en vue des négociations sectorielles de l'OMC
Le Canada se réserve le droit de modifier cette proposition à n’importe quel moment. Celle-ci ne préjuge pas de la position du Canada à l’égard d’autres secteurs des services, modes de prestation ou enjeux horizontaux, ni de toute demande ou offre future relative à ces secteurs ou modes de prestation, ni à d’autres que ceux-ci. Cette proposition doit être lu à l’aune des principes et objectifs énoncés dans la proposition initiale de négociation du Canada.
La libéralisation du commerce des services financiers avantage aussi bien le secteur financier intérieur que l’économie nationale dans son ensemble. En tant que tel, le Canada estime que la libéralisation accrue des services financiers profitera à tous les membres de l’OMC.
La libéralisation du secteur des services financiers peut contribuer à renforcer les systèmes financiers nationaux de nombreuses façons importantes : elle peut amener une augmentation de la base de capitaux et faire adopter par les institutions financières les toutes dernières pratiques de gestion ainsi qu’améliorer le contrôle de la qualité du crédit et la diversification des risques. Elle favorise en outre, sur les marchés des capitaux nationaux, les innovations susceptibles de transformer l’épargne étrangère et intérieure en des investissements productifs. De plus, en encourageant la transparence et la circulation efficace des données financières et des renseignements commerciaux, la libéralisation améliore le fonctionnement du secteur financier. Tous ces facteurs permettent d’accroître la stabilité du secteur.
De surcroît, les services financiers sont des intrants essentiels de toutes les activités économiques. La concurrence accrue dans le secteur financier est à l’avantage des utilisateurs de ces services, notamment les entreprises et les particuliers, parce qu’elle fait baisser les coûts, rehausse la qualité et permet l’offre d’un éventail élargi de produits et de services.
Un régime libéral de services financiers n’implique pas l’absence de réglementation. L’AGCS prévoit de façon fondamentale et détaillée la possibilité d’adopter les règles prudentielles nécessaires pour assurer la sécurité et la qualité des systèmes financiers, sauvegarder l’intégrité des marchés financiers et protéger les investisseurs. Le Canada veut faire en sorte, tout au long des négociations, que la capacité des membres individuels à prendre des mesures de prudence, comme indiqué à l’annexe sur les services financiers, ne sera pas amoindrie.
Le Canada est favorable au maintien de la pratique établie lors du Cycle d’Uruguay selon laquelle les services financiers font l’objet de négociations distinctes. La nature de la réglementation spécialisée dans le secteur ainsi que l’importance pour l’économie et la stabilité macroéconomique justifient la création d’un groupe de négociation spécialisé dans les services financiers. La participation directe d’experts de ce secteur vital aux négociations garantira que les règles commerciales tiennent compte de ses aspects uniques.
Le Canada est d’accord pour que le Comité du commerce des services financiers soit l’instance retenue pour le déroulement de ces négociations distinctes. Il estime que le nouveau rôle dévolu à ce comité n’empêchera pas celui-ci de continuer de se pencher sur les questions courantes dont il s’occupe normalement.
Les négociations doivent être menées de la façon la plus efficace et la plus pragmatique possible, en ayant recours à des moyens tels que les listes modèles, les demandes-offres ou d’autres mayens appropriés, y compris à une combinaison d’approches s’il y a lieu.
Les objectifs du Canada pour les négociations sur les services financiers menées dans le cycle de négociations AGCS 2000 sont les suivants :