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Le PIB réel a augmenté de 1,7 % au quatrième trimestre, après une hausse de 2,9 % au troisième. La demande intérieure finale a progressé de 4,4 %, en hausse par rapport à 3,5 % au trimestre précédent (graphique 1).

Les dépenses de consommation réelles ont augmenté de 4,1 % au quatrième trimestre, en hausse par rapport à 3,6 % au troisième trimestre et à 1,9 % au deuxième. La hausse des dépenses a été vigoureuse dans le cas des biens durables et des biens non durables tels les aliments. Les dépenses relatives aux services ont augmenté plus rapidement qu'au troisième trimestre.
Le revenu personnel a enregistré un gain vigoureux de 4,1 % au quatrième trimestre, après une hausse de 3,6 % au troisième. Le revenu du travail a augmenté en parallèle avec la rémunération horaire. Le revenu personnel disponible réel a augmenté de 3,0 %, soit deux fois plus qu'au troisième trimestre. Le revenu personnel disponible réel par habitant a augmenté de 1,8 %. Après avoir épargné 0,3 % de leur revenu disponible au troisième trimestre, les consommateurs en ont dépensé la quasi-totalité au quatrième trimestre.
Principaux indicateurs économiques
(Variation en pourcentage en taux annuels, sauf indication contraire)
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| 2003 | 2004 | T2 2004 | T3 2004 | T4 2004 | Date la plus récente | ||
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| Produit intérieur brut réel | 2,0 | 2,8 | 4,5 | 2,9 | 1,7 | - | |
| Demande intérieure finale | 3,6 | 3,8 | 2,4 | 3,5 | 4,4 | - | |
| Dépenses publiques | - | ||||||
| Biens et services | 3,8 | 2,5 | 1,9 | 1,5 | 2,2 | - | |
| Immobilisations brutes | 6,8 | 1,9 | -5,7 | -1,7 | 0,9 | - | |
| Dépenses de consommation | 3,1 | 3,5 | 1,9 | 3,6 | 4,1 | - | |
| Investissement résidentiel | 7,5 | 8,4 | 6,9 | 5,1 | 7,0 | - | |
| Investissements fixes | |||||||
| des entreprises | 3,2 | 6,1 | 5,3 | 7,0 | 9,3 | - | |
| Construction non résidentielle | 1,0 | 1,0 | 2,5 | 3,7 | 1,7 | - | |
| Machines et matériel | 4,5 | 9,4 | 7,1 | 9,1 | 14,4 | - | |
| Investissements en stocks | |||||||
| des entreprises (G$) | 11,9 | 11,7 | 1,8 | 18,3 | 22,4 | - | |
| Exportations | -2,4 | 4,9 | 17,9 | -3,4 | -3,5 | - | |
| Importations | 3,8 | 8,2 | 9,6 | 14,2 | 8,4 | - | |
| Solde du compte courant | |||||||
| (nominal; G$) | 23,8 | 33,8 | 44,1 | 33,4 | 25,2 | - | |
| (% du PIB) | 2,0 | 2,6 | 3,4 | 2,6 | 1,9 | - | |
| Revenu personnel nominal | 3,0 | 4,1 | 5,3 | 3,6 | 4,1 | - | |
| Revenu personnel disponible nominal | 3,0 | 3,9 | 5,6 | 2,6 | 4,4 | - | |
| Revenu personnel disponible réel | 1,4 | 2,4 | 2,4 | 1,5 | 3,0 | - | |
| Bénéfices avant impôts | 10,0 | 17,7 | 36,6 | 6,2 | 6,0 | - | |
| Coûts et prix (%, une année sur l'autre) | |||||||
| Indice implicite du PIB | 3,2 | 3,2 | 3,4 | 3,8 | 4,2 | - | |
| Indice des prix à la consommation | 2,8 | 1,9 | 2,2 | 2,0 | 2,3 | 2,0 | janv.-2005 |
| IPC hors les huit éléments | |||||||
| les plus volatils | 2,2 | 1,5 | 1,7 | 1,7 | 1,6 | 1,6 | janv.-2005 |
| Coûts unitaires de main-d'œuvre | 1,6 | 1,5 | 1,4 | 1,3 | 1,7 | ||
| Règlements salariaux (total) | 2,5 | 1,7 | 1,3 | 1,4 | 2,2 | 2,5 | déc.-2004 |
| Marché du travail | |||||||
| Taux de chômage (%) | 7,6 | 7,2 | 7,2 | 7,1 | 7,1 | 7,0 | janv.-2005 |
| Croissance de l'emploi | 2,3 | 1,8 | 2,4 | 1,3 | 1,7 | -0,4 | janv.-2005 |
| Marchés financiers (moyenne) | |||||||
| Taux de change (¢US) | 71,6 | 77,0 | 73,6 | 76,5 | 81,9 | 80,60 | 1er mars 2005 |
| Taux préférentiel (%) | 4,7 | 4,0 | 3,8 | 3,8 | 4,3 | 4,25 | 1er mars 2005 |
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Nota - Les données réelles sont en dollars chaînés de 1997.
Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Ressources humaines et Développement des compétences Canada Nota - Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage sont en taux annuels. Les données qui paraissent dans le présent document sont celles du 1er mars 2005 à la fin de la journée. |
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Les faibles taux d'intérêt ont continué de soutenir l'activité dans le domaine du logement. L'investissement résidentiel a progressé de 7,0 % au quatrième trimestre. La vigueur soutenue des mises en chantier résidentielles a conduit à une hausse de 7,7 % du niveau d'activité dans le secteur de la construction, après un gain de 7,2 % au troisième trimestre. Les dépenses en rénovations ont progressé de 15,0 %, après une croissance de 12,8 % au troisième trimestre. Par contre, le marché de la revente a connu un fléchissement au quatrième trimestre, comme ce fut le cas au troisième, abaissant ainsi les coûts de transfert immobilier de 11,5 % et ralentissant la croissance de l'investissement résidentiel.
Les dépenses des entreprises en usines et en matériel ont augmenté de 9,3 % au quatrième trimestre; il s'agit d'une huitième hausse trimestrielle de suite. L'investissement en machines et matériel a augmenté de 14,4 %, en hausse par rapport à 9,1 % au troisième trimestre et à 7,1 % au deuxième (graphique 2). Les dépenses ont monté en flèche dans les deux principales catégories, soit les ordinateurs et autre équipement de bureau (39,2 %), et la machinerie industrielle (19,2 %). Il y a eu un fléchissement des dépenses en automobiles et en matériel de transport non lié à l'automobile.

La construction non résidentielle a progressé de 1,7 %, après un gain de 3,7 % au troisième trimestre. Tout comme lors des deux trimestres précédents, la réduction des dépenses liées à la construction d'immeubles, tels des immeubles à bureaux et des centres commerciaux, a en partie contrebalancé la hausse des dépenses en travaux de génie.
Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 22,4 milliards de dollars au quatrième trimestre, après une augmentation de 18,3 milliards au troisième. L'accumulation de stocks au quatrième trimestre a été concentrée dans les secteurs de la fabrication et de la vente de gros, en particulier au chapitre des biens durables. Le ratio des stocks aux ventes est demeuré nettement en deçà de sa moyenne historique.
Les exportations ont reculé de 3,5 % au quatrième trimestre, soit une deuxième baisse trimestrielle consécutive de plus de 3 % et une sixième dans les neuf derniers trimestres. Dans le cas des exportations de biens, la baisse a été généralisée, si on fait exception des produits industriels et de l'automobile. Les exportations de services ont augmenté de 3,2 %, sous l'effet d'une hausse des exportations de services commerciaux après cinq baisses trimestrielles consécutives.
Les importations réelles ont enregistré une cinquième hausse consécutive, la septième dans les huit derniers trimestres, augmentant de 8,4 % avec des gains dans toutes les grandes catégories, à l'exception des produits de l'automobile. Sous l'effet de la croissance des investissements, les importations en machines et matériel ont progressé de 12,9 %, soit un quatrième gain consécutif de plus de 10 %. La hausse des dépenses de consommation a entraîné une deuxième hausse consécutive supérieure à 10 % des importations de biens de consommation autres que les produits de l'automobile. Les importations de services ont augmenté de 14,9 %, en raison de la hausse marquée de 36,2 % des dépenses en voyages à l'étranger.
Au quatrième trimestre, le compte courant a enregistré son 22e excédent consécutif, contrastant avec une série de déficits enregistrés pendant la majeure partie des années 1980 et 1990. Cet excédent a toutefois été ramené à 25,2 milliards de dollars, soit 1,9 % du PIB nominal, par rapport à 33,4 milliards au trimestre précédent (graphique 3). La hausse des importations réelles et la baisse des exportations réelles expliquent le recul de 4,3 milliards de dollars de l'excédent au titre du commerce des marchandises, et ce, malgré le fait que les prix à l'importation aient diminué davantage que les prix à l'exportation. La diminution du revenu de placement, associée surtout à la baisse des bénéfices non répartis provenant des investissements étrangers directs, a entraîné un fléchissement de 2,9 milliards de dollars du solde du revenu de placement et a contribué à la baisse de l'excédent du compte courant. Pour l'ensemble de l'année, l'excédent du compte courant s'est établi à 33,8 milliards de dollars (2,6 % du PIB nominal), en hausse de 10 milliards par rapport à 2003.

Les bénéfices des sociétés ont augmenté de 6,0 % au quatrième trimestre, ce qui est similaire à la croissance de 6,2 % enregistrée au troisième, à la suite de quatre trimestres consécutifs de gains supérieurs à 10 %. Le pourcentage des bénéfices des sociétés par rapport au PIB est passé à 14,0 %, ce qui est bien au-delà de la moyenne historique de 10,1 % (graphique 4). Les bénéfices ont augmenté nettement dans le secteur du transport, mais le recul des exportations et la force du dollar canadien ont limité les bénéfices des fabricants. Les secteurs de l'exploitation forestière, du papier et des produits chimiques ont vu leurs bénéfices augmenter, mais il y a eu une baisse dans les secteurs des véhicules à moteur, des métaux primaires, du pétrole et du charbon.

La hausse de l'indice implicite du PIB, mesure exhaustive des prix intérieurs, a ralenti pour se fixer à 3,2 % au quatrième trimestre, comparativement à 3,9 % au troisième, d'où une progression de 4,2 % par rapport à l'année précédente.
D'une année sur l'autre, l'inflation des prix à la consommation a été de 2,0 % en janvier, en baisse par rapport à 2,1 % en décembre, en raison d'une progression moins forte des prix des aliments et de l'énergie. À 1,6 % en janvier, l'inflation sous-jacente selon l'IPC, qui exclut les huit éléments les plus volatils, s'est établie sous la barre des 2 %, soit au milieu de la fourchette officielle de 1 % à 3 %.
L'emploi a progressé de 1,7 % au quatrième trimestre. En 2004, l'économie canadienne a créé plus de 226 000 emplois nets, tous à temps plein. Par contre, il y a eu 6 000 emplois perdus en janvier 2005. Le taux d'activité a été de 67,4 % en janvier, en baisse par rapport à décembre et à son niveau record de 67,7 % atteint à la fin de 2003 et égalé plusieurs fois depuis. Le taux de chômage s'est maintenu à 7,0 %, ce qui constitue son plus faible niveau depuis le milieu de 2001.
La productivité horaire du travail a augmenté de 3,7 % après avoir chuté au troisième trimestre, la production ayant progressé malgré une diminution du nombre d'heures travaillées. Les coûts de main-d'œuvre par unité de production ont augmenté de 2,5 %, en hausse de 1,7 % par rapport à l'année précédente.
Le 1er mars, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur - taux cible du financement à un jour - à 2,50 %, tout comme elle l'avait fait en décembre et en janvier. La Banque a indiqué que, depuis l'annonce de janvier, les « perspectives d'évolution de l'économie canadienne et de l'inflation [...] demeurent essentiellement les mêmes ».
La Réserve fédérale américaine a haussé son taux d'escompte de 25 points de base à cinq reprises entre août 2004 et février 2005, de sorte que les taux d'intérêt à court terme aux États-Unis sont désormais supérieurs à ceux en vigueur au Canada.
Après avoir clôturé à 85,04 cents US le 26 novembre 2004, ce qui était sa valeur la plus élevée en près de 13 ans, le dollar canadien s'est replié pour clôturer à 80,60 cents US le 1er mars 2005.