Foire aux questions : Plan d’action sur le capital de risque

Comment les entrepreneurs peuvent-ils accéder aux ressources en capital de risque engagées par le gouvernement?

Le gouvernement du Canada n’investira pas directement dans des entreprises particulières dans le cadre de cette initiative. Pour maximiser l’impact de l’initiative et aider à soutenir un secteur canadien du capital de risque viable dirigé par le secteur privé, le gouvernement du Canada s’associera aux gouvernements provinciaux et au secteur privé, investissant dans des fonds de fonds de capital de risque (autrement dit, des fonds qui investissent dans des fonds de capital de risque sous-jacents) nouveaux ou existants. De plus, il investira directement dans quelques fonds de capital de risque particuliers. Tous ces fonds seront gérés par des gestionnaires de placement du secteur privé, qui fonderont leurs décisions de placement sur les principes du marché et sur l’objectif du rendement à long terme.

Comment le secteur privé peut-il faire des investissements conjoints avec le gouvernement du Canada?

Le gouvernement du Canada souhaite collaborer avec des partenaires du secteur privé pour investir dans de nouveaux fonds de fonds canadiens à grande échelle dirigés par le secteur privé. Les parties qui pourraient être intéressées à s’associer au gouvernement du Canada devraient communiquer leur intérêt d’ici le 8 février 2013 à l’adresse VentureCapital-CapitaldeRisque@fin.gc.ca.

Comment les gouvernements provinciaux peuvent-ils devenir co-investisseurs?

Les gouvernements provinciaux qui sont disposés à faire des placements conjoints et à mobiliser d’importants investissements d’intervenants du secteur privé peuvent participer aux fonds de fonds nationaux. Toutes les régions du Canada auront la possibilité de profiter de la démarche fédérale de soutien à la viabilité du secteur du capital de risque, ce qui augmentera la quantité de capitaux de placement mis à la disposition des entreprises novatrices partout au pays.

Comment le gouvernement du Canada choisira-t-il les fonds de capital de risque très performants dans lesquels il investira?

Pour veiller à ce que les décisions en matière de placement soient fondées sur les principes du marché et ciblent les fonds présentant les meilleures chances de réussite, le gouvernement du Canada cherchera à tirer parti de l’expertise du secteur privé en lui demandant de le conseiller sur le choix de trois à cinq fonds de capital de risque très performants qui recevront des capitaux du gouvernement du Canada. Ces ressources permettront aux gestionnaires d’augmenter la taille de leurs fonds, d’optimiser l’exécution de leur stratégie de placement et d’accélérer les investissements dans des entreprises novatrices.

De plus amples précisions concernant le processus de sélection des fonds de capital de risque très performants seront rendues publiques dans les prochaines semaines.

Qu’est-ce qu’un fonds de fonds? Comment fonctionne-t-il?

Le portefeuille d’un fonds de fonds se compose de placements dans un certain nombre de fonds de capital de risque, alors que le portefeuille de chaque fonds de capital de risque se compose de placements dans des entreprises particulières. Un fonds de fonds ne représente habituellement que l’un des nombreux investisseurs dans un fonds de capital de risque.

Pourquoi le gouvernement du Canada appuie-t-il le secteur du capital de risque au Canada?

La compétitivité économique à long terme du Canada dans l’économie émergente du savoir reposera sur les entreprises à forte croissance qui sont concurrentielles sur la scène mondiale, qui innovent et qui créent des emplois de qualité. Le secteur du capital de risque joue un rôle important dans l’économie du savoir, car il fournit les capitaux dont les petites et moyennes entreprises novatrices ont besoin pour croître et créer des emplois de grande valeur.

Le secteur canadien du capital de risque a fait face à des défis sur de nombreux fronts au cours des dernières années, notamment la faible confiance des investisseurs découlant de la persistance de faibles rendements, la réticence des investisseurs institutionnels comme les banques et les caisses de retraite à investir dans des entreprises novatrices en démarrage, la taille relativement petite des fonds de capital de risque au Canada et la pénurie de gestionnaires de fonds chevronnés capables de diriger des fonds de capital de risque fructueux. Dans son rapport de 2011, le groupe d’experts chargé de l’Examen du soutien fédéral de la recherche-développement a conclu qu’en raison de la faiblesse du secteur du capital de risque au Canada, il est difficile pour les jeunes entreprises de prendre de l’expansion et de devenir les créateurs d’emplois de demain.

Conscient de l’importance du secteur du capital de risque pour la croissance future de la productivité au Canada, le gouvernement a annoncé dans le Plan d’action économique de 2012 l’injection de ressources afin de soutenir ce secteur, dont un financement de 400 millions de dollars pour favoriser l’augmentation des investissements de capital de risque par le secteur privé dans les entreprises en démarrage, et pour appuyer la création de fonds de capital de risque de grande taille dirigés par le secteur privé. Après le dépôt du Plan d’action économique de 2012, le gouvernement du Canada a mené de vastes consultations auprès d’intervenants clés concernant les meilleurs moyens de soutenir la création d’un secteur viable du capital de risque dirigé par le secteur privé au Canada. Les résultats de ces consultations ont orienté l’élaboration du Plan d’action sur le capital de risque du gouvernement du Canada, une démarche axée sur le marché visant à placer le secteur canadien du capital de risque sur une trajectoire viable au cours de la prochaine décennie.

Comment le gouvernement du Canada accroîtra-t-il le soutien à l’écosystème de capital de risque?

La disponibilité du capital de risque n’est qu’un facteur parmi d’autres de la réussite et de la viabilité d’un secteur du capital de risque dirigé par le secteur privé. Tout au long des consultations, les intervenants ont fait valoir que des facteurs tels que des bureaux de transfert de technologie efficaces, des réseaux d’investisseurs providentiels bien établis, les liens avec des investisseurs étrangers et les incubateurs et accélérateurs d’entreprises ont contribué grandement à la croissance d’économies du savoir dynamiques comme celles de la Silicon Valley, de Boston et de New York. Ces éléments aident les entrepreneurs et les jeunes entreprises à traduire leurs idées novatrices en plans d’affaires solides qui ouvrent de nouveaux marchés et attirent des clients.

Le gouvernement du Canada se penche actuellement sur des options visant à promouvoir un écosystème du capital de risque dynamique et diversifié reposant sur une culture entrepreneuriale forte et des réseaux bien établis qui lient les investisseurs aux entreprises novatrices. De plus amples renseignements à ce sujet seront communiqués à mesure que le gouvernement mettra en œuvre sa démarche exhaustive en la matière.