Aperçu
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Le PIB réel a augmenté de 3,2 % au troisième trimestre, après un gain de 3,9 % au deuxième. La demande intérieure a progressé de 3,3 %, en hausse par rapport aux 2,1 % du trimestre précédent (graphique 1).
Nota - Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage sont en taux annuels. Les données qui paraissent dans le présent document sont celles du 7 décembre 2004 à midi.
Les dépenses de consommation réelles ont augmenté de 3,0 % au troisième trimestre, en hausse par rapport aux 2,1 % du deuxième trimestre. La hausse des dépenses a été vigoureuse dans le cas des biens durables - principalement dans le cas des meubles et des appareils ménagers, compte tenu de la vigueur du marché de l'habitation - et des biens semi-durables tels les vêtements et les chaussures. La croissance des dépenses relatives aux services a légèrement diminué par rapport au deuxième trimestre.
Le revenu personnel a enregistré un gain vigoureux de 3,5 % au troisième trimestre, après une hausse de 4,9 % au deuxième. La croissance du revenu du travail a légèrement reculé, car l'emploi et la rémunération par employé ont augmenté de façon plus modeste qu'au deuxième trimestre. La croissance du revenu personnel disponible réel a fléchi pour un troisième trimestre consécutif, augmentant de 1,2 %, et le revenu personnel disponible réel par habitant a tout juste progressé de 0,1 %. Pour la première fois, les consommateurs n'ont pas épargné, ayant mis de côté seulement 0,5 % de leur revenu disponible au deuxième trimestre.

Principaux indicateurs économiques
(Variation en pourcentage en taux annuels, sauf indication contraire)
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| 2002 | 2003 | T1 2004 | T2 2004 | T3 2004 | Date la plus récente | ||
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| Produit intérieur brut réel | 3,4 | 2,0 | 2,7 | 3,9 | 3,2 | - | |
| Demande intérieure finale | 3,1 | 3,6 | 5,2 | 2,1 | 3,3 | - | |
| Dépenses publiques | - | ||||||
| Biens et services | 2,8 | 3,8 | 2,8 | 1,2 | 4,0 | - | |
| Immobilisations brutes | 9,1 | 6,8 | 5,3 | -5,8 | -2,4 | - | |
| Dépenses de consommation | 3,4 | 3,1 | 6,0 | 2,1 | 3,0 | - | |
| Investissement résidentiel | 14,5 | 7,5 | 9,0 | 6,3 | 3,3 | - | |
| Investissements fixes des entreprises |
-4,0 | 3,2 | 3,5 | 3,7 | 5,2 | - | |
| Construction non résidentielle | -8,3 | 1,0 | -3,5 | 0,9 | 0,6 | - | |
| Machines et matériel | -1,2 | 4,5 | 8,2 | 5,5 | 8,2 | - | |
| Investissements en stocks des entreprises (G$) |
2,1 | 11,9 | 3,5 | 2,3 | 16,9 | - | |
| Exportations | 1,1 | -2,4 | 4,0 | 18,0 | -2,0 | - | |
| Importations | 1,4 | 3,8 | 3,0 | 11,8 | 13,0 | - | |
| Solde du compte courant | |||||||
| (nominal; G$) | 22,7 | 23,8 | 32,6 | 44,7 | 37,6 | - | |
| (% du PIB) | 2,0 | 2,0 | 2,6 | 3,5 | 2,9 | - | |
| Revenu personnel nominal | 2,7 | 3,0 | 5,4 | 4,9 | 3,5 | - | |
| Revenu personnel disponible nominal | 3,8 | 3,0 | 5,5 | 5,0 | 2,0 | - | |
| Revenu personnel disponible réel | 1,7 | 1,4 | 3,0 | 1,8 | 1,2 | - | |
| Bénéfices avant impôts | 8,6 | 10,0 | 34,4 | 33,0 | 8,5 | - | |
| Coûts et prix (%, une année sur l'autre) | |||||||
| Indice implicite du PIB | 1,0 | 3,2 | 1,7 | 3,6 | 3,9 | - | |
| Indice des prix à la consommation | 2,2 | 2,8 | 0,9 | 2,2 | 2,0 | 2,3 | oct. 2004 |
| IPC hors les huit éléments les plus volatils |
2,4 | 2,2 | 1,3 | 1,7 | 1,7 | 1,4 | oct. 2004 |
| Coûts unitaires de main-d'ouvre | 0,5 | 1,5 | 1,4 | 1,4 | 1,2 | ||
| Règlements salariaux (total) | 2,8 | 2,5 | 2,8 | 1,3 | 1,3 | 1,5 | sept. 2004 |
| Marché du travail | |||||||
| Taux de chômage (%) | 7,7 | 7,6 | 7,4 | 7,2 | 7,1 | 7,3 | nov. 2004 |
| Croissance de l'emploi | 2,2 | 2,2 | 1,1 | 2,0 | 1,3 | 0,3 | nov. 2004 |
| Marchés financiers (moyenne) | |||||||
| Taux de change (¢US) | 63,7 | 71,6 | 75,9 | 73,6 | 76,5 | 83,28 | 6 déc. 2004 |
| Taux préférentiel (%) | 4,2 | 4,7 | 4,2 | 3,8 | 3,8 | 4,25 | 6 déc. 2004 |
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| Nota - Les données réelles sont en dollars chaînés de 1997. Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Ressources humaines et Développement des compétences Canada |
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Les faibles taux d'intérêt ont continué de soutenir l'activité dans le domaine du logement. L'investissement résidentiel a progressé de 3,3 % au troisième trimestre, en baisse par rapport à 6,3 % au deuxième et à 9,0 % au premier, soit le taux de croissance le plus faible depuis le deuxième trimestre de 2003. Une faible hausse des mises en chantier au cours du trimestre a appuyé une croissance modérément plus rapide de 4,7 % dans le domaine de la construction de maisons neuves après un gain de 3,9 % au deuxième trimestre. Pour leur part, les dépenses en rénovations ont augmenté de 12,3 % après une hausse de 2,1 % au deuxième trimestre. Le marché de la revente a cependant chuté au troisième trimestre, abaissant les coûts de transfert immobilier dans une proportion de 15,6 % par rapport à leur niveau du deuxième trimestre et ralentissant du même coût la croissance dans l'investissement résidentiel.
Les dépenses des entreprises en usines et en matériel ont augmenté de 5,2 % au troisième trimestre, et ce pour un septième trimestre de suite. L'investissement en machines et matériel a progressé de 8,2 %, par rapport à son rythme du deuxième trimestre (graphique 2). Les dépenses en machinerie industrielle et en matériel de technologie de l'information et de communications, plus particulièrement des ordinateurs et des logiciels, ont monté en flèche, mais ont chuté dans le cas du matériel de transport non lié à l'automobile.
La construction non résidentielle a légèrement progressé pour un deuxième trimestre, augmentant de 0,6 % après un gain de 0,9 % au deuxième trimestre. La hausse des dépenses en travaux de génie a été largement neutralisée par une réduction des dépenses liées à la construction d'immeubles, par exemple des immeubles à bureau et des centres commerciaux.
Les entreprises ont augmenté leurs stocks d'un montant de 16,9 milliards de dollars au troisième trimestre, après un investissement de 2,3 milliards au deuxième trimestre. Cette hausse a été généralisée pour l'ensemble des fabricants, des détaillants et des grossistes, et la majeure partie découlait de la faiblesse des ventes et des exportations de véhicules automobiles et d'une hausse de la production et des importations. Néanmoins, le ratio des stocks aux ventes est demeuré près des seuils historiques.

Après une poussée de 18 % au deuxième trimestre, les exportations réelles ont chuté de 2,0 % au troisième trimestre sous l'effet de l'affaiblissement de la demande internationale et de baisses remarquables dans les secteurs de l'énergie et des produits de l'automobile. À la suite de gains énormes au deuxième trimestre, les exportations de produits forestiers et de machines et matériel ont respectivement affiché des hausses modestes et nulles. Les exportations de services ont diminué, sous l'effet d'un recul de 10,2 % des exportations de services commerciaux, ce qui représente une baisse pour un cinquième trimestre de suite.
Les importations réelles ont augmenté de 13,0 %. Elles ont affiché une croissance vigoureuse dans toutes les grandes catégories, à l'exception de l'énergie et des produits agricoles et de la pêche. Les importations de produits de l'automobile ont bondi de 33,5 %, ce qui constitue la plus forte augmentation depuis le deuxième trimestre de 2001. Sous l'effet d'une forte croissance de l'investissement, les importations de machines et de matériel ont progressé de 17,0 %, leur troisième gain consécutif de plus de 10 %.
Au troisième trimestre, le compte courant a enregistré son vingt et unième excédent consécutif, contrastant avec une série de déficits enregistrés pendant la majeure partie des années 1980 et 1990. Cet excédent a toutefois chuté à 37,6 milliards de dollars, soit 2,9 % du PIB nominal, par rapport à 44,7 milliards au trimestre précédent (graphique 3). L'excédent au titre du commerce des marchandises a chuté de 7,2 milliards de dollars, car l'augmentation du prix des exportations et la diminution des prix des importations ont atténué l'effet négatif des mouvements réels du commerce. La détérioration du solde de revenu de placement a également contribué au recul du compte courant, car les dividendes et les bénéfices non répartis provenant de l'investissement étranger direct ont davantage diminué que les dividendes et les bénéfices non répartis versés à des non-résidents.

Les bénéfices des sociétés ont augmenté de 8,5 % au troisième trimestre, à la suite de quatre trimestres consécutifs de gains supérieurs à 10 %. Le pourcentage des bénéfices des sociétés par rapport au PIB est demeuré à 13,9 %, bien au-delà de la moyenne historique de 10,1 % (graphique 4). Les secteurs de l'exploitation minière et du pétrole et du gaz ont vu leurs bénéfices augmenter en raison de la hausse des prix de leurs produits. Les bénéfices des fabricants ont toutefois été limités par la faiblesse des exportations.
L'augmentation de l'indice implicite du PIB, mesure exhaustive des prix intérieurs, a ralenti pour se fixer à 3,7 % au troisième trimestre, comparativement à une hausse de 5,9 % au deuxième trimestre, d'où une progression de 3,9 % par rapport à l'an dernier.
D'une année sur l'autre, l'inflation des prix à la consommation a atteint 2,3 % en octobre, en hausse par rapport à 1,8 % en septembre en raison de l'augmentation des prix des aliments et de l'énergie. Cependant, à 1,4 % en octobre, l'inflation sous-jacente selon l'IPC, qui exclut les huit éléments les plus volatils, s'est maintenue sous la barre des 2 %, soit au milieu de la fourchette officielle de 1 à 3 %.
L'emploi a progressé de 1,3 % au troisième trimestre. Au cours des 11 premiers mois de 2004, la vigueur de l'économie canadienne a permis de créer près de 195 000 emplois. Le taux d'activité a atteint 67,5 % en novembre, en hausse par rapport à octobre, mais encore en deçà de son niveau record de 67,7 % atteint en décembre 2003. Le taux de chômage est passé à 7,3 % en novembre, comparativement à 7,1 % en septembre et en octobre lorsqu'il a atteint son plus faible niveau depuis le milieu de 2001.
La productivité horaire du travail a diminué de 4,6 % au troisième trimestre, car la forte croissance du nombre d'heures travaillées a dépassé le gain de production. Les coûts de main-d'ouvre par unité de production ont augmenté de 0,4 %, en hausse de 1,2 % par rapport à l'année dernière.

Le dollar canadien a atteint sa plus forte valeur en près de 13 ans, clôturant à 85,04 cents US le 26 novembre avant de se replier pour atteindre 83,28 cents US le 6 décembre. Le 7 décembre, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur - taux cible du financement à un jour - à 2,50 %, après des hausses de 25 points de base en septembre et en octobre. La Banque a déclaré que « si les taux de change actuels devaient persister, et que tous les autres facteurs économiques et financiers restent inchangés, cela aurait un effet modérateur sur la demande globale [.]. »
La réserve fédérale américaine a haussé son taux d'escompte de 25 points de base en août, en septembre et en novembre. Ainsi, l'écart entre les taux d'intérêt à court terme du Canada et ceux des États-Unis s'est rétréci et est désormais inférieur à 30 points de base, alors qu'il était supérieur à 80 points de base en octobre.