraphes précédents.
Source : Comptes publics du Canada

 

Tableau 5
Charges
  2010-2011 2011-2012 Variation nette
     
  (millions de dollars) (millions de dollars) (millions de dollars) (%)
Principaux transferts aux particuliers
  Prestations aux aînés 35 629 38 045 2 416 6,8 
  Prestations d’assurance-emploi 19 850 17 647 -2 203 -11,1 
  Prestations pour enfants 12 656 12 726 70 0,6 
 
  Total 68 135 68 418 283 0,4 
 
Principaux transferts à d’autres paliers
 de gouvernement
  Aide au titre de la santé et d’autres programmes sociaux 37 210 38 688 1 478 4,0 
  Accords fiscaux 17 577 19 188 1 611 9,2 
  Villes et collectivités du Canada 1 751 2 206 455 26,0 
  Autres principaux transferts 641 641
  Abattement du Québec -3 751 -3 929 -178 4,7 
 
  Total 52 787 56 794 4 007 7,6 
 
Charges de programmes directes
  Autres transferts 39 967 34 513 -5 454 -13,6 
  Autres charges de programmes directes
    Sociétés d’État 7 584 8 198 614 8,1 
    Défense nationale 21 273 22 783 1 510 7,1 
    Autres ministères et organismes 49 846 49 691 -155 -0,3 
 
    Total des autres charges de programmes directes 78 703 80 672 1 969 2,5 
 
  Total des charges de programmes directes 118 670 115 185 -3 485 -2,9 
 
Total des charges de programmes 239 592 240 397 805 0,3 
Frais de la dette publique 30 871 31 026 155 0,5 
 
Total des charges 270 463 271 423 960 0,4 
Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Solde budgétaire et ressources ou besoins financiers

Le solde budgétaire constitue la mesure la plus complète des résultats financiers du gouvernement du Canada. Il est présenté suivant la méthode de comptabilité d’exercice, conformément à laquelle les charges de l’État sont comptabilisées au moment où elles sont engagées, et les revenus fiscaux, au moment où ils deviennent exigibles, peu importe le moment où surviennent les sorties ou les rentrées de fonds correspondantes.

À l’opposé, les ressources ou besoins financiers correspondent à l’écart entre les rentrées et les sorties de fonds de l’État. Ils diffèrent du solde budgétaire puisqu’ils comprennent les opérations en espèces relatives aux prêts, placements et avances, aux comptes de régimes de retraite du secteur public et aux autres comptes à fins déterminées, de même que les opérations de change et l’évolution des autres actifs financiers, des passifs et des actifs non financiers. Ces activités sont constatées dans les opérations non budgétaires.

Les opérations non budgétaires comportent également des ajustements tenant compte de l’incidence des postes hors trésorerie du solde budgétaire ainsi que de tout produit à recevoir et de toute charge à payer au titre des encaissements et des décaissements passés ou futurs. À titre d’exemples de postes hors trésorerie, mentionnons l’amortissement des immobilisations corporelles, les charges de retraite non capitalisées pendant la période visée et la constatation des revenus ayant fait antérieurement l’objet d’un report.

Les opérations non budgétaires se sont traduites par des besoins nets de 6,2 milliards de dollars en 2011-2012, comparativement à des besoins nets de 12,8 milliards en 2010-2011.

Étant donné le déficit budgétaire de 26,2 milliards de dollars et les besoins nets de 6,2 milliards au titre des opérations non budgétaires, l’exercice 2011-2012 s’est soldé par des besoins financiers de 32,4 milliards, comparativement à des besoins financiers de 46,2 milliards en 2010-2011 (tableau 6).

Le gouvernement a comblé ces besoins financiers de 32,4 milliards de dollars et augmenté ses soldes de trésorerie de 2,8 milliards en haussant de 35,2 milliards la dette non échue. La dette non échue a surtout été accrue grâce à l’émission d’obligations négociables.

À la fin de mars 2012, le solde de trésorerie s’élevait à 17,1 milliards de dollars, soit 2,8 milliards de plus qu’à la fin de  mars 2011. En vertu du Plan de liquidité prudentiel énoncé dans la Stratégie de gestion de la dette de 2011-2012, les réserves de liquidités du gouvernement augmenteront d’environ 35 milliards d’ici la fin de 2013-2014. À cette fin, les dépôts du gouvernement auprès d’institutions financières et de la Banque du Canada augmenteront d’environ 25 milliards de dollars, et les réserves de liquidités internationales, de 10 milliards de dollars américains. Lorsque le Plan de liquidité prudentielle aura été intégralement mis en œuvre, les niveaux globaux de liquidité du gouvernement couvriront au moins un mois des besoins de trésorerie nets projetés, y compris les paiements d’intérêts et les besoins de refinancement de la dette. Le solde de trésorerie de 17,1 milliards de dollars au 31 mars 2012 comprend un montant de 4 milliards désigné comme étant un dépôt pour la gestion de la liquidité prudentielle.

Tableau 6
Solde budgétaire, ressources ou besoins financiers
et activités nettes de financement
milliards de dollars
  2010-2011 2011-2012
Déficit pour l’exercice -33,4 -26,2
Opérations non budgétaires
  Régimes de retraite et autres comptes
    Régimes de retraite du secteur public 3,3 2,8
    Autres avantages futurs des employés et des anciens combattants 4,0 2,3
    Autres passifs -0,3 0,6
 
    Total 7,0 5.7
 
  Actifs non financiers -3,2 -1,4
  Prêts, placements et avances -3,7 0,0
  Autres opérations
    Créditeurs, débiteurs, charges à payer, produits à recevoir et provisions -11,3 -2,0
    Opérations de change -1,6 -8,5
 
    Total -12,9 -10,5
 
  Total des opérations non budgétaires -12,8 -6,2
 
Besoins financiers -46,2 -32,4
Variation nette des activités de financement
  Obligations négociables (en dollars canadiens) 48,1 32,1
  Bons du Trésor -12,9 0,2
  Titres au détail -1,7 -1,2
  Autres -1,5 4,1
 
  Total 32,0 35,2
 
Variation de la trésorerie -14,1 2,8
Trésorerie à la fin de l’exercice 14,3 17,1
Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Dette fédérale 

Passifs

Les passifs du gouvernement se composent de la dette portant intérêt, des créditeurs et des charges à payer. La dette portant intérêt comprend la dette non échue, les passifs au titre des régimes de retraite et des autres avantages futurs des employés, et les autres passifs. La dette portant intérêt s’élevait à 842,7 milliards de dollars au 31 mars 2012, en hausse de 40,9 milliards par rapport à la fin de l’exercice précédent (tableau 7). À l’intérieur de la composante de la dette portant intérêt, la dette non échue a augmenté de 35,2 milliards et les passifs au titre des régimes de retraite et des autres avantages futurs des employés, de 5,1 milliards. Les autres passifs, qui comprennent les comptes de dépôt, les comptes en fiducie et les autres comptes à fins déterminées, ont augmenté de 0,6 milliard. La hausse de la dette non échue, principalement sous forme d’obligations négociables, est surtout imputable aux besoins financiers associés au déficit budgétaire.

Au 31 mars 2012, les créditeurs et les charges à payer s’établissaient à 125,0 milliards de dollars, soit 5,9 milliards de plus qu’à la clôture de l’exercice 2010-2011. Cette hausse est en grande partie imputable à des augmentations de 2,3 milliards au titre des impôts à payer et de 3,5 milliards au titre des autres créditeurs et charges à payer. L’augmentation des autres créditeurs et charges à payer s’explique par divers facteurs, dont la comptabilisation d’un passif au titre des coûts prévus du réaménagement des effectifs, une augmentation de 2,7 milliards des passifs au titre d’accords fiscaux avec les provinces, les territoires et les administrations autochtones, ainsi que la comptabilisation d’une aide fédérale de 2,2 milliards à verser au Québec aux fins de l’harmonisation de la taxe de vente. Ces augmentations ont été compensées en partie par des réductions des créditeurs et des charges à payer pendant l’exercice en raison du paiement de 1,9 milliard au titre des derniers versements à la Colombie-Britannique et à l’Ontario au titre de l’aide transitoire pour l’instauration de la taxe de vente harmonisée, constatée en 2009-2010, et de l’amortissement de droits différés de licences du spectre reçus en 2008-2009. Ces droits sont comptabilisés dans les autres revenus en montants annuels égaux jusqu’à l’échéance des licences, dans 10 ans.

Actifs

Les actifs du gouvernement sont constitués des actifs financiers (trésorerie et autres débiteurs – y compris les impôts à recevoir – comptes d’opérations de change et prêts, placements et avances) et des actifs non financiers (immobilisations corporelles, stocks et charges payées d’avance).

Au 31 mars 2012, la valeur des actifs financiers était de 317,6 milliards de dollars, en hausse de 13,6 milliards par rapport à la même date de l’année précédente.

L’encaisse et les autres débiteurs ont augmenté de 3,4 milliards de dollars.

Les impôts à recevoir ont augmenté de 7,4 milliards de dollars, sous l’effet de la croissance des revenus fiscaux et d’une année complète de taxe de vente harmonisée en Colombie-Britannique et en Ontario.

Les comptes d’opérations de change ont affiché une hausse de 8,5 milliards de dollars par rapport à l’exercice précédent, principalement en raison de l’accroissement des réserves de liquidités internationales détenues dans le Compte du fonds des changes conformément au nouveau Plan de liquidité prudentielle du gouvernement.

Les placements dans les sociétés d’État entreprises et les autres entreprises publiques ont diminué de 5,0 milliards de dollars en 2011-2012, les bénéfices nets comptabilisés au cours de l’exercice par ces sociétés et entreprises ayant été plus que compensés par des pertes encourues par les sociétés d’État et incluses dans le résultat global, de même que des ajustements ponctuels liés à la transition effectuée par ces sociétés d’État aux Normes internationales d’information financière. Ces placements ont de plus été réduits par le versement de dividendes par les sociétés d’État pendant l’année et par un rachat d’actions par la Banque de développement du Canada.

Les prêts et avances aux sociétés d’État entreprises ont diminué de 2,0 milliards de dollars, surtout en raison de la réduction des prêts aux sociétés d’État en vertu du cadre d’emprunt consolidé.

Les autres prêts, placements et avances ont fléchi de 0,6 milliard, passant de 22,9 milliards à 22,3 milliards, sous l’effet du remboursement en cours d’exercice des prêts consentis à Chrysler, ainsi que d’une augmentation de la provision du gouvernement au titre de la valeur de ses prêts, placements et avances afin de tenir compte de la réduction de la valeur comptabilisée de ces actifs par rapport à leur valeur de réalisation nette approximative. Ces diminutions ont été compensées en partie par la comptabilisation d’un montant à recevoir de la Colombie-Britannique pour le remboursement de l’aide transitoire au titre de la taxe de vente harmonisée et par des augmentations des prêts et avances du gouvernement à des organisations internationales.

Au total, la dette nette du gouvernement (c’est-à-dire le total des passifs moins le total des actifs financiers) s’est établie à 650,1 milliards de dollars au 31 mars 2012, en hausse de 33,2 milliards comparativement au 31 mars 2011.

Les actifs non financiers s’établissaient à 68,0 milliards de dollars au 31 mars 2012, en hausse de 1,4 milliard par rapport à la même date de l’année précédente.

Dette fédérale (déficit accumulé)

Étant donné des passifs de 967,7 milliards de dollars, des actifs financiers de 317,6 milliards et des actifs non financiers de 68,0 milliards, la dette fédérale (déficit accumulé) s’est établie à 582,2 milliards au 31 mars 2012, soit 31,8 milliards de plus qu’au 31 mars 2011. Exprimée sous forme de ratio, la dette fédérale équivalait à 33,8 % du PIB au 31 mars 2012, contre 33,9 % du PIB à la fin de l’exercice précédent.

Tableau 7
Encours de la dette en fin d’exercice
milliards de dollars
  2010-2011 2011-2012
Passifs
  Créditeurs et charges à payer 119,1 125,0
  Dette portant intérêt
    Dette non échue 591,2 626,4
    Régimes de retraite et autres avantages futurs 204,3 209,4
    Autres passifs 6,3 6,9
 
    Total de la dette portant intérêt 801,8 842,7
 
  Total des passifs 920,9 967,7
Actifs financiers
  Trésorerie et autres créancess 18,3 21,7
  Impôts à recevoir 78,6 86,0
  Comptes d’opérations de change 48,5 57,0
  Prêts, placements et avances 158,5 152,9
 
  Total des actifs financiers 304,0 317,6
 
Dette nette 616,9 650,1
Actifs non financiers
  Immobilisations corporelles 57,7 59,0
  Stocks 6,8 7,0
  Charges payées d’avance 2,1 1,9
 
  Total des actifs non financiers 66,6 68,0
 
Dette fédérale (déficit accumulé) 550,3 582,2
Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.

Comparaison des résultats budgétaires réels
et des résultats projetés

Dans cette section, les résultats réels enregistrés au regard des principales composantes du solde budgétaire pour 2011-2012 sont comparés aux projections les plus récentes du gouvernement pour ce même exercice, telles que présentées dans le budget de mars 2012. Dans ce budget, le gouvernement prévoyait un déficit de 24,9 milliards de dollars en 2011-2012. Selon les données définitives, le déficit budgétaire vérifié de 2011-2012 s’établit à 26,2 milliards.

Les revenus ont été de 2,8 milliards de dollars inférieurs aux prévisions, principalement sous l’effet de revenus fiscaux moins élevés que prévu en raison du ralentissement de la croissance économique vers la fin de l’exercice. Pour leur part, les charges de programmes ont été de 1,5 milliard inférieures aux prévisions, principalement en raison de rajustements de fin d’exercice moins importants que prévu.

Tableau 8
Comparaison des résultats réels et des prévisions
du budget de mars 2012
milliards de dollars
  Résultats réels Budget de mars 20121 Écart
Revenus
  Impôt sur le revenu des particuliers 119,3 120,9 -1,6
  Impôt sur le revenu des sociétés 31,7 32,6 -0,9
  Impôt sur le revenu des non-résidents 5,3 5,2 0,1
  Autres taxes et droits 43,1 44,1 -1,0
  Cotisations d’assurance-emploi 18,6 18,7 -0,1
  Autres revenus 27,3 26,6 0,7
 
  Total 245,2 248,0 -2,8
Charges de programmes
  Principaux transferts aux particuliers
    Prestations aux aînés 38,0 38,1 -0,1
    Prestations d’assurance-emploi 17,6 17,5 0,1
    Prestations pour enfants 12,7 12,8 -0,1
 
    Total 68,4 68,5 -0,1
  Principaux transferts à d’autres paliers de gouvernement
    Aide au titre de la santé et d’autres programmes sociaux 38,7 38,7 0,0
    Accords fiscaux 19,2 19,2 0,0
    Villes et collectivités du Canada 2,2 2,3 -0,1
    Autres principaux transferts 0,6 0,6 0,0
    Abattement du Québec -3,9 -3,9 0,0
 
    Total 56,8 56,9 -0,1
 
  Charges de programmes directes 115,2 116,5 -1,3
 
  Total des charges de programmes 240,4 241,9 -1,5
Frais de la dette publique 31,0 31,0 0,1
 
Résultats/prévisions budgétaires -26,2 -24,9 -1,4
Nota – Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre au total indiqué.
1 Les données comparatives tirées du budget de mars 2012 ont fait l’objet d’un reclassement de manière à ce qu’elles concordent avec la présentation de l’information dans les états financiers consolidés vérifiés.

Rapport de l’auditeur indépendant 

Au ministre des Finances

Les états financiers consolidés condensés ci-joints, qui comprennent l’état consolidé condensé de la situation financière au 31 mars 2012, l’état consolidé condensé des résultats et du déficit accumulé, l’état consolidé condensé de la variation de la dette nette et l’état consolidé condensé des flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date, ainsi que les notes annexes, sont tirés des états financiers consolidés audités du gouvernement du Canada pour l’exercice clos le 31 mars 2012. J’ai exprimé une opinion non modifiée sur ces états financiers consolidés dans mon rapport daté du 30 août 2012.

Les états financiers consolidés condensés ne contiennent pas toutes les informations requises par les Normes comptables canadiennes pour le secteur public. La lecture des états financiers consolidés condensés ne saurait par conséquent se substituer à la lecture des états financiers consolidés audités du gouvernement du Canada.

Responsabilité du gouvernement pour les états financiers consolidés condensés

Le gouvernement est responsable de la préparation des états financiers consolidés condensés, sur la base des critères décrits dans la note 1.

Responsabilité de l’auditeur

Ma responsabilité consiste à exprimer une opinion sur les états financiers consolidés condensés, sur la base des procédures que j’ai mises en œuvre conformément à la Norme canadienne d’audit (NCA) 810, « Missions visant la délivrance d’un rapport sur des états financiers résumés ».

Opinion

À mon avis, les états financiers consolidés condensés tirés des états financiers consolidés audités du gouvernement du Canada pour l’exercice clos le 31 mars 2012 constituent un résumé fidèle de ces états financiers consolidés, sur la base des critères décrits dans la note 1.

Le vérificateur général du Canada,

Michael Ferguson, FCA
Le 30 août 2012
Ottawa, Canada

États financiers consolidés condensés 
du gouvernement du Canada

Le but fondamental de ces états financiers consolidés condensés est de fournir un aperçu des activités et des ressources financières dont le gouvernement est responsable conformément aux pouvoirs conférés par le Parlement. C’est au gouvernement qu’il incombe d’assurer l’intégrité et l’objectivité de ces états.

Tableau 9
Gouvernement du Canada
État consolidé condensé des résultats et du déficit accumulé
Exercice clos le 31 mars 2012
millions de dollars
  2012
Budget1
2012
Réel
2011
Réel
Revenus
  Revenus d’impôt sur le revenu 157 845 156 271 148 563
  Autres taxes et droits 44 848 43 106 42 903
  Cotisations d’assurance-emploi 18 851 18 556 17 501
  Autres revenus 27 555 27 270 28 124
 
Total des revenus 249 099 245 203 237 091
Charges
  Paiements de transfert
    Prestations de sécurité de la vieillesse et
     paiements connexes
37 990 38 045 35 629
    Principaux paiements de transfert à
     d’autres paliers de gouvernement
58 208 56 794 52 787
    Prestations d’assurance-emploi 19 516 17 647 19 850
    Prestations pour enfants 13 062 12 726 12 656
    Autres paiements de transfert 39 539 34 513 39 967
 
    Total des paiements de transfert 168 315 159 725 160 889
  Autres charges de programmes 80 085 80 672 78 703
 
Total des charges de programmes 248 400 240 397 239 592
  Frais de la dette publique 32 958 31 026 30 871
 
Total des charges 281 358 271 423 270 463
 
Déficit annuel 32 259 26 220 33 372
Déficit accumulé au début de l’exercice 550 3272 550 327 519 097
Ajustement de transition (Note 3) 3 337
Autres éléments du résultat global   2 292 -2 142
 
Déficit accumulé à la fin de l’exercice 582 586 582 176 550 327
Certaines données comparatives ont été reclassées afin de se conformer à la présentation de l’exercise en cours.
Les notes complémentaires font partie intégrante de ces états.
1 Tirés du plan budgétaire de juin 2011 (Budget 2011). Les montants du Budget 2011 ont été redressés afin de refléter la reclassification de la Société canadienne d’hypothèques et de logement—Compte du Ministre d’une société d’État consolidée à une société d’État entreprise en 2011-2012. Ce redressement a eu comme effet de diminuer le montant budgété des dépenses pour les sociétés d’État de 2 217 millions de dollars et d’augmenter le montant budgété des dépenses pour les autres paiements de transfert de 2 217 millions de dollars, mais sans incidence globale sur le déficit annuel de 2011-2012.
2 Redressé au solde réel de fermeture de l’exercice précédent.

 

Tableau 10
Gouvernement du Canada
État consolidé condensé de la situation financière
au 31 mars 2012
millions de dollars
  2012 2011
Passifs
  Créditeurs et charges à payer 125 003 119 060
  Dette portant intérêt
    Dette non échue 626 352 591 155
    Régimes de retraite et autres avantages futurs 209 426 204 341
    Autres passifs 6 933 6 315
 
  Total de la dette portant intérêt 842 711 801 811
 
Total des passifs 967 714 920 871
Actifs financiers
  Trésorerie et créances 107 662 96 907
  Comptes d’opérations de change 56 997 48 507
  Prêts, placements et avances 152 920 158 549
 
Total des actifs financiers 317 579 303 963
 
Dette nette 650 135 616 908
Actifs non financiers
  Immobilisations corporelles 59 047 57 668
  Autres 8 912 8 913
 
Total des actifs non financiers 67 959 66 581
 
Déficit accumulé 582 176 550 327
Les notes complémentaires font partie intégrante de ces états.

 

Tableau 11
Gouvernement du Canada
État consolidé condensé de la variation de la dette nette
Exercice clos le 31 mars 2012
millions de dollars
  2012
Budget1
2012
Réel
2011
Réel
Dette nette au début de l’exercice 616 9082 616 908 582 472
Ajustement de transition (Note 3) 3 337
Variation de la dette nette au cours de l’exercice
  Déficit annuel 32 259 26 220 33 372
  Acquisitions d’immobilisations corporelles 8 130 6 976 8 061
  Amortissement des immobilisations corporelles -4 930 -4 859 -4 756
  Autres -260 -739 -99
 
Augmentation nette de la dette nette
 due au fonctionnement
35 199 27 598 36 578
Autres éléments du résultat global   2 292 -2 142
 
Augmentation nette de la dette nette 35 199 29 890 34 436
 
Dette nette à la fin de l’exercice 652 107 650 135 616 908
Les notes complémentaires font partie intégrante de ces états.
1 Tirés du Budget 2011.
2 Redressé au solde réel de fermeture de l’exercice précédent.

 

Tableau 12
Gouvernement du Canada
État consolidé condensé des flux de trésorerie
Exercice clos le 31 mars 2012
millions de dollars
  2012 2011
Trésorerie utilisée par les activités de fonctionnement
  Déficit annuel -26 220 -33 372
  Éléments sans effet sur la trésorerie -2 773 -8 293
 
  -28 993 -41 665
Trésorerie utilisée par les activités d’investissement en immobilisations -6 312 -7 614
Trésorerie générée par les activités d’investissement 3 761 2 872
 
Total de la trésorerie utilisée avant les activités de financement -31 544 -46 407
Trésorerie générée par les activités de financement 34 364 32 280
 
Augmentation ou dimunition (-) nette de la trésorerie 2 820 -14 127
Trésorerie et équivalents de trésorerie au début de l’exercice 14 323 28 450
 
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la fin de l’exercice 17 143 14 323

Renseignement supplémentaire
Trésorerie utilisée pour les intérêts 16 899 15 854
Les notes complémentaires font partie intégrante de ces états.

Notes afférentes aux états financiers consolidés condensés
du gouvernement du Canada

1. Critères appliqués dans la préparation des états financiers consolidés condensés

Les critères appliqués par le gouvernement dans la préparation de ces états financiers consolidés condensés sont comme suit :

i. Ces états financiers consolidés condensés sont extraits des états financiers consolidés vérifiés inclus à la section 2 du volume I des Comptes publics du Canada 2012, qui devraient être déposés au Parlement plus tard cette année.

ii. Les états financiers consolidés condensés sont en accord avec les informations correspondantes dans les états financiers consolidés vérifiés et contiennent les informations nécessaires afin d’éviter de déformer ou d’embrouiller les éléments divulgués dans les états financiers consolidés complets correspondants, y compris les notes y afférentes.

iii. Les états financiers consolidés condensés, étant par nature des résumés, ne contiennent pas tous les renseignements nécessaires à la présentation de l’information financière par les normes comptables canadiennes pour le secteur public.

iv. Le lecteur désireux d’obtenir des renseignements plus détaillés est prié de consulter les états financiers consolidés vérifiés contenus dans les Comptes publics du Canada.

2. Sommaire des principales conventions comptables

Le périmètre comptable du gouvernement du Canada comprend toutes les organisations du gouvernement qui constituent l’entité légale du gouvernement ainsi que les autres organisations, incluant les sociétés d’État, qui sont des entités légales distinctes mais qui sont sous le contrôle du gouvernement. Les activités financières de toutes ces entités, sauf pour ce qui est des sociétés d’État entreprises et autres entreprises publiques, sont consolidées dans les présents états financiers ligne par ligne et selon une méthode de comptabilité uniforme après élimination des principales opérations et soldes réciproques. Les sociétés d’État entreprises et autres entreprises publiques qui ne dépendent pas de crédits parlementaires pour financer leurs activités sont comptabilisées selon la méthode modifiée de la comptabilisation à la valeur de consolidation. Le Régime de pensions du Canada, qui comprend les actifs du Régime sous l’administration de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, est exclu du périmètre comptable parce que les changements au Régime nécessitent l’accord des deux tiers des provinces participantes et il n’est donc pas contrôlé par le gouvernement.

Le gouvernement comptabilise ses opérations selon la comptabilité d’exercice, conformément aux conventions comptables du gouvernement énoncées à la note 1 afférente à ses états financiers consolidés vérifiés, lesquelles s’appuient sur les normes comptables canadiennes pour le secteur public. L’utilisation de ces conventions comptables énoncées ne donne lieu à aucune différence importante par rapport aux normes comptables canadiennes pour le secteur public.

Les actifs financiers présentés à l’état consolidé condensé de la situation financière peuvent générer des ressources permettant d’acquitter des obligations ou de financer des activités futures, et ils sont inscrits au moindre du coût ou de leur valeur de réalisation nette. Les actifs non financiers ne peuvent normalement être convertis en espèces pour financer les activités futures, sans perturber les activités gouvernementales; ils sont inscrits au coût moins l’amortissement cumulé. Les passifs sont inscrits au montant estimatif payable ultimement, et sont ajustés pour tenir compte de l’écoulement de temps, au besoin. Les obligations découlant des régimes de retraite et des autres avantages futurs sont établies selon une méthode actuarielle. Des provisions pour moins-value sont établies pour les prêts, placements et avances ainsi que pour les garanties d’emprunt et les autres obligations.

Certains montants des présents états financiers consolidés condensés sont fondés sur des estimations et des hypothèses établies par le gouvernement. Celles-ci sont fondées sur des faits et circonstances disponibles au moment où les estimations et les hypothèses sont déterminées, l’historique des pertes et la conjoncture économique générale. Compte tenu de leur nature, ces estimations sont sujettes à l’incertitude relative à la mesure. Des modifications à ces estimations et hypothèses au cours d’exercices futurs pourraient avoir des incidences importantes sur les états financiers. Certaines des estimations les plus importantes utilisées dans les présents états financiers touchent la comptabilisation selon la comptabilité d’exercice des revenus fiscaux et des obligations découlant des régimes de retraite et des autres avantages futurs.

3. Ajustement de transition

À compter des exercices ouverts le 1er janvier 2011, les sociétés d’État entreprises et autres entreprises publiques ont fait le passage aux normes internationales d’information financières (IFRS) à partir des principes comptables généralement reconnus du Canada. L’impact le plus significatif du passage aux normes IFRS est au niveau des régimes de retraite et autres avantages futurs des employés, plus spécifiquement lors de la constatation des gains et pertes actuariels. À la suite du passage, certains soldes d’ouverture de ces états financiers consolidés condensés ont été affectés. Le solde d’ouverture des placements dans les sociétés d’État entreprises et autres entreprises publiques a été réduit de 3 337 millions de dollars. Les soldes d’ouverture de la dette nette et du déficit cumulé ont tous deux augmenté de 3 337 millions de dollars et le solde d’ouverture du cumul des autres éléments du résultat global a augmenté de 459 millions de dollars.

4. Obligations contractuelles

Les obligations contractuelles qui auront un effet important sur le niveau des dépenses futures comprennent les accords de paiements de transfert, les acquisitions de biens et matériel et de produits et services, les contrats de location-exploitation et le financement d’organisations internationales. Au 31 mars 2012, les obligations contractuelles s’élèvent à 68 247 millions de dollars (75 924 millions de dollars en 2011), dont 24 009 millions de dollars se rapportent à l’exercice 2013.

5. Passif éventuel

Le passif éventuel découle du cours normal des activités et sa résolution ultime est inconnue. Le passif éventuel du gouvernement comprend les garanties accordées par le gouvernement, le capital rachetable dans des organisations internationales, le passif environnemental, les réclamations et les causes en instance et imminentes et les programmes d’assurance des sociétés d’État entreprises mandataires.

i. Les garanties accordées par le gouvernement comprennent les garanties sur les emprunts effectués par les sociétés d’État entreprises et autres entreprises publiques, les garanties sur prêts, les programmes d’assurance gérés par le gouvernement et autres garanties explicites. Au 31 mars 2012, ces garanties s’élèvent à 250 434 millions de dollars (236 509 millions de dollars en 2011), pour lesquelles une provision de 506 millions de dollars (592 millions de dollars en 2011) a été comptabilisée. Du montant total de garanties, 242 328 millions de dollars (227 642 millions de dollars en 2011) représentent des garanties sur les emprunts effectués par les sociétés d’État entreprises mandataires pour lesquelles aucune provision (aucune en 2011) n’a été comptabilisée.

ii. Le gouvernement détient du capital rachetable dans certaines organisations internationales qui pourrait nécessiter des paiements à ces organismes. Au 31 mars 2012, le capital rachetable s’élève à 25 051 millions de dollars (25 479 millions de dollars en 2011).

iii. Un passif environnemental est inscrit pour constater les coûts estimatifs liés à l’assainissement des sites contaminés et à la restauration future des immobilisations lorsque le gouvernement a l’obligation ou qu’il est probable qu’il aura l’obligation d’engager ces coûts. Au 31 mars 2012, le gouvernement a inscrit un passif environnemental de 8 362 millions de dollars (7 745 millions de dollars en 2011).

Le gouvernement a estimé des coûts supplémentaires d’assainissement de 1 057 millions de dollars (1 044 millions de dollars en 2011) pour lesquels il pourrait potentiellement être responsable. De plus, le gouvernement a estimé des coûts supplémentaires de dégagement lié aux sites touchés par des munitions explosives non explosées allant de 180 millions de dollars à 524 millions de dollars. Ces coûts supplémentaires ne sont pas comptabilisés puisque l’obligation du gouvernement d’engager ces coûts ne peut être déterminée.

iv. Il existe des milliers de cas de réclamations et causes en instance et imminentes contre le gouvernement. Bien que le montant total de ces recours soit important, leur dénouement ne peut être évalué. Le gouvernement a comptabilisé une provision pour les réclamations et les causes pour lesquelles un paiement futur est probable et une estimation raisonnable de la perte peut être effectuée. Les réclamations et causes pour lesquelles le dénouement est indéterminable et dont le montant peut faire l’objet d’une estimation raisonnable s’élèvent à environ 4 769 millions de dollars (4 211 millions de dollars en 2011). Certaines réclamations importantes se rapportent aux revendications territoriales globales, à des cotisations fiscales faisant l’objet d’une opposition ou d’un appel et à la poursuite visant des régimes de retraite du secteur public.

v. Au 31 mars 2012, les assurances en vigueur relatives à des programmes d’assurance autonomes administrés par trois sociétés d’État entreprises mandataires s’élèvent à 1 589 869 millions de dollars (1 473 068 millions de dollars en 2011). Le gouvernement prévoit que les trois sociétés pourront combler le coût des réclamations courantes et éventuelles.

Annexe 
Mesure de l’OCDE de la dette nette de l’ensemble
des administrations publiques

Les comparaisons internationales portant sur la dette publique nette englobent l’ensemble des administrations publiques des pays et sont fondées sur les comptes nationaux. Dans le cas du Canada, cela comprend la dette nette des administrations fédérale, provinciales, territoriales et locales ainsi que les actifs nets détenus dans le Régime de pensions du Canada (RPC) et le Régime de rentes du Québec (RRQ).

Le tableau qui suit présente la composition de la dette nette du Canada pour 2010, l’année la plus récente pour laquelle l’OCDE a publié des estimations finales.

Mesure de l’OCDE de la dette nette de l’ensemble des administrations publiques selon les comptes nationaux, 2010
  (milliards de dollars) (% du PIB)
Total de la dette nette fédérale 413,5 25,5
Plus : Dette nette des administrations provinciales, territoriales et locales 256,1 15,8
Actifs nets du RPC/RRQ -175,0 -10,8
 
Total de la dette nette de l’ensemble des administrations publiques 494,6 30,4
Source : Statistique Canada

La principale différence entre la dette nette fédérale selon les comptes nationaux – la méthode de calcul des résultats publiés par l’OCDE – et la dette nette fédérale selon les Comptes publics tient aux passifs de l’État au titre des régimes de retraite du secteur public et des autres avantages futurs des employés et des anciens combattants. Afin de faciliter les comparaisons internationales, ces passifs sont exclus de la mesure de la dette nette du Canada puisque la grande majorité des pays avancés ne les consignent pas. Le tableau qui suit présente un rapprochement des deux mesures de la dette nette fédérale.

Rapprochement des calculs de la dette nette fédérale selon les méthodes des comptes nationaux et des Comptes publics
  (milliards de dollars) (% du PIB)
Dette nette (selon les Comptes publics) 616,9 38,0
Moins : Passifs découlant des régimes de retraite du secteur public 146,1 9,0
Passifs découlant des autres avantages futurs des employés
et des anciens combattants
58,2 3,6
Autres éléments1 -0,9 -0,1
 
Total de la dette nette fédérale (selon les comptes nationaux) 413,5 25,5
Source : Statistique Canada; Comptes publics du Canada de 2011
1 Les autres éléments incluent les écarts attribuables au décalage entre les périodes visées (les données des comptes nationaux sont en date du 31 décembre), aux différences entre les périmètres comptables des deux méthodes ainsi qu’aux différences concernant la comptabilisation de diverses opérations, telles que la constatation des gains en capital et l’évaluation des actifs.

[1] La présente section intègre les données disponibles jusqu’au 7 septembre 2012 inclusivement. Toutefois, les résultats financiers présentés dans la prochaine section portent sur la période allant du 1er avril 2011 au 31 mars 2012.