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- Activités internationales -

Osaka (Japon)
Le 14 juin 2008

Déclaration des ministres des Finances du G8 sur les Fonds d’investissement pour le climat

(Version non officielle)

(Fonds pour les technologies propres et Fonds stratégique pour le climat)

1. Nous, ministres des Finances des pays du Groupe des Huit (G8), nous réjouissons du lancement des nouveaux Fonds d’investissement pour le climat, soit le Fonds pour les technologies propres et le Fonds stratégique pour le climat, et nous y accordons notre soutien. Nous sommes déterminés à aider les pays en développement à s’attaquer aux changements climatiques d’une manière qui respecte les besoins de développement de leurs populations.

2. Dans son quatrième rapport d’évaluation, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a signalé que le réchauffement du système climatique ne laissait plus de doute et que toute lenteur dans la réalisation de réductions des émissions limite nettement les possibilités d’atteindre des niveaux de stabilisation inférieurs et augmente le risque d’une aggravation des répercussions des changements climatiques, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Au fil de leurs efforts d’expansion économique et de réduction de la pauvreté, les pays en développement verront leur demande d’énergie augmenter rapidement. Les ministres des Finances du G8 sont convaincus que des mesures concertées doivent être prises de toute urgence pour aider les pays en développement à s’orienter vers un développement à faibles émissions de carbone. Nous acceptons qu’il nous incombe de faire preuve de leadership dans la lutte aux changements climatiques.

3. Des investissements appréciables devront être faits pour donner accès à des énergies propres, pour apporter des mesures d’adaptation et pour s’attaquer à la déforestation. Le secteur privé devrait y représenter la principale source de financement; il devrait se laisser guider par des politiques mettant à profit les forces du marché afin de minimiser les coûts des mesures et offrant des incitatifs à toutes les parties prenantes pour qu’elles utilisent les technologies à faibles émissions de carbone existantes. Les ressources publiques sont également essentielles pour aider les pays en développement à catalyser des investissements en matière de changements climatiques.

4. Nous sommes particulièrement heureux de constater que les pays donateurs et les pays bénéficiaires ont pu arriver à un consensus lors de la réunion finale pour la conception des Fonds d’investissement pour le climat, qui a eu lieu le mois dernier à Potsdam (Allemagne). Cette réunion a préparé le terrain pour la création officielle des fonds par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le mois prochain.

5. Conscients de l’urgence de prendre à très court terme des mesures de lutte contre les changements climatiques, nous soutenons le lancement du Fonds pour les technologies propres et du Fonds stratégique pour le climat, ce qui comprend un programme pilote sur la résistance aux changements climatiques et un programme d’investissement forestier, que la Banque mondiale administrera en étroite collaboration avec les banques multilatérales de développement. L’exploitation de ces fonds sera coordonnée avec les efforts bilatéraux et multilatéraux en place, surtout ceux du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Fonds d’adaptation.

6. Le Fonds pour les technologies propres aura pour objectif de ralentir la croissance des émissions dans les pays en développement en contribuant au financement des dépenses supplémentaires associées au passage à des économies à plus faibles émissions de carbone, par l’utilisation de technologies plus propres disponibles sur les marchés en remplacement d’options moins coûteuses mais moins propres. Les fonds consentis seront investis dans le soutien de plans nationaux de développement qui comportent des objectifs de faibles niveaux émissions de carbone afin d’aider les pays en développement à progresser vers un développement plus propre.

7. Le Fonds stratégique pour le climat aidera les pays les plus vulnérables à adapter leurs programmes de développement en fonction des répercussions des changements climatiques pour assurer leur résilience climatique et facilitera la prise de mesures pour prévenir la déforestation. Il favorisera en outre les discussions entre les pays donateurs et les pays bénéficiaires concernant les investissements liés au climat et incitera le soutien d’un éventail de donateurs bilatéraux ainsi que de contributeurs du secteur privé et de la société civile.

8. Le G8 reconnaît que le processus des Nations Unies en matière de climat constitue le forum idéal où tenir les négociations en vue de s’entendre sur des résultats visant la période postérieure à 2012. Nous réitérons notre engagement à contribuer à son aboutissement fructueux qui verra l’engagement effectif de toutes les grandes économies conformément au Plan d’action de Bali. Dans cette optique, les nouveaux Fonds d’investissement pour le climat ne devraient pas compromettre les négociations de la Convention‑cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et devraient s’harmoniser avec les plans nationaux d’atténuation proposés par les pays en développement. Les Fonds d’investissement pour le climat combleront provisoirement un besoin financier immédiat et permettront de prendre des mesures urgentes en attendant qu’une nouvelle architecture financière pour le régime postérieur à 2012 entre en vigueur.

9. Nous demandons le soutien d’autres entités envers ces fonds et d’autres fonds multilatéraux, comme le FEM, qui aident les pays en développement à relever le double défi que représentent la croissance économique et les changements climatiques.