Rapport financier annuel 2000-2001 : 3
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Le tableau 3, à la page 17, présente les dépenses budgétaires en chiffres bruts et en chiffres nets. Les différences sont les mêmes que celles entre les recettes budgétaires brutes et les recettes budgétaires nettes.
Les dépenses budgétaires nettes se sont élevées à 161,4 milliards de dollars en 2000-2001, en hausse de 8,0 milliards (5,2 %) par rapport à 1999-2000. Le ratio des dépenses – les dépenses budgétaires nettes en proportion des recettes budgétaires nettes – s’est établi à 90,4 % en 2000-2001, comparativement à 92,6 % en 1999-2000. En 1993-1994, le ratio des dépenses s’élevait à 136,2 %.

Constituant 26 % des dépenses totales, les frais de la dette publique représentent la plus importante composante des dépenses budgétaires. Ces frais ont augmenté de 0,4 milliard de dollars (1,1 %) en 2000-2001. L’évolution des taux d’intérêt influe sur les frais de la dette publique, tout comme l’encours de la dette portant intérêt et sa composition.

Le ratio des intérêts – les frais de la dette publique en proportion des recettes budgétaires nettes – a diminué, passant de 25,1 % en 1999-2000 à 23,6 % en 2000-2001. Ce ratio nous apprend que, en 2000-2001, le gouvernement a consacré environ 24 cents de chaque dollar de recettes au paiement des intérêts sur la dette publique. C’est bien moins qu’en 1995-1996, où ce ratio culminait à 36 cents par dollar de recettes. En fait, c’est le ratio le plus bas enregistré depuis 1981-1982. Le ratio correspond aux sommes que le gouvernement doit verser pour s’acquitter de ses obligations à l’égard de sa dette. Plus ce ratio est bas, plus le gouvernement a de marge de manœuvre pour se pencher sur les grandes priorités des Canadiennes et des Canadiens.

Il convient d’observer que les frais de la dette publique sont présentés en chiffres bruts. Cependant, certains des emprunts de l’État sont assortis d’éléments d’actif correspondants, par exemple les emprunts reliés au Compte du fonds des changes. Ces éléments d’actif rapportent des intérêts, inclus dans les recettes budgétaires à titre de revenus de placements. Si ces produits étaient pris en compte, les frais de la dette publique pour 2000-2001 seraient de 6,1 milliards de dollars de moins. Dès lors, les frais de la dette publique « nets » auraient diminué de 0,4 milliard entre 1999-2000 et 2000-2001.
Les dépenses de programmes nettes, c’est-à-dire les dépenses budgétaires nettes moins les frais de la dette publique, se sont chiffrées à 119,3 milliards de dollars en 2000-2001, en hausse de 7,6 milliards (6,8 %) par rapport à 1999-2000. La part des programmes, c’est-à-dire les dépenses de programmes nettes en proportion des recettes budgétaires nettes, s’établit à 66,8 %, en légère baisse par rapport à 1999-2000. En 1993-1994, la part des programmes était de 103,5 %.

Au chapitre des dépenses de programmes, les principaux transferts aux particuliers ont augmenté de 2,4 milliards de dollars (7,1 %), en raison d’abord de l’allocation ponctuelle pour frais de chauffage ainsi que de la hausse du montant total des prestations aux personnes âgées.

Les principaux transferts aux autres administrations publiques comprennent les sommes versées au titre du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux (TCSPS), des accords fiscaux (péréquation, transferts aux territoires et un certain nombre de programmes de moindre envergure) et des paiements de remplacement de programmes permanents. Les transferts nets en espèces ont augmenté de 1,5 milliard de dollars (6,4 %) en 2000-2001.
Les dépenses de programmes directes, c’est-à-dire le total des dépenses de programmes moins les principaux transferts aux particuliers et aux autres administrations, se composent de subventions et d’autres paiements de transfert, de dépenses liées aux sociétés d’État et à la défense, et des dépenses de fonctionnement et d’immobilisations des ministères et organismes fédéraux. Ces dépenses se sont chiffrées à 57,5 milliards de dollars en 2000-2001, en hausse de 3,7 milliards (6,8 %) par rapport à 1999-2000.
Au chapitre des dépenses de programmes directes :
- 500 millions de dollars à Inforoute Santé Canada inc., en vue d’accélérer l’élaboration et la mise en application de systèmes de technologie de l’information modernes contribuant à l’amélioration des soins de santé. Cet investissement fait partie des ententes de septembre 2000 sur le renouvellement en matière de santé et le développement de la petite enfance;
- 1,25 milliard de dollars affectés à la Fondation canadienne pour l’innovation, afin de permettre à cette dernière d’octroyer des fonds aux établissements d’enseignement postsecondaire, aux hôpitaux de recherche et aux organismes à but non lucratif dans le but de les aider à moderniser leur infrastructure de recherche et à acquitter les coûts d’exploitation et d’entretien connexes. En 1999-2000, le gouvernement a affecté 900 millions de dollars additionnels à cette fin. Au total, les fonds transférés par le gouvernement à la Fondation canadienne pour l’innovation se chiffrent à 3,15 milliards de dollars.
- les soins de santé dispensés aux Autochtones et aux anciens combattants;
- la recherche effectuée par les ministères fédéraux;
- l’inspection des aliments;
- la garde côtière ainsi que le sauvetage aérien et en mer;
- l’administration des parcs nationaux et des lieux historiques;
- la perception des impôts et taxes;
- le fonctionnement des établissements correctionnels fédéraux et les services policiers;
- l’administration des programmes.
Les dépenses reliées à la défense ont diminué de 0,5 milliard de dollars, ce qui est attribuable surtout à l’allocation ponctuelle de fonds en 1999-2000 aux forces armées pour assurer le respect des engagements internationaux du Canada.
Les dépenses de fonctionnement et d’immobilisations autres que celles reliées à la défense ont augmenté de 2,5 milliards de dollars. La plus grande partie de cette hausse est attribuable aux coûts découlant de la reprise des négociations collectives, après nombre d’années de gel salarial, et à des fonds additionnels de quelque 0,7 milliard de dollars affectés à l’entretien et à l’exploitation. En 1999-2000, le Secrétariat du Conseil du Trésor a mené un examen en profondeur de la capacité de différents ministères d’exécuter les programmes existants. Cet examen s’est traduit par une augmentation de fonds affectés à un nombre limité de programmes qui sont jugés essentiels au titre de la santé et de la sécurité des Canadiens ou de la viabilité de services publics de qualité. La plus grande partie des fonds additionnels ont été affectés à Santé Canada, à la Gendarmerie royale du Canada, à Pêches et Océans Canada et à Justice Canada ou ont été consacrés à l’amélioration et à l’entretien des immeubles fédéraux.
Les dépenses budgétaires brutes ont dépassé de 13,8 milliards de dollars les dépenses budgétaires nettes, ce qui concorde avec l’écart entre les recettes budgétaires brutes et les recettes budgétaires nettes. Ces écarts ont été décrits dans la section portant sur les recettes budgétaires.
Tableau 3
Dépenses budgétaires
|
|
||||
| 1999-2000 | 2000-2001 |
Variation nette |
||
|---|---|---|---|---|
|
|
||||
| (M$) |
(%) |
|||
|
Principaux transferts nets aux particuliers |
||||
|
Prestations aux personnes âgées |
23 410 |
24 256 |
846 |
3,6 |
|
Prestations d’assurance-emploi |
11 301 |
11 444 |
143 |
1,3 |
|
Allocation pour frais de chauffage |
1 459 |
1 459 |
1,459 |
|
|
|
||||
|
Total |
34 711 |
37 159 |
2 448 |
7,1 |
|
Principaux transferts aux autres administrations |
||||
|
Transfert canadien en matière |
||||
|
Droits en espèces - général |
12 500 |
13 500 |
1 000 |
8,0 |
|
Supplément en espèces |
2 500 |
-2 500 |
||
|
Rajustements d’exercices antérieurs |
-53 |
53 |
||
|
Fonds pour l’acquisition de matériel |
1 000 |
1 000 |
1,000 |
|
|
Accords fiscaux |
10 721 |
12 684 |
1 963 |
18,3 |
|
Paiements de remplacement de |
-2 425 |
-2 460 |
-35 |
1,4 |
|
|
||||
|
Total |
23 243 |
24 724 |
1 481 |
6,4 |
|
Dépenses de programmes directes nettes |
||||
|
Subventions et autres transferts |
||||
|
Agriculture et Agroalimentaire |
1 518 |
1 822 |
304 |
20,0 |
|
Affaires étrangères et Commerce |
2 114 |
2 358 |
244 |
11,5 |
|
Santé Canada |
1 161 |
1 302 |
141 |
12,1 |
|
Développement des ressources humaines |
2 008 |
1 995 |
-13 |
-0,6 |
|
Affaires indiennes et du Nord canadien |
4 185 |
4 448 |
263 |
6,3 |
|
Industrie et organismes de |
2 071 |
2 079 |
8 |
0,4 |
|
Anciens combattants |
1 402 |
1 463 |
61 |
4,4 |
|
Fondation canadienne pour l’innovation |
900 |
1 250 |
350 |
38,9 |
|
Inforoute Santé Canada inc. |
500 |
500 |
||
|
Autres |
4 011 |
3 827 |
-184 |
-4,6 |
|
|
||||
|
Total |
19 370 |
21 044 |
1 674 |
8,6 |
|
Sociétés d’État |
||||
|
Société canadienned’hypothèques et |
1 928 |
1 906 |
-23 |
-1,2 |
|
Société Radio-Canada |
879 |
902 |
23 |
2,6 |
|
Autres |
146 |
96 |
-51 |
-34,6 |
|
|
||||
|
Total |
2,953 |
2 903 |
-50 |
-1,7 |
|
Dépenses de fonctionnement et |
||||
|
Defense |
10 201 |
9 696 |
-505 |
-5,0 |
|
Tous les autres ministères |
21 285 |
23 822 |
2 537 |
11,9 |
|
|
||||
|
Total |
31 486 |
33 518 |
2 032 |
6,5 |
|
|
||||
|
Dépenses de programmes directes nettes |
53 809 |
57 465 |
3 656 |
6,8 |
|
Dépenses de programmes nettes |
111 763 |
119 348 |
7 585 |
6,8 |
|
Frais de la dette publique |
41 647 |
42 094 |
447 |
1,1 |
|
Dépenses budgétaires nettes |
153 410 |
161 442 |
8 032 |
5,2 |
|
|
||||
|
Ajustements |
||||
|
Prestation fiscale canadienne pour enfants |
6 000 |
6 811 |
811 |
13,5 |
|
Remboursement de prestations de sécurité |
-554 |
-588 |
-34 |
6,2 |
|
Crédit trimestriel pour la taxe sur les |
2 847 |
2 901 |
54 |
1,9 |
|
Recettes déduites des dépenses |
2 625 |
2 874 |
249 |
9,5 |
|
Recettes des sociétés d’État consolidées |
1 391 |
1 762 |
371 |
26,7 |
|
Ajustement net |
12 309 |
13 760 |
1 451 |
11,8 |
|
|
||||
|
Dépenses budgétaires brutes |
165 719 |
175 202 |
9 483 |
5,7 |
|
|
||||
|
Nota – Le total des composantes pour 1999-2000 diffère de celui paraissant dans les comptes publics en raison d’une reclassification. - Table des matières - Précédent - Suivant - |
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