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Le PIB réel a augmenté de 2,3 % au premier trimestre, après une hausse de 2,1 % au quatrième. La demande intérieure finale a progressé de 5,8 %, en hausse par rapport à 4,3 % au trimestre précédent (graphique 1).

Les dépenses de consommation réelles ont augmenté de 6,3 % au premier trimestre, par rapport à 3,8 % au quatrième. La consommation de biens durables, non durables et semi-durables, et de services a affiché une croissance plus soutenue qu'au trimestre précédent. Les dépenses relatives aux meubles et aux appareils ménagers ont été particulièrement vigoureuses.
Le revenu personnel a augmenté de 2,6 % au premier trimestre, à la suite d'une hausse de 4,5 % au quatrième. Le revenu du travail a augmenté de 3,7 % au premier trimestre, en baisse par rapport aux 4,4 % du trimestre précédent. Le revenu personnel disponible réel a diminué de 0,3 %, après cinq gains de suite. Le revenu personnel disponible par habitant a reculé de 0,8 %, mais il devançait tout de même de 1,0 % son niveau d'il y a un an. Après avoir épargné 1,0 % de leur revenu disponible au quatrième trimestre, les consommateurs ont dépensé plus que leur revenu disponible au premier; c'est donc la première fois que le taux d'épargne est négatif.
Principaux indicateurs économiques
(Variation en pourcentage en taux annuels, sauf indication contraire)
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| 2003 | 2004 | T3 2004 | T4 2004 | T1 2005 | Date la plus récente |
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| Produit intérieur brut réel | 2,0 | 2,9 | 3,5 | 2,1 | 2,3 | - | |
| Demande intérieure finale | 3,6 | 3,9 | 3,8 | 4,3 | 5,8 | - | |
| Dépenses publiques | - | ||||||
| Biens et services | 2,9 | 2,7 | 2,0 | 2,1 | 3,2 | - | |
| Immobilisations brutes | 4,5 | 4,9 | -0,3 | 3,6 | 5,0 | - | |
| Dépenses de consommation | 3,1 | 3,4 | 3,5 | 3,8 | 6,3 | - | |
| Investissement résidentiel | 6,2 | 8,3 | 7,1 | 5,2 | -1,7 | - | |
| Investissements fixes des entreprises |
6,1 | 6,1 | 7,4 | 9,9 | 12,7 | - | |
| Construction non résidentielle | 5,7 | 0,8 | 1,7 | 0,9 | 7,5 | - | |
| Machines et matériel | 6,4 | 9,8 | 11,4 | 16,5 | 16,3 | - | |
| Investissements en stocks des entreprises (G$) | 11,1 | 11,5 | 17,3 | 22,6 | 15,8 | - | |
| Exportations | -2,1 | 5,0 | -2,8 | -3,1 | 5,9 | - | |
| Importations | 4,1 | 8,1 | 12,4 | 8,3 | 10,6 | - | |
| Solde du compte courant | |||||||
| (nominal; G$) | 18,4 | 28,8 | 28,7 | 21,1 | 16,0 | - | |
| (% du PIB) | 1,5 | 2,2 | 2,2 | 1,6 | 1,2 | - | |
| Revenu personnel nominal | 3,4 | 4,3 | 3,8 | 4,5 | 2,6 | - | |
| Revenu personnel disponible nominal | 3,7 | 3,9 | 2,2 | 3,5 | 1,2 | - | |
| Revenu personnel disponible réel | 2,1 | 2,5 | 1,4 | 2,1 | -0,3 | - | |
| Bénéfices avant impôts | 8,7 | 18,7 | 3,7 | 6,1 | 15,6 | - | |
| Coûts et prix (%, une année sur l'autre) | |||||||
| Indice implicite du PIB | 3,3 | 3,0 | 3,4 | 3,5 | 2,9 | - | |
| Indice des prix à la consommation | 2,8 | 1,9 | 2,0 | 2,3 | 2,1 | 2,4 | avril 2005 |
| IPC hors les huit éléments les plus volatils |
2,2 | 1,5 | 1,7 | 1,6 | 1,8 | 1,7 | avril 2005 |
| Coûts unitaires de main-d'ouvre | 2,2 | 1,6 | 1,3 | 1,3 | 1,1 | ||
| Règlements salariaux (total) | 2,6 | 1,7 | 1,4 | 2,1 | 2,5 | 2,6 | mars 2005 |
| Marché du travail | |||||||
| Taux de chômage (%) | 7,6 | 7,2 | 7,1 | 7,1 | 7,0 | 6,8 | avril 2005 |
| Croissance de l'emploi | 2,3 | 1,8 | 1,3 | 1,7 | 0,6 | 2,2 | avril 2005 |
| Marchés financiers (moyenne) | |||||||
| Taux de change (¢US) | 71,6 | 77,0 | 76,5 | 81,9 | 81,5 | 79,61 | 31 mai 2005 |
| Taux préférentiel (%) | 4,7 | 4,0 | 3,8 | 4,3 | 4,3 | 4,25 | 31 mai 2005 |
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Nota - Les données réelles sont en dollars chaînés de 1997.Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Ressources humaines et Développement des compétences Canada |
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Nota - Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage sont en taux annuels. Les données qui paraissent dans le présent document sont celles du 31 mai 2005 à la fin de la journée.
L'investissement résidentiel a subi une baisse de 1,7 % au premier trimestre. Bien que la faiblesse des taux d'intérêt ait continué d'appuyer un niveau élevé d'activité dans le domaine du logement, les mises en chantier ont chuté, abaissant de 6,3 % l'activité dans le domaine de la construction après une augmentation de 6,4 % au quatrième trimestre. Les dépenses en rénovations ont progressé de 1,8 % après des hausses de plus de 10 % pendant deux trimestres de suite. Le marché de la revente a connu un gain de 7,2 % des coûts de transfert immobilier, à la suite d'un recul de 17,9 % au quatrième trimestre.
Les dépenses des entreprises en usines et en matériel ont augmenté de 12,7 % au premier trimestre; il s'agit d'une neuvième hausse consécutive. L'investissement en machines et matériel a augmenté de 16,3 %, un troisième gain consécutif de plus de 10 % (graphique 2). Les dépenses en ordinateurs et autre équipement de bureau ont monté en flèche (51,3 %), tandis qu'elles ont bondi de près de 35 % dans le secteur du matériel de transport non lié à l'automobile. L'investissement dans la machinerie industrielle et dans les véhicules automobiles a également enregistré une hausse marquée.
La construction non résidentielle a progressé de 7,5 %, après un faible gain au quatrième trimestre. Contrairement aux cinq trimestres précédents, les projets de construction d'immeubles, tels les immeubles à bureaux et les centres commerciaux, et les travaux de génie ont contribué à cette croissance.

Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 15,8 milliards de dollars au premier trimestre, après une hausse de 22,6 milliards au quatrième. Le ralentissement enregistré au premier trimestre était concentré dans les secteurs de la vente de gros, spécialement les biens durables, tels les véhicules automobiles. Le ratio des stocks aux ventes est demeuré nettement en deçà de sa moyenne historique.
Les exportations réelles ont progressé de 5,9 % au premier trimestre, après des baisses au cours des deux trimestres précédents. Dans le cas des biens, les gains ont été les plus remarquables pour les produits de l'énergie, les machines et le matériel, plus particulièrement le matériel de technologie des communications et de l'information, compte tenu de la forte croissance de l'investissement dans le matériel de télécommunications, les ordinateurs et les logiciels aux États-Unis. Les exportations dans le domaine de l'automobile ont diminué, car les ventes de véhicules, spécialement de camions légers, ont chuté aux États-Unis. La hausse du prix de l'essence a nui aux ventes de VUS. Les exportations de services ont progressé de 5,5 %.
Les importations réelles ont enregistré un sixième gain de suite, augmentant de 10,6 %. Cette hausse a été généralisée. La croissance de l'investissement a stimulé les importations de machines et matériel dans une proportion de 11,1 %, une sixième augmentation consécutive de plus de 10 %. Les importations de produits de l'automobile ont suivi la progression des ventes intérieures de véhicules, mais à un rythme plus contenu de 4,6 %, la baisse des exportations dans le domaine de l'automobile ayant affecté les intrants importés. Les importations d'autres biens de consommation ont régressé. Les importations de services ont augmenté de 7,9 %, les dépenses consacrées aux voyages à l'étranger ayant grimpé de 17,8 %.
Au premier trimestre, le compte courant a enregistré son 23e excédent de suite, contrastant avec une période de déficits enregistrée pendant la majeure partie des années 1980 et 1990. Cet excédent a toutefois été ramené à 16,0 milliards de dollars, soit 1,2 % du PIB nominal, par rapport à 21,1 milliards au trimestre précédent (graphique 3). Les importations réelles augmentant plus rapidement que les exportations réelles et les prix des exportations étant en régression, l'excédent au titre du commerce des marchandises a chuté de 5,0 milliards de dollars. L'augmentation des dépenses relatives aux voyages à l'étranger a nui à l'excédent au titre du commerce dans une proportion de 1 milliard de dollars de plus. Une baisse marquée des dividendes versés à des non-résidents a toutefois contribué à l'amélioration de 1,6 milliard de dollars au titre du déficit de revenu de placement, atténuant du fait même la détérioration de l'excédent du compte courant.

Les bénéfices des sociétés ont augmenté de 15,6 % au premier trimestre, soit plus du double du rythme de 6,1 % enregistré au quatrième trimestre. Une forte tendance à la hausse des bénéfices a fait passer leur part du PIB à un niveau record de 14,1 %, ce qui est bien au-delà de la moyenne historique de 10,1 % depuis 1961 (graphique 4). Parmi les entreprises non financières, les producteurs de pétrole et de gaz et d'autres sociétés minières ont déclaré de forts gains en raison du niveau élevé des prix des produits de base. Au sein des entreprises financières, les bénéfices des banques à charte ont fortement augmenté.

L'indice implicite du PIB, mesure exhaustive des prix intérieurs, a augmenté de 1,5 % au premier trimestre, niveau un peu plus faible qu'au trimestre précédent; il a toutefois progressé de 2,9 % par rapport à l'année précédente.
D'une année sur l'autre, l'inflation des prix à la consommation a été de 2,4 % en avril, en hausse par rapport à 2,3 % en mars, en raison de l'augmentation du prix de l'essence, du mazout et des légumes. À 1,7 % en avril, l'inflation sous-jacente selon l'IPC, qui exclut les huit éléments les plus volatils, s'est établie sous la barre des 2 %, soit le milieu de la fourchette officielle de 1 % à 3 %.
La croissance de l'emploi a atteint 0,6 % au cours du premier trimestre, et 29 000 emplois ont été créés en avril. Depuis la fin de 2003, l'économie canadienne a créé 280 900 emplois, tous à temps plein. Le taux d'activité a été de 67,2 % en avril, en baisse par rapport à mars et à son niveau record de 67,7 % atteint à la fin de 2003 et égalé à plusieurs reprises depuis. Le taux de chômage a chuté à 6,8 %, niveau légèrement supérieur au plancher enregistré au milieu de 2000 et au début de 1976.
La productivité horaire du travail a ralenti pour se fixer à 1,1 % après avoir atteint 4 % au quatrième trimestre. Les coûts de main-d'ouvre par unité de production ont augmenté d'un peu plus de 1 % au premier trimestre, en hausse d'un peu plus de 1 % par rapport à l'année précédente.
Le 25 mai, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur - taux cible du financement à un jour - à 2,50 %, tout comme elle l'avait fait en avril, en mars, en janvier et en décembre. La Banque a indiqué que « [.]l'économie canadienne devrait tourner de nouveau à plein régime au second semestre de 2006, et l'inflation mesurée par l'indice de référence, remonter à 2 % vers la fin de la même année. »
La Réserve fédérale américaine a haussé son taux d'escompte de 25 points de base à sept reprises entre août 2004 et mai 2005, de sorte que les taux d'intérêt sont plus élevés à toutes les échéances (jusqu'à 10 ans) aux États-Unis par rapport à ceux en vigueur au Canada.
Après avoir clôturé à 85,04 cents US le 26 novembre 2004, ce qui était sa valeur la plus élevée en près de 13 ans, le dollar canadien s'est replié pour clôturer à 79,61 cents US le 31 mai 2005.
Statistique Canada est la principale source des données contenues dans cette publication.
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