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Le PIB réel a augmenté de 1,4 % au quatrième trimestre de 2006. La croissance de la demande intérieure finale a de nouveau été vigoureuse, mais elle a ralenti depuis le troisième trimestre (graphique 1).

Les dépenses de consommation réelles ont progressé de 3,1 % au quatrième trimestre, après une hausse de 5,1 % au troisième trimestre. Les dépenses au titre des biens durables, tout particulièrement les produits automobiles, et des biens semi-durables ont enregistré une hausse plus modeste qu'au troisième trimestre; pour leur part, les dépenses en biens non durables ont connu une baisse.
Le revenu personnel a augmenté de 6,0 % au quatrième trimestre. Le revenu du travail a progressé de 6,3 % après s'être accru de 4,6 % au troisième trimestre, en raison d'une croissance plus forte de l'emploi et d'une hausse des taux de rémunération. Le revenu personnel disponible réel a progressé de 4,2 %; par habitant, il a augmenté de 2,9 %, en hausse de 23 % par rapport au creux enregistré au deuxième trimestre de 1996. Le taux d'épargne des particuliers s'est établi à 1,5 %, une progression par rapport au taux de 1,3 % enregistré au troisième trimestre.
L'investissement résidentiel a connu une légère augmentation de 0,3 % au quatrième trimestre, à la suite de deux baisses consécutives. Le marché de la revente s'est raffermi, ce qui a fait augmenter les commissions des agents et les coûts de transfert des propriétés.
Les dépenses en rénovations ont augmenté de 9,2 %. Celles au titre des constructions neuves ont chuté de 7,9 %; il s'agit d'une troisième baisse trimestrielle de suite.
Principaux indicateurs économiques
(Variation en pourcentage en taux annuels, sauf indication contraire)
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| 2005 | 2006 | T2 2006 | T3 2006 | T4 2006 | Date la plus récente |
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| Produit intérieur brut réel | 2,9 | 2,7 | 2,0 | 2,0 | 1,4 | - | |
| Demande intérieure finale | 4,3 | 4,5 | 3,7 | 4,0 | 3,0 | - | |
| Dépenses publiques | - | ||||||
| Biens et services | 2,7 | 3,4 | 4,4 | 2,0 | 1,8 | - | |
| Immobilisations brutes | 6,8 | 6,6 | 4,3 | 2,0 | 2,1 | - | |
| Dépenses de consommation | 3,9 | 4,1 | 3,7 | 5,1 | 3,1 | - | |
| Investissement résidentiel | 3,2 | 2,4 | -4,7 | -6,9 | 0,3 | - | |
| Investissements fixes des entreprises | 9,4 | 9,2 | 6,9 | 9,4 | 6,0 | - | |
| Construction non résidentielle | 7,9 | 10,7 | 8,2 | 10,4 | 10,5 | - | |
| Machines et matériel | 10,5 | 8,0 | 5,8 | 8,5 | 2,3 | - | |
| Investissements en stocks des entreprises (G$) |
15,5 | 11,0 | 18,1 | 13,9 | 1,0 | - | |
| Exportations | 2,1 | 1,3 | -1,3 | 3,5 | 4,8 | - | |
| Importations | 7,1 | 5,2 | 9,0 | 5,1 | -0,6 | - | |
| Solde du compte courant | |||||||
| (nominal; G$) | 31,8 | 24,3 | 20,2 | 23,1 | 12,0 | - | |
| (% du PIB) | 2,3 | 1,7 | 1,4 | 1,6 | 0,8 | - | |
| Revenu personnel nominal | 5,0 | 5,8 | -1,0 | 5,7 | 6,0 | - | |
| Revenu personnel disponible nominal | 4,2 | 6,1 | -1,8 | 5,8 | 4,4 | - | |
| Revenu personnel disponible réel | 2,5 | 4,8 | -3,6 | 5,5 | 4,2 | - | |
| Bénéfices avant impôts | 10,6 | 5,7 | 2,3 | 12,4 | 2,5 | - | |
| Coûts et prix (%, une année sur l'autre) |
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| Indice implicite du PIB | 3,2 | 2,2 | 2,9 | 1,5 | 0,5 | - | |
| Indice des prix à la consommation | 2,2 | 2,0 | 2,6 | 1,7 | 1,3 | 2,0 | Févr. 2007 |
| Indice de référence1 | 1,6 | 1,9 | 1,8 | 2,1 | 2,2 | 2,4 | Févr. 2007 |
| Coûts unitaires de main-d'ouvre | 2,3 | 2,9 | 3,0 | 2,1 | 2,7 | ||
| Règlements salariaux (total) | 2,3 | 2,5 | 2,7 | 2,6 | 2,1 | 2,3 | Déc. 2006 |
| Marché du travail | |||||||
| Taux de chômage (%) | 6,8 | 6,3 | 6,2 | 6,4 | 6,2 | 6,1 | Févr. 2007 |
| Croissance de l'emploi | 1,4 | 1,9 | 2,9 | 0,6 | 2,4 | 1,0 | Févr. 2007 |
| Marchés financiers (moyenne) | |||||||
| Taux de change (¢US) | 82,6 | 88,2 | 89,1 | 89,2 | 87,8 | 86,34 | 22 mars 2007 |
| Taux préférentiel (%) | 4,4 | 5,8 | 5,9 | 6,0 | 6,0 | 6,00 | 22 mars 2007 |
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Nota - Les données réelles sont en dollars chaînés de 1997.
1 L'indice de référence exclut huit des composantes les plus volatiles du panier de l'IPC ainsi que l'effet des modifications des impôts indirects sur les autres composantes.Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Ressources humaines et Développement social Canada |
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Appuyés par de vigoureux bénéfices, les investissements des entreprises en usines et en matériel ont augmenté de 6,0 % au quatrième trimestre, tandis que l'investissement en construction non résidentielle ainsi qu'en machines et en matériel a enregistré un 16e gain consécutif (graphique 2). L'investissement dans la construction non résidentielle a progressé de 10,5 %; il s'agit de la sixième hausse de plus de 10 % en huit trimestres. Les dépenses consacrées à des projets d'ingénierie ont monté en flèche au cours du trimestre.
Les investissements des entreprises dans les machines et le matériel ont progressé de 2,3 % au quatrième trimestre, ce qui représente un ralentissement par rapport au taux de 8,5 % du troisième trimestre. Les dépenses en immobilisations pour le matériel de transport et les logiciels ont augmenté, tandis que celles touchant le matériel de télécommunications, les ordinateurs, les meubles et la machinerie industrielle et agricole ont faibli.

Les entreprises ont ajouté 1,0 milliard de dollars à leurs stocks, en baisse par rapport à l'accumulation de 13,9 milliards au troisième trimestre. Les stocks des grossistes ont peu augmenté, à la suite d'un investissement de 7,2 milliards au trimestre précédent. Les détaillants ont réduit leurs stocks de véhicules automobiles, et les détaillants et les fabricants ont diminué leurs stocks de biens non durables. Le ratio des stocks aux ventes a reculé, demeurant inférieur à sa moyenne historique.
Les exportations réelles ont augmenté de 4,8 % au quatrième trimestre; il s'agissait d'un deuxième gain de suite après deux baisses trimestrielles consécutives. Les exportations de produits de l'automobile, tout particulièrement de véhicules automobiles, se sont redressées à la suite de retards de production survenus au troisième trimestre; elles se sont avérées le principal facteur de croissance des exportations globales. Les exportations de biens de consommation non liés à l'automobile, et celles de machines et de matériel, ont également connu une hausse. Le gain global a été partiellement neutralisé par une baisse des exportations de produits de l'énergie qui découle des températures plus douces que la normale enregistrées dans la plus grande partie de l'Amérique du Nord. Les exportations de services ont augmenté de 2,9 %.
Les importations réelles ont connu une légère baisse de 0,6 % au quatrième trimestre, après des gains de 9,0 % et de 5,1 % aux deux trimestres précédents. Les importations de produits de l'automobile et de produits de l'énergie ont diminué. Une demande accrue des consommateurs a stimulé une hausse de 8,8 % des importations de biens de consommation non liés à l'automobile, et une plus forte demande des entreprises s'est soldée par une augmentation de 3,8 % des importations de machines et de matériel - un 14e gain au cours des 15 derniers trimestres. Les importations de services ont avancé de 3,0 %.
Au quatrième trimestre, une augmentation de 5,2 milliards de dollars au chapitre de l'excédent commercial nominal, qui a atteint 35,2 milliards, a été plus que compensée par une détérioration de 15,3 milliards du déficit du revenu de placement. La baisse des bénéfices provenant de l'investissement direct à l'étranger a fait reculer les rentrées de dividendes, tandis que les bénéfices record que les non-résidents ont tirés de l'investissement direct au Canada ont haussé les dividendes versés. L'excédent du compte courant a chuté de 11,1 milliards de dollars pour atteindre 12,0 milliards, ou 0,8 % du PIB nominal (graphique 3).

Les bénéfices des sociétés ont augmenté de 2,5 % au quatrième trimestre. Ils ont ainsi maintenu leur part de 14,1 % du PIB nominal, ce qui est légèrement inférieur au record établi à la fin de 2005, mais bien au-delà de la moyenne historique de 10,2 %. En raison d'exportations accrues, le secteur de l'automobile a enregistré de forts gains, tout comme celui des produits du bois et du papier, ce qui a accru les bénéfices des fabricants. Les secteurs de la construction, des télécommunications et des transports ont également contribué à la hausse globale des bénéfices. Toutefois, la baisse de la demande et le fléchissement des prix ont réduit les revenus du secteur du pétrole et du gaz, limitant ainsi la progression globale des bénéfices des sociétés.
L'indice implicite du PIB, qui constitue une mesure globale des prix, a progressé de 1,4 % au quatrième trimestre, en hausse par rapport à l'augmentation de 1,0 % du troisième trimestre. Il est de 0,5 % supérieur à celui enregistré un an plus tôt.
D'une année sur l'autre, l'inflation des prix à la consommation s'est accrue, passant de 1,2 % en janvier 2007 à 2,0 % en février, principalement en raison de l'augmentation des prix de l'essence ainsi que des fruits et des légumes. L'inflation mesurée par l'indice de référence, qui exclut les huit éléments les plus volatils de l'IPC et l'effet des changements des impôts indirects, s'établissait à 2,4 %, soit juste au-dessus de la cible d'inflation de 2 %.
L'emploi a progressé de 2,4 % au quatrième trimestre, en forte hausse par rapport au taux d'augmentation du trimestre précédent. La croissance vigoureuse de l'emploi en janvier et en février 2007 s'est soldée par un gain de 449 600 emplois nets par rapport à la fin de 2005, ce qui représente une saine progression (graphique 4). Le taux d'activité était de 67,5 % en février, soit le même niveau qu'en janvier et en hausse relativement à celui de 67,2 % à la fin de 2006.
Le taux de chômage a légèrement diminué de janvier à février, passant de 6,2 % à 6,1 %. Le taux de février correspondait à celui d'octobre et de décembre 2006, le plus faible niveau des 32 dernières années.
La productivité horaire du travail pour l'ensemble de l'économie a augmenté de 0,7 % au quatrième trimestre, soit au même rythme qu'au trimestre précédent. Le coût en main-d'ouvre par unité produite a augmenté au quatrième trimestre; il était supérieur de 2,7 % à celui d'un an auparavant.

Le 6 mars, la Banque du Canada a maintenu pour la sixième fois consécutive son taux directeur - le taux cible du financement à un jour - à 4,25 %, après sept hausses de 0,25 point de pourcentage en neuf mois effectuées jusqu'en mai 2006. La Banque a alors déclaré juger, « à l'heure actuelle, que le taux cible du financement à un jour se trouve à un niveau compatible avec la réalisation de la cible d'inflation à moyen terme. » Le 21 mars, la Réserve fédérale américaine a maintenu son taux directeur à 5,25 % pour la sixième fois consécutive, à la suite d'une décision du Federal Open Market Committee. Depuis juin 2004, elle avait observé une politique de resserrement monétaire, remontant son taux à 17 reprises. Les taux d'intérêt américains actuels sont supérieurs aux taux canadiens pour l'ensemble des échéances.
Le 22 mars, le dollar canadien clôturait à 86,34 cents américains.
Nota
- Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage sont en taux annuels. Les données qui paraissent dans le présent document sont celles en vigueur le 22 mars 2007, en fin de journée.
Statistique Canada est la principale source des données contenues dans cette publication. Pour toute demande d'abonnement, s'adresser au Centre de distribution du ministère des Finances au 613-995-2855. Pour tout autre renseignement concernant cette publication, communiquer avec Steven James au 613-992-4321.