Ministère des Finances Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

L'économie en bref
Juillet 2004

- L'économie en bref 2004 -


Aperçu

  • Au cours du premier trimestre de 2004, le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 2,4 %, après une hausse de 3,3 % au cours du quatrième trimestre de 2003.
  • La demande intérieure finale a grimpé de 4,8 %, en hausse par rapport à 2,3 % au trimestre précédent. Les dépenses de consommation ont connu une vigoureuse montée de 5,5 %, l'investissement résidentiel a fait un bond de 14,4 %, et l'investissement non résidentiel des entreprises s'est accru de 2,1 %. Les exportations réelles ont augmenté de 6,3 %, puisque la forte croissance américaine au cours des trois derniers trimestres a stimulé la demande de produits canadiens.
  • Une large part de l'augmentation de la demande finale intérieure et étrangère a été comblée par les stocks. L'accumulation des stocks a reculé pour s'établir à 1,0 milliard de dollars au premier trimestre, par rapport à 12,2 milliards au quatrième trimestre.
  • L'excédent du compte courant a augmenté de 11,3 milliards de dollars, pour atteindre 38,0 milliards, soit 3,0 % du PIB nominal, ce qui constitue un excédent pour le 19e trimestre consécutif.
  • L'économie canadienne a permis de créer plus de 110 000 emplois en chiffres nets au cours des six premiers mois de 2004. Le taux de chômage était de 7,3 % en juin, un niveau légèrement plus élevé que celui de 7,2 % atteint en mai.

La croissance du PIB réel se poursuit

Le PIB réel a augmenté de 2,4 % au premier trimestre après une hausse de 3,3 % au quatrième, la demande intérieure finale et les exportations s'étant accrues tandis que l'investissement dans les stocks ralentissait (graphique 1).

Les dépenses de consommation font un bond

Les dépenses de consommation réelles ont grimpé de 5,5 % au cours du premier trimestre après une croissance minimale au cours du quatrième trimestre. L'augmentation était répartie sur une large base, de robustes gains ayant été dégagés dans les biens durables et semi-durables. Les dépenses liées aux produits de l'automobile ont augmenté malgré le recul du nombre de voitures particulières vendues, les achats étant concentrés dans les véhicules à prix plus élevé.

Graphique 1 - Croissance du PIB réel et de la demande intérieure finale réelle

Principaux indicateurs économiques

(variations en pourcentage, taux annuels, sauf indication contraire)


  2002 2003 T3 2003 T4 2003 T1 2004 Date la
plus récente

Produit intérieur brut réel 3,4 2,0 1,4 3,3 2,4 -
  Demande intérieure finale 3,1 3,6 5,2 2,3 4,8 -
    Dépenses publiques           -
      Biens et services 2,8 3,8 0,4 3,9 1,1 -
      Immobilisations brutes 9,1 6,8 1,0 5,9 7,9 -
    Dépenses de consommation 3,4 3,1 4,4 0,7 5,5 -
    Investissement résidentiel 14,5 7,5 19,7 8,6 14,4 -
    Investissements fixes des
    entreprises
-4,0 3,2 12,3 3,3 2,1 -
      Construction non résidentielle -8,3 1,0 4,0 3,5 -4,4 -
      Machines et matériel -1,2 4,5 17,8 3,2 6,5 -
  Investissements en stocks
  des entreprises (G$)
2,1 11,9 3,4 12,2 1,0 -
  Exportations 1,1 -2,4 -1,9 9,4 6,3 -
  Importations 1,4 3,8 -3,0 17,8 0,5 -
             
Solde du compte courant            
  (nominal; G$) 22,7 23,8 26,5 26,6 38,0 -
  (% du PIB) 2,0 2,0 2,2 2,2 3,0 -
Revenu personnel nominal 2,7 3,0 3,2 2,7 3,9 -
Revenu personnel disponible
nominal
3,8 3,0 0,9 2,8 4,3 -
Revenu personnel disponible
réel
1,7 1,4 -0,8 3,1 2,2 -
Bénéfices avant impôts 8,6 10,0 20,3 14,6 26,6 -
             
Coûts et prix
(%, rythme annuel)
           
  Indice implicite du PIB 1,0 3,2 3,0 2,2 1,7 -
  Indice des prix à la
  consommation
2,2 2,8 2,1 1,7 0,9 2,5 mai-2004
    IPC hors les huit éléments
    les plus volatils
2,4 2,2 1,7 1,9 1,3 1,5 mai-2004
  Coûts unitaires de
  main-d'ouvre
0,5 1,5 1,8 1,2 1,2    
  Règlements salariaux (total) 2,8 2,6 3,1 2,0 2,7 2,3 avril-2004
               
Marché du travail              
  Taux de chômage (%) 7,7 7,6 7,9 7,5 7,4 7,3 juin-2004
  Croissance de l'emploi 2,2 2,2 0,8 3,6 1,1 1,9 juin-2004
               
Marchés financiers
(moyenne)
             
  Taux de change (¢US) 63,7 71,6 72,5 76,0 75,9 75,95 08-juin-04
  Taux préférentiel (%) 4,2 4,7 4,7 4,5 4,2 3,75 08-juin-04

Nota -

Les données réelles sont en dollars de 1997 (en chaîne).
Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Ressources humaines et Développement des compétences Canada

Quoique la croissance de l'emploi ait été modeste, la hausse de la rémunération par employé a stimulé le revenu du travail de 3,4 % et le revenu personnel de 3,9 % au cours du premier trimestre. Le revenu personnel disponible réel a augmenté de 2,2 %, tandis que le revenu personnel disponible réel par habitant s'est accru de 1,8 %. Le taux d'épargne des particuliers a fléchi pour s'établir à 0,5 %, comparativement à 1,3 % au quatrième trimestre.

Forte croissance de l'investissement résidentiel

Le marché de l'habitation a continué de tirer profit des faibles taux d'intérêt, l'investissement résidentiel grimpant d'un solide 14,4 % au cours du premier trimestre. Les activités de construction ont fait un bond, les mises en chantier demeurant élevées. Les rénovations ont aussi enregistré une forte progression tandis que les reventes d'habitations existantes et les coûts de transfert immobilier se remettaient des baisses subies au cours du quatrième trimestre.

Hausse de l'investissement fixe des entreprises

Bien que les dépenses des entreprises en usines et en matériel aient connu une avancée pour le cinquième trimestre consécutif, le rythme de la croissance a reculé pour s'établir à 2,1 % au premier trimestre, contre 3,3 % au quatrième. L'investissement dans les machines et le matériel a augmenté d'un solide 6,5 %, soit le double du gain de 3,2 % enregistré au quatrième trimestre. Bien que les dépenses aient reculé pour les parcs automobiles, elles ont fait un bond pour les camions et autre matériel de transport. L'investissement dans la technologie de l'information et des communications a continué son ascension, s'éloignant des faibles niveaux antérieurs. Les dépenses liées aux logiciels se sont accrues, et celles liées au matériel de télécommunications sont montées en flèche pour atteindre 25,9 %. L'investissement dans les ordinateurs et le matériel de bureau a régressé.

La construction non résidentielle a fléchi de 4,4 %, après un gain de 3,5 % au quatrième trimestre. Les dépenses liées à la construction d'immeubles, comme les immeubles à bureaux et les centres commerciaux, ont accusé un recul marqué pour le deuxième trimestre de suite, tandis que celles liées aux travaux de génie ont diminué après avoir connu une forte augmentation au quatrième trimestre.

Les entreprises grossissent moins leurs stocks

Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 1,0 milliard de dollars au cours du premier trimestre, en baisse marquée par rapport à l'accumulation de 12,2 milliards au cours du quatrième trimestre. En raison des ventes importantes, les stocks du secteur des ventes au détail ont reculé, particulièrement ceux des véhicules automobiles. Les secteurs de la fabrication, des mines et des services publics ont aussi diminué leurs stocks, mais les exploitations agricoles ont augmenté les leurs.

Graphique 2 - Compte courant en pourcentage du PIB nominal

Les exportations continuent leur ascension

Les exportations réelles ont progressé de 6,3 % après une escalade des gains au cours du quatrième trimestre, laquelle avait suivi quatre reculs consécutifs. Une forte demande extérieure a fait augmenter les exportations de biens et matériel industriels, de produits de l'énergie, et surtout de machines et de matériel. Toutefois, les exportations de produits de l'automobile ont régressé, étant donné que les ventes de véhicules américains ont reculé.

Les importations se stabilisent

Les importations réelles ont augmenté d'un faible 0,5 %. Les importations de machines et matériel et de produits industriels ont progressé tandis que les importations de produits de l'automobile, d'autres produits de consommation, de produits de la forêt et de produits de l'énergie ont chuté.

L'excédent du compte courant s'accroît

Au cours du premier trimestre, le compte courant a enregistré son 19e excédent consécutif, ce qui contraste avec les déficits affichés presque tout au long des années 1980 et 1990. L'excédent a augmenté de 11,3 milliards de dollars pour atteindre 38,0 milliards, soit 3,0 % du PIB nominal (graphique 2). La hausse des prix à l'exportation (graphique 3), surtout pour les produits de l'énergie, a eu une incidence positive supplémentaire sur les mouvements de la balance commerciale réelle, ce qui a fait augmenter l'excédent commercial de 13,7 milliards de dollars. Ce gain a été partiellement contrebalancé par une détérioration de 1,9 milliard de dollars du déficit du revenu de placement, puisque les dividendes et les bénéfices non répartis liés aux investissements directs des Canadiens à l'étranger ont chuté.

Graphique 3 - Évolution des prix à l'exportation

L'inflation demeure faible

L'indice implicite du PIB, mesure exhaustive des prix intérieurs, a augmenté de 4,8 % au premier trimestre, après une hausse de 1,4 % au quatrième trimestre, les prix croissants de l'énergie ayant fait grimper les prix à l'exportation. L'indice implicite du PIB a été de 1,7 % supérieur à ce qu'il était un an plus tôt.

D'une année sur l'autre, l'inflation des prix à la consommation a augmenté pour atteindre 2,5 % en mai, contre 1,6 % en avril et 0,7 % en février et en mars, car les prix de l'énergie ont grimpé. Cependant, l'inflation reste bien inférieure au sommet récent de 4,6 % atteint en février 2003. À 1,5 % en mai, l'inflation sous-jacente selon l'indice des prix à la consommation, qui exclut les huit éléments les plus instables, s'est fixée sous la cible des 2 %, soit le milieu de la fourchette officielle de 1 % à 3 %.

Les bénéfices des sociétés font un bond

Les bénéfices des sociétés ont grimpé de 26,6 % au premier trimestre, après un bond de 14,6 % au quatrième trimestre. Les bénéfices des secteurs du pétrole et du gaz naturel, de la fabrication et des services publics ont affiché des gains importants. Trois hausses successives de plus de 10 % ont fait grimper les bénéfices des sociétés exprimés en proportion du PIB à 13,0 %, bien au-delà de la moyenne historique de 10,0 % (graphique 4).

L'emploi augmente

La croissance de l'emploi a atteint 1,1 % au cours du premier trimestre et 2,0 % au cours du deuxième. Au cours des six premiers mois de 2004, l'économie canadienne a permis de créer 110 800 emplois, en chiffres nets. Le taux d'activité s'est établi à 67,5 % en juin, légèrement en deçà du sommet record de 67,7 % atteint en décembre 2003. Le taux de chômage s'est maintenu à 7,3 %, un niveau légèrement plus élevé que celui de 7,2 % atteint en mai.

La productivité horaire du travail s'est accrue de 0,3 %, la production ayant augmenté plus vite que le nombre d'heures travaillées. Les coûts de main-d'ouvre par unité de production ont grimpé de 1,0 %, dépassant de 1,2 % ceux de l'année précédente.

Graphique 4 - Bénéfices avant impôts en proportion du PIB nominal

La Banque du Canada maintient son taux directeur

Le 8 juin, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur - taux cible du financement à un jour - à 2,0 % après l'avoir abaissé de 25 points de base le 13 avril. La Banque a décidé d'agir ainsi car elle s'attend maintenant à ce que « l'économie tourne à nouveau près de son plein potentiel d'ici le troisième trimestre de l'an prochain et à ce que l'inflation fondamentale revienne à la cible de 2 % avant la fin de 2005. »

La réserve fédérale américaine a haussé son taux d'escompte d'un quart de point de pourcentage le 30 juin. L'écart entre les taux d'intérêt à court terme entre les deux pays s'est rétréci depuis le début de 2004. Les taux à long terme ont moins augmenté au Canada qu'aux États-Unis, éliminant presque l'écart des taux à long terme entre les deux pays.

Le dollar canadien a clôturé à 75,95 cents US le 8 juillet, comparativement à 78,67 cents US le 9 janvier, sa valeur de clôture la plus élevée en plus de 10 ans.