Aperçu
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Le PIB réel a progressé de 1,1 % au troisième trimestre, après avoir reculé de 0,7 % au deuxième, la demande intérieure finale s'étant raffermie (graphique 1).

Les dépenses de consommation réelles ont grimpé de 5,1 % au troisième trimestre, le rythme le plus rapide en trois ans. Les dépenses ont augmenté dans toutes les grandes catégories, la hausse ayant été particulièrement marquée dans les biens durables, surtout les véhicules automobiles en raison des mesures incitatives à l'achat qui ont attiré les acheteurs dans les salles de montre. Les dépenses au titre des meubles et des électroménagers ont sensiblement augmenté en raison du dynamisme soutenu du marché du logement.
Le revenu des particuliers s'est accru de 3,5 % au cours du trimestre, puisque l'emploi a progressé à un rythme semblable à celui du deuxième trimestre et que le salaire moyen a augmenté. Le revenu personnel disponible réel a progressé de 1,4 %, et le revenu personnel disponible réel par habitant a atteint un niveau record, dépassant de près de 14 % le plus récent creux atteint au deuxième trimestre de 1996. Le taux d'épargne des particuliers a fléchi, passant de 2,2 % au deuxième trimestre à 1,3 % au troisième.
Principaux indicateurs économiques
(variations en pourcentage, taux annuels, sauf indication contraire)
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| 2001 | 2002 | T1 2003 | T2 2003 | T3 2003 | Date la plus récente |
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| Produit intérieur brut réel | 1,9 | 3,3 | 2,0 | -0,7 | 1,1 | - | |
| Demande intérieure finale | 3,2 | 2,9 | 3,8 | 4,3 | 5,7 | - | |
| Dépenses publiques | |||||||
| Biens et services | 3,7 | 3,0 | 2,5 | 6,9 | 1,3 | - | |
| Immobilisations brutes | 10,3 | 11,8 | 10,1 | 6,4 | -2,4 | - | |
| Dépenses de consommation | 2,6 | 3,4 | 3,9 | 3,8 | 5,1 | - | |
| Construction résidentielle | 10,3 | 14,2 | 1,5 | 5,1 | 18,2 | - | |
| Investissements fixes des entreprises |
1,0 | -6,0 | 5,6 | 1,4 | 13,2 | - | |
| Construction non résidentielle | 2,2 | -10,4 | 5,2 | -0,1 | 4,4 | - | |
| Machines et matériel | 0,3 | -3,2 | 5,9 | 2,3 | 18,8 | - | |
| Investissements en stocks des entreprises (G$) |
-2,1 | 5,9 | 18,8 | 14,6 | 0,8 | - | |
| Exportations | -3,1 | -0,1 | -5,5 | -3,7 | -0,9 | - | |
| Importations | -5,0 | 0,6 | 3,8 | 6,8 | -2,1 | - | |
| Solde du compte courant | |||||||
| (nominal; G$) | 26,9 | 23,4 | 28,3 | 20,2 | 29,3 | - | |
| (% du PIB) | 2,4 | 2,0 | 2,3 | 1,7 | 2,4 | - | |
| Revenu personnel nominal | 4,0 | 3,3 | 2,7 | 1,8 | 3,5 | - | |
| Revenu personnel disponible nominal | 4,4 | 4,7 | 4,0 | 1,6 | 3,1 | - | |
| Revenu personnel disponible réel | 2,6 | 2,7 | 1,4 | 2,3 | 1,4 | - | |
| Bénéfices avant impôts | -6,0 | 4,3 | 39,8 | -34,8 | 21,2 | - | |
| Coûts et prix (%, rythme annuel) | |||||||
| Indice implicite du PIB | 1,1 | 0,9 | 5,3 | 3,1 | 3,3 | - | |
| Indice des prix à la consommation | 2,6 | 2,2 | 4,5 | 2,8 | 2,1 | 1,6 | oct. 2003 |
| IPC - hors les huit éléments les plus volatils |
2,0 | 2,4 | 3,1 | 2,2 | 1,7 | 1,8 | oct. 2003 |
| Coûts unitaires de main-d'œuvre | 2,6 | 1,5 | 2,2 | 2,6 | 2,4 | ||
| Règlements salariaux (total) | 3,2 | 2,8 | 2,8 | 2,6 | 3,2 | 3,0 | sept. 2003 |
| Marché du travail | |||||||
| Taux de chômage (%) | 7,2 | 7,7 | 7,4 | 7,7 | 7,9 | 7,5 | nov. 2003 |
| Croissance de l'emploi | 1,1 | 2,2 | 2,2 | 0,4 | 0,4 | 4,2 | nov. 2003 |
| Marchés financiers (moyenne) | |||||||
| Taux de change (¢US) | 64,6 | 63,7 | 66,3 | 71,6 | 72,5 | 76,62 | 5 déc. 2003 |
| Taux préférentiel (%) | 5,8 | 4,2 | 4,6 | 5,0 | 4,7 | 4,50 | 5 déc. 2003 |
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| Nota - Les données réelles sont en dollars de 1997 (en chaîne). Sources : Statistique Canada, Banque du Canada et Développement des ressources humaines Canada |
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Le marché de l'habitation continue de tirer profit des faibles taux d'intérêt. L'investissement résidentiel a grimpé de 18,2 % au troisième trimestre, un retour aux hausses à deux chiffres souvent constatées du milieu de 2000 à la fin de 2002. Cette forte hausse fait suite aux gains de 1,5 % et de 5,1 % enregistrés pendant les deux premiers trimestres de 2003. Les dépenses ont augmenté dans toutes les grandes catégories, les coûts de transfert immobilier sur les ventes de maisons existantes ayant bondi. L'activité de construction a été florissante puisque les mises en chantier ont atteint leur niveau le plus élevé depuis la fin des années 1980. Les rénovations ont aussi connu une croissance solide.
Les dépenses des entreprises en usines et en matériel ont augmenté de 13,2 % au troisième trimestre, la hausse la plus marquée depuis 1997. Les investissements en machines et en matériel ont grimpé de 18,8 %, de fortes augmentations ayant été enregistrées au chapitre des ordinateurs et autre matériel de bureau, du matériel de transport (surtout les camions) et du matériel de télécommunications.
La construction non résidentielle a augmenté de 4,4 %, une progression solide après la chute de 0,1 % au deuxième trimestre. Les dépenses au titre de la construction de bâtiments et des projets d'ingénierie ont contribué à l'ensemble du gain.
Les entreprises ont augmenté leurs stocks de 0,8 milliard de dollars au troisième trimestre, comparativement à 14,6 milliards au deuxième. Cette baisse de l'accumulation des stocks, qui a ralenti la croissance du PIB, est surtout attribuable à l'épuisement des stocks de bois d'œuvre en raison de la forte demande du marché du logement et au dégagement des véhicules automobiles dans les secteurs du commerce de gros et de détail. Par ailleurs, les stocks agricoles ont bondi sous l'effet de la hausse des stocks de grains et de celle des troupeaux de bétail en raison du maintien du moratoire sur les exportations découlant d'un cas unique de la maladie de la vache folle. La lenteur de l'accumulation des stocks a réduit le ratio des stocks aux ventes à l'échelle de l'économie.
Les exportations réelles ont chuté de 0,9 %, faisant fléchir la croissance pour un quatrième trimestre de suite. Malgré la forte croissance aux États-Unis pendant le trimestre, les exportations de marchandises canadiennes ont reculé, surtout au chapitre des machines et du matériel ainsi que des produits de l'automobile. L'appréciation sensible du dollar canadien en 2003 (17 % au cours des neufs premiers mois) a tempéré les exportations. Or, les exportations de services ont monté en flèche, l'industrie des voyages et du tourisme se remettant des effets du syndrome respiratoire aigu sévère et de la guerre en Irak.
Les importations réelles ont diminué davantage que les exportations au troisième trimestre, reculant de 2,1 % malgré l'augmentation de la demande intérieure finale et l'appréciation du dollar. Cette baisse est en partie attribuable à une diminution marquée de l'investissement en stocks des entreprises, qui sont constitués en grande partie d'importations. C'est dans les produits de l'automobile que la baisse a été la plus forte, en raison d'un retranchement des stocks résultant des ventes de véhicules automobiles. Les importations de machines et de matériel ont progressé pour répondre à l'augmentation de la demande d'investissement.
Le compte courant a affiché un excédent pour le 17e trimestre de suite, ce qui diffère grandement des déficits enregistrés pendant la majeure partie des années 1980 et 1990. L'excédent a progressé de 9 milliards de dollars pour s'établir à 29,3 milliards, ou 2,4 % du PIB nominal (graphique 2). Les prix sensiblement moins élevés des importations et l'appréciation du dollar canadien ont amplifié l'effet positif des mouvements au titre du volume des échanges, réduisant la valeur des importations et augmentant l'excédent commercial (graphique 3).


L'indice implicite du PIB, une mesure exhaustive des prix intérieurs, a connu une hausse de 3,3 % au troisième trimestre de 2003 après une chute de 2 % au deuxième trimestre. Comparativement au troisième trimestre de 2002, les prix ont été de 3,3 % plus élevés.
D'une année sur l'autre, l'inflation mesurée selon les prix à la consommation a reculé pour s'établir à 1,6 % en octobre, comparativement au récent sommet de 4,6 % atteint en février. L'inflation sous-jacente selon l'indice des prix à la consommation, qui exclut les huit éléments les plus volatils, a été de 1,8 %, ce qui est légèrement inférieur au milieu de la fourchette cible de 1 % à 3 %.
Les bénéfices des sociétés ont augmenté de 21,2 % au troisième trimestre, après avoir baissé de 34,8 % au deuxième trimestre. En proportion du PIB, ils ont représenté 11,9 % et ont continué à surpasser de beaucoup leur moyenne historique, qui est de 10,0 % (graphique 4). Les fabricants, surtout de produits de l'automobile, ont vu les bénéfices augmenter grâce aux ventes tandis que l'industrie du détail a tiré profit des fortes dépenses des consommateurs. Le bénéfice dans le secteur de l'exploitation minière a bondi sous l'effet de la demande vigoureuse qui a réduit les stocks et relevé les prix. Les exportateurs qui fixent leurs prix en dollars américains ont vu leurs recettes en dollars canadiens diminuer en raison de l'appréciation du dollar tandis que les importateurs ont acquis un avantage sur le plan des coûts.

Le nombre d'emplois a augmenté de 166 000 pendant la période de septembre, octobre et novembre. En novembre, le taux d'activité est demeuré à son niveau record de 67,6 % tandis que le taux de chômage s'est établi à 7,5 %, en baisse par rapport à 8,0 % en août et en septembre.
La productivité horaire du travail a augmenté, le nombre d'heures travaillées ayant diminué et la production ayant grimpé. La progression des coûts de main-d'œuvre par unité de production de 1,6 % a maintenu son rythme du deuxième trimestre pour s'établir à 2,4 % de plus que l'année précédente.
Le 2 décembre, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur - le taux cible du financement à un jour - à 234 %. « Les taux d'accroissement de l'indice de référence et de l'IPC global sont tous deux tombés sous la cible de maîtrise de l'inflation de 2 % […] la Banque s'attend à ce que la croissance de l'économie canadienne rebondisse au dernier trimestre de cette année. »
Depuis la fin du mois d'août, les taux d'intérêt à court terme au Canada et aux États-Unis sont demeurés en grande partie les mêmes. Les taux à long terme ont baissé au même rythme dans les deux pays.
Le dollar canadien a continué de prendre de la valeur face au dollar américain, mais moins rapidement que pendant la première moitié de l'année. Il a clôturé à 76,62 ¢US le 5 décembre, en baisse par rapport au sommet le plus élevé qu'il ait atteint en plus de 10 ans, soit 77,04 ¢US le 2 décembre.
Nota -
Sauf indication contraire, les données et les variations en pourcentage sont en taux annuels. Les données qui paraissent dans le présent document sont celles du 5 décembre 2003, fin de journée.